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La loi de simplification de la vie économique : synthèse des mesures pour les TPE

La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique est parue au Journal Officiel le 27 mai 2026.

Elle vise à alléger les contraintes administratives, à améliorer la trésorerie des entreprises et à accélérer les projets industriels et numériques.

Nous vous exposons les principales mesures qui intéressent vos entreprises et qui visent notamment à :

  • Simplifier certaines démarches administratives
  • Simplifier la cession du fonds de commerce
  • Fluidifier les relations entre bailleurs et commerçants
  • Aligner les droits des TPE sur ceux des particuliers
  • Faciliter l’accès à la commande publique

Simplification de certaines démarches administratives

Afin d’alléger la charge déclarative des entreprises et améliorer les relations entre les entreprises et l’Administration, certaines obligations de déclaration ou d’agrément sont supprimées :

  • L’entrée en vigueur du règlement intérieur n’est plus subordonnée à son dépôt auprès du conseil de prud’hommes (article L1321-4 du code du travail). Pour plus d’informations, voir : le règlement intérieur (RI) dans l’entreprise
  • La déclaration d’apprentissage prévue à l’article L.6223-1 du Code du travail est supprimée. Pour plus d’informations sur le contrat d’apprentissage, voir : Le contrat d’apprentissage
  • La procédure d’agrément régional pour les organismes de formation des élus du CSE est supprimée.
  • Les ventes réalisées dans le cadre d’une liquidation (= écoulement accéléré de la totalité ou d’une partie des marchandises d’un établissement commercial) ne sont plus soumises à déclaration préalable auprès du maire de la commune (ancien article L. 310-1 du code de commerce).
  • Le rescrit fiscal est simplifié pour les TPE/PME : lorsque le dirigeant envisage la donation de tout ou partie de son entreprise individuelle ou des titres de la société, il doit au préalable consulter par écrit l’administration sur la valeur vénale à laquelle il estime son entreprise. Lorsque la demande de rescrit concerne une TPE/PME, le silence de l’administration dans le délai imparti vaut accord tacite sur la valeur estimée. (article L.18 du Livre des procédures fiscales).
  • Les autorisations d’exploitation commerciale sont assouplies (article L. 752-1-3 du code de commerce).

 

La loi prévoit également le relèvement des seuils de notification des concentrations d’entreprises devant l’Autorité de la concurrence, exprimés en chiffre d’affaires (article L.430-2 du code de commerce).

Simplification des cessions de fonds de commerce

Afin de faciliter les ventes de fonds de commerce et d’entreprises de moins de 50 salariés, la loi réduit le délai d’information obligatoire prévu à l’article L. 141-23 du code de commerce.

Désormais, lorsque le propriétaire d’un fonds de commerce veut le vendre, les salariés en sont informés, et ce au plus tard un mois avant la vente, afin de permettre à un ou plusieurs salariés de l’entreprise de présenter une offre pour l’acquisition du fonds.

En cas de manquement, le propriétaire du fonds s’expose à une amende civile dont le montant ne peut excéder 0,5 % du montant de la vente.

Fluidifier les relations entre bailleurs et commerçants

Définition légale du local à usage commercial et du local à usage artisanal

L’article L. 145-46-1 du code de commerce a été modifié afin d’introduire une définition légale du local commercial et artisanal dans le cadre du droit de préemption du locataire.

⇒ Le local à usage commercial = tout local destiné à l’exercice, à titre principal, d’une activité de commerce de détail ou de gros ou de prestations de service à caractère commercial, y compris les réserves et les emplacements attenants affectés à ces activités ou ces prestations, à l’exclusion des locaux à usage exclusif de bureau et des entrepôts.

⇒  Le local à usage artisanaltout local destiné à l’exercice, à titre principal, d’une activité professionnelle indépendante de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services figurant sur une liste établie par décret en Conseil d’Etat, y compris les réserves et les emplacements attenants affectés à cette activité, à l’exclusion des entrepôts.

Réforme majeure des baux commerciaux

  • Mensualisation du paiement des loyers

La loi introduit un nouvel article L. 145-32-1 du Code de commerce qui prévoit :

« Le paiement mensuel du loyer est de droit lorsque le preneur à bail d’un local destiné à l’exercice d’une activité de commerce de détail ou de gros ou de prestations de services à caractère commercial ou artisanal en fait la demande, sous réserve de l’absence d’arriérés dans le paiement des sommes dues au titre du loyer et des charges, qui n’ont pas fait l’objet d’une contestation préalable. Cette demande prend effet à compter de l’échéance suivante de paiement du loyer prévue par le bail ».

À compter du 28 mai 2026, vous pouvez librement demander à votre bailleur la mensualisation du paiement des loyers. Il s’agit d’un droit que le bailleur ne peut vous refuser, sauf en cas d’arriérés.

 

  • Plafonnement du dépôt de garantie à un trimestre de loyer

Article L. 145-40 du code de commerce est modifié et précise désormais que « les sommes payées à titre de garantie par le preneur à bail d’un local mentionné à l’article L. 145-32-1 ne peuvent excéder le montant des loyers dus au titre d’un trimestre ».

 

 

  • Les sommes payées à titre de garantie doivent être restituées dans un délai raisonnable ne pouvant excéder trois mois à compter la remise des clés (article précité).

 

  • Autorisation des clauses prévoyant la variation symétrique de l’indice des loyers commerciaux (ILC), à la hausse ou à la baisse.

Article L. 145-38-1 du code de commerce : « Par dérogation à l’article L. 112-1 du code monétaire et financier, est autorisée dans le bail des locaux à usage commercial, la clause ayant pour objet ou pour effet d’encadrer, dans les mêmes proportions, à la hausse et à la baisse, la variation annuelle de l’indice des loyers commerciaux prise en compte pour la révision du loyer en application des articles L. 145-38 et L. 145-39 du présent code ».

 

  • Renforcement de la clause résolutoire en cas de demande d’un délai de grâce

L’article L. 145-41 du Code de commerce : « L’octroi de délai de paiement et la suspension des effets de la clause résolutoire pour non-paiement des loyers sont, par ailleurs, conditionnés à la capacité du preneur à régler la dette locative et à la reprise du versement intégral du loyer courant avant la date de la première audience ».

Aligner les droits des TPE sur ceux des particuliers

Les droits des TPE sont alignés sur ceux des particuliers pour rendre plus fluides et plus transparentes leurs relations d’affaires avec les opérateurs économiques tels que les établissements bancaires et les compagnies d’assurance.

Extension des protections bancaires

 

  • A compter du 1er janvier 2027, les banques devront employer une terminologie uniforme pour désigner les frais et services qu’elles proposent, y compris dans leurs offres destinées aux professionnels (article L. 314-7, V du CMF) ; Cette mesure vise à renforcer la transparence et à faciliter la comparabilité des services bancaires.

 

Renforcement des droits des assurés professionnels

  • Le droit de résiliation à tout moment après un an d’engagement (résiliation infra-annuelle) pour les contrats d’assurance de biens professionnels à tacite reconduction est étendu aux microentreprises et aux TPE (article L. 113-15-2-1 du code des assurances).

 

 

  • Le délai d’indemnisation est encadré par la loi en cas de sinistre (assurance dommages) article L. 121-18 du code des assurances :
    • L’assureur doit informer l’assuré de son droit à une contre-expertise, et adresser une proposition d’indemnisation ou de réparation dans un délai de 6 mois à compter de la déclaration du sinistre (lorsqu’un expert est désigné). Le délai est réduit à 2 mois lorsque l’assurance ne désigne pas d’expert.
    • L’expert désigné par l’assureur est tenu de transmettre son rappeur à l’assureur et à l’assuré.
    • A compter de la réception de l’accord de l’assuré sur la proposition d’indemnisation, l’assureur dispose d’un délai :

⇒ d’un mois pour missionner l’entreprise chargée de procéder aux réparations du bien ou ;

de 21 jours pour verser l’indemnisation. A défaut, sauf force majeur, le montant dû par l’assureur produit intérêts au taux de l’intérêt légal ;

 

Attention : l’encadrement du délai d’indemnisation ne s’applique qu’aux contrats d’assurance couvrant les dommages aux biens. Ainsi, l’article L. 121-18 du code des assurance ne s’applique pas aux sinistres portant sur les véhicules terrestres à moteur, ces derniers étant soumis à un régime spécial prévu aux articles L. 211-1 et suivants du code des assurances et L. 327-1 et suivants du code de la route.

 

  • L’assureur qui oppose un refus à un professionnel sollicitant la souscription d’un contrat d’assurance couvrant les risques de responsabilité civile automobile est tenu d’informer ce professionnel de la possibilité de saisir le Bureau central de tarification (BCT) et d’en préciser les modalités de saisine (article L. 212-1 du code des assurances).

 

  • Le BCT est désormais tenu de statuer sur les demandes qui lui sont adressées, dans un délai de trois mois (même article précité).

 

  • En cas de succession de catastrophes naturelles sur une courtes période (décret en attente de parution), les franchises ne s’appliquent qu’une seule fois (article L. 125-2 du code des assurances).

 

Pour plus d’information sur l’assurance obligatoire dans le secteur automobile, vous pouvez consulter : L’assurance obligatoire dans le secteur automobile et les modalités de résiliation à l’initiative de l’assureur.

Faciliter l’accès à la commande publique

En tant que professionnel de l’automobile, vous pouvez être amené à répondre à des appels d’offres portant par exemple sur des prestations d’entretien et de  maintenance des flottes automobiles appartenant à des opérateurs de droit public (établissements publics, collectivités territoriales).

D’ici le 31 décembre 2030, l’ensemble des marchés publics de l’Etat, de ses opérateurs, des hôpitaux et des organismes de sécurité sociale passeront par une plateforme de dématérialisation unique, intitulée « Place ». Les collectivités territoriales (communes, départements, régions) pourront également utilisées la plateforme.

Loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales : impact sur les arrêts de travail

Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales définitivement adopté le 11 mai 2026, comprend certaines mesures relatives aux arrêts de travail – PROJET DE LOI relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Notez que ces dispositions entreront en vigueur après un examen par le Conseil constitutionnel s’il est saisi, et après publication de la loi au journal officiel. Certaines dispositions nécessiteront, en outre des décrets d’application.

Impacts sur les arrêts maladie

  • Arrêt maladie par acte de télémédecine

Rappel : depuis le 1er janvier 2024, la prescription ou le renouvellement d’un arrêt de travail en télémédecine ne peut avoir pour durée que 3 jours, et ne peut porter à plus de 3 jours la durée d’un arrêt en cours.

Un arrêt de travail prescrit dans le cadre de la télémédecine ne pourra être renouvelé qu’une seule fois art L 6316-1 code santé public modifié.

Il existe deux exceptions : si le renouvellement est prescrit par le médecin traitant ou la sage -femme référente de l’assuré, ou impossibilité d’une prescription en présentiel.

Par ailleurs, les plateformes de télémédecine pourront fournir des arrêts de travail que sous conditions : les prescriptions doivent avoir préalablement fait l’objet d’une communication orale synchrone, en vidéotransmission ou téléphonique, entre le prescripteur et le patient – article L 6316-1 modifié.

 

  • Contre visite médicale 

Si une contre visite médicale conclut à l’absence de justification d’un arrêt de travail ou si le médecin contrôleur n’a pu procéder à l’examen du patient, il transmet son rapport au service du contrôle médical de la CPAM dans les 48 heures.

Le service peut demander à la CPAM la suspension des IJSS ou procéder à un nouvel examen notamment si le rapport indique une impossibilité de procéder à l’examen.

 

  • Contre visite médicale en Alsace – Moselle

Le droit local prévoit que le salarié dont le contrat de travail est suspendu « pour une cause personnelle indépendante de sa volonté et pour une durée relativement sans importance », a droit au maintien de son salaire sous déduction des IJSS. Par conséquent, le salarié à doit au maintien de salaire dès le 1er jour d’absence, sans condition d’ancienneté – cass soc 10 décembre 2025, dans le cadre d’un arrêt maladie ou accident.

Notez qu’une contre visite médicale patronale est impossible au regard du droit local – cass soc 3 juin 1998.

La loi prévoit que l’employeur pourra procéder à une contre visite médicale en cas de contrepartie du maintien de salaire versé au salarié en congé maladie – article L 1226-23 modifié.

 

  • Information de l’employeur

En cas de divergence entre le service de contrôle médical de la CPAM et le médecin diligenté par l’employeur, celui-ci en sera informé par un avis écrit et motivé – article L 315-1 – II modifié.

 

  • Contrôle de la sécurité sociale

Le salarié doit respecter différentes obligations : se soumettre au contrôle du service médical de la CPAM, ne pas exercer au cours de son arrêt une activité non autorisée préalablement – code la sécurité sociale – articles L 323-6 et L 433-1.

La loi impose une nouvelle obligation : le salarié doit désormais informer la caisse et ce sans délai, de l’adresse à laquelle elle peut réaliser le contrôle s’il réside à une autre adresse que celle initialement indiquée sur la prescription.

 

  • Fraude avérée d’un salarié 

La loi prévoit qu’en cas de fraude avérée d’un salarié concernant le versement des IJSS maladie ou AT/MP, le directeur de la caisse transmettra à l’employeur les renseignements et documents caractérisant la fraude. La transmission se fera par tout moyen – article L 114-9 du code de la sécurité sociale modifié.

L’employeur transmettra de son côté les documents aux organismes assureurs auquel le salarié est affilié.

A savoir : les organismes complémentaires d’assurance maladie (mutuelle, organisme de prévoyance, société d’assurance) pourront informer les agents de contrôle des organismes de sécurité sociale des faits de nature à révéler une fraude selon des modalités qui seront fixées par décret, si cela est justifié. Dans ce cas, ils communiqueront les informations nécessaires à l’identification des auteurs des faits et les actes et prestations qui sont en cause – article L 114-9-2 code de la sécurité sociale.

 

  • Fin du maintien de salaire employeur en cas de fraude

En d’arrêt maladie ou accident du travail, si la salarié a un an d’ancienneté, l’employeur doit compléter le salaire du salarié soit le salarié va toucher les IJSS et il y a une obligation d’indemnisation complémentaire de l’employeur.

La loi prévoit qu’en cas de fraude avérée du salarié en vue du versement des IJSS dont l’employeur aura été informée par les organismes de sécurité sociale, il ne sera désormais plus tenu au maintien de salaire prévu par le code du travail – article L 1226-1 modifié.

 

  • Suspension des IJSS maladie 

Le service du contrôle médical des caisses d’assurance maladie peut décider de suspendre le versement des IJSS maladie car elles ne sont plus médicalement justifiées.

La loi prévoit désormais que lorsque l’employeur est informé de la suspension des IJSS par la caisse, il en avise tout organisme complémentaire qui assure le versement des prestations (dans le cas de la prévoyance). Les modalités d’information seront définies dans le cadre d’un décret à paraître.

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Les opérateurs de compétence (OPCO) – L’OPCO Mobilités

L’entretien professionnel – L’entretien d’état des lieux récapitulatif

Les heures supplémentaires relatives au travail des vendeurs

L’astreinte

Les heures supplémentaires

Réduction du temps de travail et contrat de travail

Repos quotidien et repos hebdomadaire

Indemnisation du salarié cadre suite indisponibilité maladie ordinaire ou professionnelle, accident du travail

Arrêt maladie, accident de travail – ouvriers – employés – agents de maîtrise

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

La gestion sanitaire des vagues de chaleur

Congés payés et maladie

Congés payés synthèse

Minima garantis 2021

Le temps de pause et de restauration

Travail de nuit

Travail le dimanche

Modèle de mise en demeure de présomption de démission en cas d’abandon de poste

Convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement

La médaille d’honneur du travail

Convention collective services de l’automobile – CCNSA – Avril 2021

L’interdiction de vapoter – Cigarette électronique

L’interdiction de fumer/vapoter

Affichage consigne incendie

Tarification accidents du travail / maladie professionnelles 2021

Les nouveaux critères de prise en charge du FAFCEA pour 2021

Contributions à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage 2020-2021

Les attestations Pôle Emploi évoluent

Le report des visites médicales et examens médicaux des salariés

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant

FNE formation

Offre de contrat de travail ou promesse unilatérale de contrat de travail

La vidéosurveillance / la géolocalisation

SMIC AU 1ER JANVIER 2018

Salaires minima conventionnels 2018 au 1er Janvier 2018

Revalorisation du SMIC au 1er janvier 2021

Reçu pour solde de tout compte

Licenciement pour motif économique

Le licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle (suite AT ou maladie pro) – avec reclassement

Calendrier électoral CSE

Les Sanctions disciplinaires

Discrimination sur l’apparence physique au travail

Questionnaire Accords d’entreprise et actions spécifiques

Lettre fédérale n° 10-19 Questionnaire accord d’entreprise et actions spécifiques

L’année 2020 et le casse-tête des entretiens professionnels

Jobs d’été

Embauche d’un salarié majeur : les formalités à effectuer

Modèle Accord annualisation du temps de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Indemnité de congés payés

Fermeture de l’entreprise pour congés

Congé parental d’éducation

Congé Maternité et indemnités journalières pour les travailleuses indépendantes

RPCS dispenses d’affiliation

Modèle DUE frais santé

Rupture du contrat d’apprentissage

Rémunération du contrat de professionnalisation

Rémunération du contrat d’apprentissage

Rupture de la période d’essai de l’apprenti par l’employeur

Emploi des jeunes de 15 à moins de 18 ans

Congé pour examen accordé aux apprentis

Les registres obligatoires et conseillés en entreprise

Affichages ou diffusions obligatoires

Affichage obligatoire à l’attention du personnel

Affichage harcèlement

Affichage Egalité professionnelle hommes femmes

Le compte professionnel de prévention – C2P

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

Charges sociales janvier 2018

Bulletin de paie simplifié janv 2018

SMIC au 1er janvier 2017

Salaires minima au 1er janvier 2017

SMIC au 1er janvier 2016

Salaires minima au 1er janvier 2016

SMIC au 1er janvier 2015

Salaires minima au 1er janvier 2015

Information des salariés traitement des données personnelles

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

La gestion des jours fériés

Le contrat d’apprentissage

Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Affichage égalité de rémunération hommes femmes

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Aide carburant de 100 € pour les grands rouleurs

Face à l’augmentation du prix des carburants depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, le Gouvernement a mis en place une aide réservée sous condition aux grands rouleurs. Initialement fixée à la somme de 50 €, cette aide a été doublée et est portée à 100 € (correspondant à une aide de 20 centimes d’euros/litres pour la consommation moyenne de carburants de 6 mois).

Un certain nombre de conditions cumulatives doivent être réunies pour bénéficier de cette aide « grands rouleurs ».

 

Le formulaire de demande est désormais ouvert et est disponible, via le simulateur mis en place :

https://www.impots.gouv.fr/simulateur-aide-carburant-grands-rouleurs 

Conditions à remplir pour bénéficier de l’aide

Les conditions suivantes sont cumulatives :

  • le demandeur doit être domicilié fiscalement en France
  • il doit être âgé d’au moins 16 ans au 31/12/2024
  • il doit avoir déclaré au titre des revenus de l’année 2024, un revenu d’activité relevant de l’une des catégories suivantes (les salariés et les indépendants sont concernés):
    • traitements et salaires (hors chômage et préretraite),
    • bénéfices industriels et commerciaux,
    • bénéfices non commerciaux,
    • bénéfices agricoles
  • le revenu fiscal de référence par part du foyer fiscal doit être inférieur à 16 880 € pour l’année 2024. Les contribuables redevables de l’impôt sur la fortune immobilière en 2024 sont exclus.

Conditions liées au véhicule

Le demandeur doit utiliser son véhicule personnel à des fins professionnelles et justifier :

  • soit de parcourir une distance supérieure à 15 kilomètres par trajet domicile-lieu de travail (30 km aller-retour),
  • soit un kilométrage annuel supérieur à 8000 km

Il s’agit de conditions déclaratives qui seront contrôlées a postériori.

Le véhicule utilisé doit également répondre à un certain nombre de conditions :

  • il s’agit d’un véhicule terrestre à moteur à deux, trois ou quatre roues,
  • il est à motorisation thermique ou hybride non rechargeable,
  • il est utilisé à des fins professionnelles,
  • il est régulièrement assuré à la date de la demande

Attention, sont de ce fait exclus : les véhicules électriques, à hydrogène, les quadricycles lourds à moteur, les véhicules agricoles, les poids lourds ainsi que les véhicules de fonction ou de service (la carte grise est au nom de l’entreprise pour un véhicule de fonction) et qui font l’objet de prises en charge spécifiques par l’employeur.

Comment obtenir l’aide ?

La demande d’aide doit être déposée en utilisant le formulaire en ligne disponible dans l’espace personnel du contribuable sur le site www.impots.gouv.fr 

La demande peut être déposée à partir du 27 mai 2026 et, sous peine de forclusion, au plus tard le 30 juillet 2026.

Il est également possible de passer par le simulateur en ligne : si le demandeur est éligible, un lien d’accès au formulaire lui est alors proposé.

L’aide est alors versée sur le compte bancaire du demandeur (celui connu dans le cadre de l’impôt sur le revenu) dans un délai d’environ 10 jours. L’aide ne peut être accordée qu’une seule fois pour un même véhicule.

Contrôles et sanctions

Il est indispensable de conserver l’ensemble des documents justificatifs pendant au moins 5 ans, qui correspond au délai de reprise de l’administration.

En cas de versement indu de l’aide carburant, les sommes sont récupérées par l’administration et peuvent être majorées de 50 % en cas de manquement délibéré et de 100 % en cas de manœuvres frauduleuses.

Retrouvez la communication du ministère de l’économie et des finances en cliquant sur ce lien.

Gestion des véhicules abandonnés : la mise en fourrière

Un véhicule a été abandonné dans votre garage, soit à la suite d’un dépannage, soit après l’établissement d’un devis auquel le propriétaire n’a pas donné suite. Le véhicule n’ayant aucune valeur marchande, une vente aux enchères ne permettrait pas d’en couvrir les frais.

Dans une telle situation, vous pouvez, en tant que « maître de lieux privés » (c’est-à-dire propriétaire, gérant ou locataire), où ne s’applique pas le Code de la route, solliciter la mise en fourrière du véhicule ou, le cas échéant, demander sa destruction, dès lors qu’il est sans droit dans votre garage.

Pour cela, vous devez procéder par étapes, selon que le propriétaire du véhicule est connu ou inconnu conformément aux dispositions des articles R325-47 à R325-52 du code de la route.

Vous connaissez le propriétaire du véhicule 

Dans ce cas, vous devez procéder de la manière suivante :

Etape 1 – La mise en demeure 

  • Vous adressez un courrier en LRAR au propriétaire du véhicule, le mettant en demeure de venir récupérer le véhicule sous un certain délai (5/8/15 jours selon votre convenance). Vous pouvez adapter le courrier à chacune des situations (par exemple, précisez que vous lui avez demandé de nombreuses fois par téléphone de venir récupérer son véhicule si c’est le cas).

 

⇒ Retrouvez un modèle de courrier de mise en demeure dans la rubrique « documents complémentaires » en bas de page.

Etape 2 – La demande de mise en fourrière auprès d’un officier de police judiciaire en cas d’échec de la mise en demeure

  • Si le propriétaire ne vient pas chercher son véhicule dans le délai imparti ou s’il ne retire pas la LRAR ou si celle-ci vous revient avec la mention NPAI, vous devez adresser un courrier à l’officier de police judiciaire territorialement compétent. Ce courrier a pour objet de demander à l’OPJ la mise en fourrière du véhicule dont le propriétaire est connu en application de l’article R.325-48 du code de la route.
En vertu de l’article 16 du code de procédure pénale, sont officiers de police judiciaire : le maire et ses adjoints, les officiers et les gradés de la gendarmerie nationale ou de la police nationale. 
  • A ce courrier, il faudra joindre la copie du courrier de mise en demeure que vous avez déjà adressé au propriétaire du véhicule.

 

⇒ Retrouvez un modèle de courrier dans la rubrique « documents complémentaires » en bas de page

Etape 3 – La mise en fourrière 

  • L’officier de police judiciaire (OPJ) vérifie l’identité du propriétaire du véhicule, avant de prescrire la mise en fourrière.
  • Lorsque l’OPJ a pu identifier le propriétaire du véhicule, il lui notifie la mise en fourrière de son véhicule.
  • La mise en fourrière est effectuée sous votre responsabilité en tant que maître des lieux.
  • En pratique, les frais d’enlèvement et de garde en fourrière incombe au propriétaire du véhicule.

Vous ne connaissez pas le propriétaire du véhicule

Lorsque le propriétaire du véhicule est inconnu, vous devez procéder de la manière suivante :

Etape 1 – Saisine de l’officier de police judiciaire

  • Adresser un courrier à l’officier de police judiciaire (Conformément à l’article 16 du code de procédure pénale, sont officiers de police judiciaire : le maire et ses adjoints, les officiers et les gradés de la gendarmerie nationale ou de la police nationale. …). Ce courrier a pour objet de demander à l’OPJ la mise en fourrière du véhicule dont le propriétaire est inconnu.
  • A ce courrier, il faut joindre une enveloppe vierge, affranchie au tarif d’une lettre recommandée avec demande d’avis de réception (les frais d’expédition sont à votre charge).

 

Retrouvez ce modèle dans la rubrique « documents complémentaires » en bas de page

Etape 2 – Identification du propriétaire par l’OPJ et mise en fourrière du véhicule

  • L’officier de police judiciaire procèdera, alors lui-même, à la mise en demeure du propriétaire, sur le fondement de l’article R. 325-49 du Code de la Route.
  • Le propriétaire est informé et doit retirer le véhicule à ses frais.
  • A défaut de retrait du véhicule, l’OPJ peut ordonner la mise en fourrière qui est effectuée sous la responsabilité du maître des lieux (c’est-à-dire du professionnel).
  • Les frais d’enlèvement et de garde en fourrière incombe au propriétaire du véhicule ou à l’autorité de fourrière lorsque le propriétaire demeure inconnu.

Attention : Afin d’éviter un litige ultérieur avec le propriétaire du véhicule, pour les véhicules confiés, il est recommandé de respecter, en outre, un délai de 3 mois entre la première demande de retrait du véhicule et la mise en demeure de récupérer le véhicule avant mise en fourrière

 

Nous avons des retours terrains nous informant que certains OPJ ne connaissent pas cette procédure et/ou informent le professionnel qu’ils ne peuvent intervenir que sur la voie publique et ne sont pas compétents pour les lieux dit « privés » (exemple : garage, copropriété, etc …). N’hésitez pas dans ce cas à leur transmettre les dispositions du code de la route et notamment l’article R. 325-47 : « Le maître de lieux publics ou privés où ne s’applique pas le code de la route qui veut faire procéder à l’enlèvement d’un véhicule laissé sans droit dans ces lieux en adresse la demande à l’officier de police judiciaire territorialement compétent ».

Cliquez ici pour retrouver l’intégralité des dispositions du code de la route sur l’enlèvement des véhicules laissés sans droit dans des lieux non ouverts à la circulation publique.

Cas particulier : 

Véhicules abandonnés en fourrière

Les véhicules laissés en fourrière, après un délai de 15 jours à compter de la notification de mise en fourrière, sont considérés comme abandonnés.

Ce délai est ramené à 10 jours, si la valeur du véhicule est estimée à un faible montant déterminé en tenant compte de ses caractéristiques techniques, de sa date de première mise en circulation et, le cas échéant, des motifs de sa mise en fourrière (la valeur de  765 € n’est plus d’actualité). Ce délai peut également être ramené à 7 jours si le véhicule a été utilisé pour du rodéo urbain.

Ils sont alors remis au service des domaines  pour être vendu ou détruit (articles L 325-7, L 325-8 et R 325-43 du code de la route).

La notification de mise en fourrière est adressée par lettre recommandée avec accusé de réception au propriétaire, dans les 5 jours suivant la mise en fourrière, par un officier de police judiciaire (OPJ) ou par l’autorité dont relève la fourrière.

Le « fouriériste » n’a donc en principe rien à faire. Néanmoins, si à l’expiration du délai de 15 jours, il reste sans nouvelle il peut toujours saisir cette autorité pour qu’elle prenne position.

 

Tous les documents types et modèles de courriers pour la procédure des véhicules abandonnés sont à votre disposition ci-dessous dans l’onglet ci-dessous « documents complémentaires ».

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SMIC au 1er Juin 2026

Au 1er juin 2026, le SMIC subit une revalorisation automatique de 2,41 % suite à l’augmentation de l’indice des prix à la consommation hors tabac d’au moins 2 %, il ne s’agit pas d’un coup de pouce supplémentaire du gouvernement.

Par conséquent, à compter du 1er juin 2026, suite à l’Arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, le montant du salaire minimum de croissance est porté de 12,02 € à 12,31 euros de l’heure (+2,41 %, + 43,99 euros mensuels) en métropole, Guadeloupe, Guyane, Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon, soit 1 867,02 € bruts (vs 1 823,03 au 1er janvier 2026).

A Mayotte, il passe de 9,33 € à 9,56 € soit 1 449,93 euros bruts mensuels pour 35 heures hebdomadaires.

Le SMIC mensuel brut pour 35 heures de travail par semaine est égal à 12,31 € x 151,667 H = 1 867,02 € au 1er juin 2026.

Le montant du minimum garanti (MG) passe de 4,25 € à 4,35 € au 1er juin 2026

Le minimum garanti est la valeur de référence pour le calcul de l’avantage en nature qui consiste dans la fourniture ou la mise à disposition d’un bien ou service (repas, logement…) permettant au salarié de faire l’économie de frais. Un tel avantage doit être soumis à cotisations, selon un barème forfaitaire avec le MG comme référence.

INCIDENCE SUR LES SALAIRES DES CONTRATS EN ALTERNANCE

Les rémunérations des bénéficiaires de contrats en alternance, basées sur le SMIC, devront être revalorisées : contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage et CPF de transition.

INCIDENCE DU SMIC SUR LES SALAIRES MINIMA CONVENTIONNELS

Selon le principe de faveur, si le minimum conventionnel est inférieur au SMIC, il faudra appliquer le SMIC ; si le minimum conventionnel est supérieur au SMIC, c’est le minimum conventionnel qu’il faut retenir.

Au regard de l’avenant N°110 relatif aux minima garantis, applicable depuis le 1er mai 2026l’échelon 1 (1 853 €) est en deçà du SMIC. Par conséquent, il faut impérativement rémunérer les salariés à hauteur de 1 867,02 € au 1er juin 2026. 

Plafond de la sécurité sociale 2026

L’Arrêté du 22 décembre 2025 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2026 publié au JO du 23 décembre 2025, confirme l’augmentation de 2 % au 1er janvier 2026 du plafond de la sécurité sociale.

Pour les rémunérations ou gains versés à compter du 1er janvier et jusqu’au 31 décembre 2026, le plafond mensuel de la sécurité sociale qui pour rappel est une valeur « étalon » en paie, est fixé à 4 005 € (3 925 € en 2025), soit une augmentation de 2 % :

Plafond annuel SS : 48 060 €
Plafond trimestriel : 12 015 €
Plafond mensuelle : 4 005 €
Plafond par Semaine : 924 €
Plafond journalier : 220 €
Plafond horaire : 30 €
Pour les salariés présents pendant toute l’année 2025, c’est le plafond annuel qui servira de régularisation de cotisations soit 48 060 €.

A Mayotte le plafond mensuel de la sécurité sociale est fixé à 3 022 € au 1er janvier 2026.

Incidence de la hausse du SMIC sur les allègements de cotisations patronales

  • Réduction générale de cotisations patronales (RGDU)

Pour rappel la réduction générale dégressive unifiée (ex réduction Fillon, désormais appelée RGDU) est calculée selon une formule indexée sur le SMIC, applicable aux rémunérations jusqu’à 1,6 fois le SMIC.

Normalement en cas d’évolution du SMIC en cours d’année, la valeur annuelle du SMIC à prendre en compte pour le calcul du coefficient de la RGDU est alors égale à la somme des valeurs déterminées pour les périodes antérieures et postérieures à cette évolution – c. séc. soc. art. D. 241-7, IV.

Attention, Bercy souhaite un gel du barème actuel des exonérations qui ne serait donc plus indexé sur le SMIC mais serait figé au 1er janvier 2026. Le ministre de l’action et des comptes publics confirme cette information : la  hausse du SMIC au 1er juin 2026 ne sera pas répercutée sur les allègements généraux, en conséquence, le coefficient de réduction générale dégressive unique de cotisations patronales devrait continuer à se calculer en fonction du SMIC en vigueur au 1er janvier 2026. Nous sommes dans l’attente d’un décret sur le sujet.

 

Locataire-gérant de station-service : AIP 2026

Les accords inter Professionnels (AIP, auxquels la FNA est partie prenante, visent à encadrer l’exploitation en location-gérance par un gérant d’un fonds de commerce de station-service d’une société pétrolière).

Dans le cadre de ces accords, la FNA participe tous les ans à des réunions statutaires réunissant les organisations professionnelles et l’UFIP (Union française des industries pétrolières) durant lesquelles nous définissons notamment la revalorisation du niveau minimum de rémunération des gérants ainsi que la prime de fin de contrat.

Bilan de l’année 2025 :

L’année 2025 a été marquée par une forte instabilité géopolitique, notamment au Moyen-Orient avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette situation a entraîné une hausse brutale des prix du pétrole et des carburants (+20 % pour le gazole).

Le gazole, bien qu’en léger recul, reste largement dominant dans le mix énergétique des transports.

Dans ce contexte, l’électrification du parc automobile progresse, mais sans rupture brutale. L’année 2025 a été marquée par une augmentation des immatriculations de véhicules électriques et par une accélération du déploiement des infrastructures de recharge.

Parallèlement, les carburants liquides bas carbone s’imposent comme un levier immédiat et opérationnel notamment en cas de risques de fortes pénuries de carburants.

Résultats des négociations pour  2026 :

Contenu des tensions actuelles et de la flambée des prix à la pompe sollicitant de manière importante nos adhérents,  nous avons demandé un effort représentatif de ces constats de la part des pétroliers. L’UFIP et les organisations professionnelles ont alors décidé d’un commun accord de prioriser une revalorisation de la rémunération annuelle brute de référence du « dirigeant seul » et « des dirigeants » (couple collaborateurs) de +1,5 %.

 

Climatisation automobile et fluides frigorigènes : cadre juridique et encadrement pour les professionnels de la réparation

Contexte et cadre juridique

Le Règlement (UE) 2024/573, entré en application le 11 mars 2024, constitue la nouvelle version du dispositif européen encadrant les gaz à effet de serre fluorés (« F-Gaz »). Il abroge le Règlement (UE) n°517/2014 et renforce significativement les obligations existantes.

Le texte s’applique :

  • Aux gaz fluorés listés aux annexes I, II et III ;
  • Aux équipements contenant ces gaz, dont les systèmes de climatisation des véhicules.

Actuellement, trois principaux gaz sont utilisés pour la climatisation d’un véhicule :

  • Le Gaz R134a (pour les VN antérieurs à 2017)  (Annexe I) ;
  • Le Gaz R1234yf  (Annexe II) ;
  • Le Gaz R744 (CO2).

 

Les réparateurs automobiles sont donc directement concernés en tant qu’opérateurs intervenant sur ces équipements.

Obligations principales des réparateurs

  • Attestation de capacité (entreprise)

En France, l’Arrêté du 30 juin 2008 relatif à la délivrance des attestations de capacité aux opérateurs prévues à l’article R. 543-99 du code de l’environnement rend obligatoire la détention d’une attestation de capacité pour toutes les entreprises. Cette attestation de capacité est une certification obligatoire pour toute entreprise qui effectue des opérations telles que la manipulation de fluides frigorigènes ou encore la maintenance ou réparation des systèmes de climatisation.

Pour les professionnels de l’automobile, une attestation de Catégorie V  est nécessaire (Activités qui recouvrent le contrôle d’étanchéité, la maintenance, l’entretien, la mise en service et la récupération des fluides des systèmes de climatisation de véhicules mentionnés à l‘article R.311-1 du Code de la route).

L’attestation de capacité est délivrée par un organisme agréé. Afin d’obtenir cette attestation, les conditions principales d’obtention sont les suivantes :

  • Disposer d’un personnel qualifié (titulaire d’une attestation d’aptitude et former ses salariés) ;
  • Posséder les équipements réglementaires et assurer l’étanchéité des installations ;
  • Respecter les procédures de traçabilité et de gestion des fluides (Déclarer l’activité et tenir un registre des fluides (quantités manipulées, récupérées, recyclés, …) qui sera à déclarer à l’établissement agréé.

Cette attestation est délivrée pour une durée de 5 ans et des audits peuvent être effectués pour contrôler les déclarations et la conformité de l’activité de l’entreprise détentrice de l’attestation de capacité.

  • Attestation d’aptitude (personne physique)

L’Arrêté du 13 octobre 2008 relatif à la délivrance des attestations d’aptitude prévues à l’article R. 543-106 du code de l’environnement rend obligatoire l’obtention d’une attestation d’aptitude pour chaque professionnel concerné par les opérations décrites à l’article R543-76 du Code de l’environnement notamment « (…) Toute autre opération réalisée sur des équipements nécessitant la manipulation de fluides frigorigènes ».

L’attestation d’aptitude concerne les techniciens intervenant directement sur les systèmes de climatisation au sein des véhicules.

Elle est obtenue après la réussite à une évaluation théorique et pratique auprès d’un organisme certifié.

 

Attention, en vertu du  nouvel Arrêté du 21 novembre 2025 relatif à la délivrance des attestations d’aptitude prévues à l’article R. 543-106 du code de l’environnement, dont les dispositions sont obligatoires à partir du 1er janvier 2027, précise que les personnes physiques possédant une attestation d’aptitude pour une catégorie I, II, III et IV suivent, au plus tard d’ici le 12 mars 2029, des formations de remise à niveau ponctuelles or cela ne concerne pas les catégories V donc pas nécessaire pour les professionnels de la réparation automobile.

 

Cependant, d’après ces mêmes dispositions et ce dès le 1er janvier 2027, il sera nécessaire pour les salariés concernés d’obtenir une attestation d’aptitude pour la manipulation du Gaz R1234yf. Si le salarié dispose déjà d’une attestation d’aptitude pour la manipulation du Gaz R134A, celle-ci peut être conservée et permet de manipuler le Gaz R1234yf sans remise à niveau ni formation complémentaire. C’est uniquement dans ce dernier cas d’espèce qu’aucune nouvelle attestation d’aptitude est nécessaire pour la manipulation du gaz R1234yf dès cette date. 

Enfin, il est à préciser qu’à compter du 1er janvier prochain, du fait de son évolution le Gaz R1234yf devra faire l’objet d’un registre propre afin qu’en cas de contrôle l’entreprise puisse justifier de son contrôle et de son traitement du fait des risques environnementales de ce fluide.

L’organisme de formation de la FNA, le CFPA, dispense plusieurs formations à destination des professionnels qui souhaitent se former et pouvoir obtenir les attestations d’aptitude nécessaires à leur activité vous trouverez l’intégralité des formations en suivant ce lien : https://www.cfpa-france.fr/domaines/climatisation-vl

 

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Les règles de concurrence entre entreprises

La concurrence entre les entreprises constitue un principe essentiel du fonctionnement de l’économie de marché. En favorisant la liberté d’accès au marché, l’innovation, la compétitivité et la diversité de l’offre, elle bénéficie directement aux consommateurs comme aux professionnels.

Une concurrence saine permet en effet d’améliorer la qualité des produits et services, de stimuler les investissements et de garantir des prix déterminés de manière libre et transparente.

C’est pourquoi le droit de la concurrence, sous le contrôle de l’Autorité de la concurrence, prohibe les pratiques susceptibles de fausser le jeu normal du marché, telles que les ententes, les échanges d’informations sensibles ou les abus de position dominante.

Afin de permettre aux entreprises de mieux comprendre les enjeux, et les lignes à ne pas franchir dans leurs relations avec leurs concurrents, l’Autorité de la Concurrence a publié un Guide Pratique intitulé « Mieux comprendre les règles de la concurrence ».

Nous vous invitons à prendre attentivement connaissance de ce guide, qui contient des informations pratiques et opérationnelles destinées à vous aider à identifier les principaux risques en matière de droit de la concurrence et à adopter les bonnes pratiques dans vos échanges et comportements professionnels.

 

Le guide est téléchargeable en cliquant sur ce lien

Subvention : captage de fumées de diésel

La subvention proposée par l’assurance maladie – risques professionnels, s’applique au financement des systèmes de captage des fumées d’échappement diesel des véhicules légers (VL) ou des poids lourds (PL), lesquelles contiennent des agents « cancérogènes avérés pour l’homme ». Plus précisément, cette subvention permet de réduire l’exposition des salariés aux émissions des moteurs diesel en investissant dans des équipements de protection collective (système de captage à la source ou ventilation générale mécanisée…). 

Face à ces risques et afin de respecter les obligations de prévention de l’employeur en matière de santé et sécurité, le captage à la source est la technique la plus efficace aujourd’hui.

A noter que les autres fumées de moteur (essence, etc.), qui sont classées « potentiellement cancérogènes », ne sont pas concernées par ce dispositif d’aide.

L’aide, qui s’applique sur tout le territoire national, concerne les centres de contrôle technique (VL et PL) ainsi que les garages

Dans les centres de contrôle technique (CCT), la mesure de l’opacité des fumées de diésel a été ciblée par l’Assurance Maladie comme la phase la plus polluante et la plus exposante pour les salariés en raison de l’enchaînement de cycles accélération / décélération. Il en ressort que plus de la moitié de l’effectif est exposée plus de 20 heures par semaine aux gaz d’échappement. Dans les garages, de nombreuses opérations de diagnostic et de mécanique sont réalisées moteur tournant. Selon une étude, 800 000 salariés seraient concernés par les émissions de moteurs diesel sur les lieux de travail.

Matériel financé

La subvention permet de financer les installations de captage et équipements ainsi que la vérification des performances aérauliques et acoustiques :

  • Acquisition ou rénovation d’un système d’extraction des gaz et fumées d’échappement avec des capteurs adaptés à l’activité. Il peut s’agir de systèmes fixes, ou sur rail ;
  • Remplacement de l’extracteur et/ou du capteur d’un système d’extraction des gaz et fumées d’échappement existant ;
  • Acquisition d’une cabine en surpression (centre de contrôle technique PL uniquement) pour la protection des salariés lors des phases polluantes du contrôle technique autorisant le contrôleur technique à s’éloigner du véhicule (phase de mesure de l’opacimétrie des gaz d’échappement) ;
  • En complément du financement d’installations de captage localisé, un système de ventilation générale mécanisée.

Montant de la subvention

Il est de 70 % du montant HT des sommes engagées pour les équipements et la vérification.

Le montant minimum de subvention est de 500 €. Les investissements ne peuvent être subventionnés si la demande ne respecte pas ce plancher.

Si le montant cumulé des subventions prévention accordées à l’entreprise dépasse les 23 000 € sur les 12 derniers mois civils, une convention devra être établie entre l’entreprise et la caisse régionale.

Si l’entreprise a perçu sur les 3 dernières années glissantes, des aides publiques supérieur à 300 000 €, elle ne sera pas éligible aux subventions prévention.

Conditions d’obtention de la subvention

 L’entreprise doit remplir certaines conditions et présenter les documents justifiant les investissements. 

Il faut faire la demande en ligne sur net-entreprise, avec les pièces suivantes :

La demande peut se faire dans le cadre d’une prise en charge directe ou sur réservation.

1) s’il s’agit d’une demande de prise en charge directe 

L’entreprise dépose sa demande sur net entreprise, avec les pièces justificatives suivantes relatives au financement du matériel :

  • Copie des factures avec mention de conformité au cahier des charges ;
  • Copie du bon de livraison ;
  • Extraits des relevés bancaires avec l’identité du titulaire du compte, l’IBAN et les montants de l’investissement apparents ;
  • Convention de subventions (loi DCRA) ;
  • Attestation sur l’honneur de l’employeur de délivrance d’une information sur les risques, d’une formation à l’utilisation de l’équipement, du maintien en bon état et de la vérification annuelle de l’installation signée par l’entreprise ;
  • Attestation du fournisseur, d’un organisme agréé ou d’une structure compétente portant sur la conformité au cahier des charges des valeurs mesurées à la réception de l’installation ou rapport de vérification ;
  • En cas de financement de la vérification : Rapport d’un organisme agréé ou d’une structure compétente portant sur la conformité au cahier des charges des valeurs mesurées à la réception de l’installation.

Si le dossier est accepté et dans la limite des budgets disponibles,  la subvention sera versée sous quelques semaines.

2) La demande se fait sur réservation 

L’entreprise dépose sa demande et transmet les pièces justificatives permettant de réserver le montant de la subvention sur le site net-entreprises.fr.

Pour valider ma demande je dépose : Copie du devis détaillé avec mention de conformité au cahier des charges ;

Pour valider ma réservation je dépose : Copie du ou des bons de commande avec mention de conformité au cahier des charges ;

Pour valider le versement je dépose : Copie de la ou des facture avec mention de conformité au cahier des charges ;

  • Copie du bon de livraison ;
  • Extraits des relevés bancaires avec l’identité du titulaire du compte, l’IBAN et les montants de l’investissement apparents ;
  • Attestation sur l’honneur de l’employeur de délivrance d’une information sur les risques, d’une formation à l’utilisation de l’équipement, du maintien en bon état et de la vérification annuelle de l’installation signée par l’entreprise ;
  • Attestation du fournisseur, d’un organisme agréé ou d’une structure compétente portant sur la conformité au cahier des charges des valeurs mesurées à la réception de l’installation ou rapport de vérification ;
  • En cas de financement de la vérification : Rapport d’un organisme agréé ou d’une structure compétente portant sur la conformité au cahier des charges des valeurs mesurées à la réception de l’installation.

Pour quelle entreprise

Elle s’adresse à toutes les entreprises de 1 à 49 salariés, tous secteurs confondus.

L’entreprise doit :

  • être inscrite au régime général de la Sécurité sociale ;
  • avoir un effectif national inférieur ou égal à 49 salariés à la date de la demande ou à la date du paiement de la subvention ;
  • être à jour des cotisations auprès de l’Urssaf ;
  • avoir réalisé et mis à jour son document unique d’évaluation des risques depuis moins d’un an ;
  • ne pas bénéficier d’un contrat de prévention en cours, ni en avoir bénéficié aux cours des deux années précédant la demande de Subvention Prévention  (le délai est calculé à partir de la date du courrier de transformation d’avances en subvention) ;
  • ne pas faire l’objet, pour l’une de ses entreprises, d’une injonction ou d’une cotisation supplémentaire ;
  • adhérer à un service de santé au travail ;
  • avoir informé les instances représentatives du personnel des mesures envisagées ;
  • ne pas avoir atteint le plafond maximal autorisé de 300 000 € d’aides versées par les autorités publiques sur les trois dernières années glissantes (règle des minimis).

Pour en savoir plus : Captage fumées de diesel

 

Aide carburant 50 € grands rouleurs – salariés et travailleurs indépendants

Le décret du 30 avril 2026 relatif à la création, aux conditions et aux modalités de versement d’une indemnité carburant a été publié au JO du 2 mai 2026.

Ce texte organise la mise en place d’une aide unique de 50 € pour les salariés et travailleurs indépendants considérés comme « grands rouleurs ».

Le service pour effectuer la demande sera ouvert début juin 2026, pour une période de deux mois, et la demande sera effectuée par voie dématérialisée, au moyen d’un formulaire accessible dans l’espace personnel du contribuable sur le site impôts.gouv.fr.

Plus d’infos sur les conditions d’obtention de l’aide :

https://www.economie.gouv.fr/actualites/carburant-laide-pour-les-travailleurs-grands-rouleurs#