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Equipement obligatoire d’un ethylotest

Depuis le 1er juillet 2012, tout conducteur d’un véhicule terrestre à moteur, à l’exclusion des 2 ou 3 roues ne dépassant pas les 50 cm3, doit posséder un éthylotest dans son véhicule[1].

Les conducteurs d’un véhicule déjà équipé d’un éthylotest anti-démarrage sont dispensés de cette obligation.

OBLIGATION D’EQUIPEMENT DU VEHICULE D’UN ETHYLOTEST

L’éthylotest doit être disponible immédiatement[2], à la demande d’un représentant des forces de l’ordre.

L’éthylotest peut être chimique (à usage unique, non utilisé) ou électronique. Il doit être certifié Norme Française « NF » (NF X 20 702 pour les éthylotests chimiques et NF X 20 704 pour les éthylotests électroniques).

Les éthylotests sont vendus dans les établissements spécialisés dans l’entretien et la réparation automobile et les stations-services, les pharmacies, bureaux tabac, certaines grandes surfaces, auprès d’une compagnie d’assurance.

Il devra satisfaire aux conditions de validité prévues par le fabricant comme par exemple sa date de péremption, et être revêtu d’une marque de certification ou d’un marquage du fabricant déclarant sa conformité à un modèle bénéficiant d’une attestation de conformité aux normes dont les références sont publiées au Journal Officiel.

Les conditions d’utilisation sont indiquées sur la notice délivrée par le fabricant. En général, le conducteur doit attendre au minimum une heure après avoir absorbé une boisson alcoolisée, pour vérifier s’il est apte à conduire.

Si le véhicule est équipé d’un éthylotest chimique, le conducteur ne doit pas conduire si les cristaux jaunes contenus dans le tube passent au vert.

Si le véhicule est équipé d’un éthylotest électronique, le conducteur doit souffler dans l’embout en une seule fois jusqu’à l’arrêt du signal sonore ou visuel. La mesure du taux d’alcool dans le sang s’affichera en mg/l.

DOCUMENTS ET JUSTIFICATIFS A PRESENTER EN CAS DE CONTROLE ROUTIER

Dans le cadre de contrôles routiers et autoroutiers, tout conducteur sera tenu de présenter :

■ Un éthylotest

■ Les documents attestant de l’équipement du véhicule d’un dispositif homologué d’antidémarrage par éthylotest électronique et de la vérification de son fonctionnement, lorsque le conducteur :

– a été condamné à une peine d’interdiction de conduire un véhicule qui ne soit pas équipé par un professionnel agréé ou par construction d’un tel dispositif ;

– ou s’il doit suivre un programme de réhabilitation et de sensibilisation comportant l’installation à ses frais d’un éthylotest anti-démarreur sur son véhicule, pour une période minimale de six mois et maximale de trois ans.

– Fait l’objet d’une décision de restriction d’usage du permis de conduire par l’autorité administrative.

Pour des informations complémentaires au sujet de l’éthylotest, une foire aux questions est accessible sur le site Internet de la Sécurité routière, via le lien suivant : http://www.securite-routiere.gouv.fr/connaitre-les-regles/questions-frequentes/questions-frequentes-sur-l-ethylotest

[1] Article R.234-7 du code de la route.

[2] Il doit être placé à portée de main du conducteur : boite à gants, espace de rangement dans la portière conducteur.

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Fichier des Véhicules Assurés (FVA) : Quels véhicules doivent-être déclarés par les professionnels de l’automobile ?

Le décret n° 2018-644 du 20 juillet 2018 relatif au dispositif de lutte contre le défaut d’assurance de responsabilité civile automobile prévoit l’obligation pour les organismes d’assurance d’alimenter un Fichier des Véhicules Assurés (FVA) pour les pouvoirs publics à compter du 1er janvier 2019.

Beaucoup de professionnels de l’automobile se sont récemment interrogés sur les véhicules qu’ils doivent déclarer à leur assurance en fonction de leur spécificité (véhicules de remplacements, véhicules sous déclaration d’achat, W Garage…). La FNA fait le point :

  • Ce que dit le texte :

Tout véhicule dont la plaque d’immatriculation apparaît dans le Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV) de la préfecture et non recensée au FVA sera présumé non assuré et son propriétaire passible d’une amende.

Pour un particulier 

  • La conduite sans assurance est un délit puni d’une amende de 3.750€ pouvant être assortie de peines complémentaires comme la suspension ou l’annulation du permis, avec interdiction de le repasser pendant 3 ans au plus et la confiscation du véhicule. Cette amende et les peines complémentaires sont prononcées par le tribunal correctionnel.
  • La Loi du 18 novembre 2016 prévoit que la conduite sans assurance peut être sanctionnée par une amende forfaitaire de 500€ (minorée à 400€ pour paiement dans les 15 jours, majorée à 1.000€ dés 45 jours).
  • La récidive peut aller jusqu’à 7500€.

Pour une personne morale

  • L’amende forfaitaire est quintuplée.

 Les forces de l’ordre peuvent effectuer des contrôles de bord de route et des contrôles automatisés dès le 1er janvier 2019.

  • Quels véhicules doivent être déclarés par les professionnels de l’automobile ?

 Les véhicules immatriculés au nom de l’entreprise :

Tous les véhicules immatriculés au nom de votre entreprise étant utilisés pour le compte de l’entreprise ou servant de véhicules de remplacements doivent être déclarés à votre assurance selon les modalités prévues par cette dernière.

Si vous avez un contrat de flotte automobile, chaque véhicule doit être répertorié et chaque évolution du parc doit être renseignée. L’entreprise doit donc effectuer des déclarations d’entrée et de sortie en temps réel à son assurance (ou son courtier).

N’hésitez pas à prendre conseil auprès de votre assurance.

  1. Les W garages[1]:

En tant que professionnel de l’automobile, vous êtes amenés à circuler sous couvert de W Garage. Vous devez donc déclarer les numéros de plaques W garage à votre assurance selon les modalités prévues par cette dernière.

Il n’est pas nécessaire de déclarer chaque véhicule avec lequel un professionnel circule sous W garage.

Pour rappel, les véhicules qui peuvent circuler sous couvert d’un W Garage sont :

  • Les véhicules neufs : prototypes à l’essai, véhicules en attente de mise en circulation (démonstration devant un acheteur potentiel, présentation à la presse, prêt pour essai) ;
  • Les véhicules d’occasion : uniquement ceux dont la mise en circulation porte sur des essais techniques liés à une réparation, le transport entre ateliers ou vers un centre de contrôle technique, la revente du véhicule, le remorquage après accident notamment ;

Le certificat W garage est rattaché au professionnel, titulaire du certificat d’immatriculation ou son préposé, muni de sa carte de vendeur ou justifiant par tout document signé du titulaire du certificat d’immatriculation de son appartenance à l’entreprise de ce dernier. Le certificat W garage n’est pas rattaché à un véhicule en particulier.

Æ Il est interdit de faire circuler simultanément plusieurs véhicules avec le même numéro W

  • Et les véhicules en stock et sous déclaration d’achat (DA) ?

 Æ Il est interdit de circuler sur la voie publique avec un véhicule en DA

Attention : les véhicules destinés à la vente (figurant aux stocks et/ou en « déclaration d’achat ») ne peuvent pas être utilisés comme véhicules de prêt. Ces véhicules ne peuvent être mis en circulation que dans des cas précis et sous couvert d’une carte et de plaques d’immatriculation « W garage ». Dans ce cas, seul le W Garage doit être déclaré à votre assurance comme vu plus haut.

Pour toutes ces raisons, les véhicules en stock sous DA n’ont pas à être déclarés individuellement dans le FVA.

 

Rappel des conditions d’utilisation d’un véhicule en DA : dans le cadre de son activité de négoce, le professionnel n’est pas obligé de procéder à l’immatriculation définitive d’un véhicule (article 11 de l’arrêté du 9 février 2009).  En d’autres termes, lorsque le véhicule est acheté par un professionnel en vue de sa future revente, celui-ci n’est pas obligé d’établir un certificat d’immatriculation dans l’attente de trouver un acquéreur. Il peut conserver le véhicule avec cette « déclaration d’achat » inscrite dans le SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules). Il faut considérer qu’un véhicule en déclaration d’achat est dans une situation intermédiaire (entre achat et revente) : c’est un peu comme s’il ne disposait plus de plaques d’immatriculation. Ce véhicule ne peut donc pas être utilisé sur route, sauf à disposer d’un W garage pour les essais (par exemple pour un client venant essayer le véhicule avant l’achat).

Il en va de même pour les véhicules achetés à l’étranger (import neuf ou occasion) pour lesquels une DA n’est pas faisable. Ces derniers ne peuvent circuler que sous couvert d’un W garage dans des conditions bien précises.

  

[1] Voir la note W garage dans la base documentaire www.fna.fr

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Infractions au Code de la route : Le chef d’entreprise doit désigner le conducteur auteur de l’infraction commise avec un véhicule de l’entreprise

Depuis le 1er janvier 2017, lorsqu’une infraction routière est commise avec un véhicule dont la carte grise est établie au nom d’une personne morale, le chef d’entreprise doit communiquer aux autorités, dans les 45 jours suivant l’envoi ou la remise de la contravention, les coordonnées du conducteur du véhicule

S’il ne le fait pas, il doit payer une contravention de 675 € pour non-désignation du conducteur, minorée à 450 euros et majorée à 1875 euros. 

Article 34 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 publiée au Journal Officiel du 19 novembre

Depuis le 20 novembre 2016, les amendes infligées à une société (carte grise établie au nom d’une personne morale) sont cinq fois plus élevées que celles visant une personne physique, pour des infractions identiques. Ceci concerne non seulement les amendes pour infraction au code de la route, mais également de nombreuses contraventions, notamment en matière de transport, d’environnement et autres (défaut de chronotachygraphe, non-présentation des documents justifiant de la FIMO ou FCO, abandon d’ordures, de déchets, de matériaux et autres objets, contraventions en matière de bruit, etc).

Le montant des amendes forfaitaires dépend d’une part de la gravité de l’infraction, d’autre part de sa date de paiement. On distingue ainsi trois montants :

  • le montant minoré, qui s’applique aux infractions des 2e, 3e et 4e classes, à condition qu’elles soient payées sous moins de 15 jours ;
  • le montant normal, qui s’applique lorsque les délais de paiement de la contravention à montant minoré sont dépassés ou qu’il n’y a pas de montant minoré ;
  • le montant majoré, qui est dû en l’absence de paiement ou de contestation dans un délai de45 jours.
Contraventions Montant minoré Montant normal Montant majoré
1ère classe  11 €  (x 5 = ) 55 €  33 € (x 5 = ) 165 €
2e classe 22 € (x 5 = ) 110 €  35 € (x 5 = ) 175 €  75 € (x 5 = ) 375 €
3e classe 45 € (x 5 = ) 225 €  68 € (x 5 = ) 340 € 180 € (x 5 = ) 900 €
4e classe 90 € (x 5 = ) 450 € 135 € (x 5 = ) 675 € 375 € (x 5 = )1.875 €

La règlementation oblige les entreprises à fournir le nom du conducteur en cas d’infraction commise par un salarié ou un client au volant d’un véhicule de société. Le chef d’entreprise devra fournir les coordonnées du conducteur responsable de l’infraction dans un délai de 45 jours à compter de la date d’envoi ou de remise de la contravention. S’il refuse, il s’exposera à régler une amende multipliée par cinq. En outre s’ajoutera une amende de 4ème classe (675 euros), à moins de prouver un vol ou une usurpation des plaques d’immatriculation du véhicule.

Consultez la note FNA : Contravention pour non désignation du conducteur : seules les personnes morales sont concernées.

Salarié responsable de l’infraction

Ø En cas de «dénonciation» par l’employeur du salarié utilisant un véhicule mis à sa disposition par l’entreprise, c’est le salarié qui paiera l’amende et perdra les éventuels points sur son permis de conduire.

Ø Si l’employeur choisit de ne pas dénoncer le salarié et de payer lui-même la contravention, il verra le montant de l’amende multipliée par 5 et devra payer la contravention de 675 €.

C’est à l’entreprise de payer l’amende : elle n’est pas autorisée à effectuer une retenue sur salaire. La Cour de Cassation considère qu’une telle pratique est illicite, même lorsqu’elle est prévue dans le contrat de travail.

Le salarié conducteur ne subira pas de retrait de points sur son permis.

Client responsable de l’infraction

En cas de prêt ou de location de véhicule, n’oubliez pas de prendre une photocopie du permis de conduire du client, car la même règle s’applique : si le chef d’entreprise choisit de ne pas dénoncer le conducteur et de payer lui-même la contravention, il verra le montant de la contravention multiplié par 5 et devra payer l’amende de 675 €.

 Si c’est le chef d’entreprise qui conduisait le véhicule de société lorsque l’infraction au code de la route a été constatée, il doit se dénoncer lui-même et ne pas payer l’amende. Lorsqu’il recevra un nouvel avis de contravention qui lui sera personnellement adressé, il règlera l’amende pour infraction et échappera à la contravention de 675 € pour non-dénonciation.

Transmission des informations concernant l’auteur de l’infraction

Le chef d’entreprise doit communiquer aux autorités, dans les 45 jours suivant l’envoi ou la remise de la contravention, les coordonnées du conducteur du véhicule.

Doivent ainsi être communiquées : l’identité et l’adresse du conducteur, ainsi que la référence du permis de conduire.

è En cas de transmission par lettre recommandée avec avis de réception, le chef d’entreprise doit utiliser le formulaire joint à la contravention.

è En cas de transmission par voie dématérialisée, le chef d’entreprise doit se rendre sur le site www.antai.fr , en utilisant les informations figurant sur la contravention, à l’aide du formulaire figurant sur le site.

Infraction routière : la prise en charge patronale de l’amende est soumise à cotisations

Selon un arrêt de la Cour de cassation, la prise en charge par l’employeur des amendes réprimant une contravention au Code de la route commise par un salarié de l’entreprise, est un avantage qui doit être réintégré dans l’assiette des cotisations de sécurité sociale, conformément à l’article L.242-1 du Code de la sécurité sociale. Si l’employeur ne désigne pas son salarié comme auteur de l’infraction et prend en charge le règlement de l’amende, il s’expose à un risque de redressement.

Cour de Cassation, chambre civile du 9 mars 2017, n° 15-27538

 

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Le véhicule de démonstration

L’usage d’un véhicule de démonstration doit faire l’objet d’une attention particulière et être réalisé conformément aux dispositions de l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules.

Le certificat d’immatriculation

Toute demande d’immatriculation d’un véhicule associé à un usage de démonstration est effectué sur présentation des documents nécessaires à l’immatriculation de tout véhicule neuf,  soit sur le site de l’ANTS, soit par l’intermédiaire d’un professionnel de l’automobile habilité par le ministre de l’intérieur dans l’interface SIV.

Dans ce cas, le certificat d’immatriculation comporte la mention suivante relative à l’usage du véhicule:

« Véhicule de démonstration-[date de fin de validité de l’usage] »

Le demandeur doit présenter une pièce justifiant de sa qualité de concessionnaire, d’agent de marque, de constructeur ou de représentant de la marque.

Sauf dispositions particulières, la fin de l’usage entraine le retrait de la mention inscrite sur le certificat d’immatriculation et donne lieu à la délivrance d’un nouveau certificat d’immatriculation ne comportant plus cette mention.

L’usage du véhicule de démonstration

Définition

Un véhicule de démonstration est un véhicule neuf d’un PTAC ≤ 3,5 tonnes, affecté pour une durée de trois mois minimum et un an maximum exclusivement à la démonstration. Celle-ci consiste en l’utilisation de ces véhicules, par les constructeurs, importateurs, concessionnaires et agents de marque, dans le cadre d’opérations de présentation et d’essai auprès de leur clientèle.

Tout véhicule soumis à immatriculation répondant à ces conditions quels que soient son genre et sa carrosserie (voiture particulière, motocyclette, camionnette, remorque, etc.) peut être affecté à la démonstration.

 Les délais de 3 mois à 1 an s’entendent à partir de la date de la première immatriculation indiquée sur le certificat d’immatriculation.

Vente du véhicule de démonstration

En cas de vente du véhicule de démonstration, il est obligatoire de procéder à une fin de démonstration.

Deux situations sont à distinguer en fonction de la date de la cession :

  • En cas de vente avant l’expiration du délai minimal de trois mois ou après le délai maximal d’un an, le professionnel acquitte préalablement les taxes en vigueur et, sur présentation des pièces justificatives, obtient le récépissé de fin de démonstration auprès du ministre de l’intérieur par voie électronique. Il déclare ensuite la cession du véhicule.
  • En cas de vente au cours de la période de gratuité, de trois mois à un an, le professionnel déclare la cession du véhicule et obtient ensuite le récépissé de fin de démonstration auprès du ministre de l’intérieur par voie électronique (dans ce cas, le professionnel n’aura pas à payer les taxes et redevances).

Le professionnel remet au nouvel acquéreur le récépissé de fin de démonstration et le certificat d’immatriculation revêtu de la mention cédé le…/…/…, suivie de la signature du professionnel.

Ces documents sont nécessaires pour effectuer la demande de ré-immatriculation du véhicule.

Le particulier acquéreur du véhicule peut circuler, pendant un mois, sous couvert du coupon détachable ou du CPI (certificat provisoire d’immatriculation).

Lorsque le véhicule de démonstration est cédé à un autre professionnel, ce dernier établit une déclaration d’achat.

Changement d’affectation du véhicule au cours de la période de démonstration ou à la fin de celle-ci

Le titulaire du certificat d’immatriculation procède à une fin de démonstration et obtient, contre remise de son certificat d’immatriculation, un certificat d’immatriculation ne comportant plus cette mention.

Particularités d’un véhicule de démonstration

Les véhicules de démonstration ne peuvent pas être proposés à la location.

Cependant, un véhicule pris en location avec option d’achat ou en longue durée par un concessionnaire ou un agent de marque peut être affecté à la démonstration. Dans ce cas, le certificat d’immatriculation doit faire apparaître à la fois le nom de la société de location, propriétaire du véhicule, et celui du locataire responsable du véhicule.

Les véhicules de démonstration ne peuvent pas être utilisés comme véhicules de remplacement pour la clientèle.

Conditions de circulation des véhicules de démonstration

Les véhicules de démonstration peuvent sortir du territoire français car ils ne sont soumis à aucune restriction territoriale de circulation.

Le titulaire du certificat d’immatriculation ou son salarié, muni de sa carte de vendeur ou justifiant par tout document signé du titulaire du certificat d’immatriculation de son appartenance à l’entreprise de ce dernier, doit être à bord du véhicule

Prêt pour essai à un client éventuel (véhicule utilitaire uniquement)

Exception à la règle énoncée ci-dessus, l’essai, par un client éventuel, d’un véhicule utilitaire de moins de 3,5 tonnes peut être réalisé en charge dans des conditions qui seront celles de son exploitation normale, sous réserve du respect de la réglementation relative aux transports routiers de marchandises.

Dans ce cas, le bénéficiaire du prêt doit pouvoir présenter à toute réquisition des services de contrôle une attestation de mise à disposition du véhicule à l’essai, établie par le constructeur, l’importateur ou son concessionnaire, désignant le bénéficiaire de ce prêt et sa qualité. La durée de validité d’une telle attestation est limitée à dix jours au plus. Elle ne peut être ni prorogée ni renouvelée.

Dans ce cas, la présence à bord du véhicule du titulaire du certificat d’immatriculation ou de son salarié n’est pas obligatoire.

Attention : le véhicule de démonstration ne permet pas d’effectuer un transport de personnes, à l’exclusion des clients éventuels et exceptionnellement des membres de la famille du titulaire du certificat d’immatriculation ou de son salarié, ni le transport de matériel ou de marchandises, à l’exclusion d’outillage ou de pièces détachées se rapportant à l’activité de l’entreprise et figurant sur une liste signée par le titulaire du certificat d’immatriculation et placé à bord du véhicule (sauf cas de l’exception vue ci-dessus pour le prêt d’un véhicule utilitaire en charge).

Prêt pour essai à des journalistes

Les constructeurs ou leurs filiales ainsi que les importateurs de véhicules peuvent prêter, pour essais, des véhicules de démonstration à des directeurs de journaux ou journalistes spécialisés dans les questions automobiles ou à des personnes dont la profession le justifie.

Ceux-ci doivent présenter à toute réquisition des services de contrôle, avec leur carte professionnelle, une attestation datée, établie par lesdits constructeurs ou importateurs, désignant le bénéficiaire du prêt du véhicule qui devra lui-même conduire celui-ci. La durée de validité d’une telle attestation est limitée à dix jours au plus.

La présence à bord du véhicule du titulaire du certificat d’immatriculation ou de son salarié n’est pas obligatoire dans ce cas.

Motocyclettes et cyclomoteurs

Pour les motocyclettes et les cyclomoteurs portant la mention véhicule de démonstration, la présence du titulaire du certificat d’immatriculation ou de son préposé n’est pas obligatoire sur le véhicule. Il doit toutefois être présent sur (ou à bord) d’un véhicule suiveur.

 

Les véhicules de démonstration constituent des immobilisations

Le Conseil d’État considère dans un arrêt du 22 novembre 2022 qu’un véhicule de démonstration acquis par un prestataire de service qui exerce une activité de promotion d’une marque automobile, pour les besoins de cette activité, constitue non pas un élément de stock mais un élément de l’actif immobilisé, quand bien même ce véhicule serait revendu à l’issue de son utilisation. Il n’en va pas différemment lorsque cette cession intervient moins de 12 mois après l’acquisition.

Une société dont l’activité principale consistait à promouvoir et développer une marque automobile avait fait l’objet d’une vérification de comptabilité. L’administration fiscale a remis en cause les provisions et reprises de provisions afférentes à la dépréciation du stock de véhicules de démonstration utilisés par la société pour les besoins de son activité de promotion de la marque, au motif que ces véhicules constituaient des éléments de l’actif immobilisé et non pas des stocks. L’administration fiscale a tiré les conséquences de cette requalification sur les variations de l’actif net et sur les résultats déclarés par la société.

La société avançait comme argument que parallèlement à son activité de promotion de marque, elle exerçait une activité de négoce, et que les véhicules de démonstration ont vocation à être revendu dès leur acquisition, au terme d’une courte période d’utilisation. Le Conseil d’État n’a pas suivi cette analyse et considère que les véhicules de démonstration en cause ne présentent pas le caractère d’élément de stock mais celui d’éléments de l’actif immobilisé.

Conseil d’Etat, 22 novembre 2022, n° 456405

 

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La contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) finance le régime de protection sociale des travailleurs indépendants.

QUI EST REDEVABLE DE LA C3S ?

Est redevable de la C3S toute personne morale de droit privé ou public ayant une activité dans le secteur concurrentiel, y compris dans les départements d’outre-mer, dont le chiffre d’affaires hors taxes de l’année précédente excède 19 000 000 €.

Les entreprises dont le chiffre d’affaires hors taxe n’excède pas 19 000 000 d’euros sont donc exonérées de cette contribution.

 

 MODALITES D’IMPOSITION

 Depuis le 1er janvier 2018, la C3S et sa contribution additionnelle sont fusionnées dans une contribution unique au taux de 0,16 % du montant du chiffre d’affaires.

La C3S est assise sur le chiffre d’affaires entrant dans le champ d’application des taxes sur le chiffre d’affaires (addition des sommes imposables à la TVA, déclarées dans la TVA-CA3), auquel est appliqué un abattement de 19 millions d’euros.

 FORMALITES

 L’entreprise doit obligatoirement déclarer le chiffre d’affaires hors taxe, réalisé l’année précédente, avant le 15 mai de chaque année.

Attention :

  • Pour effectuer une télédéclaration, il est nécessaire de s’inscrire au moins 7 jours auparavant (pour s’inscrire, voir sous ce lien).
  • Si des modifications surviennent dans l’entreprise (changement de forme juridique, absorption-fusion,…), elles doivent être déclarées. Les conséquences varient selon la nature du changement.

PAIEMENT

 Le paiement de la C3S doit obligatoirement être effectué par virement (voir les modalités du virement sous ce lien).

 Attention :

En cas de retard de paiement ou de déclaration, l’entreprise doit payer une majoration fixée dans la limite de 10 % des contributions dues.

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Cotisation fonciere des entreprises

La cotisation foncière des entreprises (CFE) est un impôt local dû par toute entreprise et personne exerçant une activité professionnelle non salariée, sauf exonération éventuelle.

QUI EST REDEVABLE DE LA CFE ?

Sont redevables de la CFE toutes les personnes physiques et les entreprises, quel que soit leur statut juridique, leur activité ou leur régime d’imposition, qui exercent une activité professionnelle non salariée au 1er janvier de l’année, en France. Les entreprises sont redevables de la CFE dans chaque commune où elles disposent de locaux et de terrains.

Sont donc concernés : les sociétés commerciales, les entrepreneurs individuels (y compris les micro entrepreneurs), même s’ils exercent leur activité à leur domicile ou chez leurs clients.

QUELLES SONT LES EXONERATIONS POSSIBLES ?

Il existe plusieurs sortes d’exonérations temporaires de CFE, qu’elles soient de plein droit ou facultatives : exonération quand le chiffre d’affaires de l’année considérée est inférieur à 5000 euros, cotisation réduite au prorata en cas de cessation d’activité en cours d’année, exonération liée à la zone géographique …

Pour plus d’infos, vous pouvez consulter les différentes possibilités d’exonérations temporaires sur le site service-public (et télécharger les formulaires cerfa de demande d’exonération de la CFE).

Pour les entreprises nouvelles : il existe une exonération temporaire durant l’année de leur création. Le créateur ou repreneur d’entreprise doit déposer la déclaration 1447-C-SD au service des impôts des entreprises (SIE) dont elle dépend avant le 31 décembre de l’année de création ou de reprise, afin que les éléments d’imposition pour l’année suivante soient établis.

Attention : En cas de cession de l’entreprise en cours d’année, c’est le cédant qui est redevable de la CFE pour l’année entière. Il doit déclarer le changement d’exploitant avant le 31 décembre.

En cas de changement prenant effet au 1er janvier de l’année suivante, c’est le nouvel exploitant qui est imposé sur les bases de l’activité de son prédécesseur. C’est le nouvel exploitant qui doit effectuer la déclaration avant le 31 décembre de l’année de cession.

 

Il existe également des exonérations permanentes et totales en cas d’exercice d’une activité artisanale en tant que travailleur indépendant sous certaines conditions détaillées par l’administration dans le BOFIP.

  • les ouvriers travaillant soit à façon pour les particuliers, soit pour leur compte avec des matières leur appartenant, qu’ils aient ou non une enseigne ou une boutique, lorsqu’ils travaillent seuls ou avec le seul concours d’une main-d’œuvre familiale ou d’apprentis sous contrat (l’exonération s’applique également aux sociétés à responsabilité limitée dont l’associé unique est une personne physique, soumise à l’impôt sur le revenu).

Ces dispositions sont applicables, sous les mêmes conditions, aux sociétés à responsabilité limitée dont l’associé unique est une personne physique, soumise à l’impôt sur le revenu, conformément au 4° de l’article 8 du CGI.

Conformément à la doctrine administrative et à la jurisprudence du Conseil d’État, les ouvriers s’entendent des travailleurs indépendants remplissant les trois conditions suivantes :

– exercer une activité où le travail manuel est prépondérant,

– ne pas spéculer sur la matière première,

– ne pas utiliser des installations d’une importance ou d’un confort tels qu’il soit possible de considérer qu’une partie importante de la rémunération de l’exploitant provient du capital engagé.

Ainsi, certains travailleurs indépendants exerçant une activité artisanale, y compris s’ils embauchent des apprentis (= apprentis de moins de 20 ans sous contrat d’apprentissage), peuvent prétendre à exonération s’ils remplissent les conditions précisées ci-dessus.

 

Les entreprises exonérées de CFE de plein droit au titre de leur activité artisanale exercées dans les conditions ci-dessus décrites sont censées l’être de manière automatique et permanente.

Cependant, la réalité s’avère souvent bien différente, et l’exonération n’a malheureusement aucun caractère automatique, ni même permanent.

L’entreprise qui estime, après avoir analysé sa situation, devoir bénéficier d’une exonération, pourra présenter une demande d’exonération par courrier recommandé AR à son service des impôts des entreprises (SIE). Les SIE ne faisant pas preuve de bonne volonté dans le cadre de cette démarche, il sera probablement nécessaire d’insister.

Vous trouverez dans la rubrique « Documents complémentaires » en bas de page, un modèle de courrier de demande d’exonération totale et permanente à envoyer en recommandé A/R, auquel il faudra joindre une copie de l’avis d’imposition.

MODALITES D’IMPOSITION

La CFE est assise sur la valeur locative des biens immobiliers passibles d’une taxe foncière et utilisés par l’entreprise pour les besoins de son activité professionnelle au cours de l’année N-2 (par exemple, pour la cotisation due en 2025, sont pris en compte les biens utilisés en 2023).

Son montant est égal au produit de la base d’imposition et du taux d’imposition adopté par chaque collectivité locale.

Pour son calcul, les bases foncières des établissements industriels sont réduites de 30 % (art. 1467 al. 6 du CGI).

La base d’imposition est réduite dans certains cas, et notamment :

– de 50 % pour les nouvelles entreprises, l’année suivant celle de la création ;

– de 75 % pour un artisan qui emploie 1 salarié, de 50 % pour 2 salariés et 25 % pour 3 salariés (sans compter les apprentis), si la rémunération du travail (bénéfice, salaires versés et cotisations sociales) représente plus de 50 % du chiffre d’affaires global TTC ;

– en cas d’implantation en Corse (abattement de 25 % sur la part perçue au profit des communes ou groupements de communes à fiscalité propre).

Attention : Une cotisation forfaitaire minimum est définie à partir d’une base dont le montant est fixé par délibération de la commune concernée. Ce montant doit être compris dans une fourchette qui varie en fonction du chiffre d’affaires ou des recettes hors taxes de l’entreprise.

FORMALITES

 Il n’y a pas de déclaration annuelle à effectuer. Cependant, une déclaration 1447-M doit être déposée avant le 2e jour ouvré suivant le 1er mai par les entreprises qui :

– demandent à bénéficier d’une exonération

– souhaitent signaler un changement de consistance ou de modification de la surface des biens soumis à la CFE :

– augmentation ou diminution de la surface des locaux

– variation du nombre de salariés (crédit d’impôt, réduction artisan…)

– variation d’un élément d’imposition (puissance ou nombre d’installations)

– dépassement du seuil de 100 000 € (location nue)

– cessation ou fermeture d’installation ou d’établissement.

PAIEMENT DE LA CFE

La date limite de paiement de l’avis d’impôt de CFE 2025 est fixée au 15 décembre de l’année N inclus, déduction faite de l’éventuel acompte versé le 15 juin.

Lorsque la cotisation annuelle payée l’année précédente par l’entreprise au titre de la CFE est supérieure à 3 000 €, et si l’entreprise n’a pas opté pour un paiement mensualisé, elle doit verser un acompte, équivalent à 50 % du montant perçu l’année précédente, avant le 15 juin.

Le montant de l’imposition doit être obligatoirement réglé par un moyen de paiement dématérialisé (paiement direct en ligne, prélèvement mensuel ou à l’échéance) :

– par télérèglement via le compte fiscal en ligne

– ou par prélèvement mensuel (adhésion possible jusqu’au 30 juin)

– ou par prélèvement à l’échéance (adhésion possible jusqu’au 30 novembre pour le paiement du solde).

Les avis d’imposition et avis d’acompte doivent être consultés sur le compte fiscal en ligne car ils ne sont pas adressés par courrier.

COMMENT CONSULTER SON AVIS D’IMPOT CFE ET LE REGLER ?

Les avis d’impôt de CFE sont uniquement accessibles en ligne. Les professionnels peuvent les consulter à partir de leur espace professionnel sur impots.gouv.fr.

Les entreprises devront donc être vigilantes car elles ne recevront pas d’avis papier.

La création de l’espace professionnel est un préalable obligatoire pour consulter et payer son avis.

Pour en savoir plus : « Comment consulter et payer la CFE en ligne » (tutoriel vidéo).

 

Comment créer son espace professionnel ?
Les entreprises qui n’ont pas encore créé leur espace professionnel sont invitées à le faire sans plus attendre sur le site impots.gouv.fr (« Connexion à l’espace professionnel » > « Créer mon espace professionnel ») et choisir l’option qui convient à ses besoins (mode simplifié ou expert). Pour la création d’un espace en mode simplifié, un lien (valable 72 heures maximum) vous sera adressé dans votre messagerie afin d’en vérifier la validité.

Par mesure de sécurité, sous quinzaine, toujours pour le mode simplifié, l’entreprise recevra un code unique d’activation par courrier postal qui mentionnera la date limite d’activation des services (60 jours maximum à compter de la demande). Puis, en cliquant sur « Activation de mon espace/mes services ».

À l’issue de cette démarche, l’espace n’est pas immédiatement opérationnel. Son activation peut nécessiter actuellement un délai de prise en compte d’une journée. L’entreprise est ensuite habilitée aux services de consultation et de paiement de ses impôts et taxes. Elle peut également gérer en toute autonomie les services mis en ligne et la mise à jour des comptes bancaires.

 

Comment payer sa cotisation ? 

Pour rappel, la date limite de paiement de l’avis d’impôt de CFE 2025 est fixée au 15 décembre 2025 inclus. Le montant de l’imposition doit être obligatoirement réglé par un moyen de paiement dématérialisé (paiement direct en ligne, prélèvement mensuel ou à l’échéance).

Si l’entreprise est déjà titulaire d’un contrat de prélèvement automatique pour le paiement de la CFE, le montant à payer figurant sur son avis sera prélevé automatiquement sans nouvelle démarche de sa part.

Si ce n’est pas le cas, muni de son numéro fiscal, de la référence de son avis d’impôt et de ses coordonnées bancaires, elle peut adhérer au prélèvement à l’échéance jusqu’au 30 novembre 2025 inclus sur le site impots.gouv.fr ou en téléphonant au 0809 401 401 (du lundi au vendredi de 8h30 à 19h, service gratuit + prix de l’appel).

Si l’entreprise préfère payer directement en ligne, elle peut simplement cliquer sur le bouton « Payer » situé dans le tableau récapitulatif des avis d’imposition CFE de son compte fiscal. Elle accèdera directement, sans saisie de ses références, au service de paiement dès lors que le compte bancaire à utiliser a été préalablement déclaré dans son espace professionnel. La validation de son règlement doit intervenir au plus tard le 15 décembre 2025 inclus.

Toutes vos démarches peuvent être effectuées en ligne en toute simplicité sur le site impots.gouv.fr.

 

Comment enregistrer ou modifier son compte bancaire dans son espace professionnel ?

L’enregistrement du compte est réalisé au moment de la création de l’espace professionnel. Pour toute modification, les entreprises doivent se rendre sur la page d’accueil de leur espace professionnel et cliquer sur « Gérer mes comptes bancaires ».

 

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Prestations de services hors de France : quelle TVA appliquer ?

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Alerte vigilance arnaque RGPD

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Obligation de déclarer les bénéficiaires effectifs des sociétés

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Confidentialité des comptes des micro-entreprises et des petites entreprises

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Les aides pour l’entreprise

Le nantissement du fonds de commerce

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Les différents statuts du conjoint du chef d’entreprise

Obligation de déclarer le statut du conjoint

Le statut du chef d’entreprise

Retraite des travailleurs non-salariés

Régime fiscal des travailleurs non-salariés

Protection sociale des travailleurs non-salariés

Cumul emploi-retraite des travailleurs non-salariés

Assurance chômage du chef d’entreprise

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Cotisation sur la valeur ajoutee des entreprises

La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) est l’une des 2 taxes constituant la contribution économique territoriale (CET) avec la cotisation foncière des entreprises (CFE).

QUI EST REDEVABLE DE LA CVAE ? 

Sont redevables de la CVAE les entreprises, ou personnes exerçant une activité professionnelle non salariée, qui réalisent plus de 500 000 € de chiffre d’affaires hors taxe, quel que soit leur statut juridique, leur activité ou leur régime d’imposition.

Cette taxe est due par le redevable qui exerce une activité au 1er janvier de l’année d’imposition.

Attention :

  • toutes les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 152 500 € doivent effectuer la déclaration de valeur ajoutée et des effectifs salariés qui sert à en déterminer la base d’imposition,
  • les entreprises totalement exonérées de CFE de plein droit (voir note FNA sur la CFE) sont également exonérées de CVAE.

MODALITES D’IMPOSITION

Le montant de la CVAE est calculé en fonction de la valeur ajoutée produite, selon l’opération suivante : (valeur ajoutée x taux effectif d’imposition) + [(valeur ajoutée x taux effectif d’imposition) x 1 %].

Seuls sont pris en compte les charges et produits relatifs à des activités imposables (dans le champ de la CFE, et qui ne bénéficient pas d’une exonération).

Le taux d’imposition effectif (réel et non théorique) appliqué est obtenu selon un barème progressif (après dégrèvement pris en charge par l’État) variable selon le chiffre d’affaire réalisé au moment du versement des acomptes et du solde.

Pour les entreprises redevables de la CVAE, une contribution minimum de 250 € est fixée.

FORMALITES

Quelle que soit la date de clôture de l’exercice, la déclaration doit être effectuée de façon dématérialisée au plus tard :

le 2e jour ouvré suivant le 1er mai: déclaration de valeur ajoutée et des effectifs salariés n°1330-CVAE

dans les 60 jours suivant la cessation d’activité en cours d’année

dans les 60 jours suivant le jugement d’ouverture d’une procédure collective (sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire), sauf si l’ouverture de la procédure ne met pas fin à l’activité (dans ce cas, seule la déclaration n°1329-DEF doit être transmise dans les 60 jours).

L’année suivant celle de l’imposition, le redevable doit procéder à la liquidation définitive de la CVAE sur la déclaration n°1329-DEF transmise de façon dématérialisée avant le 2e jour ouvré suivant le 1er mai de l’année n+1, accompagnée le cas échéant du versement du solde correspondant.

Par exception, l’entreprise peut se dispenser du dépôt de la déclaration n°1330-CVAE et déclarer les éléments afférents à la CVAE sur la déclaration dématérialisée de résultats (n°2065, 2035, 2031 et 2072), sous réserve de remplir les conditions cumulatives suivantes :

– ne disposer que d’un seul établissement au sens CFE

– ne pas employer de salariés exerçant leur activité plus de 3 mois hors de l’entreprise

– ne pas exploiter plusieurs activités nécessitant des déclarations de résultat différentes

– ne pas être une société civile de moyens (SCM)

– ne pas clôturer 2 exercices au cours de l’exercice de référence CVAE

– ne pas être une société membre d’un groupe fiscal

– ne pas avoir fusionné au cours de l’exercice de référence CVAE

– ne pas être une entreprise étrangère ne disposant pas d’un établissement stable en France.

 PAIEMENT

Le paiement de la CVAE doit obligatoirement s’effectuer par voie électronique (télérèglement).

Deux acomptes de 50 % de la cotisation due doivent être versés, au moyen du relevé d’acompte n°1329-AC : au plus tard le 15 juin  et au plus tard le 15 septembre.

Attention : Lorsque le montant de la CVAE ne dépasse pas 3 000 €, il n’y a pas d’acomptes. La taxe doit être réglée en une fois.

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Droit a l’erreur Loi pour un Etat au Service d’une Société de Confiance

Parue au Journal Officiel le 11 août 2018, la loi « pour un Etat au service d’une société de confiance »[1], également connue sous le nom de loi ESSOC, instaure un principe de « droit à l’erreur » pour les particuliers et les entreprises dans leurs relations avec l’administration. En voici les grandes lignes, axées sur les entreprises.

Instauration d’un droit à l’erreur

Le texte prévoit qu’une personne « ayant méconnu pour la première fois une règle applicable à sa situation ou ayant commis une erreur matérielle » lors d’une déclaration à l’administration ne peut être sanctionnée dès lors qu’elle a régularisé sa situation, spontanément ou au cours d’un contrôle. La sanction peut toutefois être prononcée en cas de mauvaise foi ou de fraude. La preuve de la mauvaise foi et de la fraude incombe à l’administration.

Le bénéfice du droit à l’erreur n’est pas applicable aux sanctions :

  • prévues par un contrat ;
  • requises pour la mise en œuvre du droit de l’Union européenne ;
  • prononcées en cas de méconnaissance des règles préservant directement la santé publique, la sécurité des personnes et des biens ou l’environnement ;
  • prononcées par les autorités de régulation à l’égard des professionnels soumis à leur contrôle.

Le droit à l’erreur ne s’applique donc ni aux récidivistes ni aux fraudeurs. Le droit à l’erreur n’est pas non plus un droit au retard : les retards ou omissions de déclaration dans les délais prescrits n’entrent pas dans son champ d’application.

     Source : www.economie.gouv.fr

Exemple lorsqu’une déclaration, faite par un particulier ou une entreprise, est erronée ou incomplète (oubli d’une pièce justificative, erreur dans une information communiquée, etc.) Source : www.economie.gouv.fr

La loi supprime, par ailleurs, les sanctions pénales prévues par l’article 1753 bis C du code général des impôts, encourues par les entreprises si elles étaient amenées à divulguer le taux de prélèvement à la source de leurs salariés.

Une relation de confiance avec les professionnels

Le droit à l’erreur a des implications concrètes dans les relations entre l’administration et les administrés :

  • Instauration d’un droit au contrôle: une entreprise peut demander à une administration de la contrôler pour s’assurer qu’elle est en conformité et d’en rendre les conclusions opposables,
  • En matière fiscale : en contrepartie de la transparence faite par les entreprises, l’administration pourra valider leur résultat lors d’une intervention sur place dans l’entreprise.
  • L’inspection du Travail ne sanctionnera plus automatiquement l’entreprise qu’elle contrôle pour certaines infractions mais pourra donner un simple avertissement dès lors qu’il n’y avait pas d’intention frauduleuse.
  • Médiation dans les URSSAF : régler rapidement des difficultés à l’amiable et éviter un contentieux.
  • Une extension et une simplification du rescrit : ce procédé déjà très utilisé dans l’administration fiscale est étendu à d’autres administrations. Il permet de poser une question à l’administration sur un cas précis et de se prévaloir de sa réponse (ex : validité d’un règlement intérieur, indemnités chômage d’un mandataire social, validité d’un contrat de garantie commerciale, validité des délais de paiement que l’entreprise souhaite mettre en place, …)

Allégement des démarches

De nombreuses expérimentations, visant à faciliter et simplifier les démarches avec l’administration, sont actuellement en cours. Veuillez consulter la carte des expérimentations en cliquant sur ce lien :

https://www.economie.gouv.fr/files/files/PDF/2018/carto-droit-erreur-carte-globale.pdf

Consultation des entreprises du 26 juillet au 14 octobre 2018

La Direction Générale des Finances publiques (DGFiP) lance une consultation et s’adresse spécifiquement aux entreprises dans le cadre de la mise en place d’une nouvelle relation de confiance entre les entreprises et l’administration fiscale. La consultation se présente sous la forme d’un questionnaire unique et anonyme.

Nous vous invitons à participer à cette consultation de la DGFiP en cliquant sur ce lien

 

[1] Loi 2018-727 du 10 août 2018

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Prestations de services hors de France : quelle TVA appliquer ?

Votre entreprise est intervenue en dehors du territoire national pour une prestation de service, par exemple un dépannage-remorquage, une prestation de réparation mécanique, une location de véhicule ? Vous vous interrogez sur la TVA applicable à votre client domicilié hors de France ? Cette note vous présente les règles de facturation de la TVA.

 A retenir : La TVA applicable dépend de la qualité de votre client

La facturation de la TVA va être différente selon que votre client est un preneur assujetti ou un preneur non assujetti à la TVA.

Focus

Qui est preneur assujetti à la TVA ? toute personne qui effectue de manière indépendante une activité économique : producteur, commerçant, prestataire de service, activité libérale, agricole, civile … exercée à titre habituel. Au sein de l’Europe, le preneur assujetti possède un numéro d’identification à la TVA qu’il transmet au prestataire de service. Il est indispensable de vérifier la validité de ce numéro sur le site de la Commission Européenne : http://ec.europa.eu/taxation_customs/vies/?locale=fr

Qui est preneur non assujetti à la TVA ? toute personne qui ne répond pas aux critères du preneur assujetti est qualifié de preneur non assujetti (ex : particulier, consommateur).

Votre client est assujetti à la TVA

Principe général : Lorsque la prestation de service est réalisée entre entreprises (B to B) la TVA applicable est celle du lieu d’établissement de votre client.

  • Si votre client est établi dans un autre Etat Membre de l’Union Européenne, vous devez facturer votre prestation hors taxes (HT), et c’est au client assujetti de déclarer la TVA et s’en acquitter auprès de son administration fiscale (c’est le régime de l’auto-liquidation de la TVA par le preneur).

1ere obligation: la facture doit porter la mention « Exonération de TVA, article 283-2 du Code général des impôts ».

2e obligation : vous devez remplir la DES (Déclaration Européenne de Service) – Consultez la note FNA sur la DES

Ex : vous réalisez une prestation de dépannage pour un client professionnel établi en Espagne (quel que soit le lieu où s’est déroulée la prestation) = facturation de la prestation en Hors Taxes.

  •  Si votre client est établi dans un pays tiers de l’Union Européenne (Suisse, Principauté de Monaco, Canada, …), la facture ne mentionne pas la TVA. Votre client sera redevable de la TVA en vigueur dans son pays. La facture doit porter la mention « TVA non applicable – art. 259-1 du CGI ».
  • Si votre client est établi en France, il faut appliquer les taux de TVA applicables en France;

Exceptions : dans certains cas spécifiques, les règles applicables sont différentes.

Prestation Lieu d’imposition

Location de courte durée de moyens de transport (maximum 30 jours pour la location de véhicule[2])

 

TVA du lieu où le moyen de transport est mis à disposition du client

Ex : location < 30 j. en France d’un véhicule pour une entreprise canadienne

Transport de passagers TVA du lieu où s’effectue le transport
Prestation rattachée à un immeuble TVA du lieu où est situé l’immeuble
Manifestation culturelle, sportive, …. TVA du lieu où se déroule manifestation
Service de vente à consommer sur place TVA du lieu d’exécution de la prestation

Votre client n’est pas assujetti à la TVA

Principe général : Lorsque la prestation de service est réalisée au profit d’un client particulier, consommateur, ou d’un micro-entrepreneur non assujetti à la TVA, la TVA applicable est celle du pays où est établi le prestataire de service (l’entreprise) quel que soit le pays de résidence du client.

Ex : vous réalisez une prestation de dépannage pour un client particulier établi en Espagne = facturation de la prestation avec TVA française.

Exceptions : dans certains cas spécifiques, les règles applicables sont différentes.

Prestation Lieu d’imposition
Location de courte durée de moyens de transport (maximum 30 jours pour la location de véhicule)

 

TVA du lieu où le moyen de transport est mis à disposition du client

Ex : location < 30 j. en France d’un véhicule pour un client allemand

Location de longue durée de moyens de transport TVA du lieu de résidence du client

Ex : location > 30 j. en France d’un véhicule pour un client allemand. La facture ne mentionne pas la TVA.

Transport de passagers TVA du lieu où s’effectue le transport
Transport de biens Intracommunautaire : TVA du lieu de départ du transport

Autre : TVA du lieu où s’effectue le transport en fonction de la distance parcourue

Services accessoires au transport TVA du lieu d’exécution de la prestation
Travaux et expertises sur biens meubles (réparation véhicule, …) TVA du lieu d’exécution de la prestation
Intermédiaire agissant pour le compte d’autrui TVA du lieu où l’opération principale est effectuée
Prestation rattachée à un immeuble TVA du lieu où est situé l’immeuble
Manifestation culturelle, sportive, …. TVA du lieu où se déroule manifestation
Service de vente à consommer sur place TVA du lieu d’exécution de la prestation
Prestation immatérielle (publicité, conseil, autre que services électroniques) TVA du lieu d’établissement du prestataire. Pas d’imposition en France si client établi hors UE, mais taxation en France si prestataire établi hors UE et service utilisé en France
Service fourni par voie électronique (télécommunication / radio et TV / services électroniques en téléchargement) TVA du lieu d’établissement du client

 

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Taxe Foncière : Mécanisme de la revalorisation de la valeur locative des locaux professionnels

Délestage électrique pour les entreprises : comment l’anticiper ?

La FNA propose à ses adhérents une protection juridique adaptée

Disparition des tickets de caisse

Dépenses d’énergie : les questions à se poser sur son contrat

A qui incombent les dépenses de travaux ?

Hausse des prix de l’énergie : synthèse des aides disponibles

Limitation de la hausse des loyers commerciaux

Règles de plafonnement et de déplafonnement du loyer

Arnaques et pratiques frauduleuses : Guide de prévention

Guichet d’aide publique aux entreprises touchées par la hausse du prix du gaz et/ou de l’électricité

Dispositifs d’accompagnement individualisé pour les indépendants

Aides au financement de la transition écologique des entreprises

Difficultés de paiement URSSAF liées à la crise Ukrainienne

Causes de révision du loyer d’un bail commercial

Négocier son bail commercial

Renouvellement du bail commercial

Déclaration Européenne de Services (DES)

Loi en faveur de l’activité professionnelle indépendante

Que faire en cas de cyberattaque ?

Simplification des démarches des entreprises

La taxe annuelle à l’essieu pour les véhicules de plus de 12 tonnes

Restriction de l’eclairage nocturne des commerces

Conditions d’utilisation du w garage et démarches pour l’obtenir

Contravention pour non designation du conducteur : seules les personnes morales sont concernees

Equipement obligatoire d’un ethylotest

Fichier des Véhicules Assurés (FVA) : Quels véhicules doivent-être déclarés par les professionnels de l’automobile ?

Infractions au Code de la route : Le chef d’entreprise doit désigner le conducteur auteur de l’infraction commise avec un véhicule de l’entreprise

Le véhicule de démonstration

Contribution sociale de solidarite

Cotisation fonciere des entreprises

Cotisation sur la valeur ajoutee des entreprises

Droit a l’erreur Loi pour un Etat au Service d’une Société de Confiance

RGPD : le registre des traitements des données

Alerte vigilance arnaque RGPD

RGPD : Présentation générale du règlement européen

Obligation de déclarer les bénéficiaires effectifs des sociétés

Obligation d’utiliser un logiciel de caisse conforme

Durée de conservation des documents d’entreprise

Confidentialité des comptes des micro-entreprises et des petites entreprises

Alerte sur les e-mail frauduleux

Les aides pour l’entreprise

Le nantissement du fonds de commerce

La caution personnelle du chef d’entreprise

Tableau comparatif des entreprises individuelles

Mise en garde contre les registres, annuaires et sites de référencement professionnels

Accessibilité, Démarchage ABUSIF

Chômage partiel du dirigeant de société

Assurance chômage du dirigeant de société

Les différents statuts du conjoint du chef d’entreprise

Obligation de déclarer le statut du conjoint

Le statut du chef d’entreprise

Retraite des travailleurs non-salariés

Régime fiscal des travailleurs non-salariés

Protection sociale des travailleurs non-salariés

Cumul emploi-retraite des travailleurs non-salariés

Assurance chômage du chef d’entreprise

Tableau comparatif des différentes formes de sociétés

EIRL-Entrepreneur individuel à responsabilité limitée

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Retrofit electrique – Conversion d’un véhicule thermique en véhicule électrique

La FNA œuvrait depuis 2017 à l’adoption d’un cadre juridique et technique d’homologation du retrofit permettant aux automobilistes de convertir leurs véhicules thermiques en véhicules électriques. Jérémy CANTIN, Président la branche maintenance vente chargé de l’électromobilité à la FNA a su convaincre à la fois le Gouvernement et de nombreux acteurs à se fédérer autour de ce projet. L’Electro Cox (Volkswagen Coccinelle électrique de 1971) en porte étendard, présente sur le salon Equip Auto 2017 sur le stand de la FNA et le mondial de l’automobile 2018, a été le vecteur de différentes rencontres au niveau local, national et européen en faveur de l’adoption de ce cadre juridique.

L’arrêté ministériel fixant le cadre règlementaire pour la conversion d’un véhicule thermique en électrique est entré en vigueur le 4 avril 2020. Toutefois, il faudra attendre 6 à 8 mois avant que les premiers véhicules puissent être homologués et que des professionnels de l’automobile puissent réaliser cette transformation.

Quels véhicules peuvent être transformés ?

Les véhicules pouvant subir une transformation dite « retrofit » sont les véhicules utilisant au moins une motorisation thermique à allumage commandé ou à compression :

  • Des catégories M et N âgé au minimum de 5 ans (ayant une date de 1ère mise en circulation antérieure d’au moins 5 ans par rapport à la date de sa conversion) :
    • Voitures particulières
    • Deriv-VP / VASP
    • Minibus
    • Autobus
    • Auto-car
    • Utilitaires légers
    • Camions (inférieurs ou supérieurs à 3.5 tonnes)
  • De la catégorie L âgé au minimum de 3 ans (ayant une date de 1ère mise en circulation antérieur d’au moins 3 ans par rapport à la date de sa conversion) :
    • 2 roues
    • 3 roues
    • Quadricycle à moteur

Les véhicules peuvent être transformés sans restriction d’âge, si l’accord technique du constructeur du type de véhicule est fourni par le fabricant à la demande d’agrément de prototype.

Le véhicule doit être immatriculé en France dans une série définitive et ne doit pas être immatriculé comme véhicule de collection

Quels dispositifs peuvent être installés sur le véhicule ?

Le dispositif de conversion électrique qui permet de transformer un véhicule à motorisation thermique en un véhicule à motorisation électrique peut être à batterie ou à pile à combustible. Le dispositif comprend au moins :

  • Un groupe motopropulseur (machine électrique et convertisseur de puissance associé) monté en amont des éléments de transmission ;
  • Un bloc de batteries (y compris le système de gestion électrique et thermique des accumulateurs et de sectionnement et le système de protection) destiné à fournir d’une manière exclusive l’énergie et la puissance de traction ;
  • Une interface avec le réseau pour charger le bloc-batterie ;
  • Le cas échéant, un convertisseur d’énergie transformant l’énergie chimique (énergie d’entrée) en énergie électrique (énergie de sortie) ou inversement ;
  • Le cas échéant, le réservoir d’hydrogène et toutes les autres pièces du véhicule fonctionnant à l’hydrogène qui sont en contact direct avec l’hydrogène ou qui font partie d’un système hydrogène
  • Tout autre sous-système nécessaire au bon fonctionnement du véhicule transformé,

Comment devenir installateur de dispositif de conversion électrique ?

 

La transformation d’un véhicule avec un dispositif de conversion ne peut se faire que par un installateur présent sur le territoire français et habilité par le fabricant. Seuls les dispositifs homologués et montés par un installateur habilité par le fabricant peuvent être installés sur les véhicule circulant sur les voies publiques routières.

  • Le fabricant (« constructeur ») est la personne qui va assembler le kit complet de système de propulsion électrique sur un véhicule thermique. Il va par la suite faire la demande d’agrément de prototype.

 Cette demande de réception d’un type de véhicules transformés avec un dispositif de conversion électrique dite « agrément de prototype » est soumise par le fabricant au CNRV (centre national de réceptions des véhicules).

Lorsque le type de véhicules transformés avec un dispositif de conversion électrique présenté lors de la demande de réception de l’agrément de prototype satisfait aux prescriptions, l’agrément de prototype pour cette transformation est accordé et un numéro d’homologation est délivré.

Le fabricant peut alors habiliter des installateurs pour installer son kit sur les véhicules ayant été homologués avec celui-ci.

  • L’installateur est un professionnel de l’entretien et de la réparation automobile (code APE : 4520A) habilité par le fabricant pour l’installation, conformément à ses instructions, du dispositif de conversion. Il figure alors dans la liste des installateurs déclarés par ce fabricant.

 Un installateur peut être habilité pour un ou plusieurs types de véhicules transformés avec un dispositif de conversion.

L’habilitation de l’installateur :

Avant de délivrer l’habilitation, le fabricant doit s’assurer que l’installateur a effectué une formation qui lui apporte la connaissance nécessaire à la/les transformation(s) concernée(s).

L’habilitation est valable au maximum 2 ans et peut être renouvelée selon les modalités précisées dans la demande d’agrément de prototype par le fabricant.

Elle spécifie le ou les types de véhicules transformés avec le dispositif de conversion électrique et les variantes-versions du ou de ces types sur lesquels l’installateur habilité est autorisé à effectuer la transformation. Elle spécifie aussi le nombre et la fréquence des contrôles effectués par le fabricant chez l’installateur pour s’assurer de la pérennité de l’habilitation.

Exigences spécifiques et responsabilités :

 Le fabricant et l’installateur doivent satisfaire aux exigences :

  • D’établissement (locaux adaptés) ;
  • D’honorabilité professionnelle (assurance de responsabilité civile d’activité automobile) ;
  • De capacité financière (capitaux et réserves ; garanties accordées par un ou plusieurs organismes financiers) ;
  • De capacité professionnelle (compétences, responsabilité civile professionnelle garage)

Responsabilités :

Le fabricant garantit la préservation de l’intégrité de tous les éléments du véhicule transformé avec un dispositif de conversion électrique qu’il commercialise. Il assume la responsabilité d’une détérioration éventuelle de tous les éléments du véhicule transformé et de toute pièce susceptible d’être en contact avec, ou dégradée par tout ou partie du dispositif de conversion et doit en démontrer la capacité.

L’installateur a la responsabilité de vérifier que les conditions de transformation du véhicule sont compatibles avec les exigences en matière de sécurité de la réception du véhicule sur lequel il est installé. Il assure que le véhicule à transformer est en bon état mécanique.

Documents obligatoires :

Une fois le véhicule transformé, le propriétaire du véhicule doit obligatoirement faire un changement de certificat d’immatriculation (carte grise) pour l’adapter à sa nouvelle énergie (électrique, EL).

Pour cela, à l’issu de la transformation, l’installateur fournit au fabricant une attestation de transformation.

Le fabricant délivre et signe alors un certificat de conformité sur la base de l’attestation de transformation. Ce document est transmis au propriétaire du véhicule afin que le certificat d’immatriculation de son véhicule transformé soit mis à jour (modification des caractéristiques technique du véhicule).

Prochaines étapes :

Jérémy CANTIN, comme d’autres fabricants, attend d’obtenir les homologations nécessaires pour pourvoir par la suite former et habiliter des professionnels de la réparation à transformer des véhicules. Le passage de son premier véhicule auprès de l’UTAC devrait se faire d’ici 6 à 8 mois (les délais sont très longs).

La transformation d’un véhicule étant pour le moment onéreuse (il faudrait beaucoup de demandes de véhicules particuliers du même type pour faire baisser les coûts), les premiers véhicules homologués seront des utilitaires et des poids lourds car c’est une transformation rentable et la demande est déjà bien présente sur le marché.

Si ce sujet vous intéresse et que vous souhaitez être un artisan de la mobilité fabricant ou installateur de kit électrique sur des véhicules initialement thermique, nous vous invitons à remplir ce questionnaire. Cela nous permet de rassembler les personnes intéressées afin de vous tenir informés des avancés des véhicules homologués et des formations et habilitations prochainement disponibles.

  Information interne (réservée aux administrateurs) :

Arrêté du 13 mars 2020 relatif aux conditions de transformation des véhicules à motorisation thermique en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible

Annexe II de l’arrêté du 13 mars 2020 relatif aux conditions de transformation des véhicules à motorisation thermique en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible

Annexe III ter de l’arrêté du 19 juillet 1954 susvisé

 

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