Dans un contexte marqué par des fuites de données et des campagnes d’hameçonnage, de nombreuses entreprises sont confrontées à la cybermalveillance : piratages de compte professionnel, fraudes au virement, usurpations d’identité, etc.
Les professionnels de l’automobile sont des cibles particulièrement recherchées car ils traitent des données personnelles sensibles (identité des clients, coordonnées bancaires, accès au SIV) et disposent rarement d’un service informatique dédié, ce qui les rends vulnérables aux cyberattaques.
Après avoir présenté de manière générale, la cybersécurité en entreprise, nous vous exposons dans cette note, la cybermenace la plus répandue : le hameçonnage.
Qu’est-ce que le hameçonnage (phishing) ?
Le hameçonnage est une technique frauduleuse destinée à leurrer le correspondant pour l’inciter à communiquer des données personnelles en se faisant passer pour un tiers de confiance. Plusieurs moyens peuvent être utilisés : faux sms, envoi de courriels, appels téléphoniques ou envoi de liens à cliquer.
Objectif : Voler des informations personnelles ou professionnelles (comptes, mots de passe, données bancaires…) pour en faire un usage frauduleux.
De nombreux professionnels habilités au SIV ont été victimes de ce procédé : Alerte mails frauduleux SIV
Comment repérer un email d’hameçonnage ?
1 – Votre anti-virus ou votre messagerie vous signale la réception d’un email frauduleux. Par exemple : l’email est classé dans les spams.
2 – Vous recevez un email d’un service ou d’une société dont vous n’êtes pas client.
Ne baissez pas vos gardes : les cybercriminels peuvent cibler les véritables clients du service usurpé, notamment lorsqu’ils parviennent à obtenir frauduleusement une base de données contenant les informations de ces clients.
3 – L’adresse de l’expéditeur est fantaisiste, inhabituelle, comporte des fautes d’orthographe, le nom de l’expéditeur parait suspect.
4 – L’objet de l’email est trop alléchant ou alarmiste. Par exemple : « Alerte de sécurité », « Urgent : Contrôle de votre habilitation SIV ANTS », « Dernier jour pour profiter de la promotion », etc.
5 – L’apparence de l’email reçu est suspecte : logo et image de mauvaise qualité, flous ou déformés. Les cybercriminels, par des procédés sophistiqués, peuvent recourir frauduleusement aux logos et images des institutions publiques : bloc Marianne, logos des Finances publiques, DGFIP, DGCCRF, URSSAF, ANTS, etc. Les images des entreprises privées peuvent également être détournées : fournisseurs de services de communication électroniques (France Télécom/Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free, Numericable), d’établissements bancaires, de fournisseurs d’énergie, etc.
6 – Présence de fautes d’orthographe ou de grammaire. Faites preuve de vigilance, les cybercriminels utilisent des logiciels de traduction de plus en plus sophistiqués pour améliorer le niveau de français des emails.
7 – Une demande de divulgation d’informations personnelles et confidentielles. Aucune entité quelque soit sa nature (gouvernementale, professionnelle ou autre) n’est en droit de vous demander vos informations confidentielles. Parmi les informations confidentielles ont peut lister : le code de carte bancaire ou vos codes d’accès à votre compte bancaire, identifiants de connexion et mot de passe de vos comptes utilisateurs de toute etc.
8 – L’email vous incite à cliquer sur un lien ou ouvrir une pièce jointe. Le lien frauduleux redirige vers un faux site internet pouvant ressembler à un site officiel. Avant de cliquer, pensez à vérifier l’adresse du lien. Les pièces jointes d’un email frauduleux peuvent contenir des virus, ou un logiciel malveillant. Ne cliquez pas sur des pièces jointes envoyées par des expéditeurs inconnus ou douteux, même par curiosité.
Comment réagir en cas d’hameçonnage ?
En cas de doute, contactez directement l’organisme concerné pour confirmer le message ou l’appel que vous avez reçu.
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- Si vous avez répondu au message ou à l’appel :
– Faites opposition immédiatement auprès de votre banque et changez vos mots de passe (voir : comment gérer ses mots de passe).
– Conservez les preuves.
– En fonction du préjudice subi (usurpation d’identité, virements frauduleux, fuites de données, etc.) déposez plainte au commissariat de police ou à la gendarmerie dont vous dépendez en fournissant toutes les preuves en votre possession.
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- Si vous n’avez pas répondu :
– Signalez le message, sans y répondre à SIGNAL-SPAM.FR
– Signalez le site frauduleux à PHISHING INITIATIVE plateforme permettant de faire bloquer l’accès au site et ainsi protéger les internautes.
Pour être conseillé en cas d’hameçonnage, contactez INFO ESCROQUERIES au 0 805 805 817 (numéro gratuit).
Pour adopter les bons réflexes, consultez la FICHE REFLEXE HAMECONNAGE, également disponible dans la rubrique « documents complémentaires » en fin de page.
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Pour aller plus loin :
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