samedi 17 novembre 2018

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Alors que les Troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent 81 % des maladies professionnelles - MP (avec ou sans arrêt de travail) et 40 % du coût total des MP soit 787 millions d’euros de cotisations des entreprises dans le cadre du régime général de la Sécurité sociale, le Ministère chargé du Travail poursuit les efforts pour faire reculer les risques de TMS dans les entreprises grâce à une politique de prévention entamée en 2005.

Toutes les professions et les entreprises de toutes tailles sont touchées notamment le commerce, l’industrie agro-alimentaire, la métallurgie, la grande distribution, les services à la personne et aux entreprise, etc.

Cette campagne initiée en 2005 dans le cadre du Plan Santé au Travail 1 (2005-2009) a été élaborée par le Ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, afin de réformer le dispositif national de prévention des risques professionnels en instaurant une véritable « culture de la prévention ».

Ce premier Plan prévoit la mise en place d’un programme national de surveillance épidémiologique des TMS ainsi qu’une campagne de sensibilisation pluriannuelle (3 ans) à destination des entreprises.

La campagne 2010 qui s’inscrit dans le Plan Santé au travail 2 (2010-2014) est le prolongement de la campagne précédente avec une volonté plus prononcée de baisse des accidents du travail de 25 % dans les entreprises.


Cette campagne qui a démarré le 19 avril se poursuivra jusqu'à 30 avril prochain grâce à une campagne pluri-média : visuels dans la presse professionnelle, spots radio et page d’accueil évènementielle sur www.travailler-mieux.gouv.fr.


TMS : qu’est-ce que c’est ?


Trouble musculo-suqelettiques : ensemble des maladies professionnelles affectant les muscles, les tendons et les nerfs des membres supérieurs (épaule, coude, poignet, doigt) et inférieurs (genou, cheville, pied) provoquées par des postures ou manutentions manuelles pénibles et/ou répétées dans le temps, par l’environnement physique ou par l’effort. Il faut savoir que le manque de repos et le stress au travail contribuent à augmenter le risque de TMS.
ex : tendinites de l’épaule, épicondylite (coude), syndrome du canal carpien (poignet), lombalgies (dos), etc.

UNE IMPLICATION « FORTE ET DURABLE » DES CHEFS D’ENTREPRISE S’IMPOSE !

Selon le Code du travail, cette implication de l’entreprise doit passer par la mise en œuvre par l’employeur des principes généraux de prévention notamment l’obligation d’information des salariés et l’évaluation des risques dont les résultats doivent être transcris dans un document unique qui comporte un inventaire des risques pour chaque poste de travail .

Cette démarche d’évaluation des risques doit engager toute l’entreprise (direction, salariés, etc.) en faisant appel si besoin à des compétences extérieurs (syndicats professionnels, Caisse Régionales d’Assurance Maladie, Caisse Générale de Sécurité Sociale, Médecine du Travail, etc.) pour des aides techniques et financières.

L’ASSURANCE MALADIE : PRIORITE AUX TMS !

La Commission des accidents du travail et de maladies professionnelles (CAT-MP), a définit via les partenaires sociaux, les grandes orientations de la politique de prévention en élaborant un Plan national d’actions coordonnées (PNAC) 2009-2012. Ce dernier cible 4 grands risques dont les TMS suivi d’un socle d’actions à conduire dans toutes les régions.

Ce PNAC sera complété par des Plans d’actions régionaux (PAR) conduisant au déploiement de 244 actions sur les TMS dans les régions via les Caisses régionales d’assurance maladies (CRAM) et les Caisses Générales de Sécurité Sociale en concertation avec les comités techniques régionaux (CTR) issus des Comités techniques nationaux (CTN) dont 2 du secteur automobile : CTN A « Industries de la métallurgie » (réparation automobile) et CTN G « commerce non alimentaire » (la vente de carburant, de véhicules, de cycles et de leurs équipements).

 Exemple 1 :
pour le secteur de la réparation automobile : chaque année en Ile-de-France, la promotion d’incitations financières dans 20 établissements sera effectuée pour prévenir les risques telle que surdité, TMS et cancers

 Exemple 2 :
pour les sous-traitants automobiles (équipementiers, etc) : en Normandie une démarche ergonomique (TMS) sera expérimentée dans 2 entreprises pilotes pour être déployée par la suite par les branches professionnelles et les médecins du travail

 Pour télécharger les affiches et dépliants TMS et accéder à la campagne radio et presse 2010 : www.travailler-mieux.gouv.fr