La Fédération Nationale de l’Automobile (FNA) réagit à la présentation du plan d’action industrielle pour le secteur automobile européen dévoilé par Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne. Ce plan souligne les défis majeurs liés à la transformation rapide de l’industrie automobile, notamment avec l’intégration croissante des services numériques et de l’intelligence artificielle. Toutefois, la FNA déplore que peu de mesures concernent directement la branche des services de l’automobile.
Innovation et Numérisation : un enjeu stratégique

L’Union européenne vise à renforcer sa compétitivité dans le domaine des véhicules connectés et autonomes. La FNA accueille positivement certaines avancées, comme l’harmonisation des normes de conduite et la création d’une alliance européenne pour les véhicules connectés. Toutefois, elle insiste sur l’urgence de garantir aux professionnels un accès équitable aux données des véhicules. Pour Bruno Choix, Président de la branche maintenance vente de la FNA, « le marché des données, bien que renforcé par le DATA ACT, reste insuffisant pour notre secteur ». La FNA appelle donc à une accélération du DATA ACT AUTO afin de préserver la compétitivité des artisans et TPE du secteur.
Mobilité propre : une transition inadaptée aux réalités du terrain
Si la Commission européenne encourage l’électrification des véhicules, la FNA souligne que le coût des véhicules électriques demeure un frein majeur pour les consommateurs. En 2025, l’âge moyen du parc automobile atteint 13 ans et 60 % des véhicules ont plus de 10 ans. La législation française, souvent instable, freine les investissements et les décisions d’achat. La FNA alerte également sur les contraintes administratives liées aux nouvelles réglementations fiscales, qui peuvent impacter directement les consommateurs.
Compétitivité et résilience : un manque d’actions concrètes
L’Europe doit sécuriser ses chaînes d’approvisionnement, notamment pour la production et le recyclage des batteries. La FNA déplore que le plan se concentre davantage sur la fabrication des véhicules que sur leur réparation et leur entretien. L’indisponibilité des pièces détachées devient un problème récurrent, immobilisant de nombreux véhicules et mettant en péril les acteurs de l’après-vente automobile.
Compétences et formation : une priorité pour la filière
L’évolution rapide du secteur nécessite des investissements accrus dans la formation des professionnels. Si l’augmentation des fonds via le FSE+ est une avancée, la FNA insiste sur une répartition équitable, afin que les TPE et artisans ne soient pas laissés de côté.
Un marché plus équitable pour l’automobile
La FNA regrette l’absence de mesures spécifiques pour garantir une concurrence loyale et équilibrée en Europe. La pérennité du secteur repose sur la prise en compte des services de l’automobile, un maillon essentiel de l’écosystème.
La FNA appelle à une politique équilibrée
La FNA plaide pour une approche industrielle qui intègre l’ensemble de la filière automobile, y compris l’entretien et la réparation des véhicules. Une stratégie équilibrée entre innovation, accès aux données, recyclage et formation est essentielle pour assurer la compétitivité et la résilience du secteur.