Reçues cette semaine par les cabinets du ministre chargé des PME et du Premier ministre, la FNA et sa branche sécurité routière, l’UNIC, ont alerté les pouvoirs publics sur les difficultés structurelles des écoles de conduite, aujourd’hui exclues des principaux dispositifs de soutien.
À l’issue d’échanges menés avec le cabinet de Serge Papin, ministre chargé des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, puis avec les conseillers du pôle économique de Matignon, l’UNIC appelle le Gouvernement à prendre pleinement en compte les difficultés rencontrées par la profession. Les représentants ont pu exposer l’ensemble des freins auxquels font face les auto-écoles. Les cabinets ministériels ont indiqué poursuivre leurs travaux afin d’identifier les dispositifs mobilisables : plusieurs pistes sont à l’étude et doivent faire l’objet de retours dans les prochains jours.
Une profession sous pression
Malgré leur rôle essentiel dans la mobilité des Français, les écoles de conduite restent exclues des principaux dispositifs d’aide mis en place pour absorber la hausse des coûts d’exploitation. Elles affrontent pourtant une accumulation de difficultés : explosion des coûts d’assurance, hausse continue du prix des carburants, pénurie chronique de places d’examen au permis de conduire, tensions sur le recrutement des inspecteurs, et restriction récente du financement du permis via le CPF.
« Les écoles de conduite jouent un rôle essentiel dans la mobilité, l’emploi et la cohésion des territoires. Aujourd’hui, la profession a le sentiment d’être totalement oubliée, alors même que ses charges explosent et que la demande reste extrêmement forte »
Marie Martinez, vice-présidente de l’UNIC
Un secteur essentiel à la mobilité du quotidien
L’UNIC rappelle que le secteur représente près de 13 000 entreprises, dont 97 % comptent moins de 11 salariés, et plus de 28 000 emplois sur l’ensemble du territoire. La situation des places d’examen demeure particulièrement préoccupante : dans de nombreux départements, les délais restent bien au-delà de ceux prévus par la loi, et certaines auto-écoles voient leur activité directement impactée par l’insuffisance des capacités d’examen.
« Nous prenons acte de l’écoute manifestée par les pouvoirs publics. Désormais, nous attendons des réponses concrètes et rapides pour un secteur qui ne peut plus rester à l’écart des dispositifs de soutien »
Marie Martinez, vice-présidente de l’UNIC
Les demandes de l’UNIC
Pour répondre à l’urgence, l’UNIC formule plusieurs demandes :
- l’intégration des écoles de conduite aux prochains dispositifs de soutien liés aux carburants ;
- la mise en place d’une aide équivalente à 20 centimes par litre ;
- l’ouverture d’un guichet dédié ;
- l’accès au prêt flash de la BPI ;
- l’éligibilité au Certificat d’Économie d’Énergie ;
- un plan ambitieux de recrutement d’inspecteurs du permis de conduire ;
- une réévaluation des conditions d’accès au financement du permis via le CPF.
Les cabinets ministériels se sont engagés à poursuivre leurs travaux et à revenir vers la profession dans les prochains jours. L’UNIC reste pleinement mobilisée afin que les auto-écoles soient enfin reconnues comme un secteur essentiel à la mobilité du quotidien et à l’accès à l’emploi.





















