vendredi 26 avril 2019

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Ces 29 et 30 janvier 2019, à Onet-le-Château, la FNA 12 a organisé une formation sur le thème « Faciliter la relation des intervenants sinistre ».

Cette formation, mise en place par le CFPA, centre de formation de la FNA, permet aux participants d’acquérir les bases juridiques indispensables pour le suivi d’un VE par exemple et d’acquérir les bons réflexes. Cette formation a été conçue dans l’optique d’améliorer significativement le suivi sinistre, de la réception du client à la remise de son véhicule.

-          Maîtriser le cadre légal pour identifier les dérives
-          Appliquer à bon escient les procédures VE, VGE et VEI
-          Bien cadrer son ordre de réparation avec le client
-          Connaitre les composantes d’un chiffrage sinistre
-          Savoir défendre ses tarifs publics

La formation dont le leitmotiv pourrait être : « un réparateur averti est un réparateur qui s’organise et anticipe davantage ».

 

Ne plus subir le diktat de l’expert
« Nous avons élaboré cette formation avec les membres de la branche carrosserie, mais aussi des experts en automobile indépendants, initiés aux rouages des cabinets d’expertise et des assurances, indique Marie-Françoise Berrodier, présidente de la branche Carrosserie de la FNA. Elle vise à donner des conseils et des astuces dès le déclenchement de la procédure jusqu’à la remise du véhicule du client, en passant par l’ordre de réparation et l’expertise contradictoire ». Dans une situation de stress et d’urgence, il arrive que les automobilistes soient influencés par les compagnies d’assurance. « Le client est parfois pris en étau, il peut être nécessaire de lui rappeler ses droits, par exemple qu’il est le seul décisionnaire et que personne ne peut lui imposer la réparation de son véhicule endommagé. Le réparateur doit être son interlocuteur privilégié, c’est la clé pour fidéliser son client. »

Il est nécessaire de connaitre les rôles et les limites de chaque intervenant. 

Outre des devoirs, les réparateurs ont également des droits. Notamment concernant la liberté de fixation des tarifs publics. L’une des pratiques courantes subies par les réparateurs est la contestation de leur devis. Défendre ses tarifs, face à un expert formé par des avocats en droit de la concurrence, peut alors s’avérer difficile. 
« Il faut valoriser son travail, connaitre ses points forts et les défendre. Vous pouvez, par exemple, refuser toute comparaison avec une société manifestement différente de la vôtre. Construire un argumentaire légitime pour justifier ses prix, cela s’apprend.», ajoute Marie-Françoise Berrodier. D’où l’importance de connaitre les recours face à un désaccord économique, et plus généralement d’être préparé à toutes les éventualités pour agir, et ne plus subir.