Dans un contexte marqué par des fuites de données et des campagnes d’hameçonnage, de nombreuses entreprises sont confrontées à la cybermalveillance : piratages de compte professionnel, fraudes au virement, usurpations d’identité, etc.
Les professionnels de l’automobile sont des cibles particulièrement recherchées car ils traitent des données personnelles sensibles (identité des clients, coordonnées bancaires, accès au SIV) et disposent rarement d’un service informatique dédié, ce qui les rends vulnérables aux cyberattaques.
Après avoir présenté de manière générale, la cybersécurité en entreprise, nous vous exposons dans cette note, l’une des cybermenaces à identifier et anticiper : le rançongiciel (ransomware).
Qu’est-ce qu’un rançongiciel ?
Le rançongiciel est une cyberattaque au moyen d’un logiciel malveillant. Ce logiciel malveillant compromet un équipement ou un système informatique pour en bloquer l’accès, en chiffrer ou en copier les données. Pour rendre le service à nouveau accessible et ne pas divulguer les données, le cybercriminel réclame une rançon à la victime.
Il s’agit d’une forme d’extorsion (article 312-1 et suivants du Code pénal).
Quels sont les modes opérateurs des rançongiciels ?
Ces logiciels malveillants se propagent sur plusieurs canaux numériques :
• Par courriel ou par sms, par simple clic sur une pièce jointe ou un lien infectés (voir les préconisations sur le hameçonnage).
• Par navigation sur des sites internet contaminés par les cyberattaquants.
• Directement sur le système informatique en exploitant une faille de sécurité (logiciel métier, système d’exploitation des appareils, etc).
Tout type d’appareils connectés peut être touché : smartphone, ordinateur, tablette, etc.
Comment se prémunir contre le rançongiciel ?
- Sensibilisez vos collaborateurs sur les cybermenaces pour qu’ils puissent apprendre à les identifier et réagir, notamment face à un message d’hameçonnage.
- N’ouvrez pas les messages, pièces jointes ou liens non sollicités ou douteux et ne téléchargez pas d’applications non vérifiées
- Utilisez un antivirus sur tous vos équipements (ordinateurs, serveurs, smartphones…) et filtrez les accès à votre réseau avec un pare-feu tenu à jour
- Sécurisez les accès distants à votre réseau informatique en utilisant un VPN (Virtual Private Network) et activez une double authentification pour tous vos accès extérieurs
- Appliquez régulièrement les mises à jour de votre antivirus et votre pare-feu, ainsi que celles du système d’exploitation de vos appareils et des logiciels associés
- Changez régulièrement vos mots de passe (voir les recommandations sur : comment gérer ses mots de passe)
- Faites des sauvegardes régulières de votre système afin de pouvoir récupérer vos données en cas de cyberattaques
- Éteignez vos appareils lorsque vous ne vous en servez plus
Comment réagir en cas d’attaque ?
- N’éteignez pas l’appareil infecté
- Coupez les connexions internet du réseau infecté
- Alertez immédiatement votre service ou prestataire informatique
- Contactez si besoin le 17cyber.gouv.fr pour bénéficier d’une assistance
- Ne payez jamais la rançon. L’argent pourrait servir à alimenter des réseaux criminels, voire terroristes. De plus, les données peuvent avoir été copiées par les cybercriminels, rien ne garantit qu’ils ne les divulgueront pas.
- Conservez les éléments de preuves : le ou les messages piégés, les fichiers de journalisation (logs), les copies physiques ou disques durs des supports infectés, les échantillons de fichiers chiffrés, etc.
- Déposez plainte : dans une brigade de gendarmerie ou au commissariat de police dont vous dépendez, accompagné des éléments en votre possession
- Déclarez l’incident auprès de votre assurance. Dans le cadre d’une garantie « cyberattaque », l’indemnité versée par l’assureur est subordonnée à un dépôt de plainte dans un délai maximum de 72 heures après la découverte de l’attaque (article L12-10-1 du Code des assurances)
- En cas de fuites de données personnelles, avisez les victimes et notifiez cette attaque à la CNIL
Pour adopter les bons réflexes, consultez la FICHE REFLEXE RANCONGICIELS, et le guide « Attaques par rançongiciels » également disponibles dans la rubrique « documents complémentaires » en fin de page.
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Pour aller plus loin :
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