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Chômage partiel du dirigeant de société

Le contrat de travail doit être caractérisé par trois éléments :

  • l’exercice de tâches techniques,
  • l’existence d’une rémunération correspondant à un salaire,
  • l’existence d’un lien de subordination juridique permettant à l’employeur de diriger et de contrôler le salarié.

Sont ainsi exclus de la couverture de l’assurance chômage (source Pôle emploi)

 

  • Gérant ou collège de gérance égalitaire ou majoritaire dans une Société à responsabilité limitée (SARL) ;
  • Associé unique ou gérant associé unique dans une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ;
  • Président associé unique ou majoritaire dans une société par actions simplifiée (SAS) ;
  • Associé ou gérant associé dans une société en nom collectif (SNC) ;
  • Associé commandité, gérant commandité ou membre du conseil de surveillance dans une société en commandite simple (SCS) ou par actions (SCA) ;
  • Contrôleur de gestion, membre ou administrateur membre d’un groupement d’intérêt économique (GIE) ; 
  • La personne qui ne justifie pas d’un contrat de travail.

Assurance chômage du dirigeant de société

Les dirigeants de sociétés acceptés à cotiser à l’assurance chômage sont les dirigeants de SAS qui sont soumis à un lien de subordination à la SAS, qui exercent des fonctions distinctes de leur mandat social et perçoivent une rémunération distincte de celle de leur mandat et cumulent un contrat de travail avec leur mandat social. Le contrat de travail doit être caractérisé par trois éléments :

  • l’exercice de tâches techniques,
  • l’existence d’une rémunération correspondant à un salaire,
  • l’existence d’un lien de subordination juridique permettant à l’employeur de diriger et de contrôler le salarié.

Sont ainsi exclus de l’assurance chômage (source Pôle emploi)

  • Gérant ou collège de gérance égalitaire ou majoritaire dans une Société à responsabilité limitée (SARL) ;
  • Associé unique ou gérant associé unique dans une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ;
  • Président associé unique ou majoritaire dans une société par actions simplifiée (SAS) ;
  • Associé ou gérant associé dans une société en nom collectif (SNC) ;
  • Associé commandité, gérant commandité ou membre du conseil de surveillance dans une société en commandite simple (SCS) ou par actions (SCA) ;
  • Contrôleur de gestion, membre ou administrateur membre d’un groupement d’intérêt économique (GIE) ; 
  • La personne qui ne justifie pas d’un contrat de travail.

Ces dirigeants ne sont pas non plus concernés par l’allocation des travailleurs indépendants créée en novembre 2019 et versée pendant 6 mois aux travailleurs indépendants dont l’activité a cessé.

La GSC (Garantie sociale des chefs d’entreprise), l’assurance perte d’emploi des dirigeants

Les dirigeants peuvent souscrire volontairement un contrat d’assurance perte d’emploi.

L’association GSC est la réponse au besoin de protection chômage des indépendants, créée par les syndicats patronaux. Elle permet aux entrepreneurs et aux dirigeants de percevoir un revenu en cas de perte de leur emploi.

La GSC assure une indemnité proportionnelle aux revenus antérieurs aux dirigeants mandataires sociaux, travailleurs non-salariés, entrepreneurs individuels, créateurs/repreneurs d’entreprises en cas de perte involontaire de leur emploi.

Votre entreprise doit être ressortissante d’une organisation patronale  membre de l’Association GSC : c’est le cas de la FNA.

À qui s’adresse l’assurance perte d’emploi GSC ?

Au dirigeant mandataire social assimilé salarié :

  • Dans les SA : l’assurance perte d’emploi GSC s’adresse au Président Directeur Général, Directeur Général, Directeur Général délégué (administrateur ou non administrateur), Membre du directoire.
  • Dans les SAS : l’assurance perte d’emploi GSC s’adresse au Président, dirigeant désigné dans les statuts.
  • Dans les SARL : l’assurance perte d’emploi GSC s’adresse au Gérant minoritaire ou égalitaire, et gérant mandataire social, ne détenant pas de part social de l’entreprise, mandaté pour exercer les fonctions de Gérance de l’entreprise.
  • Dans les SASU : l’assurance perte d’emploi GSC s’adresse au Président de SASU.

 Au travailleur non salarié :

  • Dans les SARL : l’assurance perte d’emploi GSC s’adresse au Gérant majoritaire ou Gérant associé d’EURL ;
  • Dans les autres formes juridiques d’entreprise : l’assurance perte d’emploi GSC s’adresse au chef d’entreprise en nom personnel, artisan (inscrit au seul Répertoire des Métiers), commerçant, dirigeant de SNC, de Société en Commandite…

Pour en savoir plus, consultez le site internet www.gsc.asso.fr 
  notamment pour calculer le montant de vos cotisations et prestations.

Les différents statuts du conjoint du chef d’entreprise

Le conjoint ou partenaire pacsé du chef d’une entreprise artisanale, commerciale ou libérale qui y exerce de manière régulière une activité professionnelle est obligé d’opter pour l’un des statuts suivants :

conjoint collaborateur ;

conjoint associé ; 

conjoint salarié. 

Un conjoint sans statut est un travailleur dissimulé ! (Chambre Criminelle de la Cour de Cassation – arrêt du 22 octobre 2002).

Le chef d’entreprise déclare le statut choisi par le conjoint lors de l’immatriculation de l’entreprise. Il est possible de changer de statut ultérieurement par déclaration modificative.

ATTENTION : la loi de financement de la sécurité sociale 2022 a étendu le statut de conjoint collaborateur aux concubins depuis  le 1er janvier 2022.  

Le conjoint collaborateur

Le statut de conjoint collaborateur n’était autorisé qu’au conjoint du gérant associé unique ou du gérant associé majoritaire d’une SARL dont l’effectif n’excédait pas 20 salariés. Depuis le 1er janvier 2020, ce seuil est supprimé. Le statut de conjoint collaborateur est ainsi ouvert à tous les chefs d’entreprise artisanale, commerciale ou libérale, quel que soit l’effectif de l’entreprise.

Ce statut est réservé à l’époux(se), au partenaire de Pacs ou au concubin d’un :

  • entrepreneur individuel (commerçant, artisan, libéral, …) ;
  • gérant associé unique d’une EURL ;
  • gérant associé majoritaire d’une SARL ou d’une société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL).

Le conjoint collaborateur :

  • doit exercer une activité professionnelle régulière et habituelle dans l’entreprise ; 
  • doit être mentionné au Registre du Commerce ou au Répertoire des Métiers ; 
  • ne doit pas être rémunéré ; 
  • ne doit pas être associé de la société ; 
  • ne doit pas exercer une activité non salariée ou une activité au sein d’une entreprise extérieure.

Le conjoint collaborateur est présumé mandataire et peut accomplir des actes de gestion courante (faire un devis, signer les factures par exemple). Si ces actes sont accomplis pour les besoins de l’entreprise, seule la responsabilité du chef d’entreprise peut être engagée.

Il bénéficie de la formation professionnelle et d’une protection sociale.

Le conjoint associé

Ce statut peut être choisi dans une SARL, une société en nom collectif (SNC), une société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) ou une société par actions simplifiée (SAS).

Le conjoint associé(e) doit :

  exercer effectivement une activité professionnelle régulière dans l’entreprise

  détenir des parts sociales dans l’entreprise en effectuant un apport (ce qui lui confère un droit de vote lors des assemblées générales de la société).

L’apport peut être en numéraire (somme d’argent), en nature (un brevet, une machine par exemple) ou en industrie (mise à disposition de son travail, de ses connaissances techniques, de ses services).

Le partage du bénéfice net se fait au prorata des parts détenues par chacun.

Lorsque l’époux(se), le partenaire de Pacs ou le concubin, est un simple associé, sa responsabilité est limitée à son apport. Toutefois, s’il est cogérant et qu’il commet une faute dans la gestion de l’entreprise, sa responsabilité peut être engagée à hauteur de son patrimoine personnel.

L’associé dans une société soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) peut percevoir des dividendes. Les dividendes n’étant pas considérés comme une rémunération mais comme des revenus de capitaux mobiliers, ils ne sont pas soumis à cotisations sociales mais donnent lieu au paiement à la source des prélèvements sociaux.

L’associé(e) d’une société soumise à l’impôt sur le revenu est imposable sur sa quote-part de bénéfices dans la catégorie des BIC, BNC ou des bénéfices agricoles (BA), selon l’activité de l’entreprise.

Le conjoint salarié

Le statut de salarié(e) peut être adopté par l’époux(e), le partenaire de Pacs ou le concubin :

  • d’un entrepreneur individuel (commerçant, artisan, professionnel libéral) ; 
  • d’un dirigeant de société, gérant associé unique ou gérant associé majoritaire d’une SARL.

Pour déclarer son salarié époux, partenaire de Pacs ou concubin, le chef d’entreprise doit procéder à une déclaration d’embauche, comme pour tout salarié.

Le salarié doit :

  • participer effectivement et habituellement à l’activité de l’entreprise, même à temps partiel ;
  • être titulaire d’un contrat de travail (CDD ou CDI) comme tout autre salarié ;
  • percevoir un salaire au moins égal au Smic ou au salaire minimum conventionnel de sa qualification si celui-ci est supérieur au Smic. 

En principe, il ne bénéficie pas d’un mandat du chef d’entreprise pour les actes de gestion et exerce ses fonctions sous la subordination du chef d’entreprise. Sa responsabilité ne peut pas être engagée.

 

Obligation de déclarer le statut du conjoint

Le conjoint qui travaille dans l’entreprise doit opter pour un statut

A défaut de déclaration du statut choisi, le chef d’entreprise sera réputé avoir déclaré que ce statut est celui de conjoint salarié. Mais dans ce cas, attention ! Si le conjoint n’est pas traité comme un salarié (cotisations,  ..), le chef d’entreprise risque une condamnation pour travail dissimulé !

La loi PACTE du 22 mai 2019 impose au conjoint ou au partenaire pacsé et depuis la LFSS de 2022, au concubin participant à l’activité indépendante du chef d’entreprise de choisir un statut afin de bénéficier d’une réelle protection sociale.

A défaut, le statut de conjoint salarié est attribué.

Les conditions d’application de ces mesures sont précisées par décret n° 2019-1048 du 11 octobre 2019 (JO du 13 octobre) relatif au statut du conjoint du chef d’entreprise ou du partenaire lié au chef d’entreprise par un pacte civil de solidarité travaillant dans l’entreprise familiale

Depuis le 14 octobre 2019, l’exercice régulier ou non du conjoint à l’activité professionnelle et le statut choisi à ce titre doit obligatoirement être intégré et mentionné auprès du CFE (centre de formalités des entreprises) ou de la CMA lors de la création de l’entreprise ou en cas de déclaration modificative portant mention que le conjoint exerce une activité professionnelle régulière dans l’entreprise (décret n° 2019-1048 du 11 octobre 2019).

Pour en savoir plus sur les modifications apportées par la loi de financement de la sécurité sociale 2022 reportez vous à  modifications apportées au 1er janvier 2022

Rappelons qu’il existe 3 options

⬥  Le statut de conjoint associé si il détient des parts de l’entreprise ; 

⬥  Le statut de conjoint salarié si il est rémunéré ;

⬥ Le statut de conjoint collaborateur (statut TNS – travailleur non salarié) si il n’est ni salarié ni associé.

Ce statut de conjoint collaborateur n’était autorisé qu’au conjoint du gérant associé unique ou du gérant associé majoritaire d’une SARL dont l’effectif n’excédait pas 20 salariés. Depuis le 1er janvier 2020, ce seuil est supprimé.

Le statut de conjoint collaborateur est ainsi ouvert à tous les chefs d’entreprise artisanale, commerciale ou libérale, quel que soit l’effectif de l’entreprise.

Selon l’U2P, parmi les conjoints travaillant régulièrement ou occasionnellement dans l’entreprise, 39 % avaient en 2018 le statut de conjoint collaborateur contre 20 % seulement qui étaient couverts par le statut de conjoint salarié. Surtout, 28 % des sondés ne disposaient d’aucun statut.

L’attestation sur l’honneur

Depuis le 1er septembre 2021, suite à l’arrêté du 6 août (JO du 18), le conjoint ou le partenaire lié par un PACS qui exerce une activité régulière dans l’entreprise commerciale, artisanale ou libérale dirigée par son conjoint ou son partenaire, devra rédiger une attestation sur l’honneur qui accompagnera la déclaration de création ou de modification effectuée par le chef d’entreprise. Cette attestation a été modifiée par l’arrêté du 9 mai 2022 (JO du 14 mai) afin de prendre en compte l’ouverture du statut au concubin.

Ci-après, un modèle d’attestation à compléter.

ATTESTATION SUR L’HONNEUR RELATIVE AU STATUT CHOISI 

Identité du conjoint du chef d’entreprise :

Nom : ……………………………..Prénoms : ………………………………………….

No de sécurité sociale : |__|__|__|__|__|__|__|__|__|__|__|__|__| |__|__|

Adresse : …………………………………………………………………………………..Code postal : |__|__|__|__|__|

Commune : …………………………………………………………………………………

Adresse courriel :………………@……………………………………………………………….

Lien avec le chef d’entreprise : O Epoux   O Partenaire lié par un PACS    O Concubin

Entreprise :

Nom du chef d’entreprise : ………………………..Prénom(s) : …………………..

No de sécurité sociale : |__|__|__|__|__|__|__|__|__|__|__|__|__| |__|__|

Si votre travail s’effectue au sein d’une société, veuillez préciser :

Dénomination ou raison sociale de la société : …………………………….

No SIREN si connu : |__|__|__|__|__|__|__|__|__|

Adresse du siège social : ……………………………………………………………..

Code postal : |__|__|__|__|__|Commune : …………………………….

Statut au sein de l’entreprise :

Date d’effet : |__|__|__|__|__|__|__|__|

Statut du conjointCochez la case correspondant au statut choisi :

 O Salarié : statut pouvant être choisi par le conjoint qui exerce une activité professionnelle régulière dans l’entreprise en percevant un salaire. Comme pour tout salarié, une déclaration préalable à l’embauche doit avoir été effectuée auprès de l’organisme social compétent pour l’entreprise.

O Associé (si société) : statut pouvant être choisi par le conjoint du dirigeant d’une société qui exerce une activité professionnelle régulière dans l’entreprise et détient des parts sociales dans la société. Les formalités ont été réalisées au niveau de la société.

 O Collaborateur : statut pouvant être choisi par le conjoint d’un entrepreneur individuel, du gérant associé unique d’une EURL, ou du gérant associé majoritaire d’une SARL ou SELARL, qui exerce une activité professionnelle régulière dans l’entreprise sans être rémunéré, et sans être associé. Le conjoint collaborateur ne perçoit pas de rémunération et n’a pas de contrat de travail.

Engagement du conjoint :

Je soussigné(e), certifie sur l’honneur, participer régulièrement à l’activité professionnelle non salariée de mon époux ou partenaire lié par un PACS ou concubin.

Fait à : …………………….., le :……………………Signature

Le statut du chef d’entreprise

Les chefs d’entreprise assimilés salariés sont 

    • Les gérants non associés d’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ;
    • Les gérants minoritaires ou égalitaires de SARL (société à responsabilité limitée);
  • Les présidents de SAS (société par actions simplifiée) et les directeurs généraux ;
    Le gérant majoritaire de SAS ne peut pas avoir le statut TNS, il est toujours un dirigeant assimilé salarié.
  • Les présidents de conseil d’administration, PDG, président du conseil de surveillance et directeurs généraux de SA.

 

Les chefs d’entreprise travailleurs non salariés (TNS) sont :

  • Les entrepreneurs individuels ;
  • Les associés gérants d’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ;
  • Les gérants majoritaires de SARL ;

Un gérant de SARL est majoritaire lorsqu’il détient plus de 50% du capital social ou des droits de vote de la société. Les parts détenues par son conjoint et par ses enfants mineurs sont pris en compte pour le calcul de la participation. Son statut social est fonction du nombre de parts sociales détenues : il est affilié au régime des travailleurs indépendants lorsqu’il est majoritaire, ou au régime général lorsqu’il est égalitaire, minoritaire ou non associé.

  • Les associés de SNC (société en nom collectif);
  • Les gérants associés d’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée)
  • Les micro-entrepreneurs.

Retraite des travailleurs non-salariés

Retraite de base des travailleurs indépendants

 

Le calcul de la retraite est différent pour la période d’assurance antérieure à 1973 et pour la période postérieure à 1973.

Avant 1973 : un régime par points

L’assuré avait le choix de sa classe de cotisations qui rapportait un certain nombre de points.

Montant de cette partie de la retraite = nombre de points acquis x valeur du point de retraite

Le calcul de la pension pour les droits acquis à partir de 1973 a des incidences sur la pension relative à la période avant 1973. Celle-ci sera minorée si l’assuré ne justifie pas d’un taux plein.

 

Depuis 1973 : régime aligné sur celui des salariés

Pour les cotisations versées à partir de 1973, la pension de retraite de base est calculée avec la même formule que celle du régime des salariés :

Revenu annuel moyen × Taux de retraite × (nombre de trimestres d’assurance validés / durée de référence)

Revenu annuel moyen : il s’agit de la moyenne des meilleurs revenus cotisés, pendant les meilleures années d’activité, dans la limite du Plafond annuel de la sécurité sociale. Le nombre d’années pris en compte peut varier de 10 à 25 selon l’année de naissance. La détermination des meilleures années s’effectue tous régimes confondus.

Taux de retraite : le taux le plus favorable est le « taux plein » de 50 %. La pension de retraite d’un travailleur indépendant se calcule exactement comme dans le régime général depuis le 1er janvier 1973, sur la base de 50 % d’un revenu annuel moyen qui correspond à la moyenne des 25 meilleures années (né en 1953 ou après).

Pour bénéficier du taux plein, il faut remplir l’une des conditions suivantes :

  • avoir atteint l’âge de la retraite au taux plein automatique, quelle que soit la durée d’assurance ;
  • ou justifier d’un certain nombre de trimestres d’assurance, selon l’année de naissance ;
  • ou être dans une situation particulière (inapte au travail, handicapé, ancien combattant, déporté ou prisonnier de guerre notamment.)

Les périodes prises en compte pour le calcul du taux sont :

  • périodes cotisées : à titre obligatoire ou volontaire, à un régime d’assurance vieillesse ;
  • périodes assimilées : service militaire, guerre, hospitalisation supérieure à 2 mois, invalidité, chômage ;
  • majoration de durée d’assurance pour enfants, pénibilité ;
  • périodes reconnues équivalentes : périodes de participation par un membre de la famille à l’activité artisanale ou commerciale sans bénéficier d’un régime obligatoire d’assurance vieillesse ou activité à l’étranger avant le 1er avril 1983 notamment.

Ces périodes sont retenues dans la limite de 4 trimestres par année civile, même en cas d’activités simultanées relevant de différents régimes.

En cas de trimestres insuffisants :

Si l’assuré ne justifie pas du nombre de trimestres suffisant ou d’une qualité particulière, et souhaite partir entre l’âge légal du départ à la retraite et l’âge du taux plein, alors le taux est minoré.

La décote s’applique au maximum sur 20 trimestres.

En cas de trimestres supplémentaires :

Tout trimestre cotisé au-delà de l’âge légal de départ à la retraite et au-delà du nombre nécessaire pour le taux plein procure une majoration (ou surcote) du montant de la retraite.

Nombre de trimestres d’assurance acquis depuis 1973

Ce nombre comprend les trimestres cotisés, les trimestres assimilés (période militaire, maladie ou maternité, invalidité, En cas de revenus faibles ou déficitaires, il est possible de payer une cotisation minimale de retraite de base pour acquérir 3 trimestres. Des rachats de trimestres d’assurance vieillesse sont possibles.

 

Retraite complémentaire des travailleurs indépendants

 

La retraite complémentaire s’ajoute à la retraite de base, et est calculée sur un système de points. Elle est versée entièrement par l’Assurance retraite aux assurés qui ont obtenu leur retraite de base à taux plein. Elle est réduite pour une retraite à taux minoré.

Depuis le 1er janvier 2013, les artisans et commerçants bénéficient d’un régime complémentaire unique commun.

 

Retraite complémentaire des Indépendants (RCI) :

En fonction des cotisations versées, un certain nombre de points sont acquis. La valeur du point varie suivant sa nature et sa date d’acquisition.

Lors de la demande de la retraite, le nombre de points obtenu est multiplié par la valeur du point en vigueur.

La retraite complémentaire est :

  • versée entièrement dans le cas où le retraité a obtenu sa retraite de base au « taux plein » (maximum de 50 %) ;
  • réduite dans le cas où la retraite de base a été obtenue à taux minoré, selon des coefficients d’abattement qui sont spécifiques au régime complémentaire.

 

Information sur les droits à la retraite

 

Relevé individuel de situation

Il récapitule l’ensemble des droits acquis dans chacun des régimes de retraite de base et complémentaires obligatoires auxquels le chef d’entreprise a appartenu.

Le relevé de situation est envoyé tous les 5 ans par la caisse de retraite à partir de 35 ans.

Il est téléchargeable en ligne, en se connectant à son espace personnel, sur le site de l’Assurance retraite :

Consulter mon relevé de carrière

 

Estimation indicative globale

Ce document récapitule l’ensemble des droits acquis. Il comporte une estimation de la future retraite, tous régimes confondus.

Cette estimation est adressée tous les 5 ans à partir de 55 ans.

L’estimation indicative globale est également téléchargeable sur le site de l’Assurance retraite.

 

Information aux nouveaux assurés

Envoi d’un document d’information générale sur le système de retraite français, dans l’année qui suit le début de la carrière professionnelle (sous réserve d’avoir validé 2 trimestres de retraite).

Régime fiscal des travailleurs non-salariés

En l’absence de tiers verseur de revenus collecteur d’impôt pour le compte de l’État, le travailleur indépendant doit payer lui-même le montant d’impôt sur le revenu au fisc.

Revenus concernés

 

Cette situation concerne les revenus suivants :

  • bénéfices industriels et commerciaux (BIC)
  • bénéfices non commerciaux (BNC)
  • bénéfices agricoles (BA)
  • revenus des associés et gérants majoritaires de sociétés soumis à l’article 62 du code général des impôts (CGI)

 

Les grands principes restent similaires aux autres contribuables

  • le décalage d’un an entre la perception des revenus non salariaux et le paiement de leur impôt est supprimé : l’impôt est devenu contemporain
  • le calcul de l’impôt et la base d’imposition à l’IR ne font l’objet d’aucune modification
  • le remplissage de la déclaration de revenus au printemps de l’année suivant la perception des revenus est maintenu
  • rien ne change pour les revenus faisant déjà l’objet d’une retenue à la source au titre du prélèvement forfaitaire unique (sur dividendes, intérêts)
  • l’impôt est payé l’année suivante pour les revenus hors du champ du PAS (plus-values de cession de valeurs mobilières) : il est soldé en fin d’année suivante.

 

Prélèvement à la source pour un gérant majoritaire = acomptes

 

Les revenus d’un gérant majoritaire d’une SARL soumise à l’IS (impôt sur les sociétés) sont, pour le calcul de l’impôt sur le revenu, imposables dans la catégorie des traitements et salaires, en vertu de l’article 62 du Code général des impôts même si, juridiquement, il ne s’agit pas de salaires.

Cependant, la rémunération du gérant majoritaire n’est pas traitée au titre du prélèvement à la source comme un salaire, mais comme les revenus d’un indépendant. C’est donc le mécanisme des acomptes qui s’applique, et non la retenue à la source de l’impôt par l’entreprise payeuse.

Ce dispositif vise également, outre les gérants majoritaires de SARL :

  • la rémunération des gérants associés commandités de sociétés en commandite par actions (SCA)
  • la rémunération des gérants associés de sociétés de personnes ayant opté pour l’imposition à l’IS.

 

Protection sociale des travailleurs non-salariés

Organisation de la protection sociale

 

Depuis 2020, tous les travailleurs indépendants ont comme interlocuteurs :

  • pour l’assurance-maladie, les CPAM (caisses primaires d’assurance maladie)
  • pour la retraite de base, les CARSAT (caisses d’assurance retraite et de la santé au travail)
  • pour le recouvrement des cotisations, les URSSAF
  • dans les DOM, les CGSS (caisses générales de sécurité sociale)
  • pour les allocations familiales, rien ne change : les CAF (caisses d’allocations familiales) continuent de gérer les prestations des travailleurs indépendants.

Cumul emploi-retraite des travailleurs non-salariés

Conditions du cumul emploi-retraite 

Il faut tout d’abord cesser toute activité professionnelle, non salariée et salariée, et liquider l’ensemble de ses pensions de retraite auprès des régimes de retraite obligatoires.

Pour poursuivre l’activité indépendante, il suffit de demander à bénéficier du cumul emploi-retraite à sa caisse régionale.

Pour poursuivre une activité relevant d’un autre régime, il est nécessaire de s’adresser à la caisse de retraite correspondante à l’activité, pour en connaître les modalités.

Cumul emploi retraite : les deux dispositifs

1/. Cumul emploi-retraite « libéralisé »

Le cumul emploi-retraite libéralisé permet de cumuler le montant de sa retraite et un revenu d’activité sans limite de plafond.

Conditions à remplir :

  • avoir l’âge légal de la retraite
  • justifier d’une carrière complète (durée d’assurance nécessaire pour le taux plein) ou avoir atteint l’âge du taux plein (quels que soient la durée d’assurance et l’âge de liquidation de la pension)
  • avoir fait liquider l’ensemble des pensions de base et complémentaire auprès des régimes de retraite obligatoires, français et étrangers, et dans les régimes des organisations internationales

2/. Cumul emploi-retraite « plafonné »

Si les conditions pour bénéficier du cumul emploi-retraite libéralisé ne peuvent être remplies, il est possible de cumuler un revenu d’activité non-salariée et la retraite si ce revenu ne dépasse pas un certain montant.

Dans le cadre du cumul emploi retraite plafonné des travailleurs indépendants, un assuré ne peut cumuler une retraite de base et des revenus non-salariés que lorsque lesdits revenus sont inférieurs à un plafond variant selon la zone géographique d’activité. Le plafond de droit commun en-deçà duquel le dispositif de cumul emploi retraite plafonné s’applique correspond à la moitié du plafond de la sécurité sociale de l’année concernée (1/2 PASS), soit 20 568 euros pour l’année 2020. Le plafond applicable aux zones de revitalisation rurale (ZRR) et aux zones urbaines prioritaires correspond au plafond annuel de la sécurité sociale, soit 41 136 euros pour l’année 2020. Cette valeur est spécifique aux travailleurs indépendants.

Circulaire Cnav 2020/2 du 03/01/2020

Si le plafond est dépassé, le versement de la retraite de base peut être suspendu pour chaque année de cumul pendant un maximum de 12 mois.

En cas de retraite anticipée

Si le chef d’entreprise bénéficie d’une retraite anticipée (carrière longue, handicap), il peut bénéficier du dispositif du cumul emploi-retraite plafonné, tant qu’il n’a pas atteint l’âge légal de départ à la retraite.

Impact sur la retraite complémentaire

Le régime de retraite complémentaire de la Sécurité sociale pour les indépendants est soumis aux mêmes règles que les pensions de retraite de base dans le cadre du cumul emploi-retraite :

  • dans le cas du cumul libéralisé, la pension de retraite complémentaire est versée
  • dans le cas du cumul plafonné, la pension de retraite complémentaire est versée tant que les plafonds ne sont pas dépassés.

En cas de dépassement, la pension est suspendue pendant la même durée que celle du régime de base.

Et pour les droits à la retraite ?

La poursuite ou reprise d’une activité ne permet pas d’obtenir de nouveaux droits à pension, dans n’importe quel régime, à partir du moment où la première pension de retraite de base a été obtenue.

Il existe quelques exceptions :

  • justifier d’une pension de retraite personnelle d’un régime de base, ayant pris effet avant le 1er janvier 2015
  • avoir liquidé une pension de retraite avant l’âge de 55 ans
  • bénéficier d’une pension militaire
  • bénéficier du minimum vieillesse (ASPA) : le cumul de cette allocation avec un revenu professionnel est possible
  • bénéficier d’une retraite progressive.

Gestion des sinistres suite à un épisode de grêle

En cas d’épisode de grêle, les réparateurs peuvent être confrontés à des pratiques de détournement de clientèle en obligeant les assurés à faire réparer leurs véhicules via des plateformes. Les experts eux-mêmes pressés par les demandes, orientent les clients qui n’ont pas le choix.

Les réparateurs de proximité dont les compétences ne sont plus à prouver ne voient pas ces véhicules entrer dans leurs ateliers.

La FNA vous propose un accompagnement dans vos dossiers en procédant de la manière suivante :

  • En prévention :

Une affiche à apposer dans les lieux de réception de la clientèle rappelant le libre choix du réparateur y compris suite à un sinistre grêle.

  • Au niveau du garage:

Un courrier à adresser aux experts ou aux assurances en cas de tentatives de détournement d’un client

  • Solliciter votre groupement FNA local :

La FNA de votre département adressera également un écrit en appui de votre demande.

  • Remonter votre dossier au national :

Il est crucial, dans l’intérêt de toute la profession, que tous les cas nous soient remontés.

    • Envoyez-nous toutes les preuves écrites que vous avez, au fil de l’eau, dans vos garages.

Surtout ne restez pas seuls face à ces pratiques. Parlez-en entre collègues. Soyez assurés que toutes les informations que vous nous transmettrez relatives à votre identité ou celle de vos clients ne seront pas divulguées.

Téléchargez tous les outils (affiches, courriers..) dans « documents complémentaires », ci-dessous. 

Quelques conseils de la branche carrosserie afin que chacun puisse conserver sa clientèle et éviter d’être victime du détournement de clientèle.

  • Aucune procédure particulière mise en place par les assurances n’est obligatoire, ni pour le client, ni pour le réparateur.
  • Un sinistre grêle est un sinistre comme un autre qui peut être géré de la même façon.
  • Informez votre client sur le libre choix du réparateur, et annoncez-lui que la procédure mise en place par les assurances n’est pas obligatoire.
  • Une expertise dans vos ateliers ne peut être refusée, nous vous conseillons de la programmer dans vos ateliers afin que le contradictoire soit respecté.
  • Dans la pratique, nous vous conseillons de prendre en charge votre client, d’appeler l’assurance en présence de celui-ci afin de faire la déclaration et de programmer l’expertise dans vos locaux.
  • Le site créé par le BCA pour la gestion des expertise grêles, mentionne que le client est libre de choisir son réparateur, un n° téléphone est mis en place.
  • De la même façon, nous vous conseillons de téléphoner en présence de votre client pour programmer l’expertise.
  • Rappelez à l’assurance ou à l’expert (avec insistance parfois) le libre choix du réparateur.
  • Pensez à informer votre clientèle que vous gérez les sinistres grêles soit par mailing, soit par courrier ou même les réseaux sociaux !
  • Pensez à faire un affichage à l’accueil de la clientèle.
  • Pensez à utiliser la cession de créances pour un règlement direct. Dans ce cas, prenez bien les informations en ce qui concerne la partie à charge client (franchise, vétusté, tva etc….).

 

Téléchargez tous les outils (affiches, courriers..) dans « documents complémentaires », ci-dessous. 

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