Dans un contexte marqué par des fuites de données et des campagnes d’hameçonnage, de nombreuses entreprises sont confrontées à la cybermalveillance : piratages de compte professionnel, fraudes au virement, usurpations d’identité, etc.
Les professionnels de l’automobile sont des cibles particulièrement recherchées car ils traitent des données personnelles sensibles (identité des clients, coordonnées bancaires, accès au SIV) et disposent rarement d’un service informatique dédié, ce qui les rends vulnérables aux cyberattaques.
Une cyberattaque peut entrainer une interruption de services, une atteinte à l’image et à la réputation de l’entreprises, des préjudices financiers et psychologiques, etc.
Afin de sensibiliser les dirigeants et leurs collaborateurs aux risques auxquels ils sont exposés, l’Etat met à disposition plusieurs services d’information et d’assistance :
- La plateforme Cybermalveillance.gouv.fr, dispositif national de sensibilisation, de prévention et d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance propose :
- Un diagnostic en ligne pour identifier le type d’incident subi et être mis en relation avec un prestataire informatique
- Des fiches pratiques et un kit de sensibilisation gratuit à diffuser auprès des salariés : SensCyber
- Un annuaire des prestataires labellisés « ExpertCyber » en mesure d’accompagner les entreprises dans la sécurisation de leurs systèmes d’information.
- 17Cyber, un service d’assistance en ligne proposé par la Police Nationale, la Gendarmerie Nationale et Cybermalveillance.gouv.fr
- La plateforme « MesServicesCyber » de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) regroupe plusieurs services destinés aux entreprises, notamment :
- Un diagnostic gratuit pour les TPE/PME accompagné par un AideCyber
- Des cours en ligne et formation via la plateforme SecNumAcadémie pour sensibiliser les personnes souhaitant devenir acteurs et actrices de la sécurité du numérique de leur entreprise.
Nous vous présentons dans cette note :
◊ Les différents risques à connaitre
◊ Les recommandations pratiques
Les différents risques à connaitre
♦ Le hameçonnage (phishing)
Le hameçonnage est une technique frauduleuse destinée à leurrer le correspondant pour l’inciter à communiquer des données personnelles en se faisant passer pour un tiers de confiance (la DGFIP, l’URSAFF, établissements bancaires, fournisseurs, partenaires commerciaux etc. ). Plusieurs moyens peuvent être utilisés : faux sms, envoi de courriels, appels téléphoniques ou envoi de liens à cliquer.
Objectif : Voler des informations personnelles ou professionnelles (comptes, mots de passe, données bancaires…) pour en faire un usage frauduleux.
De nombreux professionnels habilités au SIV ont été victimes de ce procédé : Alerte mails frauduleux SIV
Pour connaitre les risques et savoir comment réagir face à un email d’hameçonnage, veuillez consulter la note dédiée :
Cybermenaces pour les entreprises : le hameçonnage (phishing).
Pour être conseillé en cas d’hameçonnage, contactez INFO ESCROQUERIES au 0 805 805 817 (numéro gratuit).
Pour adopter les bons réflexes, consultez la FICHE REFLEXE HAMECONNAGE, également disponible dans la rubrique « documents complémentaires » en fin de page.
♦ Le rançongiciel (ransomware)
Le rançongiciel est une cyberattaque au moyen d’un logiciel malveillant. Ce logiciel malveillant compromet un équipement ou un système d’information pour en bloquer l’accès, en chiffrer ou en copier les données. Pour rendre le service à nouveau accessible et ne pas divulguer les données, le cybercriminel réclame une rançon à la victime.
Il s’agit d’une forme d’extorsion (article 312-1 et suivants du Code pénal).
Ces logiciels malveillants s’infiltrent dans vos appareils par plusieurs canaux numériques :
- Par courriel, par simple clic sur une pièce jointe ou un lien infectés (voir les préconisations sur le hameçonnage).
- Par navigation sur des sites internet contaminés par les cyberattaquants.
- Directement sur le système informatique en exploitant une faille de sécurité (logiciel métier, système d’exploitation des appareils, etc).
Pour connaitre les risques et savoir comment réagir face à un rançongiciel, veuillez consulter la note dédiée :
Cybermenaces pour les entreprises : le rançongiciel (ransomware).
Pour adopter les bons réflexes, consultez la FICHE REFLEXE RANCONGICIELS, également disponible dans la rubrique « documents complémentaires » en fin de page.
♦ Le piratage informatique
Le piratage informatique est une cyberattaque consistant à s’introduire dans un réseau ou un service en ligne, sans autorisation, notamment au moyen d’un virus.
On distingue : le piratage d’un compte et le piratage d’un équipement.
Le piratage d’un compte consiste à prendre le contrôle d’un compte appartenant à l’entreprise, les dirigeants ou les salariés afin de dérober des informations professionnelles et en faire un usage frauduleux.
A titre d’illustration, de nombreux professionnels habilités au SIV ont été victimes d’usurpation d’identité à la suite de campagne d’hameçonnage et d’intrusion dans leurs systèmes informatiques :
– Professionnels habilités : que faire en cas d’usurpation de vos accès SIV (habilitation – agrément)
Pour connaitre les risques et savoir comment réagir face à un piratage informatique, veuillez consulter la note dédiée :
Cybermenaces pour les entreprises : le piratage informatique.
Pour adopter les bons réflexes, consultez la FICHE REFLEXE PIRATAGE, également disponible dans la rubrique « documents complémentaires » en fin de page.
♦ La fraude au RIB et au faux virement bancaire
Il s’agit d’une escroquerie qui consiste, par des moyens frauduleux et trompeurs, de faire réaliser des virements sur un compte détenu par l’escroc.
Ce type d’arnaque est souvent liée au piratage de la boite mail de la victime ou de son créancier.
Schématiquement, un hackeur pirate une messagerie (il peut s’agir du compte mail du créancier avec lequel la victime est en relation ou bien de celui de la victime dont l’escroc aura pris le contrôle) et identifie une transaction imminente ou récurrente entre le créancier et la victime.
En usurpant l’identité du créancier, il va alors adresser un message à la victime lui demandant de réaliser le paiement par virement. En général, l’escroc aura joint à son message une facture avec un RIB falsifié contenant les coordonnées d’un compte bancaire qu’il détient (mais dont le nom est le même que le créancier) pour dérober le montant du virement.
Conséquence : au lieu de faire un virement à votre entreprise (pour régler des réparations, le dépannage, ou l’achat d’un véhicule par exemple), votre client va faire un virement aux escrocs.
De la même manière, vous pouvez également être victime de cette escroquerie, si vous devez faire un virement à un fournisseur, votre bailleur, ou un prestataire par exemple.
Pour connaitre les risques et savoir comment réagir face à une fraude au faux virement bancaire, veuillez consulter la note dédiée :
Cybermenaces pour les entreprises : la fraude au faux RIB.
Pour adopter les bons réflexes, consultez la FICHE REFLEXE FRAUDE AU FAUX VIREMENT, également disponible dans la rubrique « documents complémentaires » en fin de page.
Les recommandations pratiques
◊ Sensibilisez les équipes :
- Formez l’ensemble de votre personnel à reconnaître un courriel ou un SMS frauduleux, et à ne jamais communiquer un mot de passe par téléphone ou par courriel
- Mettez en place une procédure de vérification systématique avant tout virement inhabituel ou toute modification de coordonnées bancaires d’un fournisseur
◊ Protégez les accès à vos comptes et réseaux :
- Utilisez des mots de passe longs et uniques pour chaque service, et activer la double authentification dès qu’elle est disponible (messagerie, logiciel de caisse, banque en ligne)
- Changez immédiatement les mots de passe par défaut des équipements (box internet, imprimantes, bornes de recharge, valises de diagnostic connectées)
◊ Sécurisez le réseau et les équipements connectés :
- Séparez, si possible, le réseau privé interne utilisé pour les outils de diagnostic et le réseau public utilisé pour la navigation Internet générale ou le Wi-Fi visiteurs
- Sécurisez les accès à distance (télémaintenance, prise en main à distance par un prestataire) et ne les activez que lorsque c’est nécessaire
◊ Maintenez les systèmes à jour :
- Installez sans délai les mises à jour de sécurité des postes de travail, logiciels de gestion d’atelier et outils de diagnostic
- Utiliser un antivirus à jour sur tous les postes connectés à Internet
◊ Sauvegardez les données :
- Effectuez des sauvegardes régulières des données critiques (fichiers clients, comptabilité, planning) sur un support déconnecté du réseau habituel
- Vérifiez périodiquement que les sauvegardes sont fonctionnelles et permettent une restauration effective
◊ Protégez les données personnelles de vos clients :
- Ne conservez que les données strictement nécessaires à la relation commerciale, conformément au RGPD
- Mettez en place une procédure d’archivage et de destruction des données
- Chiffrez ou protégez par mot de passe les fichiers contenant des données sensibles (coordonnées bancaires par exemple)
◊ Réagissez rapidement en cas d’incident :
- Identifiez à l’avance un contact ou un prestataire informatique de confiance à solliciter en cas d’incident
- Conservez les coordonnées des dispositifs publics d’assistance « ExpertCyber« et 17Cyber






















