Un contexte énergétique sous tension
L’année 2025 a été marquée par une forte instabilité géopolitique, notamment au Moyen-Orient avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette situation a entraîné une hausse brutale des prix du pétrole et des carburants (+20 % pour le gazole).
Cependant, l’UFIP souligne que la filière énergétique française a démontré une efficacité opérationnelle notable : absence de pénuries complètes, chaîne logistique robuste et pilotage efficace.
Une transition énergétique plus lente que prévue
Malgré des objectifs climatiques ambitieux au niveau européen et français, la réalité du marché reste en décalage :
- La consommation de carburants routiers diminue très lentement (-0,6 % en 2025) ;
- Le gazole reste dominant (67,3 % des carburants) ;
- Les émissions de CO₂ ne reculent pas suffisamment pour atteindre les objectifs 2030.
Pour les professionnels de l’automobile cela signifie que le thermique restera incontournable à moyen terme, contrairement à certains scénarios politiques.


Une électrification en progression, mais encore limitée
L’année 2025 confirme la montée en puissance de la mobilité électrique :
- Un nombre de 326 923 nouvelles immatriculations de véhicules électriques (+3 %) ;
- Un parc total français de 1,66 million de véhicules ;
- Déploiement accéléré des infrastructures permettant la charge des VE (185 000 points de recharge publics).
Toutefois, la part de VE reste marginale dans le parc total. L’électrification des poids lourds en est encore à ses débuts et des contraintes persistent (le nombre d’infrastructures, les coûts associés, …).
Ainsi, l’électrique progresse mais ne remplace pas encore les motorisations conventionnelles notamment pour les usages professionnels.

Le rôle stratégique des carburants liquides bas carbone
Les carburants liquides bas carbone (biocarburants, carburants de synthèse) apparaissent comme une solution immédiate et complémentaire notamment en cas de risques de pénuries suite aux événements géopolitiques encore d’actualité.
Ces carburants représentent déjà environ 10 % des carburants routiers. Ils permettent une réduction significative des émissions sans modification des véhicules et leur développement est encouragé par les réglementations européennes.
Ils permettent de diminuer l’empreinte carbone sans nécessiter de transformation du parc existant et constituent une solution de transition, compatible avec la majorité des flottes existantes et dont le cout reste moins élevé à la pompe pour le consommateur comparé aux carburants conventionnels.
Des contraintes économiques croissantes
La conférence de presse confirme que le coût des carburants reste fortement influencé par plusieurs facteurs notamment la fiscalité (TICPE, TVA), les dispositifs environnementaux (CEE en forte hausse en 2026) et les prix internationaux du pétrole.
Cela impacte directement le coût d’usage des véhicules ainsi que les arbitrages des entreprises (renouvellement de flotte, choix énergétiques).
Enjeux clés pour la filière automobile
Au regard de ces évolutions, plusieurs axes stratégiques se dégagent pour les flottes :
- Diversification énergétique : thermique optimisé, biocarburants, électrique, hydrogène ;
- Adaptation progressive des flottes plutôt qu’une transition brutale.
Perspective 2026 et au-delà : une transition hybride
Au regard des éléments présentés lors de la conférence de presse, le secteur énergétique confirme que la transition reposera sur plusieurs leviers complémentaires :
- Électrification des usages ;
- Développement des biocarburants ;
- Hydrogène et carburants de synthèse ;
- Économie circulaire et recyclage.
Conclusion
L’année 2025 s’inscrit dans un contexte énergétique et géopolitique particulièrement instable, marqué notamment par les tensions au Moyen-Orient ayant conduit à une flambée des prix du pétrole et des carburants.
Le gazole, bien qu’en léger recul, reste largement dominant dans le mix énergétique des transports. Cette réalité traduit un décalage persistant entre les ambitions réglementaires et les usages effectifs de carburants, en particulier dans les mobilités du quotidien et les activités professionnelles.
Dans ce contexte, l’électrification du parc automobile progresse, mais sans rupture brutale. L’année 2025 a été marquée par une augmentation des immatriculations de véhicules électriques et par une accélération du déploiement des infrastructures de recharge. Néanmoins, ces avancées doivent être relativisées au regard du poids encore marginal de ces véhicules dans le parc total et des contraintes opérationnelles qui subsistent, notamment pour les usages intensifs ou professionnels.
Parallèlement, les carburants liquides bas carbone s’imposent comme un levier immédiat et opérationnel notamment en cas de risques de fortes pénuries de carburants.
Pour lire l’intégralité des informations communiquées cliquer sur le lien suivant : https://www.energiesetmobilites.fr/uploads/pdf/PRES_CONFERENCE_DE_PRESSE_19-03__DEF.pdf


























