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Démenti fausse information sur le contrôle technique des deux-roues : aucune remise en cause en France

Plusieurs médias ont récemment relayé l’idée selon laquelle le contrôle technique des deux-roues serait remis en cause par la législation européenne. Cette information est fausse et mérite d’être clairement démentie.

En France, rien ne change

Le contrôle technique des deux-roues a été mis en place au niveau national, validé par une décision du Conseil d’État. Il a été instauré indépendamment de toute obligation européenne. Il n’y a donc aucune évolution à attendre concernant son application en France.

D’où vient la confusion ?

La désinformation semble provenir des discussions en cours entre les institutions européennes concernant la proposition de directive Contrôle technique. La Commission, dans sa version initiale, a introduit pour la première fois, une obligation pour les Etats membres d’imposer le contrôle technique aux véhicules de la catégorie L. Ce contrôle étant déjà opéré dans la majorité des pays de l’UE, cette introduction visait à adapter le cadre juridique à la pratique. Une deuxième institution est intervenue, le Conseil de l’UE, qui a publié ses orientations générales supprimant cette disposition.

Il est important de rappeler que :

  • La proposition de la Commission visant à introduire cette disposition n’allait pas entrainer de conséquence en France qui a déjà mis en place ce contrôle, et ce, en l’absence d’obligation européenne de le faire ;
  • Cette position du Conseil n’est ni définitive ni actée ;
  • Le Parlement européen, troisième institution européenne à intervenir, doit également rendre sa position. A ce jour, le Parlement serait favorable à un renforcement du contrôle technique des deux-roues (plus strict que la version proposé par la Commission européenne).

Aucun impact prévu pour la France

À ce stade, rien n’est décidé au niveau européen. Et surtout, quelle que soit l’issue des discussions, cela n’aurait aucune conséquence sur le dispositif français.
La seule hypothèse qui pourrait remettre en cause le contrôle technique en France serait une interdiction explicite de contrôler ces véhicules au niveau européen — un scénario jugé hautement improbable.

Éclairage européen

Lors d’un échange avec le conseiller transport de la Représentation permanente de la France auprès de l’UE (RPUE), il nous a été précisé que cette demande de suppression émane principalement de la Finlande, où l’usage de la moto est très limité dans l’année en raison des conditions climatiques.
La majorité des autres États membres se montrent plutôt favorables au contrôle technique pour cette catégorie de véhicules, mais ont accepté d’examiner cette demande spécifique.

Professionnels habilités : que faire en cas d’usurpation de vos accès SIV (habilitation – agrément)

La FNA est saisie par de nombreux professionnels habilités concernant des usurpations de leur compte SIV leur permettant d’immatriculer les véhicules et percevoir les taxes afférentes. Alerté par la FNA, le Ministre de l’Intérieur est saisi du dossier et, par l’intermédiaire de sa Directrice de Cabinet, nous précise les étapes que doivent pour le moment suivre les professionnels concernés.

 

Si vous êtes concerné par une usurpation de vos accès SIV, nous vous invitons à nous contacter rapidement afin de vous aiguiller sur la marche à suivre. Nous pourrons également centraliser les dossiers afin de continuer à porter ce sujet auprès des autorités compétentes et demander des mesures concrètes pour sécuriser le dispositif et protéger les entreprises comme les consommateurs.

Reflexes à avoir en tant que professionnels habilités – prévention

Nous vous invitons à redoubler de prudence face à tout message, appel ou démarche suspecte.

Il ne faut sous aucun prétexte envoyer son numéro d’habilitation ou d’agrément – c’est aussi confidentiel qu’un numéro de carte bancaire.

Ne jamais laisser une personne prendre la main sur votre ordinateur pour une soit-disant « mise à jour de votre habilitation ».

Ne jamais répondre par mail, téléphone, SMSNE JAMAIS CLIQUER SUR UN LIEN

Si vous recevez un appel téléphonique, ne donnez pas suite, raccrochez et appelez directement votre préfecture (comme pour les appels de conseillers bancaires), ne jamais transmettre d’informations personnelles ou bancaires, ne jamais se connecter via les liens reçus dans un mail… se connecter via votre interface uniquement …

Vérifiez toujours par exemple l’adresse électronique de l’expéditeur (et non seulement le nom affiché), le numéro de téléphone ainsi que l’horaire de contact…

Ne répondez à aucun mail créant un sentiment d’urgence (ex : menace de suspension de votre habilitation, délai très court pour répondre, appel en fin de journée ou en veille de week-end …).

  • Ignorez les mails et appels téléphoniques douteux et ne pas y répondre. La DGFiP et France Titre ne sont pas à l’origine de cette communication.
  • Si vous êtes contacté par téléphone par un « agent de la préfecture » pour vérifier ou mettre à jour votre habilitation, raccrochez et appelez directement votre préfecture de rattachement.
  • N’hésitez pas à consulter la note du service juridique dédiée « Alerte mails frauduleux SIV »,
  • En cas de doute ou si vous avez répondu aux mails douteux, alertez immédiatement votre préfecture pour qu’elle suspende votre habilitation par précaution,
  • Plus généralement, connectez vous très régulièrement à votre compte professionnel SIV pour contrôler les opérations réalisées dans le SIV, notamment pour ceux détenteurs d’un certificat numérique (clé).
  • Prenez connaissance des recommandations de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information) concernant la sécurité numérique et les bonnes pratiques à adopter.

Usurpations et fraudes avérées : les démarches urgentes

Les auteurs de ces pratiques exploitent frauduleusement les conditions d’accès au SIV. Il s’agit d’une tromperie consistant par exemple à se faire passer pour un service de l’Etat afin d’usurper l’habilitation et réaliser des centaines d’immatriculations sur le compte SIV du professionnel. Si le garage est également agréé pour la perception des taxes à l’immatriculation, les opérations d’immatriculation entrainent la générations de ces taxes qui sont ensuite prélevées sur le compte bancaire du professionnel. Si le professionnel n’est pas agréé, les fraudeurs réalisent des déclarations d’achat au nom du garage.

Le ministère de l’Intérieur que nous avons saisi à plusieurs reprises, nous rappelle que le professionnel doit :

  • A la suite du rejet de prélèvement, un message automatique sera envoyé demandant au professionnel de régulariser par virement bancaire sur le compte de la Banque de France du service,
  • Vous pourrez alors régler au CECI de Toulouse uniquement le montant correspondant aux seules opérations légitimes que vous avez effectivement réalisées,
Le CECI déduira la somme versée du montant global et émettra un Titre de perception pour le solde correspondant aux opérations frauduleuses. Ce titre transmis au professionnel est pris en charge par le service de recouvrement de la DRFIP 34. Aucun nouveau prélèvement automatique n’est émis après la production de ce titre.

Lancement des procédures : à suivre très attentivement

Le professionnel peut contester le Titre de perception en formant une réclamation auprès du service de recouvrement de la DRFIP 34 à l’adresse suivante : ddfip34.pgp.produitsdivers@dgfip.finances.gouv.fr

Nous vous proposons un modèle (à adapter à votre situation) dans la rubrique « Documents complémentaires » en bas de page.

Vous devrez joindre le récépissé du dépôt de plainte ainsi que les éléments permettant d’identifier les opérations frauduleuses. La préfecture devrait pouvoir vous fournir ces éléments au besoin.

Cette réclamation est très importante car elle va permettre de suspendre le recouvrement des sommes réclamées pendant une durée de 6 mois.

Nous vous conseillons de noter de manière visible la date de la fin de ce délai de 6 mois pour ne pas l’oublier.

Que se passe-t-il pendant ce délai de 6 mois ?

Les forces de l’ordre vont instruire la plainte mais cela peut prendre plusieurs mois voire année(s).

Sur la partie fiscale, un ordonnateur est sensé instruire la réclamation. Si vous n’obtenez aucune réponse dans ce délai de 6 mois, votre réclamation fait l’objet d’une décision implicite de rejet à l’issue de ce délai.

Et à l’issue des 6 mois ? Il faut obligatoirement saisir le juge !

Le délai de suspension prend fin à l’issue des 6 mois. Votre seule solution à date, est alors de saisir le juge dans un délai de 2 mois (6 mois + 2 mois).

A ce stade, les autorités ne sont pas d’accord concernant la saisine du tribunal compétent : tribunal administratif ou tribunal judiciaire ?

Pour le moment, il est donc nécessaire de saisir à la fois le tribunal administratif et le tribunal judiciaire pour contester les sommes qui vous sont réclamées. 

Ce délai passe très vite. Cette action nécessite de prendre un avocat. Nous pouvons vous en recommander un mais ne tardez pas trop.

Ce recours visera à obtenir la suspension de la procédure de recouvrement des sommes par l’Etat, jusqu’à l’issue de la plainte pénale vous exonérant de toute responsabilité dans ces usurpations.

Attention : seule une décision de justice est susceptible d’entrainer l’annulation totale ou partielle du titre de perception de l’administration fiscale. Si vous ne saisissez pas le tribunal judiciaire, les sommes deviendront exigibles à l’issue des 6 mois. Dans ce cas, le professionnel reçoit une Mise en demeure de régler les sommes.

Les actions de la FNA sur ce sujet majeur

  • Accompagnement des adhérents concernés étape après étape, par nos FNA de proximité ou directement par le siège,
Rapprochez vous de votre FNA de proximité et parlez-en aux garages victimes pour qu’ils ne soient pas seuls. Les créances fiscales peuvent représenter des milliers d’euros et le respect des délais de procédure est essentiel. 
  • Envoi des dossiers les plus critiques à la Direction de la sécurité routière fin décembre,
  • Saisine de tous les Ministères concernés pour qu’ils prennent leurs responsabilités ainsi que le cabinet du Premier Ministre qui visiblement à agit pour que Bercy et l’Intérieur se mobilisent,
  • Demande aux 577 députés de déposer des questions à l’attention du Gouvernement sur les mesures qu’il compte prendre pour sécuriser les professionnels et les consommateurs également victimes.
  • Conférence de presse organisée le 3 mars 2026 en Vendée, articles de presse, interview presse …

La FNA reste mobilisée, si vous êtes concerné par une usurpation, n’hésitez pas à nous contacter.

 

Vous trouverez également en bas de page dans la rubrique « Documents complémentaires », une communication du ministère de l’intérieur adressée à l’ensemble des professionnels habilités, concernant les reflexes à avoir en cas de fraude et/ou hameçonnage.

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Convention collective des services de l’automobile – Janvier 2026

La convention collective applicable au secteur de l’automobile est la Convention Collective Nationale des Services de l’Automobile (IDCC 1090).

Nous vous invitons à prendre connaissance de la dernière mise à jour de la CCNSA – Janvier 2026 en cliquant sur ce lien : Convention collective Janvier 2026

 

  • Information obligatoire 

L’employeur doit informer ses salariés de la convention collective applicable dans l’entreprise. Dans le cadre de l’affichage obligatoire, n’oubliez pas d’informer les salariés, de l’existence de la convention collective applicable dans l’entreprise et de la possibilité de la consulter dans les locaux de l’entreprise.

Exemple d’affichage : « La convention collective applicable dans l’entreprise : Convention collective des services de l’automobile – IDCC 1090, est tenue à votre disposition dans le bureau de Mr / Mme XXXX, vous pouvez la consulter aux jours et horaires suivants : ……………………… ». Si vous avez mis en place des accords d’entreprise, il faut également les indiquer.

La consultation peut se faire sur tout support (le support papier est à éviter), soit une clef USB, un PC ….. Elle doit être tenue à la disposition de l’inspection du travail à tout moment.

L’intitulé de la convention doit impérativement apparaître sur le bulletin de paie et être mentionné dans le contrat de travail.

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Contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance

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Synthèse des visites médicales

Fusion des documents Avis arrêt de travail, Certificat médical spécifique AT- MP

Convocation à entretien préalable à une éventuelle mesure pouvant aller jusqu’au licenciement

Nouvelle présentation du bulletin de paie version 2022

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2022

Mise en œuvre du titre mobilité à partir du 1er janvier 2022

Charges sociales année 2022

Revalorisation des salaires minima au 23 juillet 2022

SMIC au 1er janvier 2022

Déclaration du statut de conjoint collaborateur

Convocation entretien préalable à sanction

Egalité professionnelle – femmes – hommes

Chèques cadeaux – bons d’achat

La retraite progressive des salariés et des indépendants au 1er septembre 2023

La mise à la retraite du salarié et la mise à la retraite d’office

Départ à la retraite anticipée pour carrière longue

Guide pratique de l’aide à l’embauche des alternants – janvier 2024

Modèle document unilatéral – APLD

Activité partielle de longue durée – APLD

L’indemnité inflation

Convocation entretien préparatoire en vue d’une rupture conventionnelle

Le pouvoir disciplinaire de l’employeur

Le précis de l’apprentissage

Mise à disposition de cabinets d’aisance

Chauffage des locaux -ambiance thermique

Faut il installer des lavabos et des douches dans l’entreprise ?

Les lavabos en entreprise

Les vestiaires dans l’entreprise

Durée légale et durée maximale du travail

Le temps de trajet

Le temps d’habillage

La clause de non concurrence

Epargne salariale, intéressement, participation

Résiliation des contrats de complémentaires santé (mutuelle)

Avenant dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique

Le licenciement pour inaptitude d’origine non professionnelle – sans obligation de reclassement

Le cumul emploi retraite (salariés – indépendants) au 1er septembre 2023

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Déclaration et reconnaissance d’un accident du travail – accident du travail mortel

Contribution à la formation professionnelle : acompte à régler avant le 15/09/2021

Le Capital de fin de carrière

Soyez prudent dans la gestion d’un abandon de poste

Le bulletin officiel de la sécurité sociale – BOSS

Le solde de tout compte

Temps partiel thérapeutique – reconnaissance – mise en place

Trame entretien professionnel

Trame entretien annuel d’évaluation

La modification du contrat de travail

Les conséquences de la sous – qualification d’un salarié

La visite médicale de reprise et de pré reprise, et le rendez vous de liaison

Le compte épargne temps

Travaux interdits et réglementés pour l’emploi des jeunes de 15 à 18 ans

Procédure de licenciement pour inaptitude non professionnelle sans reclassement

Modèle notification de licenciement pour faute grave dans le cas d’un abandon de poste

Gérer les addictions en entreprise

Charges sociales au 1er janvier 2021

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Conditions légales de départ à la retraite jusqu’au 1er septembre 2023

Le licenciement pour absences répétées et ou prolongées

Le dispositif de prime exceptionnelle de pouvoir d’achat – PEPA – « Prime Macron »

Les opérateurs de compétence (OPCO) – L’OPCO Mobilités

L’entretien professionnel – L’entretien d’état des lieux récapitulatif

Les heures supplémentaires relatives au travail des vendeurs

L’astreinte

Les heures supplémentaires

Réduction du temps de travail et contrat de travail

Repos quotidien et repos hebdomadaire

Indemnisation du salarié cadre suite indisponibilité maladie ordinaire ou professionnelle, accident du travail

Arrêt maladie, accident de travail – ouvriers – employés – agents de maîtrise

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

La gestion sanitaire des vagues de chaleur

Congés payés et maladie

Congés payés synthèse

Minima garantis 2021

Le temps de pause et de restauration

Travail de nuit

Travail le dimanche

Modèle de mise en demeure de présomption de démission en cas d’abandon de poste

Modèle convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement

La médaille d’honneur du travail

Convention collective services de l’automobile – CCNSA – Avril 2021

L’interdiction de vapoter – Cigarette électronique

L’interdiction de fumer/vapoter

Affichage consigne incendie

Tarification accidents du travail / maladie professionnelles 2021

Les nouveaux critères de prise en charge du FAFCEA pour 2021

Contributions à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage 2020-2021

Aide à l’embauche : l’opération « emploi franc+ » et le dispositif « emploi franc »

Les attestations Pôle Emploi évoluent

Le report des visites médicales et examens médicaux des salariés

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant

FNE formation

Offre de contrat de travail ou promesse unilatérale de contrat de travail

La vidéosurveillance / la géolocalisation

SMIC AU 1ER JANVIER 2018

Salaires minima conventionnels 2018 au 1er Janvier 2018

Revalorisation du SMIC au 1er janvier 2021

Reçu pour solde de tout compte

Licenciement pour motif économique

Le licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle (suite AT ou maladie pro) – avec reclassement

Les réunions à distance du CSE pendant l’état d’urgence sanitaire

Elections des représentants au CSE MAJ 2021

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Modèle Accord annualisation du temps de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Indemnité de congés payés

Fermeture de l’entreprise pour congés

Congé parental d’éducation

Congé Maternité et indemnités journalières pour les travailleuses indépendantes

RPCS dispenses d’affiliation

Modèle DUE frais santé

Rupture du contrat d’apprentissage

Rémunération du contrat de professionnalisation

Rémunération du contrat d’apprentissage

Rupture de la période d’essai de l’apprenti par l’employeur

Emploi des jeunes de 15 à moins de 18 ans

Congé pour examen accordé aux apprentis

Les registres obligatoires et conseillés en entreprise

Affichages ou diffusions obligatoires

Affichage obligatoire à l’attention du personnel

Affichage harcèlement

Affichage Egalité professionnelle hommes femmes

Le compte professionnel de prévention – C2P

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

Charges sociales janvier 2018

Bulletin de paie simplifié janv 2018

SMIC au 1er janvier 2017

Salaires minima au 1er janvier 2017

SMIC au 1er janvier 2016

Salaires minima au 1er janvier 2016

SMIC au 1er janvier 2015

Salaires minima au 1er janvier 2015

Information des salariés traitement des données personnelles

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

La gestion des jours fériés

Le contrat d’apprentissage

Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Affichage égalité de rémunération hommes femmes

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Charges sociales année 2026

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 avait prévu une réforme des allègements généraux de cotisations patronales dans un premier temps en 2025, puis en 2026, avec 2 changements majeurs : reconfiguration de la réduction générale de cotisations patronales et suppression des réductions de taux sur les cotisations patronales d’assurance maladie et d’allocations familiales. Les  Décret n° 2025-887 du 4 septembre 2025 relatif aux modalités d’applications de différents dispositifs de réduction et d’exonération de cotisations patronales de sécurité sociale – Décret n° 2025-1446 du 31 décembre 2025 relatif aux modalités d’application de divers dispositifs d’exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale sont venus apporter des précisions.

 

  • Définition des charges sociales

Elles sont l’ensemble des cotisations et contributions sociales ainsi que certaines taxes retenues sur les salaires. Qu’elles soient patronales et/ou salariales, elles servent à financer la protection sociale des salariés, en assurant notamment la couverture des risques liés à la santé, la maternité, la vieillesse, les accidents du travail, les maladies professionnelles ou le chômage. Ce sont des prélèvements obligatoires effectués sur les rémunérations versées dans le cadre d’une activité professionnelle.

Pour les salariés

Côté salariés, plusieurs prélèvements sociaux : la CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) destinés au financement de la sécurité sociale, les cotisations retraite complémentaire, assurance vieillesse, et APEC sous conditions.

La cotisation maladie, est supprimée depuis 2018, mais elle perdure pour les salariés des départements du Haut et Bas Rhin et de la Moselle.

Cotisations employeur

NOUVEAUTES au 1er janvier 2026 suite loi de financement de la sécurité sociale pour 2025

1) suppression des réductions patronales d’assurance maladie (- 6 points pour salariés payés jusqu’à 2.25 SMIC en 2025) et d’allocations familiales (- 1.8 point salariés payés jusqu’à 3.3 SMIC en 2025), sauf : pour les employeurs bénéficiaires d’exonérations spécifiques dégressives à savoir :

  1. les dispositifs zonés : zones de revitalisation rurale et zones France ruralités revitalisation (ZRR/ZFRR), zones de restructuration de la défense (ZRD), zones franches urbaines (ZFU) ;
  2. le dispositif d’exonération de cotisations patronales applicables dans les territoires d’Outre-mer dit Lodeom ;
  3. le dispositif d’exonération de cotisations patronales applicable aux aides à domicile employées par une entreprise prestataire de droit privé auprès d’une personne dite fragile (AAD prestataire) ;
  4. pour les salariés, de certains employeurs, affiliés à un régime spécial pour lesquels la RGDU n’est pas applicable.

C’est l’un des changements majeurs pour 2026 : suppression des taux réduits de cotisations patronales d’assurance maladie (AM) et d’allocations familiales (AF).

En effet, avant le 1er janvier 2026, pour les employeurs éligibles à la réduction générale de cotisations (ex-réduction Fillon), le taux de la cotisation patronale d’assurances maladie-maternité-invalidité-décès pouvait être réduit à 7% (au lieu de 13%) au titre de leurs salariés dont la rémunération n’excèdait pas 2,5 fois le montant du SMIC jusqu’au 30 avril 2025 ou 2,25 doit le SMIC à partir du 1er mai 2025. Cette réduction de cotisation (taux réduit) a été supprimée à compter du 1er janvier 2026.

Avant le 1er janvier 2026, pour les employeurs éligibles à la réduction générale de cotisations (ex-réduction Fillon), le taux de la cotisation patronale pour les allocations familiales pouvait être déduit à 3,45% (au lieu de 5,25%) au titre de leurs salariés dont la rémunération n’excèdait pas 3,5 fois le montant du SMIC jusqu’au 30 avril 2025 ou 3,3 fois le SMIC à partir du 1er mai 2025. Cette réduction de cotisation (taux réduit) a été supprimée à compter du 1er janvier 2026.

Ces dispositifs sont remplacés par une nouvelle réduction générale élargie, désormais applicable jusqu’à 3 SMIC (au lieu de 1,6 SMIC précédemment).

2) Augmentation de la cotisation patronale vieillesse déplafonnée

La cotisation patronale de vieillesse déplafonnée passe à 2,11 % (au lieu de 2,02% en 2025), soit une augmentation de 0,09 point.

 

Les cotisations employeurs sont les suivantes :

  • Cotisations maladie ; 
  • Cotisations d’allocations familiales pour le financement de la branche famille de la sécurité sociale, et notamment les prestations d’allocations versées par la CAF (Caisse allocation familiale) ;
  • Cotisations accidents du travail : pour le financement de la  branche AT/MP de l’Assurance maladie ;
  • Cotisations retraite complémentaire ;
  • CSA (contribution solidarité autonomie) : pour le financement de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, en faveur des personnes handicapées et âgées ;
  • Fnal (fond national d’aide au logement) : destiné au financement de l’aide au logement (branche famille de la sécurité sociale) ;
  • Cotisation AGS : finance le régime de garantie des salaires en cas de défaillance de l’employeur (procédure collective, faillite…) ;

La cotisation AGS est toujours à 0.25 % au 1er janvier 2026.

  • Le versement mobilité (ex versement transport) : contribution locale au financement des transports publics ;

 

  • Le forfait social est une contribution patronale versées par l’employeur assise sur les éléments de rémunération, différents taux sont applicables.

TAUX de 20 % : sauf dérogation, le taux du forfait social est de 20 %. Il concerne les rémunérations ou gains qui répondent, cumulativement, aux 2 critères suivants : ils sont exclus de la base de calcul des cotisations de Sécurité sociale et sont soumis à la contribution sociale généralisée (CSG).

TAUX de 16 % : depuis le 1er octobre 2022, le forfait social au taux de 16 % continue à bénéficier aux Perco sous réserve que le pourcentage de titres PEA – PME soit au moins égal à 10 %, autrement dit dans les mêmes conditions que celles applicables aux plans d’épargne retraite d’entreprise (Pere).

TAUX de 10 % : depuis le 1er janvier 2019, dans les entreprises employant au moins 50 salariés, l’abondement de l’employeur sur la contribution des salariés à l’acquisition de titres de l’entreprise ou d’une entreprise liée est soumis au forfait social de 10 %, il est également applicable au versement unilatéral de l’employeur destiné à l’acquisition de titres de l’entreprise ou d’une entreprise liée, sous  conditions ;

TAUX réduit à 8 % pour : les contributions des employeurs destinées au financement des prestations complémentaires de prévoyance versées au bénéfice de leurs salariés, anciens salariés et de leurs ayants droit, pour les employeurs de 11 salariés et plus.

Les contributions patronales au financement de la prévoyance complémentaire des apprentis sont soumises au forfait social au taux de 8 %.

Notez que la LFSS pour 2026 porte le taux de la contribution patronale spécifique sur les indemnités de rupture conventionnelle et de mise à la retraite de 30 % à 40 %.

Depuis le  1er janvier 2019, le forfait social est supprimé sur les primes de participation pour les entreprises qui ne sont pas tenues de mettre en place un accord de participation (entreprise et unité économique et sociale de moins de 50 salariés) et les abondements patronaux versés en complément des versements des salariés à un plan d’épargne salarial (PEE, PEI, Perco, PERCO-I).

  • La contribution au dialogue social, destinée à alimenter le fonds de financement des organisations professionnelles d’employeurs et des organisations syndicales de salariés ;

L’employeur est aussi assujetti, selon sa situation à certaines taxes :

  • Taxe sur les salaires : due sur la totalité du salaire par les employeurs non soumis à la TVA sur la totalité de leur chiffre d’affaires ;
  • Taxe construction ;
  • La CUPFA (contribution unique à la formation et à l’alternance).

Merci de cliquer sur le lien suivant Tableau-des-cotisations-sociales-en-2026  afin de prendre connaissance des taux actualisés.

  • Cotisations conventionnelles

La cotisation Prévention est due pour l’ensemble du personnel, à l’exception des apprentis et contrats de professionnalisation de moins de 26 ans, et des salariés en arrêt maladie longue durée. Cette cotisation forfaitaire est fixée à 2 € par mois et par salarié, répartis comme suit :

  • 1 € à la charge de l’employeur ;
  • 1 € à la charge du salarié.

Tout mois de travail commencé donne lieu au versement de cette cotisation. La cotisation Prévention n’est soumise ni à CSG, CRDS ni au forfait social de 8%.

Les cotisations Action sociale (Apasca) et CESA sont dues pour l’ensemble du personnel, à l’exception des apprentis et contrats de professionnalisation de moins de 26 ans, et des salariés en arrêt maladie longue durée :

  • la cotisation Action sociale (Apasca) (association pour l’action sociale et culturelle de l’automobile) est à la charge de l’employeur et égale à 0,08 % du plafond de la Sécurité sociale ;
  • la cotisation CESA (centre d’études des services de l’automobile) est égale à 0,08 % du salaire brut limité à 4 fois le plafond de la Sécurité sociale. Elle est aussi à la charge de l’employeur.

Les cotisations CESA et Action sociale (Apasca) ne sont soumises ni à CSG, CRDS ni au forfait social de 8 %.

  • La prime de partage de la valeur – PPV

La LFSS instaure la prise en compte de la prime de partage de la valeur tant au niveau de la formule de calcul du coefficient que de l’assiette de la réduction. Elle laisse le choix au gouvernement de fixer le taux du SMIC à retenir dans la formule de calcul du coefficient par décret à une valeur comprise entre le SMIC au 1er janvier 2024 et le SMIC en cours. Cela concerne également les montants de PPV exonérés de cotisations.

Cette nouveauté est défavorable aux employeurs étant donné que certains salariés seront au dessus du plafond faisant perdre à l’employeur le bénéficie de la réduction générale.

Par conséquent, pour les cotisations et contributions dues au titre des périodes d’activité depuis le 1er janvier 2025, les PPV sont intégrées aux revenus d’activité pris en compte à la fois :

– pour le plafond d’éligibilité à l’allégement ;
– pour le calcul du coefficient de réduction ;
– pour la rémunération à laquelle il s’applique.

2026 : nouvelle formule de calcul du coefficient 

Rémunération annuelle brute soumise à cotisations de sécurité sociale X C

CTmin + (Tdelta × [(1/2) × ((3 × Smic calculé pour un an) / rémunération annuelle brute – 1)] P),

La valeur de P est fixée à 1,75 pour 2026, et la valeur maximale du coefficient est égale à la somme des valeurs Tmin et Tdelta (0,3981 si l’entreprise applique un taux FNAL à 0,10 %, ou 0,4021 si elle applique un taux FNAL à 0,50 %).

Ces taux doivent être adaptés si l’employeur applique des répartitions différentes de la répartition de principe, ou des taux de cotisations dérogatoires en tranche 1 Agirc-Arrco.

La mise à jour du BOSS relative à la fiche « épargne salariale » du 12 mars 2025 apporte plusieurs précisions : Epargne salariale – BOSS

  • Les PPV à intégrer dans le calcul de la RGCP sont celles versées aux salariés et celles affectées sur un plan d’épargne (PEE, PEI, PERCO, PERE-CO, PERE-OB) ;
  • La prise en compte des PPV dans les calculs liés à la RGCP s’applique au 1er janvier 2025 mais comme la RGCP est annuelle il faudra tenir compte des PPV versées début 2025 au niveau de la régulation de la réduction.

Le BOSS précise que la prise en compte des PPV au niveau de la rémunération utilisée pour calculer le coefficient et de la rémunération à la quelle est appliquée le coefficient, ne vaut pas pour les salariés dont le contrat de travail a pris fin avant le 1er mars 2025.

  • La RGCP est le seul allégement dont le calcul doit tenir compte de la PPV.

Rémunération des apprentis

L’article 23 de la loi de financement de la Sécurité sociale baisse le seuil d’exonération de cotisations sociales (CSG et CRDS) sur la  rémunération des apprentis.

Pour rappel, les apprentis bénéficiaient d’un régime social et fiscal incitatif, leur rémunération était :

  • Totalement exonérée de CSG et de CRDS,
  • Partiellement exonéré de cotisations sociales jusqu’à 79 % du SMIC

À partir du 1er mars 2025, ce seuil est abaissé à 50 % du SMIC pour les contrats nouvellement signés.

Désormais, la rémunération versée à l’apprenti est assujettie à CSG et CRDS pour sa part excédant 50 % de la valeur du SMIC, et le plafond d’exonération de la rémunération versée à l’apprenti est abaissé de 79 % à 50 % du SMIC applicable durant le mois considéré, et ce, pour les apprentis embauchés à compter du 1er mars 2025.

Cette exonération concerne les « cotisations salariales d’origine légale et conventionnelle », soit les cotisations salariales d’assurance vieillesse et de retraite complémentaire. Elle ne couvre pas les cotisations salariales dues au titre de la prévoyance ou de la complémentaire santé ou encore, si l’apprenti a le statut de cadre, la cotisation Apec.

Comme l’assiette de la taxe sur les salaires est en principe alignée sur celle de la CSG, cela a pour conséquence de créer une nouvelle exception à cet alignement pour les rémunérations versées aux apprentis par les entreprises employant au plus 10 salariés, pour lesquelles l’article 231 bis I, 1 du CGI prévoit une exonération spécifique de taxe sur les salaires.
Les rémunérations désormais assujetties à la CSG et à la CRDS au-delà du seuil de 50 % du Smic seront donc toujours totalement exonérées de taxe sur les salaires pour les entreprises employant au plus 10 salariés.

Plafond sécurité sociale 2026

Dans un communiqué du 21 octobre 2025, le BOSS indique que le plafond de la sécurité sociale augmentera de 2 % au 1er janvier 2026. Le plafond 2026 sera ainsi fixé à 4 005 € par mois, soit 48 060 € pour une année complète : 

  • plafond trimestriel : 12 015 € ;
  • plafond par quinzaine : 2 003 € ;
  • plafond par semaine : 924 € ;
  • plafond journalier : 220 € ;
  • plafond horaire : 30 €.

Le plafond horaire passant à 30 € en 2026 (29 € en 2025), le montant par défaut de la gratification minimale des stagiaires et le seuil de franchise de cotisations de la gratification des stagiaires passeront à 4,50 € par heure de stage en 2026 (au lieu de 4,35 € en 2025).

Notez que le décret n’est pas encore paru au JO.

Réduction générale des cotisations patronales – Ex réduction FILLON

La réduction générale des cotisations patronales est la baisse de charges pour les salaires ne dépassant pas un certain montant du SMIC. En 2026, certains dispositifs de réductions des cotisations patronales évoluent. 

Jusqu’à la loi de financement de la sécurité sociale 2025, le plafond de rémunération ouvrant droit à la réduction générale était fixé par la loi par l’article L 241-13 du code de la sécurité sociale. Cet article a été modifié pour y supprimer le plafond de rémunération  qui désormais est fixé par décret. Décret n° 2025-1446 du 31 décembre 2025 relatif aux modalités d’application de divers dispositifs d’exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale

NOUVEAUTES applicables au 1 er janvier 2026  

La loi de financement de la Sécurité sociale 2025, modifie les dispositifs d’allègements généraux de cotisations patronales. La réforme vise à regrouper est simplifier plusieurs dispositifs existants autour d’un mécanisme unique de réduction dégressive.

La LFSS avait prévu une réforme des allègements généraux de cotisations patronales en 2 temps :

  • 2025 : aménagement de certains paramètres de la réduction générale de cotisations patronales et une diminution des salaires plafonds d’éligibilité aux réductions de taux sur les cotisations patronales d’assurance maladie et d’allocations familiales.

L’année 2026 réforme en profondeur les dispositifs d’exonérations de cotisations sociales.

  • Le mécanisme de réduction de taux sur les cotisations patronales maladie et allocations familiales est supprimé à compter du 1er janvier 2026 pour être remplacé par un dispositif de réduction généale dégressive unique mis en place pour les rémunérations jusqu’à 3 SMIC, (vs 1.6 SMIC en 2025), avec la possibilité d’ajuster par voie réglementaire le coefficient des exonérations.

La réduction générale des cotisations patronales s’applique :

  • Aux salariés dont la rémunération est inférieure à 3 fois le Smic relevant obligatoirement du régime d’assurance chômage ;
  • Ou ceux dont l’emploi ouvre droit à l’allocation d’assurance chômage quelles que soient la nature et la forme du contrat de travail.

Cependant, certains salariés en sont exclus, notamment les mandataires sociaux (sauf s’ils cumulent leur mandat social avec un contrat de travail et qu’ils relèvent de l’assurance chômage).

Pour les salariés travaillant à temps partiel, le montant du Smic doit être corrigé en fonction de la durée de travail ou de la durée équivalente inscrite dans le contrat de travail pour la période qui correspond à la durée légale du travail.

Calcul du coefficient de réduction

Le Décret n° 2025-1446 du 31 décembre 2025 relatif aux modalités d’application de divers dispositifs d’exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale modifie les paramètres T du calcul de la réduction Fillon : depuis le 1er janvier 2026, la réduction générale de cotisations et la réduction du taux des cotisations maaldie et famille sont fusionnées au sein d’une nouvelle réduction générale dégressive unique de cotisations patroanles – RGDU qui s’applique aux rémunérations inférieures à 3 SMIC.

Par conséquent, les valeurs : « 0,3193 » et « 0,3233 » sont remplacées respectivement par les valeurs : « 0,3981 » et « 0,4021 ».

Le taux de réduction, varie selon l’effectif de l’entreprise.

Valeur maximale du coefficient de réduction en 2026 en fonction de l’effectif
Nombre de salariés Taux FNAL applicable A partir du 1er janvier 2026
Moins de 50 0,10% 0,3981
50 et plus 0,50 % 0,4021

Réduction des cotisations = rémunération annuelle brute du salarié * valeur du coefficient de réduction.

Le coefficient est déterminé selon la formule suivante :

C = Tmin + (Tdelta × [(1/2) × ((3 × Smic calculé pour un an) / rémunération annuelle brute – 1)] P)

T min : 0,0200 (seuil minimal d’exonération de 2 %)

T delta : 0,3781 (pour les employeurs redevables de la Fnal à 0,10 %), ou 0,3821 (pour les employeurs redevables de la Fnal à 0,50 %)

Coefficient maximum = 0,3981 ou 0,4021

Exposant P = est égal à 1,75 et s’applique à [(½) × (3 × Smic annuel ÷ rémunération annuelle brute – 1)].

Le résultat obtenu par application de cette formule est arrondi à 4 décimales, au dix-millième le plus proche.

Réduction = totalité de la rémunération brute annuelle x valeur du coefficient déterminé sur l’année

Calcul mensuel : la réduction est en général calculée chaque mois par anticipation puis fait l’objet d’une régularisation. Elle est alors égale au produit de la rémunération mensuelle par le coefficient calculé selon les modalités exposées ci-dessus, le montant du Smic à prendre en compte étant le Smic mensuel.

Le calcul étant annuel, au regard du changement de coefficient en cours d’année, des régularisations seront peut être nécessaires selon le mode de calcul fourni par l’administration pour l’articulation des 2 périodes.

Imputation sur les cotisations et contributions

Le montant de la réduction est déduit sur les cotisations suivantes :

  • Cotisations de sécurité sociale d’assurance maladie, maternité, invalidité, décès et d’assurance vieillesse de base ;
  • Contribution au Fonds national d’aide au logement (FNAL) ;
  • Cotisations d’allocations familiales ;
  • Contribution solidarité autonomie (CSA) ;
  • Cotisations patronales de retraite complémentaire légalement obligatoires – Agirc-Arrco ;
  • Contribution patronale d’assurance chômage.

Lorsque le montant de la réduction est supérieur au montant des cotisations et contributions, la réduction est également appliquée sur les cotisations accidents du travail et maladies professionnelles dans la limite de 0,50 % de la rémunération au 1er mai 2025.

La réduction Fillon ne peut pas dépasser le montant des cotisations effectivement dues.

L’URSSAF propose un simulateur de calcul de réduction des cotisations patronales : simulateur de la réduction 

Le régime social de l’indemnité de rupture conventionnelle

Depuis le 1er septembre 2023, un nouveau régime social unique s’applique issu de la loi du 14 avril 2023, mais il manquait de clarté.

La règle était la suivante : l’indemnité de RC est exonérée de cotisations sur la part  non imposable, dans la limite du 2 PASS, mais pour un salarié en droit de bénéficier d’une pension de retraite, l’indemnité est imposable en totalité, se posait un problème d’interprétation.

La LFSS 2024 lève l’ambiguïté tout en s’alignant sur la mise à jour du BOSS du 28 novembre 2023.

Désormais, les indemnités de RC sont exonérées de cotisations et de CSG/CRDS dans la limite de deux PASS, y compris quand elles sont imposables, à hauteur du montant le plus élevé entre soit le minimum légal ou conventionnel de l’indemnité de licenciement, soit 50 % de l’indemnité ou 2 fois la rémunération annuelle brute du salarié sur l’année civile précédant la rupture.

Le régime fiscal est quant à lui différencié : l’indemnité est exonérée d’impôt (dans les limites prévues par la  législation), mais pas pour les salariés en droit de bénéficier d’une pension de retraite.

Contributions à la formation professionnelle et taxe d’apprentissage

Depuis le 1er janvier 2022, la déclaration et le paiement de la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUPFA) est transférée à l’Urssaf, qui devient votre interlocuteur unique pour tout ce qui concerne le calcul de vos déclarations et leur paiement

Désormais, la déclaration se fait via la DSN, selon une périodicité mensuelle (CFP, CPF-CDD, TA part principale) ou annuelle (TA solde et CSA).

Notez que les mutuelles et organismes mutualistes sont désormais soumis à la taxe d’apprentissage depuis le 16 février 2025 (entrée en vigueur de la loi de finances n° 2025-127 du 14 février 2025).

Les composantes de la CUPFA

  • La contribution à la formation professionnelle (CFP) – articles L 6331- 1 et 3 du code du travail :

– entreprises de moins de 11 salariés : taux  à 0,55 % sur la totalité de la rémunération ;

– entreprises de 11 salariés et plus : taux à 1% sur la totalité de la rémunération.

Les rémunérations des apprentis sont exonérées de contribution pour les employeurs relevant du régime des moins de 11 salariés – c. trav. art. L. 6331-1.

  • La contribution dédiée au financement du compte personnel formation des salariés en CDD (1 % CPF – CDD) qui remplace le 1% CIF-CDD – Article L 6131-1-4 du CT : son montant correspond à 1 % des rémunérations versées aux salariés en CDD pendant le mois considéré.

Sont exclus de l’assiette de cette contribution les revenus versés dans le cadre :  CUI – CAE (contrats aidés), contrats d’apprentissage et de professionnalisation, CDD saisonniers, CDD d’usage avec intermittents du spectacle, CDD avec sportifs et entraineurs professionnels.

2 cas d’exonérations sont supprimés depuis le 1er janvier 2022 : CDD suivi d’un CDI, contrats conclus avec des jeunes pendant leur cursus scolaire/universitaire, donnent lieu au versement du 1 % CPF – CDD.

  • La taxe d’apprentissage – articles L 6241-2 et L 6241-1-1 du CT : taux fixé à 0,68 % de la masse salariale (0,44 % en Alsace – Moselle taux unique perçue par l’URSSAF), qui se décompose de la manière suivante :

part principale de la TA : taux à 0,59 % de la masse salariale (0,44 % en Alsace – Moselle) pour le financement du l’apprentissage et recouvrée par l’Urssaf ;

solde de la TA : taux à 0,09 % de la masse salariale pour financer des formations initiales technologiques et professionnelles. Il est versé annuellement à l’Urssaf.

Notez le : la taxe d’apprentissage est en principe due par toutes les entreprises qui emploient des salariés. Mais les entreprises qui emploient un ou plusieurs apprentis peuvent bénéficier d’une exonération (article 1599 ter A, 3-1° du CGI). 

Par conséquent : l’exonération de taxe d’apprentissage s’applique ainsi aux entreprises :

  • dont la masse salariale n’excède pas 6 fois le montant du SMIC mensuel (lors du mois précédent le mois de l’exonération) ;
  • et qui emploient au moins un apprenti avec un contrat d’apprentissage.

Versement 

Depuis le 1er janvier 2022, le transfert de la collecte de la CUPFA se fait  auprès de l’URSSAF.

  • Mensuellement pour la CFP et la part principale de la TA : la déclaration et le règlement sont fait mensuellement en DSN selon les mêmes modalités que les cotisations sociales.
  • Annuellement pour le solde de la TA et les dépenses libératoires : 

le solde de la TA = versement annuel unique à l’URSSAF l’année suivant le versement de la part principale.

Pour la masse salariale 2024 : solde à déclarer sur DSN d’avril 25 et exigible les 5 ou 15 mai 25 selon taille de l’entreprise. Les fonds sont affectés par la caisse des dépôts et consignation  à des établissements d’enseignement, d’insertion et d’orientation, désignés par l’employeur.

1% CPF-CDD : depuis janvier 2022, le 1% est déclaré en DSN et versé mensuellement à l’URSSAF.

Depuis 2023, l’URSSAF collecte en plus, la contribution supplémentaire à l’apprentissage (CSA) qui vise à encourager l’emploi d’alternants dans les grandes entreprises. Elle est obligatoire pour celles occupant au moins 250 salariés.

La contribution supplémentaire à l’apprentissage (CSA) et le solde de la taxe d’apprentissage 2025 doivent être déclarés et payés en 2026.

La déclaration et le paiement de la CSA de l’année 2025 doivent être réalisés par un seul établissement de l’entreprise sur la DSN de mars 2026 (exigible le 6 ou 15 avril 2026) au titre de la masse salariale de l’année 2025.

– Taux modulable en fonction de l’effort de l’entreprise pour employer des alternants, il varie entre 0,40 % et 0,05 % de la masse salariale.

OPCO MOBILITES continue à gérer les contributions conventionnelles et volontaires jusqu’au 31 décembre 2025. En effet, la possibilité pour les branches de transférer aux URSSAF le recouvrement des contributions conventionnelles est reportée au 1er janvier 2026. 

Heures supplémentaires

Depuis le 1er janvier 2019, les salariés effectuant des heures supplémentaires et complémentaires bénéficient d’une réduction de la cotisation salariale d’assurance vieillesse sur ces heures, avec un taux maximal de réduction de 11,31 % (soit 7,3 % d’assurance vieillesse de base et 4,01 % de retraite complémentaire).

La rémunération des heures supplémentaires est également exonérée d’impôt sur le revenu du salarié dans la limite d’un plafond annuel de 7.500 euros (vs. 5 000 €) suite à la loi de finances rectificative pour 2022 (article 4) qui a modifié son seuil d’exonération fiscale.

Heures supplémentaires et déduction forfaitaire patronale 

NOUVEAUTE 2026 : la déduction de cotisations patronales sur les heures supplémentaires est étendue à toutes les entreprises à partir du 1er janvier 2026

L’article 21 de la loi de financement de la sécurité sociale 2026, accorde aux entreprises de 250 salariés et plus le bénéfice de la déduction forfaitaire de cotisations patronales sur les heures supplémentaires, soit une réduction de cotisations salariales et dune déduction forfaitaire de cotisations patronales.

Le montant est identique à celui applicable pour les entreprises de 20 à moins de 250 salariés, soit 0.50 € par heure supplémentaire.

Le montant est de 1,50 euros par heure supplémentaire rémunérée, dans les entreprises de moins de 20 salariés.

La réduction de cotisations salariales sur les heures supplémentaires effectuées concerne :

  • Les heures réalisées au-delà de la durée légale du travail ;
  • Les heures complémentaires des salariés à temps partiel ;
  • Les heures supplémentaires incluses dans une convention de forfait
  • Les heures supplémentaires des salariés qui travaillent à temps réduit pour raison personnelle ;
  • Les heures supplémentaires réalisées dans le cadre d’un dispositif d’aménagement du temps de travail sous réserve des précisions apportées par le BOSS ;
  • Les jours de travail effectués au-delà de 218 jours dans le cadre d’une convention de forfait annuel en jours.

Contingent annuel d’heures supplémentaires (extrait CCNSA)

Le contingent annuel d’heures supplémentaires est de 220 heuresart 1.09 bis – CCNSA

Seules sont comptées dans le contingent les heures supplémentaires effectivement travaillées et payées avec les majorations correspondantes.

Ne sont pas incluses dans le contingent les heures supplémentaires payées mais non travaillées (congés payés, maladie…) ou les heures supplémentaires donnant lieu à repos de remplacement.

Attention ! En plus des majorations de salaire, les heures supplémentaires effectuées au-delà du contingent ouvrent droit pour le salarié à une contrepartie obligatoire en repos fixée à :

  • 50 % (soit 30 minutes de repos pour une heure supplémentaire) dans les entreprises de 20 salariés maximum
  • 100 % (soit 1 heure de repos pour une heure supplémentaire) dans les entreprises de plus de 20 salariés.

Emploi des personnes handicapées  

La DOETH (déclaration annuelle obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés, des mutilés de guerre et assimilés) est le document de déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés qui synthétise l’ensemble des informations concernant les actions menées par une entreprise en faveur de l’insertion professionnelle des personnes handicapées au cours de l’année écoulée (nombre de personnes handicapées dans les effectifs, de contrats de sous-traitance etc.).

Au 1er janvier 2025, 2 règles relatives à la DOETH ont été supprimées. Cette suppression est applicable à partir de la contribution payée en 2026 – Ce qu’il faut savoir sur l’OETH au 1er janvier 2025

L’Agefiph a confirmé que 3 types de dépenses ne pourront plus être déduites du montant de la contribution OETH :

  • la participation à des évènements promouvant l’accueil, l’embauche directe et le maintien dans l’emploi de travailleurs handicapés dans l’entreprise ;
  • les partenariats, via une convention ou une adhésion, avec des associations ou des organismes œuvrant pour la formation, l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapée que l’employeur accueille ou embauche (sauf opération de mécénat) ;
  • les actions concourant à la  professionnalisation de dirigeant ou des travailleurs des entreprises adaptées, des travailleurs des établissement ou services d’aide par le travail ou des travailleurs indépendants ou handicapés, ainsi qu’au développement des achats auprès de ces acteurs.
  • Les dépenses toujours déductibles sont : les prestations d’accompagnement des bénéficiaires de l’obligation d’emploi ; les actions de sensibilisation et de formation des salariés données par d’autres organismes, afin de favoriser la prise de poste et le maintien en emploi des bénéficiaires de l’obligation d’emploi ; la réalisation de diagnostics et de travail visant à rendre les locaux accessibles aux bénéficiaires de l’obligation d’emploi hors obligation légale ; moyens humains, techniques ou organisationnels visant à compenser la situation de handicap et ayant pour buts d el maintien dans ’emploi au sein de l’entreprise et la reconversion professionnelle de  bénéficiaire de l’obligation d’emploi.
  • Par ailleurs, la modulation du montant de la contribution en cas de hausse s’appliquera une dernière fois à l’occasion du paiement de la contribution 2024.

Toute entreprise privée quel que soit son effectif (même celles de moins de 20 salariés) doit déclarer tous les mois, le nombre de travailleurs handicapés qu’elle emploie. Cette déclaration se fait via la déclaration sociale nominative (DSN) – c. trav. art. L. 5212-5

Si l’employeur est redevable de la contribution Agefiph, il doit la verser à la date de la DSN – c. trav. art. D. 5212-8.

Chaque entreprise d’au moins 20 salariés est concernée par l’obligation d’embaucher des personnes handicapées à hauteur de 6 % de son effectif, et doit déclarer annuellement le nombre d’emplois occupés par un travailleur handicapé.

Si l’entreprise ne remplit pas cette obligation d’emploi, elle doit verser une contribution financière à l’Agefiph.

Depuis le 1er janvier 2020, si l’entreprise franchit une première année le seuil d’effectif de 20 salariés elle bénéficie d’une neutralisation sur 5 ans consécutifs pour se mettre en conformité avec l’OETH. Si le seuil passe en dessous, un nouveau délai de 5 ans est déclenché.

Pour les entreprises à établissements multiples : le taux d’emploi de personnes handicapées devra être apprécié au niveau de l’entreprise et non plus établissement par établissement.

La déclaration annuelle DOETH doit être effectuée dans la DSN du mois d’avril. Pour l’année 2024, la déclaration doit être déposée dans la DSN du mois d’avril 2025, c’est-a-dire le 5 ou le 15 mai 2025.

Les organismes de sécurité sociale transmettent aux entreprises de 20 salariés et plus des informations relatives à leurs effectifs, avant le 15 mars de chaque année. Elles sont établies à partir des déclarations mensuelles en DSN réalisées par l’entreprise.

Les entreprises de 20 salariés et plus dont l’effectif ne comporte pas un minimum légal de travailleurs handicapés, soit 6 % de l’effectif d’assujettissement à l’OETH, doivent régler une contribution à l’URSSAF qui sera reversée à l’Agefiph, en charge de la gestion de ces fonds au profit de l’emploi de travailleurs handicapés.

Elle est fixée selon le Smic en vigueur au 31 décembre de l’année de référence.

Elle est égale, par travailleur handicapé manquant, à :

400 fois le Smic horaire, pour les entreprises de 20 à 250 salariés ;

500 fois le Smic horaire, pour les entreprises de 250 à 750 salariés ;

600 fois le Smic horaire, pour les entreprises de 750 salariés et plus.

La contribution portée à 1 500 fois le Smic horaire, si pendant 3 années consécutives, aucune action de l’entreprise en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés.

Pour en savoir plus : Guide OETH

Code  IDCC

Le code IDCC – identifiant de la convention collective – relatif aux Services de l’Automobile est le : 1090

 

 

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Arrêt maladie, accident de travail – ouvriers – employés – agents de maîtrise

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

La gestion sanitaire des vagues de chaleur

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Congés payés synthèse

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Le temps de pause et de restauration

Travail de nuit

Travail le dimanche

Modèle de mise en demeure de présomption de démission en cas d’abandon de poste

Modèle convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement

La médaille d’honneur du travail

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L’interdiction de vapoter – Cigarette électronique

L’interdiction de fumer/vapoter

Affichage consigne incendie

Tarification accidents du travail / maladie professionnelles 2021

Les nouveaux critères de prise en charge du FAFCEA pour 2021

Contributions à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage 2020-2021

Aide à l’embauche : l’opération « emploi franc+ » et le dispositif « emploi franc »

Les attestations Pôle Emploi évoluent

Le report des visites médicales et examens médicaux des salariés

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Jobs d’été

Embauche d’un salarié majeur : les formalités à effectuer

Modèle Accord annualisation du temps de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Indemnité de congés payés

Fermeture de l’entreprise pour congés

Congé parental d’éducation

Congé Maternité et indemnités journalières pour les travailleuses indépendantes

RPCS dispenses d’affiliation

Modèle DUE frais santé

Rupture du contrat d’apprentissage

Rémunération du contrat de professionnalisation

Rémunération du contrat d’apprentissage

Rupture de la période d’essai de l’apprenti par l’employeur

Emploi des jeunes de 15 à moins de 18 ans

Congé pour examen accordé aux apprentis

Les registres obligatoires et conseillés en entreprise

Affichages ou diffusions obligatoires

Affichage obligatoire à l’attention du personnel

Affichage harcèlement

Affichage Egalité professionnelle hommes femmes

Le compte professionnel de prévention – C2P

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

Charges sociales janvier 2018

Bulletin de paie simplifié janv 2018

SMIC au 1er janvier 2017

Salaires minima au 1er janvier 2017

SMIC au 1er janvier 2016

Salaires minima au 1er janvier 2016

SMIC au 1er janvier 2015

Salaires minima au 1er janvier 2015

Information des salariés traitement des données personnelles

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

La gestion des jours fériés

Le contrat d’apprentissage

Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Affichage égalité de rémunération hommes femmes

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La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2026 (ex-TVS)

Depuis 1er janvier 2022 la taxe sur les véhicules de société est supprimée et remplacée par deux nouvelles taxes relatives à l’utilisation des véhicules suivants :

les véhicules de tourisme, soumis à une taxe annuelle sur les émissions de CO2 et une taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques (mêmes composantes que l’ancienne TVS);

les véhicules lourds de transports de marchandises, soumis à la taxe annuelle à l’essieu.

Les entreprises doivent déclarer et payer en janvier 2026, les taxes concernant la période courant du 1er janvier au 31 décembre 2025 

Nous abordons ici exclusivement la taxe sur les véhicules de tourisme (ex-TVS) que la loi de finances pour 2024 durcit pour les années 2025/2026/2027 afin d’inciter les entreprises utilisant des véhicules de tourisme, à verdir leur flotte.

Nouveautés applicables au 01/01/2026 issues de la loi de finances pour 2024 :

  • Abaissement du seuil de déclenchement de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 à 5 g/km pour 2026 (contre 10 g en 2025).

  • Les camions classés hors route (tout terrain) comportant au moins 5 places assises (véhicules N1-G BA) sont désormais soumis à cette taxe.
  • Fin de l’option pour le maintien d’une proportion trimestrielle
  • Aménagement de l’état annuel récapitulatif
  • Depuis le 1er mars 2025, les entreprises disposant d’une flotte de plus de 100 véhicules peuvent être redevables de la Taxe incitative à l’achat de véhicules légers à faible émission.

Ces nouveautés sont précisées dans la présentation ci-dessous.

Qui est concerné par la Taxe sur les véhicules de tourisme ?

C’est l’utilisation du véhicule de tourisme en France pour les besoins de la réalisation d’activités économiques qui génère le paiement de la taxe (article L. 421-2 et D. 421-1 du CIBS).

♦ Véhicule de tourisme: 

1° Parmi les véhicules de la catégorie M1 (= VP) :

Ce sont les véhicules de transport de personnes qui, outre le siège du conducteur, comportent huit places assises au maximum, sans espace pour le transport de passagers debout.

Tous les véhicules de catégorie M1 sont des véhicules de tourisme, à l’exclusion des véhicules suivants qui, compte tenu de leurs carrosserie, équipements et autres caractéristiques techniques, sont destinés à un usage professionnel ou d’habitation :

a) les véhicules à usage spécial non accessibles en fauteuil roulant (les véhicules à usage spécial accessibles en fauteuil roulant – code carrosserie SH – sont en revanche des véhicules de tourisme mais bénéficient d’une exonération de l’ensemble des taxes sur les déplacements routiers frappant spécifiquement les véhicules de tourisme)

b) les véhicules faisant l’objet d’une adaptation réversible en vue d’un usage utilitaire. Ces véhicules relèvent du genre national VASP (rubrique J1 du CI) et de la carrosserie nationale DERIV VP (rubrique J3 du CI) laquelle désigne ce cas d’une adaptation réversible dérivée de voiture particulière (leur carrosserie européenne figurant à la rubrique J2 du CI peut être AB, AC ou AF et correspond en tout état de cause à celle dont le véhicule relève avant adaptation).

2° Parmi les véhicules de la catégorie N1 (= véhicule de moins de 3,5 t de transport de marchandises):

Ces véhicules ne relèvent des véhicules de tourisme que dans des cas de figure très particuliers, qui correspondent à des situations où leurs caractéristiques techniques les rendent susceptibles de recevoir un usage de transport de personnes analogue à celui des véhicules M1.

En sont cependant exclus les véhicules exclusivement affectés à l’exploitation des remontées mécaniques et des domaines skiables.

La définition de ces véhicules a été précisé par décret applicable à compter du 1er janvier 2025 (art. D. 421-1 et D. 421-2 du code des impositions sur les biens et services):

Les véhicules de tourisme de catégorie N1 mentionnés ci-dessus (se voyant appliquer la taxe sur les véhicules de tourisme à compter du 1er janvier 2025) sont :

  • Ceux dont la carrosserie est « Camion pick-up » et qui comportent au moins cinq places assises (BE inscrit en case J2 du certificat d’immatriculation) ;
  • Ceux dont la carrosserie est « Camionnette » et qui comportent, ou sont susceptibles de comporter après une manipulation aisée, au moins trois rangs de places assises (BB inscrit en case J2 du certificat d’immatriculation).
  • A partir du 01/01/2026 : Ceux dont la carrosserie est “ Camion ”, qui sont classés hors route et comprennent au moins cinq places assises (il s’agit des véhicules N1-G BA) – Décret 2025-749 du 01/08/2025

Les véhicules N1 exclusivement affectés à l’exploitation des remontées mécaniques et des domaines skiables sont toujours exonérés de TVS, malus écologique et malus au poids.  

 

♦L’activité économique : toutes les activités indépendantes de producteur, de commerçant ou de prestataire de services, y compris les activités extractives et agricoles et celles des professions libérales ou assimilées.

Les véhicules sont utilisés en France pour les besoins de la réalisation d’activités économiques lorsque l’une des conditions suivantes est remplie (art. L. 421-95 du CIBS) :

– ils sont immatriculés en France, ou temporairement autorisés à la circulation en France, et détenus par une entreprise ou font l’objet d’une formule locative de longue durée au bénéfice d’une entreprise ;

– ils circulent sur les voies ouvertes à la circulation publique du territoire national et une entreprise prend à sa charge, totalement ou partiellement, les frais engagés par une personne physique pour son acquisition ou son utilisation, quelle que soit la forme de cette prise en charge ;

-dans les cas autres que ceux mentionnés ci-dessus, ils circulent sur les voies ouvertes à la circulation publique du territoire national, pendant au moins un mois au cours de l’année civile, pour les besoins de la réalisation de l’ activité économique d’une entreprise.

Par exception, le véhicule immobilisé ou mis en fourrière à la demande des pouvoirs publics n’est pas considéré comme étant affecté à des fins économiques.

De même, est considéré ne pas être affecté à des fins économiques le véhicule qui répond aux conditions cumulatives suivantes :
1° Il est autorisé à circuler pour les seuls besoins de la construction, de la commercialisation, de la réparation ou du contrôle technique automobiles ; la notice n° 2857-FC-NOT-SD précise que ce sont les véhicules portant la mention « véhicule de démonstration » ou faisant l’objet d’un certificat « W garage »
2° Il ne réalise effectivement aucune opération de transport autre que celles strictement nécessaires pour les besoins ci-dessus.

Le redevable de la taxe est:

-l’entreprise qui a la propriété du véhicule (le propriétaire), ou

-le locataire, lorsque le véhicule fait l’objet d’une location longue durée, ou

-pour les véhicules de tourisme, la personne qui dispose du véhicule autrement que dans le cadre d’une formule locative de longue durée, sauf dans le cas ci-après ;

-l’entreprise prenant à sa charge, totalement ou partiellement, les frais engagés par une personne physique pour l’acquisition ou l’utilisation du véhicule, quelle que soit la forme de cette prise en charge.

Montant des taxes

Le montant des taxes est calculé en appliquant un tarif tenant compte de la proportion d’affectation annuelle du véhicule à des fins économiques.

Règle de calcul

Article L. 421-107 et suivants du codes des impositions sur les biens et services

Le montant de la taxe est égal, pour chaque véhicule, chaque entreprise affectataire et chaque année civile, au produit des facteurs suivants :

1° La proportion annuelle d’affectation du véhicule à l’activité économique. Elle est calculée comme le quotient entre, au numérateur, le nombre de jours au cours desquels le véhicule est affecté à des fins économiques (= durée de l’affectation) et, au dénominateur, le nombre total de jours de l’année civile ;

2° Le tarif annuel, selon le type de véhicule

Les véhicules de tourisme affectés à des fins économiques sont soumis à deux taxes annuelles: la taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques.

Fin de l’option pour le maintien d’une proportion trimestrielle 

L’entreprise pouvait précédemment opter pour un calcul forfaitaire des taxes sur une base trimestrielle.

Compte tenu de sa complexité et de la majoration de taxe que cela induisait pour les redevables, l’administration a inséré dans ses commentaires la suppression de cette option depuis le 1er janvier 2025.

Il n’est ainsi plus possible d’opter pour un calcul forfaitaire trimestriel pour déclarer, en 2026, les taxes dues au titre de l’année 2025.

Tarifs 2025 de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 des véhicules de tourisme 

Le barème du tarif annuel sur les émissions de CO2 dépend selon que le véhicule est homologué en WLTP, en NEDC ou est importé hors Europe. Pour chacune de ces catégories, le tarif est égal à la somme des produits de chaque fraction par le tarif marginal associé.

  • Pour les véhicules de tourisme pour lesquels la méthode de détermination des émissions de CO2 est la méthode WLTP, le barème ci-dessous associant un tarif marginal à chaque fraction de la masse des émissions de dioxyde de carbone (1ere immatriculation à compter du 1er mars 2020) :

 

Les montants de chaque tranche s’additionnent (comme pour l’impôt sur le revenu).

La loi de finances pour 2024 a également fixé le barème WLTP pour 2027 (fort durcissement afin d’inciter les entreprises à verdir leur parc) : barème 2027 

 

  • Pour les autres véhicules, lorsqu’ils ont fait l’objet d’une réception européenne, ont été immatriculés pour la première fois à compter du 1er juin 2004 et n’étaient pas affectés à des fins économiques sur le territoire de taxation par l’entreprise affectataire avant le 1er janvier 2006, le barème NEDC associant un tarif marginal à chaque fraction de la masse des émissions de dioxyde de carbone :  

Les montants de chaque tranche s’additionnent (comme pour l’impôt sur le revenu).

La loi de finances pour 2024 a également fixé le barème NEDC pour 2027 (fort durcissement afin d’inciter les entreprises à verdir leur parc) :  barème 2027

 

  • Enfin, pour les véhicules n’entrant pas dans les 2 catégories ci-dessus, le tarif annuel est calculé en fonction de la puissance administrative associant un tarif marginal à chaque fraction de la puissance administrative :

Les montants de chaque tranche s’additionnent (comme pour l’impôt sur le revenu).

La loi de finances pour 2024 a également fixé le barème puissance administrative pour 2027 (fort durcissement afin d’inciter les entreprises à verdir leur parc) : barème 2027

Tarif 2025 de la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques 

Le tarif annuel de la taxe sur les émissions de polluants atmosphériques est déterminé fonction de l’appartenance du véhicule à l’une des trois catégories d’émission de polluant:

  • catégorie E, regroupant les véhicules dont la source d’énergie est exclusivement l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des deux
  • catégorie 1, regroupant les véhicules qui sont alimentés par un moteur thermique à allumage commandé et qui respectent les valeurs limites d’émissions Euro 5 ou Euro 6 ;
  • catégorie des véhicules les plus polluants, regroupant les véhicules ne relevant ni du ❶, ni du ❷.

A compter du 1er mars 2026, le tarif annuel, en fonction de la catégorie d’émissions de polluants, est le suivant (en euros)  :


Le tarif annuel pour 2026 est modifié à compter du 1er mars 2026. L’administration devrait apporter un éclairage sur la détermination de la taxe pour 2026.

 

Cliquez ici pour connaitre le tarif annuel à partir du 1er janvier 2027. 

Véhicules dont les frais sont pris en charge par des entreprises : coefficient pondérateur et abattement de 15 000 €

Il existe des règles particulières de calcul pour les véhicules dont les frais sont pris en charge par des entreprises. Il s’agit des véhicules détenus par des personnes physiques (salariés ou dirigeants) et affectés à des fins économiques par une entreprise.

La taxe résultant de l’application de l’un ou de l’autre tarif fait l’objet :

  • d’un coefficient pondérateur en fonction de la distance parcourue par le véhicule pour les déplacements professionnels (CIBS art. L. 421-110). Lorsqu’une même personne physique recourt successivement à plusieurs véhicules au cours d’une même année civile, ce pourcentage est déterminé, pour chacun de ces véhicules, à partir de la somme des distances relatives à tous ces véhicules ;

Cliquez ici pour connaitre le coefficient pondérateur : Taxe sur les véhicules de tourisme – Coefficient pondérateur

Lorsqu’une même personne physique recourt successivement à plusieurs véhicules au cours d’une même année civile, ce pourcentage est déterminé, pour chacun de ces véhicules, à partir de la somme des distances relatives à tous ces véhicules.

  • Le montant cumulé des taxes pour l’ensemble des véhicules de tourisme affectés à des fins économiques sur le territoire de taxation par une même entreprise fait l’objet d’un abattement de 15 000 €.

Quels sont les véhicules exonérés ?

Exonérations communes aux taxes sur les véhicules de tourisme

Sont exonérés des 2 taxes annuelles sur les véhicules de tourisme :

-les véhicules accessibles en fauteuil roulant (carrosserie européenne SH) ; Les véhicules, bien que non accessibles en fauteuil roulant, mais bénéficiant d’aménagements spécifiques permettant la conduite par une personne handicapée bénéficient à titre de tolérance de cette exonération.

-les véhicules affectés aux besoins des opérations exonérées de TVA des associations, syndicats, etc. dont la gestion est désintéressée

-les véhicules affectés à des fins économiques par une personne physique exerçant son activité professionnelle en nom propre. C’est ainsi le cas des véhicules détenus par les entreprises individuelles.

les véhicules exclusivement affectés soit à la location, soit à la mise à disposition temporaire de clients en remplacement de leur véhicule immobilisé. C’est le cas notamment des véhicules des garagistes ou des centres de contrôle technique mis à disposition de leurs clients pendant la durée pour laquelle le véhicule fait l’objet des réparation ou du contrôle technique.

-les véhicules pris en location de courte durée (1 mois maximum)

-les véhicules affectés à certaines activités économiques : activité agricole ou forestières, transport public de personnes, enseignement de la conduite (auto-écoles) ou du pilotage (écoles de pilotage), compétitions sportives.

-les pick-up exclusivement affectés à l’exploitation des remontées mécaniques et des domaines skiables, sur la base d’une attestation sur l’honneur certifiant que les conditions sont remplies. Les pick-up autres que ceux affectés aux remontées mécaniques sont donc taxables.

Exonérations propres à la taxe sur les émissions de CO 2

-Sont exonérés les véhicules électriques, hydrogène ou combinaison des deux

Attention depuis le 1er janvier 2025, les véhicules dont la source d’énergie comprend le superéthanol E85 ne sont plus exonérés de cette taxe mais bénéficient d’un abattement sous les conditions suivantes :

  • 40 % des émissions de dioxyde de carbone, sauf lorsque ces émissions excèdent 250 grammes par kilomètre ;
    ou
  • 2 chevaux administratifs pour la puissance administrative, sauf lorsque cette dernière excède 12 chevaux administratifs.

Déclaration et paiement des taxes

Les entreprises doivent tenir, pour chacune des taxes dont elle sont redevables, un état récapitulatif annuel des véhicules qu’elles affectent à leur activité et qui sont dans le champ de la taxe.

Cet état fait apparaître, pour chaque véhicule, les paramètres techniques intervenant dans la détermination du tarif, la date de première immatriculation et la date de première immatriculation en France, les conditions de l’affectation, ainsi que les périodes d’affectation.

Les véhicules exonérés sont présentés distinctement par motif d’exonération. L’état récapitulatif est à jour au plus tard à la date de la déclaration. Il est tenu à la disposition de l’administration et lui est communiqué à sa première demande (il n’a pas à être joint à la déclaration annuelle).

Pour cela, l’administration fiscale met à la disposition des entreprises des modèles de fiches d’aide au calcul, qui peuvent servir d’état annuel récapitulatif :

  • Formulaire n° 2857-FC-SD (Fiche d’aide au calcul de la taxe sur les émissions de dioxyde de carbone des véhicules de tourisme)
  • Formulaire n° 2858-FC-SD (Fiche d’aide au calcul de la taxe sur les émissions de polluants atmosphériques des véhicules de tourisme)

 

Les taxes sont déclarées au moyen de formulaires annexes à la déclaration de TVA. La déclaration doit être adressée annuellement, à terme échu (déclaration en 2026 afférente aux véhicules taxables sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025). La déclaration et le paiement se font exclusivement par voie électronique sur le site des impôts.

Les formalités déclaratives et le paiement de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et de la taxe sur les émissions de polluants atmosphériques dépendent du régime d’imposition de l’entreprise en matière de TVA :

  • Les redevables soumis au régime réel normal d’imposition ou les non redevables de la TVA doivent déclarer les taxes sur le formulaire n°3310 A, annexe à la déclaration de la TVA. Cette annexe est à déposer au cours du mois de janvier suivant la période d’imposition (janvier 2026 pour les véhicules utilisés du 1er janvier au 31 décembre 2025).
  • Les redevables relevant du régime simplifié d’imposition en matière de TVA doivent déclarer les taxes sur le formulaire n°3517 qui doit être déposé au titre de l’exercice durant lequel la taxe est devenue exigible. Ce formulaire doit donc être déposé dans les 3 mois de la clôture de l’exercice si celui-ci ne se clôture pas au 31 décembre ou le 3 mai dans les autres cas.

Les montants constatés par déclaration sont acquittés par le déclarant (télérèglement) lors du dépôt de cette dernière. Aucune déclaration n’est requise lorsque le montant de taxe dû est nul.

La taxe annuelle incitative relative à l’acquisition de véhicules légers à faibles émissions

Cette taxe concerne les flottes d’entreprises d’au moins 100 véhicules légers. 

La loi de finance pour l’année 2025 a mis en place une taxe annuelle incitative relative à l’acquisition de véhicules légers à faibles émissions, codifiée aux articles L. 421-99-1 à L. 421-99-9 du code des impositions sur les biens et services.

Le principe de cette taxe est de sanctionner les entreprises qui ne respectent pas les objectifs de verdissement.

Celle-ci s’appliquera pour l’année 2025 à compter du 1er mars et prévoit un montant de taxe unitaire (2 000 € en 2025) multiplié par :

a) le nombre de véhicules manquants pour atteindre l’objectif cible d’intégration à la flotte de véhicules légers à faible émission (15% en 2025, 18 % en 2026, 25% en 2027, 30% en 2028, 35% en 2029, 48% en 2030). Pour calculer l’atteinte de l’objectif cible, sont pris en compte les véhicules qui ont intégré la flotte au cours de l’année ainsi qu’au cours des 3 années civiles précédentes. ;

b) le taux annuel de renouvellement des véhicules légers très émetteurs propre à l’entreprise concernée (le mode de calcul de ce taux est déterminé par l’article L. 421-132-6 du CIBS).

Le tarif de la taxe est égal au montant suivant, exprimé en euros et déterminé en fonction de l’année civile considérée :

Cette taxe porte sur :

– les véhicules de tourisme M1,

– les véhicules de catégorie N1 avec une catégorie européenne « camionnette » ou « camion, fourgon »

– Ajout loi de finances pour 2026 à compter du 1er mars 2026 : les véhicules de la catégorie M1 faisant l’objet d’une adaptation réversible, dans les conditions prévues par arrêté du ministre chargé de l’environnement, en vue d’un usage utilitaire

– Ajout loi de finances pour 2026 à compter du 1er mars 2026 : les véhicules électriques classés dans la catégorie N2 en raison du poids de leur batterie mais qui, si on exclut ce surpoids, seraient considérés comme des camionnettes de catégorie N1 équivalentes à leurs homologues thermiques.

– les véhicules de catégorie L6e ou L7e.

Dans le calcul de l’atteinte des objectifs cibles, les véhicules de tourisme atteignant le score environnemental minimal sont bonifiés de 50%, les véhicules de tourisme à usage spécial  et les véhicules utilitaires légers sont bonifiés de 100% si ils sont à faibles émissions et de 150% si ils atteignent le score environnemental minimal (voir tableau ci-dessous) :

Exemptions :

  • tout véhicule situé dans l’une des collectivités régies par l’article 73 de la Constitution.
  • tout véhicule affecté aux besoins des opérations exonérées de TVA (syndicats)
  • tout véhicule exclusivement affecté par l’entreprise affectataire à l’activité de location ou de mise à la disposition temporaire de ses clients en remplacement d’un véhicule immobilisé.

  • tout véhicule affecté au transport public de personnes.
  • tout véhicule affecté aux activités agricoles ou forestières.
  • tout véhicule affecté aux activités suivantes :

    1° L’enseignement de la conduite ou du pilotage ;

    2° Les compétitions sportives.

 

 

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Remplacement des airbags Takata Stop Drive – Mise à jour de la base de données sous 24h et délais contre-visite

Depuis le 1er janvier 2026, le cadre réglementaire du contrôle technique évolue afin de renforcer la sécurité des usagers face aux rappels de constructeurs liés à des défauts graves affectant certains véhicules.

Deux affiches imprimables en format A3 communiquées par la Direction générale de l’Energie et du climat (DGEC), sont accessibles dans la rubrique « Documents complémentaires » en bas de cette page.

Lien entre rappel constructeur et validation du contrôle technique

Lorsqu’un véhicule est concerné par un rappel grave nécessitant une réparation, le contrôle technique ne peut être validé qu’après la réalisation effective de cette réparation par un réparateur agréé par la marque.

La simple présentation d’une attestation de réparation par l’usager ne permet pas de lever la contre-visite. La levée de celle-ci s’effectue exclusivement via le système d’information, après transmission de la confirmation de réparation par le constructeur au centre de contrôle technique. La DGEC précise que le système ne donne pas la possibilité aux contrôleurs de lever eux-mêmes les contre-visites en cas de présentation d’une attestation pour d’une part les protéger de toute pression de la part des clients (et placer pleinement la responsabilité sur les constructeurs) et d’autre part éviter le risque de production de faux.

À ce titre, la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) a mené un travail approfondi avec les constructeurs afin d’assurer une actualisation régulière des bases de données. L’objectif est une mise à jour au minimum toutes les 24 heures ; certains constructeurs procèdent déjà à plusieurs mises à jour quotidiennes.

Il est donc nécessaire de respecter un délai d’au moins 24 heures entre la réparation du véhicule et la présentation à la contre-visite, afin de s’assurer que l’information a bien été intégrée dans le système. À défaut, le centre de contrôle risque de ne pas disposer de l’information actualisée et de voir encore apparaitre la défaillance critique.

Collecte des données de contact des usagers

Dans ce nouveau dispositif, les centres de contrôle technique sont amenés à recueillir les coordonnées des usagers, à savoir : nom, prénom, adresse postale, numéro de téléphone et adresse électronique. Cette collecte concerne les propriétaires ou les locataires de longue durée des véhicules.

L’objectif est de constituer, sous l’égide de l’Organisme Technique Central (OTC), une base de données sécurisée permettant, le cas échéant, aux constructeurs de contacter rapidement les personnes concernées par un rappel pour défaut grave, lorsque leurs propres moyens de contact se sont révélés insuffisants.

La transmission des données au constructeur n’est en aucun cas automatique : elle n’intervient qu’à la demande expresse d’un constructeur, après vérification par l’OTC, et uniquement si celui-ci n’a pas réussi à joindre l’usager par les informations dont il dispose déjà.

À ce stade, le dispositif s’applique en priorité aux véhicules équipés d’airbags Takata non réparés, mais il a vocation à être étendu à tout véhicule faisant l’objet, à l’avenir, d’un rappel pour un défaut grave présentant un risque pour la sécurité.

Il est important de souligner que la collecte des données repose sur le volontariat des usagers. Si une personne refuse de communiquer ses coordonnées, le contrôleur ne pourra pas les recueillir. Le système ne fonctionnera évidemment pas en cas de faute de frappe de la part du client. D’où l’importance d’une information claire et pédagogique afin que les usagers comprennent que cette démarche s’inscrit exclusivement dans un objectif de protection de leur sécurité et de celle des autres usagers de la route.

Protection et usage des données

La protection des données personnelles constitue un pilier central du dispositif. Seules les informations strictement nécessaires sont collectées et sont gérées par l’OTC, dans le respect des règles en vigueur en matière de confidentialité et de protection de la vie privée.
Ces données ne peuvent en aucun cas être utilisées à des fins commerciales, publicitaires ou marketing, ni par les constructeurs ni par leurs partenaires. Leur usage est strictement limité à la gestion des rappels pour défauts graves, dans une logique de prévention et de sécurité routière.

Cette réforme s’inscrit dans une volonté globale de renforcer le suivi des rappels constructeurs, d’améliorer la réactivité face aux risques techniques graves et d’assurer que les véhicules circulant disposent d’un contrôle technique valide, au bénéfice de la sécurité de tous.

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2026

Les taux de cotisations accidents du travail / maladies professionnelles varient en fonction de la sinistralité du secteur d’activité et de l’effectif de l’entreprise. Plus la taille de l’entreprise augmente, plus le taux est individualisé et repose sur les résultats de l’établissement en matière de sécurité et de prévention des risques professionnels. La cotisation AT / MP est à la charge exclusive de l’employeur et permet de financer les prestations versées par la branche AT / MP de la sécurité sociale (IJSS …) en cas d’accident du travail, de trajet ou de maladie professionnelle.

Avec la parution au JO du 31 décembre de l’Arrêté du 30 décembre 2025 relatif à la tarification des risques d’accidents du travail et de maladies professionnelles pour l’année 2026, les taux 2026 sont désormais connus et sont applicables à compter du 1er janvier 2026.

Les entreprises ayant des salariés victimes d’accidents du travail ou de maladie professionnelle paieront une sur-cotisation.

Le taux net moyen national de cotisation est à 2,08 % en 2026 (vs 2,12 % en 2025). Ce taux sert au calcul de la cotisation accidents du travail applicable aux avantages accordés aux salariés d’une entreprise par un employeur autre que le leur, dès lors que le régime de la « contribution libératoire » n’est pas applicable.

Sa détermination tient compte de 4 majorations forfaitaires, communes à l’ensemble des entreprises, quel que soit leur mode de tarification (individuelle, collective, mixte).

La notification dématérialisée du taux AT / MP

Pour rappel, depuis janvier 2022, la notification dématérialisée est obligatoire pour toutes les entreprises qui relèvent du régime général et ce quel que soit leur effectif. Si vous n’avez pas souscrit au service gratuit, vous risquez une sanction pécuniaire.

Vous aviez jusqu’au 10 décembre 2023 pour ouvrir un compte AT/MP.

Accessible depuis net-entreprises.fr, le compte AT/MP est un service en ligne gratuit, actualisé quotidiennement.

  • Vous avez créé un compte sur net entreprises avec votre numéro de SIRET, dans ce cas ajoutez le compte AT / MP à vos téléservices ;
  • Vous n’êtes pas encore inscrit sur net entreprises : sélectionner  » l’assurance maladie  » dans les services présentés. Le compte sera proposé parmi les déclarations qu’il faudra valider.
  • Vos accès seront possibles dans les 24 heures.

La notification du taux AT/MP dématérialisée a la même valeur juridique qu’un courrier avec accusé de réception papier.

Avantages du compte :

  • Il donne le taux AT applicable et le code risques de tous les établissements de l’entreprise ;
  • Le compte AT/MP est mis à jour chaque année pour la mise à disposition du taux de cotisations AT/MP .

Depuis  janvier 2023, vos taux personnalisés sont disponibles sur les comptes AT/MP depuis net-entreprises :

  • Cliquer sur compte AT/MP ;
  • Puis sur mon taux AT/MP en vigueur dans mon profil AT/PM, qui ouvrira un menu pour avoir accès à un fichier PDF avec les taux applicables.

Trois types de tarification

L’effectif à retenir est précisé à l’article L. 130-1, al. 2. c. séc.soc.

  • La tarification collective : entreprises de 1 à 19 salariés

Il s’agit d’un taux commun qui s’applique aux entreprises qui emploient moins de 20 salariés (moins de 50 salariés pour les établissements situés en Alsace-Moselle) au plan national et qui dépend de l’activité exercée.

Le taux collectif est déterminé et revalorisé chaque année par arrêté ministériel pour chaque code risque en fonction de la sinistralité du secteur. La liste indiquant le taux de chaque code risque pour l’année à venir est publiée au Journal Officiel au mois de décembre .

Par conséquent, plus la sinistralité du secteur auquel vous appartenez est forte, plus le taux sera élevé, et inversement.

Ne pas confondre le Code risque avec le Code APE (ou code NAF).

  • Entreprises de moins de trois ans : application du taux collectif

Quelle que soit la taille de l’entreprise, pendant la première année de création et les deux suivantes, le taux de cotisation appliqué est le taux collectif. Dès la 4ème année, le taux mixte s’appliquera si les conditions sont remplies (taille de l’entreprise).

  • Le dispositif « Signal » abrogé

Le dispositif Signal qui devait appliquer une majoration du taux de cotisations, pour les entreprises de 10 à moins de 20 salariés (sauf Alsace-Moselle de 10 à moins de 50 salariés), à forte sinistralité, devait entrer en vigueur le 1er janvier 2024. Il a été abrogé  par le décret du 28 décembre 2023. Décret d’abrogation

 

  • La tarification mixte : entreprises de 20 à 149 salariés

Elle est un compromis entre le taux « collectif » de l’activité et le taux « individuel » de l’établissement. Ainsi, le taux mixte varie en fonction de la sinistralité de l’entreprise et du secteur d’activité.

Plus l’effectif de l’entreprise est important, plus la part du taux individuel est prépondérante.

Le taux mixte reprend les 2 méthodes, il est fixé pour partie par la CARSAT et pour partie à l’aide de la tarification collective.

Il comprend :

  • Une fraction du taux collectif fixé pour l’activité professionnelle dont relève l’établissement ;
  • Une fraction du taux net réel qui serait calculé pour l’établissement si ce taux lui était applicable.

 

  • La tarification individuelle : entreprises à partir de 150 salariés

Elle s’applique aux entreprises qui emploient 150 salariés et plus au plan national et elle est calculée par la CARSAT.

Le taux retenu dépend du risque propre l’établissement. Il est égal au taux net : le taux brut déterminé pour l’établissement auquel s’ajoutent 4 majoration forfaitaires.

Pour rappel : les 4 majorations M1; M2; M3; M4 sont fixées chaque année par la commission des accidents du travail et maladies professionnelles puis font l’objet d’une approbation par arrêté.

Pour les cotisations dues elles sont déterminées de cette manière :

  • M1 est forfaitaire, elle couvre les accident du trajet et est fixée en pourcentage des salaires soit 0,19 % en 2026 contre 0,18 % en 2025 ;
  • M2 couvre l’ensemble des frais de gestion du risque professionnel et est fixée à 52 % du taux brut augmenté de M1 en 2026 (56 % en 2025). Elle couvre 50% du versement annuel à la branche maladie au titre de la sous déclaration des at /MP ;
  • M3 couvre l’ensemble des transferts vers les autres régimes et plusieurs fonds comme la prise en charge spécifique des salariés exposé à  l’amiante et est fixée à 0,17 % des salaires en 2026, contre 0,19 % en 2025 ;
  • M4 finance les dépenses supplémentaires engendrées par les départes en retraite anticipée pour pénibilité est fixée à 0,03 % des salaires en 2026 comme en 2025.

Le taux net correspond dorénavant à : (taux brut + 0,19 %) x (1 + 52 %) + 0,17 % + 0,03 %.

Pour les cotisations dues, les majorations M2 et M3 du taux brut de cotisation AT/MP seront déterminées de la façon suivante :

  • La majoration (M2) couvrira : les frais de rééducation et de reconversion professionnelles, les charges de gestion du fonds national des accidents du travail, les dépenses liées aux prélèvements au profit du fonds national de prévention des AT/MP, du fonds national d’action sanitaire et sociale, du fonds national de prévention, d’éducation et d’information sanitaires, du fonds national du contrôle médical  et du fonds national de la gestion administrative, le montant du versement annuel à la branche maladie, maternité, invalidité, décès du régime général pour les dépenses qu’elle supporte au titre des accidents et affections non pris en charge par la branche AT/MP (CSS art.  L 176-1), le montant des dépenses correspondant aux compensations inter-régimes pour la couverture des AT/MP (régime d’assurance des marins et régime de sécurité sociale des mines, CSS art. L 134-6, L 134-7 et L 134-15), est calculée en pourcentage du taux brut augmenté de la majoration M1 ;
  • La majoration (M3) couvrira : les dépenses d’accidents spécifiques (CSS art. L 437-1, L 413-6, L 413-10 et L 413-11-2), le montant des contributions de la branche AT/MP au financement du fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante et au fonds de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante, la valeur du risque constituée par les dépenses inscrites au compte spécial et les dépenses liées aux actes de terrorisme, est fixée en pourcentage des salaires.
  • Le taux fonctions supports de nature administrative 

Est un taux de cotisation d’accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) réduit.

Il peut être accordé pour les salariés occupant à titre principal une fonction support de nature administrative et qui ne sont pas exposés aux risques du métier principal de l’établissement. Il concerne les entreprises en tarification collective et mixte, c’est-à-dire avec moins de 150 salariés.

Sont considérées comme des fonctions supports de nature administrative :

  • le secrétariat ;
  • l’accueil ;
  • la comptabilité ;
  • les affaires juridiques ;
  • la gestion financière ;
  • les ressources humaines.

Pour bénéficier du taux, les locaux dans lesquels travaillent les salariés exerçant une fonction support doivent les isoler des autres risques de l’entreprise.

La demande est à réaliser depuis le compte entreprise, accessible via net-entreprises.fr.

 

Les taux collectifs

Extraits de l’Arrêté du 30 décembre 2025 relatif à la tarification des risques d’accidents du travail et de maladies professionnelles pour l’année 2026

 

TAUX NETS COLLECTIFS APPLICABLES EN 2026

 

Sauf départements du Haut- Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle

Code risque Taux %
Importation, commerce, entretien, réparation de véhicules automobiles de marque (importateurs, concessionnaires, agents, réparateurs agréés), commerce et réparation indépendante (à l’exception des 502ZH et 341ZE). Fabrication, réparation, commerce de motocycles, cycles et véhicules divers (y compris pièces et équipements). Electricité automobile. 50.1ZF 2,50
Dépannage, remorquage de véhicules automobiles (sans atelier de réparation et non annexé à un garage). Mécaniciens-réparateurs n’appartenant pas à un réseau de marque automobile. Fabrication ou fabrication associée à la réparation de menuiserie, tôlerie, sellerie, peintures spécialisées de voitures. Récupération de matières métalliques recyclables. 50.2 ZH 3,17
Commerce et location de véhicules automobiles et d’équipements associés, de machines et équipements agricoles. Ecoles de conduite. Exploitation de parkings. 50.3 AD 1,87
Commerce de combustibles, charbons, carburants et lavages automatiques. 50.5 ZB 2,46

 

TAUX NETS COLLECTIFS APPLICABLES EN 2026

 

Dans les départements du Haut-Rhin, Bas-Rhin et de la Moselle 

Code risque Taux %
Importation, commerce, entretien, réparation de véhicules automobiles de marque (importateurs, concessionnaires, agents, réparateurs agréés), commerce et réparation indépendante (à l’exception du 50.2ZH et du 34.1ZE). Fabrication, réparation, commerce de motocycles, cycles et véhicules divers (y compris pièces et équipements). Electricité automobile. 50.1 ZF 2,05
Dépannage, remorquage de véhicules automobiles (sans atelier de réparation et non annexé à un garage). Mécaniciens-réparateurs n’appartenant pas à un réseau de marque automobile. Fabrication ou fabrication associée à la réparation de menuiserie, tôlerie, sellerie, peintures spécialisées de voitures. Récupération de matières métalliques recyclables 50.2 ZH 4,05
Commerce et location de véhicules automobiles et d’équipements associés, de machines et équipements agricoles. Ecoles de conduite. Exploitation de parkings 50.3 AD 1,47
Commerce de combustibles, charbons, carburants et lavages automatiques 50.5 ZB 1,64

Nouveauté

Depuis octobre 2025 le site internet net-entreprises.fr indique aux employeurs que trois nouveaux services sont disponibles sur leur compte entreprise, tous en lien avec les services liés au compte AT/MP.

  • Demande en ligne de taux fonctions supports

Pour rappel, lorsque les salariés d’une même entreprise ne sont pas nécessairement exposés aux mêmes risques, les employeurs en tarification collective ou mixte (moins de 150 salariés) peuvent demander à leur CARSAT l’application d’un taux réduit, dit « taux fonctions support », pour l’ensemble de leurs salariés occupant à titre principal des fonctions support de nature administrative, dans des locaux non exposés aux autres risques de l’entreprise (arrêté du 17 octobre 1995 modifié, art. 1, III). Un nouveau service vous permet de faire la demande de ce taux directement en ligne.

  • Simulateur de taux AT/MP

Le taux de cotisation AT/MP est  lié à la gravité et la fréquence des AT/MP constatés dans l’entreprise ou dans le secteur d’activité. Donc, la baisse d’AT/MP dans l’entreprise a une incidence directe sur le taux de cotisation.

Un nouveau service de simulation de taux AT/MP est mis à la disposition des employeurs sur leur compte entreprise. Il permet d’estimer l’impact d’une réduction des sinistres sur le taux de cotisation AT/MP. Ce service est accessible dans la rubrique « Prévenir les risques professionnels ». Ce service convient plus aux entreprises en tarification individuelle au réel.

  • Pour les tiers-déclarants, une notification par mail et un accès direct aux décisions de taux AT/MP

Les tiers-déclarants peuvent désormais recevoir une notification par mail pour les informer de la mise à disposition des décisions de taux de leurs clients.

Le téléchargement des décisions de taux de leurs clients en format PDF est ainsi possible, leur permettant d’identifier celles qui sont en variation. Les tiers-déclarants ont également la possibilité d’accuser réception de l’ensemble de ces taux en un seul clic.

Ce service est disponible via le bouton « consulter les décisions de taux des clients de mon portefeuille », les tiers-déclarants doivent avoir habilité leurs clients à ce service au sein de leur portefeuille, et effectué une DSN pour le compte de leurs clients au cours des 3 derniers mois.

 

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Evolutions au 1er janvier 2026 relatives au contrôle technique des véhicules de catégorie L

L’arrêté du 19 décembre 2025, publié au Journal officiel du 26 décembre 2025, modifie les règles applicables au contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles à moteur. Entrée en vigueur le 1er janvier 2026 et s’applique à l’ensemble des centres agréés réalisant des contrôles de catégorie L.

Délai minimal lors de la remise du véhicule

À compter de cette date, un délai minimal d’une minute doit être respecté entre la validation informatique du contrôle et la restitution du véhicule à l’usager. Il n’interdit pas de prendre en charge un autre client ni de débuter un nouveau contrôle si l’usager n’est pas présent à la fin des opérations. Les centres doivent veiller à intégrer cette contrainte dans leur organisation quotidienne et à utiliser les évolutions des outils informatiques lorsqu’elles seront mises en place (affichage du temps, traçabilité de l’heure de restitution).

Renforcement de la surveillance

Les contrôleurs et les centres peuvent désormais faire l’objet, en cas de manquement, d’une amende administrative pouvant atteindre 1 500 euros, en complément ou en alternative aux mesures de suspension ou de retrait d’agrément. La procédure est formalisée avec une information écrite préalable, la communication des faits reprochés et un délai d’un mois laissé pour formuler des observations. En cas de sanction fondée uniquement sur la présence d’une condamnation inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire d’un contrôleur, la réunion contradictoire n’est organisée que si le contrôleur en fait expressément la demande. Les références aux extensions d’agrément sont supprimées et ne doivent plus être prises en compte dans le cadre des procédures de sanction.

Utilisation des PV pour les véhicules de la catégorie L dans le cadre de campagnes de rappel

Concernant les procès-verbaux, l’arrêté précise que la mention relative à la collecte des données personnelles pour les campagnes de rappel « graves », lorsqu’elle figure sur un procès-verbal mixte, concerne uniquement les véhicules légers. Les centres peuvent donc continuer à utiliser les procès-verbaux actuels pour les véhicules légers et pour les véhicules de catégorie L jusqu’au 1er décembre 2026, sans modification particulière. Cette disposition est transitoire, dans l’attente de l’extension du dispositif de rappel aux véhicules de catégorie L.

Prise en compte des contraintes liées aux vérifications périodiques hors site dans la gestion du matériel

En cas de défaut ou d’indisponibilité d’un matériel nécessitant une vérification externe, le délai de remise en service ou de remplacement est de huit jours ouvrables. Pour le sonomètre, ce délai est porté à quatorze jours ouvrables. Les centres doivent assurer la traçabilité de ces situations et être en mesure de justifier la conformité, l’étalonnage, la maintenance et l’entretien de tout matériel utilisé, y compris en cas de recours à un matériel de remplacement équivalent.

Tarifs dépannage-remorquage sur autoroute et route express à compter du 1er janvier 2026

Un arrêté du 8 décembre portant revalorisation des tarifs de dépannage des véhicules légers sur autoroutes et routes express est paru au journal officiel du 26 décembre 2026. Il prévoit une hausse de 1,57% des prestations de dépannage-remorquage sur autoroutes et routes express, applicable à compter du 1er janvier 2026.

La FNA accueille positivement cette hausse dans un contexte dans lequel la profession est toujours impactée par :

  • L’inflation qui pénalise lourdement ces sociétés ;
  • Des difficultés de recrutement ;
  • Des besoins d’acquisition et de formation constants aux nouveaux équipements.

L’action de la FNA pour la défense des intérêts des professionnels

La FNA a été consultée par la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) en vue de cette revalorisation. La FNA accueille favorablement cette évolution de 1,57% des prestations de dépannage-remorquage sur autoroutes et routes express.

Pour rappel, les tarifs de dépannage-remorquage doivent être affichés dans la cabine des camions. Un tableau des prix est accessible dans la rubrique « Documents complémentaires » en bas de cette page.

Tarifs de dépannage sur place

Le prix forfaitaire des opérations de dépannage par un garagiste agréé des véhicules dont le PTAC est inférieur à 3,5 tonnes est fixé à 151 € TTC sur les autoroutes et routes express (contre 148,67 € TTC auparavant).

Tarifs de remorquage (- de 1,8 T de PTAC)

Le prix forfaitaire de remorquage par un garagiste agréé des véhicules dont le PTAC est inférieur ou égal à 1,8 tonne est fixé à 151 € TTC (contre 148,67 € TTC auparavant).

Tarifs de remorquage majorés (pour les véhicules de plus de 1,8 T et moins de 3.5 T de PTAC)

Le prix forfaitaire de remorquage par un garagiste agréé des véhicules dont le PTAC est supérieur à 1,8 tonne et inférieur à 3,5 tonnes est fixé à 186,72 € TTC (contre 183, 83 € TTC auparavant).

Tarifs applicables la nuit, les week-ends et jours fériés

Ces tarifs sont majorés de 50% en cas de dépannage effectué entre 18h et 8h du lundi au vendredi, et le samedi, dimanche et les jours fériés toute la journée.

La FNA se félicite de cette avancée et reste fortement mobilisée pour la défense et la valorisation des professionnels du dépannage.

SMIC au 1er Janvier 2026

Au 1er janvier 2026, le SMIC subit une revalorisation automatique de 1,18 %, sans coup de pouce supplémentaire du gouvernement.

Par conséquent, à compter du 1er janvier 2026, suite au Décret N° 2025-1228 du 17 décembre 2025 portant relèvement du salaire minimum de croissance, le montant du salaire minimum de croissance est porté de 11,88 € à 12,02 € de l’heure (+1,18 %, + 30,33 euros mensuels) en métropole, Guadeloupe, Guyane, Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon, soit 1 823,03 € bruts.

A Mayotte, il passe de 8,98 € à 9,33 €, soit 1.415,05 € bruts mensuels pour 35 heures hebdomadaires.

Le SMIC mensuel brut pour 35 heures de travail par semaine est égal à 12,02 € x 151,667 H = 1 823,03 € au 1er janvier 2026.

Le montant du minimum garanti (MG) passe de 4,22 € à 4,25 €.

Le minimum garanti est la valeur de référence pour le calcul de l’avantage en nature qui consiste dans la fourniture ou la mise à disposition d’un bien ou service (repas, logement…) permettant au salarié de faire l’économie de frais. Un tel avantage doit être soumis à cotisations, selon un barème forfaitaire avec le MG comme référence.

INCIDENCE SUR LES SALAIRES DES CONTRATS EN ALTERNANCE

Les rémunérations des bénéficiaires de contrats en alternance, basées sur le SMIC, devront être revalorisées : contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage et CPF de transition.

INCIDENCE DU SMIC SUR LES SALAIRES MINIMA CONVENTIONNELS

Selon le principe de faveur, si le minimum conventionnel est inférieur au SMIC, il faudra appliquer le SMIC ; si le minimum conventionnel est supérieur au SMIC, c’est le minimum conventionnel qu’il faut retenir.

Plafond de la sécurité sociale 2026

L’Arrêté du 22 décembre 2025 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2026 publié au JO du 23 décembre 2025, confirme l’augmentation de 2 % au 1er janvier 2026 du plafond de la sécurité sociale.

Pour les rémunérations ou gains versés à compter du 1er janvier et jusqu’au 31 décembre 2026, le plafond mensuel de la sécurité sociale qui pour rappel est une valeur « étalon » en paie, est fixé à 4 005 € (3 925 € en 2025), soit une augmentation de 2 % :

Plafond annuel SS : 48 060 €
Plafond trimestriel : 12 015 €
Plafond mensuelle : 4 005 €
Plafond par Semaine : 924 €
Plafond journalier : 220 €
Plafond horaire : 30 €
Pour les salariés présents pendant toute l’année 2025, c’est le plafond annuel qui servira de régularisation de cotisations soit 48 060 €.

A Mayotte le plafond mensuel de la sécurité sociale sera fixé à 3 022 € au 1er janvier 2026.

 

Incidence de la hausse du SMIC sur les allègements de cotisations patronales

Pour rappel, la réduction Fillon, officiellement appelée réduction dégressive des cotisations et contributions sociales, consiste en une diminution progressive de certaines cotisations et contributions sociales pour les salariés dont la rémunération brute ne dépasse pas 1,6 fois le SMIC, pour un salarié à 35H présent tout le mois.

Les employeurs bénéficient de réductions de taux sur les cotisations patronales d’assurance maladie et d’allocations familiales (AF) dues au titre des salariés dont la rémunération n’excède pas un certain niveau de rémunération.

Pour la réduction générale de cotisations patronales (RGCP), en l’état de la réglementation à la date de cette information, il faut en revanche ajuster le paramétrage au regard du nouveau taux du SMIC.

Pour rappel, la réduction Fillon s’applique aux salariés titulaires d’un contrat de travail dont le salaire est inférieur à 1,6 SMIC.

Formule de calcul de la réduction :

Elle dépend de trois éléments :

  • Le paramètre T, qui correspond au taux applicable ;
  • Le SMIC ;
  • La rémunération brute

Ces trois facteurs sont utilisés pour déterminer le coefficient C.

Dans le cas général, le coefficient C est calculé de la manière suivante : C = (T/0,6) x (1,6 x SMIC / rémunération brute – 1)

 

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