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Loi de finances pour 2026 : principales mesures pour les entreprises

La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) est parue au Journal Officiel le 20 février 2026. Cette note vous présente une sélection des principales dispositions intéressant les entreprises.

 

Taxes sur les véhicules

Taxe annuelle sur les véhicules de tourisme

Depuis 1er janvier 2022 la taxe sur les véhicules de société est supprimée et remplacée par deux nouvelles taxes relatives à l’utilisation des véhicules suivants :

– les véhicules de tourisme, soumis à une taxe annuelle sur les émissions de CO2 et une taxe annuelle relative aux émissions de polluants atmosphériques (mêmes composantes que l’ancienne TVS);

– les véhicules lourds de transports de marchandises

 

La loi de finances pour 2026 prévoit le maintien des barèmes existants ainsi que :

  • l’abaissement du seuil de déclenchement de la taxe annuelle sur les émissions de CO2 à 5 g/km pour 2026 (contre 10 g en 2025).
  • l’inclusion dans le périmètre de la taxe, les camions classés hors route (tout terrain) comportant au moins 5 places assises (véhicules N1-G BA).
  • la fin de l’option pour le maintien d’une proportion trimestrielle
  • l’aménagement de l’état annuel récapitulatif
  • le maintien de la taxe annuelle incitative à l’acquisition par les entreprises de véhicules légers à faibles émissions. Pour rappel, depuis le 1er mars 2025, les entreprises disposant d’une flotte de plus de 100 véhicules peuvent être redevables de la Taxe incitative à l’achat de véhicules légers à faible émission.

 

Pour plus d’informations sur ce sujet : La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2026 (ex-TVS).

 

Taxes sur l’immatriculation des véhicules

Comme tous les ans, de nouvelles dispositions concernant le malus automobile sont prévues par la loi de finances pour 2026 (article 58).

Les barèmes de malus applicables en 2026 étaient déjà connus depuis la Loi de finances pour 2025.

Cette année, la loi de finances pour 2026 comprend un certain nombre de mesures relatives au verdissement des véhicules. Le projet de loi initial prévoyait de prolonger jusqu’en 2028 la hausse du barème CO2. La version finale du texte opère un gel de la taxe CO2 pour 2028 grâce notamment aux actions de la FNA.

Cette année est également marquée par le report d’une mesure controversée, initialement prévue pour une application au 1er janvier 2026. Sur ce sujet : Malus sur certains véhicules d’occasion : report au 1er janvier 2027 et décryptage.

 

Pour plus d’informations sur le taxe à l’immatriculation des véhicules : Malus sur les véhicules polluants à compter du 1er janvier 2026

Prolongation du dispositif de déduction des amortissements des fonds commerciaux

En principe l’article 39, 1. 2° alinéa 2 du CGI  exclut expressément la possibilité pour une entreprise de déduire du résultat imposable des amortissements pratiqués au titre de fonds commerciaux.

Par dérogation, l’alinéa 3 du même article admet temporairement la déductibilité des amortissements constatés en comptabilité au titre de tels fonds lorsqu’ils sont acquis à compter du 1er janvier 2022 et jusqu’au 31 décembre 2025.

 

Ce dispositif est prorogé jusqu’au 31 décembre 2029 (article 13 de la loi de finances pour 2026).

Mesures relatives à la facturation électronique

La loi de finances ajuste les dispositions du Code général des impôts portant sur la facturation électronique (article 123 de la loi de finances 2026).

 

Suppression de la solution de facturation électronique gratuite

Toute référence à la solution de la facturation électronique gratuite est supprimée.

 

Précisions sur le périmètre d’application de la facturation électronique 

  • L’obligation de facturation électronique n’est pas applicable aux opérations réputées ne pas être effectuées dans l’UE ou aux livraisons intracommunautaires et aux opérations assimilées (article 289 bis V du CGI).

 

  • L’obligation de transmission de données de transactions concerne un ensemble d’opérations selon les catégories suivantes (article 290, I du CGI) :

 

    • Les opérations réalisées au profit d’une personne assujettie notamment :
      • les exportations et livraisons intracommunautaires exonérées de la TVA,
      • certaines livraisons de biens dont le lieu d’imposition est situé en France,
      • certaines prestations de service qui ne sont pas situées en France ;

 

    • Les opérations réalisées au profit d’une personne non assujettie, notamment :
      • les livraisons de biens expédiés ou transportés à partir de la France vers un autre Etat membre de l’UE dans le cadre d’une vente à distance,
      • les livraisons de biens dont le lieu d’imposition est en France,
      • les prestations de services qui ne sont pas localisés en France,

 

    • Les acquisitions de biens et les prestation de services réalisées par une personne assujettie, notamment :
      • Les acquisitions intracommunautaires de biens meubles situées en France,
      • Les livraisons de biens dont le lieu d’imposition est en France, lorsque la livraison est effectuée par une personne assujettie qui n’est pas établie en France,
      • Les prestations de service effectuées en France et acquises auprès d’un assujetti qui n’est pas établi en France;

 

  • L’obligation de transmettre les données de paiement concerne les opérations pour lesquelles la TVA est exigible à l’encaissement, dont les livraisons de biens ayant donné lieu au versement d’un acompte préalable.

 

Amendes et sanctions

  • Le non-respect de l’obligation d’émission d’une facture électronique ou de transmission de données est sanctionné par une amende d’un montant de 50€ par facture (article 1737, III et IV du CGI).
  • Le manquement à l’obligation de recourir à une plateforme agréée pour la réception de factures électroniques est sanctionné par une amende de 500€ à l’expiration d’un 1er délai de 3 mois puis 1 000€ à l’expiration de chaque nouveau délai de 3 mois (article 1737 IV bis du CGI)
  • le non-respect des obligations de transmission des données de facturation ou des données de paiement est sanctionné par une amende de 500€ par transmission sans que le total des amendes appliquées au titre d’une même année civile puisse excéder 15 000€ pour chaque type de transmission (facturation ou paiement) (article 1788 D. I et II du CGI).

 

Pour plus d’informations sur la réforme de la facturation électronique : Facturation électronique obligatoire entre entreprises à compter du 1er septembre 2026.

Mesures en faveur des entreprises individuelles

♦ Report d’imposition des plus-values lors du passage de l’IR à l’IS pour les entreprises individuelles

Depuis le 15 mai 2022, l’entrepreneur individuel et les entreprises individuelles à responsabilité limitée (EIRL) peuvent opter pour leur assimilation à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL).

Depuis le 16 février 2022, le statut EIRL n’est plus accessible. Pour plus d’information sur l’EIRL : EIRL-Entrepreneur individuel à responsabilité limitée.

 

L’assimilation à une EURL conduit à l’application de l’impôt sur les sociétés (IS) et à la création d’une personnalité fiscale distincte.

Cette opération entraine également :

– la cessation de l’entreprise individuelle donnant lieu à l’imposition immédiates des bénéfices non imposés

– le transfert des biens inscrits au patrimoine de l’entreprise individuelle ou de l’EIRL à celui de l’entreprise EURL.

 

La loi de finances pour 2026 légalise une tolérance administrative admise depuis 2023 selon laquelle le transfert des biens inscrits au patrimoine professionnel de l’entreprise individuelle ou de l’EIRL à celui de l’entreprise EURL est assimilée à un apport ouvrant droit au report d’imposition des plus-values et des profits sur stocks réalisés à cette occasion en application de l’article 151 octies du CGI.

 

En d’autres termes, l’entrepreneur individuel ou l’EIRL qui opte pour l’assimilation à une EURL peut bénéficier d’un report d’imposition lors du transfert d’actifs à la nouvelle société (article 151 octies D du CGI). Ce dispositif est applicable pour les options exercées à compter du 1er janvier 2026.

 

Pour bénéficier du report, l’entrepreneur doit exercer l’option auprès du service des impôts du lieu de son établissement principal avant la fin du 3ème mois de l’exercice au titre duquel il souhaite être assimilé à une EURL.

 

♦ Création d’un dispositif de neutralité fiscale en cas d’apport en société d’une entreprise individuelle ou d’une EIRL ayant opté pour l’IS

 

Un nouvel article 210 E bis du CGI introduit un dispositif permettant à une entreprise individuelle ou une EIRL soumise à l’IS (dans le cadre de l’assimilation à une EURL précitée) d’apporter l’ensemble de son patrimoine ou une branche complète de son activité sans déclencher une imposition immédiate (article 16, I 3° de la loi de finances pour 2026).

Ce dispositif s’applique aux apports réalisés à compter du 1er janvier 2026.

Prolongation du dispositif de révision des valeurs locatives des locaux professionnels (RVLLP)

Depuis 2017, la révision de valeur locative des locaux professionnels (RVLLP) repose sur un système de planchonnement afin de limiter les variations extrêmes de valeurs locatives en diminuant de moitié l’écart entre l’ancienne valeur locative et la nouvelle valeur locative révisée neutralisée (article 1498 du CGI).

 

Pour 2026, la loi de finances prévoit un aménagement des mécanismes de révision des valeurs locatives des locaux professionnels (article 106, I) :

 

la prolongation du dispositif de planchonnement pour une durée d’un an

Le mécanisme de planchonnement, ayant pour effet de réduire de moitié les variations des valeurs locatives constatées entre la valeur locative de 2017 et la valeur locative révisée, est applicable aux bases d’imposition des années 2017 à 2026.

Il ne s’appliquera plus à compter du 1er janvier 2027.

 

la mise en place de nouveaux coefficients de neutralisation à compter du 1er janvier 2027 (article 1518 A quinquies du CGI):

Ce coefficient est égal, pour chaque taxe et chaque collectivité territoriale, au rapport calculé entre :

D’une part, la somme des valeurs locatives non actualisées des locaux professionnels résultant de la méthode tarifaire imposables au titre de l’année 2027 dans son ressort territorial (en application des I et III de l’article 1518 A quinquies,  de l’article 1518 A sexies).

Et d’autre part, la somme des valeurs locatives actualisées de ces mêmes propriétés à la date de référence du 1er janvier 2021 (en application de l’article A du III de l’article 1518 ter du CGI).

 

L’instauration d’un nouveau lissage portant sur les valeurs locatives et non plus sur les cotisations

Compte tenu de la suppression du planchonnement à compter de 2027, un nouveau mécanisme de lissage des variations de valeur locative est instaurés pour les taxes dues au titre des années 2027 à 2031 (article 106-I. F de la loi de finances pour 2026, nouvel article 1518 A quinquies A du CGI).

 

Le lissage est prévu de la manière suivante :

  • la valeur locative des locaux professionnels est réduite des 5/6ème de la différence, lorsqu’elle est positive, entre, d’une part, la valeur locative actualisée au 1er janvier 2027 et, d’autre part, la valeur locative non actualisée à cette même date, puis augmentée chaque année d’1/6ème de cette différence ;
  • la valeur locative des locaux professionnels est augmentée des 5/6ème de la différence, lorsqu’elle est négative, entre, d’une part, la valeur locative actualisée au 1er janvier 2027 et, d’autre part, la valeur locative non actualisée à cette même date, puis réduite chaque année d’1/6ème de cette différence.

Nouveau mode de revalorisation des valeurs locatives des biens industriels

A compter de 2027, la valeur locative des bâtiments et terrains industriels est revalorisée comme les locaux professionnels pour la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la taxe foncière sur les propriétés bâties (article 1518 bis du CGI).

Mesures relatives aux activités implantées dans les ZFU/ QPV

L’article 42 de la Loi de finances pour 2026 prévoit un certain nombre de mesures intéressant les activités créées ou reprises dans des zones franche urbaine (ZFU) et dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

 

♦ Le non renouvellement des mesures d’exonération d’impôts dans les ZFU

Entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2025, les activité créées en zone franche urbaine bénéficiaient d’une exonération totale pendant 5 ans, des bénéfices ou des revenus résultant de l’activité de l’entreprise. Cette exonération était suivie d’une période d’abattement dégressif.

Ce dispositif n’est pas reconduit pour l’année 2026. Les entreprises créée en ZFU, à compter du 1er janvier 2026 ne pourront plus prétendre au bénéfice du dispositif.

Toutefois, les entreprises situées en ZFU bénéficiant déjà du dispositif avant l’entrée en vigueur de la loi, continueront d’en jouir normalement.

 

Par ailleurs, d’autres mesures liées aux ZFU sont supprimées telles que :

  • l’exonération des taxes sur les locaux commerciaux, sur les locaux de stockage et les surfaces de stationnement perçues dans la région Ile-de-France et la région PACA,
  • l’exonération des droits d’enregistrement appliquée aux mutations de propriété à titre onéreux de fonds de commerce ou de clientèle en ZFU

 

La liste complète des dispositifs non reconduits au titre de l’exercice 2026 est précisée à l’article 42 de la Loi de finances pour 2026.

 

♦ Les nouvelles exonérations d’impôts dans les QPV

 

    • Conditions d’exonérations :

– être une entreprise relevant de l’impôt sur le revenus ou de l’impôt sur les sociétés

– exercer une activité commerciale ou artisanale

– employer moins de 50 salariés

– avoir réalisé un chiffre d’affaires ou un total bilan inférieur à 10M€.

– être implantée dans un QPV

 

    • Opérations éligibles :

– création ou reprise d’une activité commerciale ou artisanale dans un QPV, entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030.

 

Ne sont pas éligibles :

– à la création ou à la reprise d’une activité résultant d’un transfert ou d’une restructuration d’une activité précédemment exercée dans une QPV.

– aux activités ayant bénéficié au titre des 5 années précédant l’année de la création ou de la reprise dans une QPV, certains allégement fiscaux.

– aux reprises d’activité lorsque :

  • le cédant et ses proches (partenaire, conjoint, frères et sœurs, ascendants et descendants) détiennent ensemble directement ou indirectement 50% des droits de vote ou des droits dans les bénéficies sociaux de la société ;
  • l’opération résulte d’un changement de forme sociale de l’entreprise au profit du cédant ou de ses proches (partenaire, conjoint, frères et sœurs, ascendants et descendants) ;
  • l’entreprise individuelle fait l’objet d’une opération de reprise ou de restructuration au profit de l’entrepreneur lui-même ou ses proches (partenaire, conjoint, frères et sœurs, ascendants et descendants).

 

  • Les exonérations de cotisation foncière des entreprises (CFE)

Le nouvel article 1466 A, I septies du CGI introduit un dispositif permettant aux communes d’exonérer de CFE, les établissements créés ou faisant l’objet d’une extension entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030. Cette mesure vient remplacer le dispositif qui réservait l’exonération aux établissements de petites entreprises exerçaient une activité commerciale et qui faisaient l’objet d’une création ou d’une extension jusqu’au 31 décembre 2025.

 

L’exonération est de droit sauf délibération contraire de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) dotée d’une fiscalité propre.

 

  • Conditions d’exonérations :

– création ou reprise d’un établissement dans un QPV entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030

– être une entreprise exerçant une activité commerciale ou artisanale

– l’entreprise emploie moins de 50 salariés

– avoir réalisé un chiffre d’affaires ou un total bilan inférieur à 10M€.

Mesures d’abattements d’impôts pour les activités des ZFA

Les entreprises situées en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion et à Mayotte peuvent bénéficier d’un abattement d’impôts sur les bénéfices (article 44 quaterdecies du CGI).

Cet abattement peut s’élever à 50% au titre de chaque exercice ouvert, plafonné à 150 000€ pour un exercice ou une période d’imposition de 12 mois.

Le plafond et le taux d’abattement sont majorés dans certains territoires et pour certaines activités.

Des mesures d’abattement en matière de CFE sont également aménagées (article 1466 F, III, 2° du CGI).

Mesure d’allégement des bénéfices dans les ZDP

Les entreprises créées entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2026 dans une zone de développement prioritaire (ZDP) peuvent prétendre au régime d’allégement des bénéfices (article 44 septdecies du CGI).

L’article 51 de la LF pour 2026 prévoit de prolonger d’une année l’application du dispositif, soit jusqu’au 31 décembre 2027.

Taxe sur les petits colis

Une taxe de 2€ sur les petits colis importés en France est instaurée depuis le 1er mars 2026 (article 82 de la loi de finances 2026).

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Hausse du carburant – Mesure exceptionnelle de soutien des sociétés d’assistance

Dans un contexte de forte hausse du prix du carburant, certaines sociétés d’assistance ont souhaité déployer une mesure exceptionnelle de soutien des dépanneurs partenaires, fortement impactés par cette situation.

Ainsi, pour la période du 1er avril au 30 juin 2026, un supplément de 2,50 € HT sera appliqué par intervention réalisée dans le cadre de missions confiées par Europ Assistance et ARC Europe France aux tarifs négociés. COVEA a pris la même mesure pour la période entre le 15 avril et le 31 mai 2026.

Concernant le Groupe IMA, un complément de 2 € (non soumis à remise) est appliqué sur tous les forfaits du Groupe IMA du 9 avril au 30 juin 2026.

Ce complément concerne les missions de dépannage sur place, dépannage atelier, remorquage, remorquage avec relivraison ou déplacement pour rien.

Cette mesure vise à accompagner les professionnels face à l’impact direct de la hausse des carburants sur leurs coûts d’exploitation.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de toute évolution éventuelle de ce dispositif au-delà du deuxième trimestre 2026.

Aide aux TPE pour les travaux de raccordement complexes à la fibre optique

Le 29 septembre 2025 était lancée une aide expérimentale pour la réalisation de travaux de raccordements complexes à la fibre optique sur le domaine privé.

En effet, le réseau cuivre historique, qui fournit les services téléphoniques et internet via l’ADSL, va disparaître progressivement au profit de la fibre optique. Cette fermeture se déroule par lots successifs de communes d’ici 2030. Tous les usagers qui utilisent le réseau cuivre devront migrer vers une technologie de leur choix, principalement la fibre optique.

Dans un petit nombre de cas, des travaux qui ne sont pas pris en charge par l’opérateur, et qui peuvent s’avérer coûteux, sont nécessaires sur la propriété privée des usagers. Le dispositif expérimental visait à apporter un soutien financier à la réalisation de ces travaux.

Alors que cette aide expérimentale était limitée à certaines communes concernées à court terme par la fermeture du réseau cuivre, elle est désormais généralisée à toutes les communes.

Les particuliers et les très petites entreprises (TPE) disposant d’une attestation d’échec de raccordement délivrée par leur opérateur fournisseur d’accès à internet peuvent déposer une demande d’aide.

Une fois les travaux réalisés par l’entreprise choisie par le particulier/TPE, cette dernière peut déposer sa demande de remboursement auprès de l’Agence de services et de paiement (ASP). 

Pilotée par la Direction générale des entreprises (DGE) et opérée par l’ASP, cette aide est destinée aux particuliers et TPE (entreprises de moins de 10 salariés et réalisant moins de 2M€ de chiffre d’affaires) qui doivent réaliser des travaux pour se faire raccorder à la fibre optique.

Vous êtes concernés si vous avez reçu une attestation d’échec de raccordement délivrée par votre opérateur fournisseur d’accès à internet.

L’expérimentation de l’aide est prévue du 29 septembre 2025 au 30 juin 2027 (date butoir de dépôt des demandes de paiement), avec deux périodes définies :

  • en tant qu’usager (particulier ou très petite entreprise), vous pouvez déposer votre demande d’aide sur le portail de l’ASP du 29 septembre 2025 jusqu’au 31 janvier 2027 ;
  • en tant qu’entreprise qui a réalisé les travaux, vous pouvez déposer votre demande de paiement sur le portail de l’ASP, une fois qu’ils sont réalisés, d’ici le 30 juin 2027 au plus tard.

Lien du portail ASP: https://www.asp.gouv.fr/aides/fibre-optique-aide-au-raccordement

Plus d’informations sur la page du site dédié au dispositif.

TPE-PME : tout savoir sur la gestion de votre trésorerie

Pour les TPE/PME, le sujet de la trésorerie est essentiel.

Garante de la pérennité d’une société, elle est aussi essentielle aux investissements, qu’il s’agisse de s’agrandir ou d’innover.

BPI France vous propose de télécharger le Livre blanc sur la gestion de votre trésorerie. L’ambition de ce livre blanc est de vous donner les clés pour gérer au mieux votre trésorerie, au quotidien et sur le long terme.

Cliquez ici pour accéder au Livre Blanc

 

BPI France vous propose également d’assister au webinaire « Maîtriser sa trésorerie : bonnes pratiques et leviers de financement » qui se déroulera le mardi 24 mars 2026 à 11h00.

En première partie, Gilles Bösiger, Président du conseil régional de l’Ordre des Experts‑Comptables de Paris, partagera les bonnes pratiques pour anticiper vos besoins, suivre vos flux et préserver votre marge dans un contexte économique exigeant.

BPI France vous présentera ensuite les projets finançables par le Prêt Boost, ainsi que les étapes et documents nécessaires pour déposer votre demande en ligne.

Le webinaire se clôturera par une session de questions/réponses avec nos intervenants.

Cliquez ici pour vous inscrire au Webinaire

 

Carrossiers: Saisissez la commission de conciliation nationale charte expert/réparateur

La FFEA, fédération française de l’expertise automobile, et les trois organisations représentatives des réparateurs de l’automobile, FFC, FNA et MOBILIANS, ont signé un nouvel accord interprofessionnel experts en automobile – réparateurs le 16 septembre 2024. Cette charte pour ne pas rester lettre morte, prévoit un dispositif opérationnel de règlement des litiges: une commission interne de conciliation. Si vous rencontrez un différend avec un expert automobile, cette note vous précise comment faire appel à la Commission.

En quoi consiste la conciliation ?

La conciliation joue un rôle crucial dans la résolution des conflits entre experts en automobile et réparateurs, facilitant des solutions constructives et préservant les relations professionnelles.

La conciliation n’est pas un procès. C’est une discussion encadrée par des tiers, les conciliateurs désignés par les organisations signataires, pour restaurer le dialogue et résoudre un litige à l’amiable.

Elle présente plusieurs avantages pour la carrosserie:

  • Efficace: résolution rapide du conflit
  • Relationnel: favorise une reprise du dialogue
  • Economique: évite des contentieux judiciaires lourds et longs

C’est une commission sectorielle pilotée par des professionnels de votre métier aguerris aux pratiques professionnelles entre experts et réparateurs.

Par cette initiative, les organisations signataires se dotent d’un cadre opérationnel, pérenne et structuré pour accompagner les experts en automobile et les réparateurs dans la gestion de leurs relations interprofessionnelles.

Composition de la Commission interne de conciliation

En quelques mots, la commission est composée de 12 conciliateurs:

  • 6 conciliateurs titulaires et 6 conciliateurs suppléants
  • 6 conciliateurs sont issus du collège « Expert  » et 6 conciliateurs sont issus du collège « Réparateur »

Parmi les conciliateurs, un Président a été désigné et un Vice Président.

Les conciliateurs sont désignés, par leur organisation, pour un mandat de 3 ans. La FNA a deux conciliateurs qui siègent à titre bénévole. Ils sont issus de toutes les régions. Lorsqu’ils siègent en Commission, les membres quittent leur casquette « Réparateur » ou « Expert » pour celui de conciliateur. Ils ont été formé à la conciliation et à la réglementation applicable au sinistre automobile.

La Commission a également un secrétariat assurant de la bonne réception des formulaires de saisine, la convocation des professionnels, et le suivi administratif du dossier ouvert. Ce secrétariat est tournant.

14 janvier 2026 – Formation des conciliateurs et des secrétaires de la Commission interne de conciliation

Quand saisir la Commission interne de conciliation ?

La Commission a un périmètre d’intervention encadré. Il s’agit de dossiers démontrant très clairement que l’expert ou le réparateur a ou ont fait application non conforme des règles interprofessionnelles. Dans votre demande, il sera nécessaire de cibler l’un des engagements non respecté de la charte. La Commission n’a pas vocation à réaliser une contre-expertise ou à trancher sur le nombre d’heures que l’expert aurait dû donner. En voici quelques exemples:

Demandes recevables:

  • Violation du principe du contradictoire qui se prouve par l’envoi d’emails sans réponse par exemple
Engagement 2 Non respect du contradictoire sur la méthode de réparation
Non respect du chiffrage contradictoire sur les opérations de facturation et les forfaits comme réglage caméra, mise en sécurité du véhicule, lecture des codes, géométrie, raccords …
Non respect du contradictoire sur les mesures et les contrôles (contrôle technique …)
Travaux complémentaires ….
Le réparateur sous-traite la consignation ou la prestation « ADAS » et transmet la facture « prix coutant à l’expert qui n’intègre ce coût qu’à hauteur de 50% dans son évaluation sans échanger avec le réparateur. Cela relève de la charte.
  • Non respect des délais prévus dans la charte 
Engagement 2 EAD Réponse de l’Expert dans la demi-journée ouvrée de manière tracée
Engagement 8 Travaux complémentaires Retour de l’expert dans les 48 heures ouvrées
  • PV signé par le réparateur mais modifié ultérieurement par l’expert sans information du réparateur et dans réouverture du contradictoire – Engagement 2 et 10 de la charte
  • L’expertise a lieu au siège du cabinet sans la présence du réparateur et le rapport est déposé sans échange contradictoire.
  • Procédure véhicule endommagé (VGE et VEI)
Engagement 6 Le réparateur refuse l’essai routier par l’expert dans le cadre d’un VE
Le respect du calendrier des visites par l’expert

Ceux sont des exemples mais la FNA est là pour vous accompagner dans la saisine de la Commission si vous le souhaitez.

Comment saisir la Commission interne de conciliation?

Vous pouvez saisir la Commission au moyen des formulaires à votre disposition en bas de cette note. On vous explique pas à pas.

Etape 1 – Comprendre le mode de saisine : saisine à deux si possible – noter l’adresse 

NOTICE / INSTRUCTIONS À RESPECTER :

Il appartient à l’expert ou au réparateur de prendre l’initiative de remplir la partie du formulaire de saisine le concernant avant de le soumettre à l’autre partie.

Une fois le formulaire de saisine renseigné et signé par les deux parties, la partie plus diligente l’adresse à la Commission par courriel à conciliation.exp.rep@ffea.fr en mettant l’autre partie en copie de son envoi.

Si l’expert refuse de saisir la Commission, nous vous invitons à lui adresser un courriel en indiquant que vous allez tout de même la saisir. La Secrétariat de la Commission reviendra vers l’expert pour l’inviter à entrer en conciliation.

Etape 2 – Je remplis le formulaire de saisine seul ou à deux 

Dans cette partie, il est important d’identifier d’emblée les engagements non respectés. Cela facilitera le travail de la Commission.

Etape 3 – Je remplis le formulaire complémentaire qui détaille le dossier 

Dans ce document nous vous invitons à détailler ce qui s’est passé et en mettant en pièces jointes toutes les pièces qui permettront aux conciliateurs de comprendre votre situation. Nous vous conseillons de faire par ordre chronologique. Exemples:

  • Véhicule sinistré arrivé dans le garage telle date, avec signature d’un OR mis en pièce jointe
  • Rapports d’expertise (mentionnez le mode présentiel, EAD ….), déroulé du contradictoire sur les éléments mentionnés ou pas sur ce rapport,
  • Les échanges mails avec l’expert et leur contenu qui éclairent sur le respect des délais, sur la prise en compte de vos arguments (préconisations constructeurs, temps, travaux complémentaires, sous-traitance ….),
  • Les éventuels échanges avec le client et l’assureur,
  • En cas de désaccord, toujours tracer les motifs et en mettant en copie le client.
Conseils FNA

→ Tracer le plus possible vos demandes y compris suite à un appel téléphonique.

→ Lister bien les pièces. Elles ont toutes de l’importance.

Etape 4 – Vous transmettez l’ensemble à la Commission en mettant en copie l’expert et la FNA 

Bien entendu, la FNA peut vous aider à construire et relitre votre saisine avant de l’envoyer mais nous ne rédigerons pas à votre place.

Comment se déroule une conciliation une fois la commission saisie?

La Commission va:

  • Vous informer de la recevabilité de votre dossier, éventuellement vous demander des pièces complémentaires et vous donner un numéro
  • Vous convoquer à la prochaine session de travail de la Commission qui se déroulera en Visio. Il faudra bien respecter le timing.
  • Vous appeler quelques jours avant et/ou s’assurer que vous serez bien là,
  • Le jour de la Commission, nous vous rappellerons les règles de fonctionnement (échanges contradictoires sur les éléments du dossier avec l’expert, présentation de ses arguments),
  • Si vous parvenez à un accord, vous serez invité à signer le PV de conciliation
  • Si vous ne parvenez pas à un accord, un PB en désaccord vous sera envoyé avec un avis de la commission. Il vous sera possible de le produire en justice.
  • Si l’expert est absent, un PV de carence sera établi. Vous pourrez le produire également en justice.

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Nouveau dispositif de « période de reconversion » professionnelle 2026 !

La loi Sénior du 24 octobre 2025 a institué un nouveau dispositif pour faciliter la reconversion professionnelle des salariés, qui fusionne les anciens dispositifs existants Pro-A et Transco. Il est entré en vigueur le 1er février 2026. Décret n° 2026-40 du 28 janvier 2026 relatif au financement de la période de reconversion – Décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026 relatif à la période de reconversion et aux entretiens professionnels

Ce dispositif se veut plus simple à mettre en place et donc plus profitable aux salariés en quête de reconversion professionnelle tout en limitant les risques –  article L 6324 – 1 et svts.

Le salarié pourra mobiliser le conseil en évolution professionnelle pendant son temps de travail.

Rappel des anciens dispositifs

  • la pro-A, qui permettait aux salariés en CDI de suivre une formation en alternance pour se reconvertir ou obtenir une nouvelle certification ;

Attention : les Pro-A réalisées dans le cadre d’un avenant conclu avant le 1er janvier 2026 continueront de suivre les règles applicables antérieurement à la loi « seniors » du 24 octobre 2025 même si elles sont réalisées en 2026.

  • Transco – transitions collectives qui permettait aux salariés peu qualifiés dont l’emploi était menacé, de s’engager dans un cycle de formation long pour se reconvertir.

Fonctionnement du nouveau dispositif

1) Reconversion en interne au sein de son entreprise

Dans ce cas, le contrat du salarié est maintenu pendant la période de reconversion et il perçoit sa rémunération sans modification.

2) Reconversion externe hors de son entreprise 

Dans ce cas, le contrat de travail du salarié est suspendu car sa période de reconversion s’effectue dans une autre entreprise sous la forme d’un CDD d’au moins 6 mois avec une période d’essai, ou d’un CDI.

  • Si la période d’essai s’avère concluante et que le CDI ou le CDD se poursuit dans l’entreprise d’accueil, le contrat de travail avec l’entreprise d’origine est rompu soit sous la forme d’une rupture conventionnelle si le contrat est un CDI soit dans le cadre d’une rupture d’un commun accord si le contrat est un CDD ;
  • Si la période d’essai n’est pas concluante, et que l’une des deux parties ou les deux ne souhaitent pas poursuivre, le salarié réintègrera son entreprise d’origine à son poste initial ou un poste équivalent avec rémunération au moins équivalente. Le salarié pourra refuser cette réintégration, dans ce cas son contrat sera rompu soit sous forme de rupture conventionnelle ou d’une rupture d’un commun accord – Article L 6324-7 modifié.

Mise en oeuvre du dispositif

Le dispositif permet à tout salarié, sans condition de diplôme, d’âge ou d’ancienneté, d’acquérir :

  • certification enregistrée au répertoire national des certifications professionnelles – RNCP ;
  • d’un certificat de qualification professionnelle – CQP – de branche ou interbranche ;
  • d’un ou plusieurs blocs de compétence ;
  • la période de reconversion permet également l’acquisition du socle de connaissance et de compétences – Cléa ;
  • Le salarié peut également bénéficier de l’acquisition d’un savoir faire par l’exercice, en entreprise, d’une ou plusieurs activités professionnelles en relation avec les qualifications recherchées, ou d’actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience – VAE.

Durée des actions de formation 

Les actions de formation dans le cadre d’une période de reconversion sont d’une durée comprise entre 150 et 450 heures réparties sur une période de 12 mois maximum, à l’exception de celles permettant l’acquisition d’un socle de connaissances et de compétences. Pendant sa formation, le salarié bénéficiera de la législation de la sécurité sociale en matière d’accidents du travail et de maladies professionnelles.

Un accord d’entreprise ou de branche peut prévoir des durées de formation et une période de réalisation plus longue dans la limite de 2100 heures de formations sur une période de 36 mois maximum. La VAE et Cléa ne sont pas concernés par la durée minimale.

Utilisation d’un nouveau Cerfa N° 17613*01

La mise en oeuvre de la période de reconversion et plus particulièrement sa durée, est soumise à  un accord écrit des 2 parties, qui doit déterminer les modalités d’organisation de la  période de reconversion professionnelle.

Dans le cadre d’une reconversion externe, l’écrit doit également déterminer les modalités de la suspension du contrat et d’un éventuel retour anticipé du salarié en cas de rupture de la période d’essai dans l’entreprise d’accueil.

Cet accord se matérialise sous la forme d’un formulaire Cerfa applicable tant aux reconversions internes, qu’externes – cerfa_17613-01 reconversion professionnelle – Période de reconversion professionnelle interne ou externe

Il doit être rempli en trois exemples : un employeur, un salarié et un pour l’OPCO soit OPCO Mobilités pour la branche.

  •  Le dossier complet doit être envoyé par l’employeur à l’OPCO dans les 30 jours calendaires (tous les jours dimanche et jours fériés inclus) qui précèdent le début de la période de reconversion ;
  • De son coté l’OPCO dispose de 20 jours calendaires à compter de la réception du dossier pour se prononcer sur la prise en charge des frais pédagogiques et sur la prise en charge de la rémunération du salarié et des frais annexes. L’OPCO informe l’employeur et le salarié de sa décision d’acceptation ou de refus.
  • En cas d’interruption du contrat avant son terme, l’employeur doit en informer l’OPCO dans un délai de 30 jours maximum. 
  • Attention, en cas de reconversion interne l’OPCO compétent est celui de l’entreprise, mais en cas de reconversion externe c’est celui de l’entreprise d’accueil. 

Financement de la formation pendant la période de reconversion

Les frais pédagogiques des périodes de reconversion, sont pris en charge par l’OPCO qui pourra également prendre en charge les frais annexes aux actions de formation ainsi que la rémunération du salarié – Article L 6332-14-1 du Code du travail.

Les OPCO prendront en charge les périodes de reconversion selon les  niveaux de prise en charge fixés par les branches, un montant moyen sera fixé par décret.

Co financement par le salarié 

Le salarié pourra si il le désire, utiliser son CPF pour co financer la formation.

Dans le cadre d’une reconversion interne, l’utilisation de son CPF se fera à hauteur de 50 % de ses droits inscrits sur son compte.

Dans le cadre d’une reconversion externe, aucune limite n’est imposée, le CPF pourra êter mobilité jusqu’à 100 % des droits inscrits.

Pour en savoir plus FAQ du ministère : La période de reconversion

 

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Contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance

Contrat de travail à durée indéterminée – CDI

Synthèse des visites médicales

Fusion des documents Avis arrêt de travail, Certificat médical spécifique AT- MP

Convocation à entretien préalable à une éventuelle mesure pouvant aller jusqu’au licenciement

Nouvelle présentation du bulletin de paie version 2022

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SMIC au 1er janvier 2022

Déclaration du statut de conjoint collaborateur

Convocation entretien préalable à sanction

Egalité professionnelle – femmes – hommes

Chèques cadeaux – bons d’achat

La retraite progressive des salariés et des indépendants au 1er septembre 2023

La mise à la retraite du salarié et la mise à la retraite d’office

Départ à la retraite anticipée pour carrière longue

Guide pratique de l’aide à l’embauche des alternants – 2026

Modèle document unilatéral – APLD

Activité partielle de longue durée – APLD

L’indemnité inflation

Convocation entretien préparatoire en vue d’une rupture conventionnelle

Le pouvoir disciplinaire de l’employeur

Le précis de l’apprentissage

Mise à disposition de cabinets d’aisance

Chauffage des locaux -ambiance thermique

Faut il installer des lavabos et des douches dans l’entreprise ?

Les lavabos en entreprise

Les vestiaires dans l’entreprise

Durée légale et durée maximale du travail

Le temps de trajet

Le temps d’habillage

La clause de non concurrence

Epargne salariale, intéressement, participation

Résiliation des contrats de complémentaires santé (mutuelle)

Avenant dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique

Le licenciement pour inaptitude d’origine non professionnelle – sans obligation de reclassement

Le cumul emploi retraite (salariés – indépendants) au 1er septembre 2023

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Travaux interdits et réglementés pour l’emploi des jeunes de 15 à 18 ans

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La saisine du Conseil de Prud’hommes (ou du tribunal judiciaire) devient payante : 50 euros !

La loi n°2026-103 de finances pour 2026, parue au JO du 20 février, prévoit désormais que toute personne introduisant une instance civile et prud’hommale devant un Tribunal Judiciaire ou un Conseil de Prud’hommes devra désormais s’acquitter d’une contribution de 50 €.

Cette nouvelle contribution est prévue à l’article 1635 bis Q du Code général des impôts, elle a pour objectif de contribuer au financement de l’aide juridictionnelle.

Une contribution de 35 € avait déjà été instaurée en 2011 pour les instances civiles, commerciales et prud’homales mais avait été supprimée au 1ᵉʳ janvier 2014

Cette contribution est applicable aux instances introduites au plus tard à compter du 1er mars 2026. Certaines modalités complémentaires entreront en vigueur le 1er mai 2026. Un décret à paraître doit préciser les modalités d’application de la contribution.

Qui devra payer ?

Les salariés et les employeurs qui saisiront le Conseil de Prud’hommes (ou un tribunal judiciaire), devront s’acquitter des 50 euros, et ce quelque soit l’objet du litige : licenciement, salaires …

Cas d’exonérations de paiement ?

  • Pour les bénéficiaires de l’aide juridictionnelle (totale ou partielle)
  • Pour l’État.

Dans le cadre de certaines procédures spécifiques :

  • Devant la CIVI ;
  • Devant le juge des enfants ;
  • Devant le juge des libertés et de la détention ;
  • Devant le magistrat chargé du contrôle des mesures privatives ou restrictives de liberté ;
  • Devant le juge des tutelles ;
  • Les procédures de surendettement ;
  • Les procédures de redressement ou liquidation judiciaires ;
  • Les ordonnances de protection (violences intrafamiliales) ;
  • Certaines procédures électorales ;
  • Les injonctions de payer (y compris l’opposition) ;
  • L’homologation d’une convention parentale devant le juge aux affaires familiales.

Comment s’acquitter de la contribution ?

Elle sera payée par voie dématérialisée, sous forme d’un droit de timbre dématérialisée : Achat timbre.

Délai de paiement

Le paiement de la contribution est une condition de recevabilité de l’action en justice. Aucune irrecevabilité ne pourra être prononcée sans une invitation du greffe à régulariser le paiement dans un délai d’un mois.

Si le greffe notifie tardivement l’invitation et que la régularisation intervient un mois plus tard, l’instance n’est pas engagée pendant ce temps et les délais de prescription continuent de courir.

La contribution est due en une seule fois. Il s’agit d’une condition de recevabilité, pas une simple formalité.

Si une même instance donne lieu à plusieurs procédures successives devant la même juridiction, la contribution ne sera due qu’au titre de la première des procédures intentées. Pas de multiplication des droits de timbre en cours d’instance.

 

 

 

 

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Les heures supplémentaires

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Indemnisation du salarié cadre suite indisponibilité maladie ordinaire ou professionnelle, accident du travail

Arrêt maladie, accident de travail – ouvriers – employés – agents de maîtrise

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

La gestion sanitaire des vagues de chaleur

Congés payés et maladie

Congés payés synthèse

Minima garantis 2021

Le temps de pause et de restauration

Travail de nuit

Travail le dimanche

Modèle de mise en demeure de présomption de démission en cas d’abandon de poste

Modèle convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement

La médaille d’honneur du travail

Convention collective services de l’automobile – CCNSA – Avril 2021

L’interdiction de vapoter – Cigarette électronique

L’interdiction de fumer/vapoter

Affichage consigne incendie

Tarification accidents du travail / maladie professionnelles 2021

Les nouveaux critères de prise en charge du FAFCEA pour 2021

Contributions à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage 2020-2021

Les attestations Pôle Emploi évoluent

Le report des visites médicales et examens médicaux des salariés

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant

FNE formation

Offre de contrat de travail ou promesse unilatérale de contrat de travail

La vidéosurveillance / la géolocalisation

SMIC AU 1ER JANVIER 2018

Salaires minima conventionnels 2018 au 1er Janvier 2018

Revalorisation du SMIC au 1er janvier 2021

Reçu pour solde de tout compte

Licenciement pour motif économique

Le licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle (suite AT ou maladie pro) – avec reclassement

Calendrier électoral CSE

Les Sanctions disciplinaires

Discrimination sur l’apparence physique au travail

Questionnaire Accords d’entreprise et actions spécifiques

Lettre fédérale n° 10-19 Questionnaire accord d’entreprise et actions spécifiques

L’année 2020 et le casse-tête des entretiens professionnels

Jobs d’été

Embauche d’un salarié majeur : les formalités à effectuer

Modèle Accord annualisation du temps de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Indemnité de congés payés

Fermeture de l’entreprise pour congés

Congé parental d’éducation

Congé Maternité et indemnités journalières pour les travailleuses indépendantes

RPCS dispenses d’affiliation

Modèle DUE frais santé

Rupture du contrat d’apprentissage

Rémunération du contrat de professionnalisation

Rémunération du contrat d’apprentissage

Rupture de la période d’essai de l’apprenti par l’employeur

Emploi des jeunes de 15 à moins de 18 ans

Congé pour examen accordé aux apprentis

Les registres obligatoires et conseillés en entreprise

Affichages ou diffusions obligatoires

Affichage obligatoire à l’attention du personnel

Affichage harcèlement

Affichage Egalité professionnelle hommes femmes

Le compte professionnel de prévention – C2P

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

Charges sociales janvier 2018

Bulletin de paie simplifié janv 2018

SMIC au 1er janvier 2017

Salaires minima au 1er janvier 2017

SMIC au 1er janvier 2016

Salaires minima au 1er janvier 2016

SMIC au 1er janvier 2015

Salaires minima au 1er janvier 2015

Information des salariés traitement des données personnelles

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

La gestion des jours fériés

Le contrat d’apprentissage

Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Affichage égalité de rémunération hommes femmes

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Fin de l’aide de l’Etat au financement du permis de conduire des apprentis

Depuis janvier 2019, les apprentis bénéficiaient d’une aide de l’Etat de 500 € pour passer leur permis de conduire. La loi de finances pour 2026 publié au JO du 20 février 2026 – art 202 de la loi et article L 6123-5 du code du travail, a supprimé cette aide. 

Pour justifier cette suppression, le gouvernement met en avant l’existence d’une rupture d’égalité entre les apprentis et les étudiants en formation initiale, qui ne bénéficient pas d’un dispositif  équivalent.

Certaines collectivités locales (ville, département, région) proposent des aides pour financer le permis de conduire : Trouver une aide pour financer la formation au permis de conduire

IRP AUTO, sous conditions, accorde une aide pour le financement du permis de conduire aux apprentis.

Aide d’IRP AUTO

À partir de la 2ème année de formation, IRP AUTO contribue également au financement du permis de conduire voiture ou moto de l’apprenti. Aides permis apprentis IRP AUTO

La demande doit être constituée :

  • Avant l’obtention du permis de conduire ;
  • Durant la période d’apprentissage.

Montant de l’aide

  • Permis moto (A) : aide forfaitaire d’un montant de 300 € ;
  • Permis auto (B) et conduite accompagnée (AAC) : aide forfaitaire d’un montant de 500 €.

Nouveauté : les apprentis en formation de CQP Technicien expert après-vente (véhicules utilitaires industriels) et Dépanneur-remorqueur, peuvent bénéficier d’une aide de 1 000 € pour le financement du permis poids lourds. Cette aide peut être demandée dans les douze mois qui suivent la fin de la formation. Il est impératif d’avoir 21 ans pour passer cet examen.

Comment en bénéficier ?

  • L’apprenti doit s’inscrire dans une école de conduite ;
  • Cliquer sur ACTION SOCIALE rubrique Permis de conduire, et se connecter à son espace Aides et Avantages , puis complèter sa demande en ligne.

 

 

Célèromètre – Nouvelle période de tolérance jusqu’au 1er avril 2026 (sous conditions)

La DGEC du ministère de la Transition écologique accorde une période de tolérance aux centres de contrôle technique dans le cadre du déploiement du céléromètre, certaines livraisons ne pouvant être assurées au 1er mars 2026.

Ainsi, jusqu’au 31 mars 2026, les centres pourront continuer à réaliser des contrôles de catégorie L (à l’exception de la catégorie L1) s’ils ont commandé un céléromètre avant le 1er mars et disposent d’un bon de commande, ou s’ils peuvent justifier d’une mutualisation avec un centre ayant passé commande avant cette date.

Les centres ayant commandé postérieurement au 1er mars ne pourront bénéficier de cette tolérance et ne pourront faire les contrôles techniques de l’ensemble de la catégorie L qu’après la livraison du céléromètre, en propre ou en partage avec un autre centre.

À compter du 1er avril 2026, tout centre réalisant des contrôles de catégorie L devra être équipé d’un céléromètre ou justifier d’un partage avec un centre effectivement livré, désigné responsable des opérations d’étalonnage, de maintenance et d’entretien conformément à l’annexe V de l’arrêté du 23 octobre 2023.

Compte personnel de formation (CPF) – 2026

La loi de finances pour 2026 restreint l’utilisation du compte personnel de formation. Les Décret n° 2026-126 du 24 février 2026 définissant les conditions d’éligibilité au compte personnel de formation des bilans de compétences mentionnés au 2° de l’article L. 6313-1 du code du travail – Décret n° 2026-127 du 24 février 2026 relatif aux conditions d’éligibilité au compte personnel de formation et au plafonnement de prise en charge par ce compte de certaines actions de formation  fixent des plafonds des droits mobilisables et instaurent un délai de carence pour les bilans de compétence, ils sont applicables depuis le 26 février 2026.

Faisons le point sur ces nouvelles mesures – Nouveautés

  • Plafonnement des droits inscrits sur le CPF mobilisables pour certaines actions de formation – article D 6323-1 A du code du travail. Notez que la VAE et le RNCP ne sont pas concernés par le plafonnement. Le CPF n’a plus vocation à financer des projets sans lien direct avec l’emploi, mais de privilégier des formations professionnalisantes.

La loi fixe des montants maximum d’utilisation qui sont les suivants :

  • 1500 € pour les actions sanctionnées par des certifications et habilitations enregistrées dans le répertoire spécifique
  • 1 600 € pour les bilans de compétence ;
  • 900 € pour les préparations aux épreuves théoriques et pratiques des permis de conduire du groupe léger soit les permis A et B désormais réservés aux seuls demandeurs d’emploi ;
  • Pour les salariés et travailleurs non salariés, l’éligibilité est maintenue uniquement dans le cadre d’une formation cofinancée par un tiers (employeur, OPCO, France travail, l’état, la région, Caisse des dépôts, transition pro …) dont le montant est fixé à 100 € minimum. Les salariés désirant utiliser leur CPF pour passer leur permis devront justifier d’un abondement d’au moins 100 euros par un tiers.

Les préparations aux examens du permis de conduire des catégories du groupe lourd (transport routier ou collectif) ne sont pas concernées par cette limitation.

Attention : les nouvelles règles d’éligibilité ne sont pas encore totalement intégrées au logiciel de la plateforme.

  • Heures finançables et instauration d’un délai de carence pour les bilans de compétence

Concernant les heures finançables : désormais, au regard de l’article D 6323-6 du code du travail modifié, seules les heures d’accompagnement réalisées par l’organisme de formation qualifé peuvent être financées par les droits inscrits sur le CPF (minimum de 13 heures). En conséquence, sont exclus les temps de recherche personnelle du stagiaire.

Le délai de carence : la loi instaure un délai de carence de 5 ans entre deux bilans de compétence financés par des fonds publics. Article D 6323-6 modifié du code du travail.

Par conséquent, le titulaire du CPF ne doit pas avoir bénéficié, au cours des 5 années qui précèdent sa demande, d’un financement de bilan de compétence par un organisme financeur (OPCO, caisse des dépôts, France travail, Agepiph, commission ATpo) ou par un fonds d’assurance formation des travailleurs indépendants, des professions libérales ou des professions non salariées.

Rappel du dispositif

Le compte personnel de formation (CPF) introduit par la loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 et modifié par la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018, permet aux salariés d’acquérir des droits à la formation, mobilisables tout au long de leur vie professionnelle.

Pour favoriser l’accès à la formation professionnelle, toute personne dès l’âge de 16 ans (15 ans pour les contrats d’apprentissage), et jusqu’à son départ à la retraite, bénéficie dès son entrée sur le marché du travail d’un compte personnel de formation (C.P.F). Le C.P.F ayant pour objectif de rendre l’individu acteur de son parcours professionnel.

Pour ouvrir son compte, il faut se connecter sur le site internet dédié au Compte personnel d’activité, muni de son numéro de sécurité sociale : https://www.moncompteformation.gouv.fr/espace-prive/html/#/

L’application « Mon compte formation » est téléchargeable sur les téléphones mobiles (via AppleStore ou PlayStore).

Le compte personnel de formation concerne  :

  • Salarié ;
  • Travailleur non salarié, depuis le 1er janvier 2018 ;
  • Le conjoint collaborateur ;
  • Membre d’une profession libérale ;
  • Les demandeurs d’emploi.

Attention : les personnes ayant liquidé leurs droits à la retraite à taux plein ou qui ont atteint l’âge de départ à la retraite à taux plein automatique fixé à 67 ans ne peuvent plus mobiliser leurs droits au CPF.

Principe du CPF

Tout travailleur cumule des droits au titre d’un Compte personnel de formation, qui sont reportés automatiquement dans son « Compte personnel d’activité » (Article R 6323-1 du Code du travail).

Le compte personnel de formation est utilisable par tout salarié, tout au long de sa vie active, pour suivre une formation qualifiante.

Chaque C.P.F est alimenté à raison de 24 heures de travail à temps plein par an, jusqu’à un pallier de 120 heures, puis 12 heures par an dans la limite d’un plafond total de 150 heures.

Toute personne peut utiliser son C.P.F pour se former ou se perfectionner tout au long de sa vie : les droits étant attachés à la personne, ils restent acquis en cas de changement d’employeur ou de perte d’emploi.

Alimentation du CPF

  •  Je suis salarié

Pour un salarié à temps plein, ou à temps partiel (mi-temps minimum), l’alimentation du compte se fait à hauteur de 500 € par année de travail, dans la limite d’un plafond de 5 000 €.

Pour un salarié disposant du plafond de 150 heures, la conversion sera de 150 x 15 € = 2.250 €.

Pour un salarié à temps partiel d’une durée inférieure à un mi-temps, les droits sont calculés au prorata du temps de travail.

Le congé de maternité, le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, le congé d’adoption, le congé parental d’éducation, le congé de présence parentale, le congé de proche aidant, les absences pour maladie professionnelle ou accident du travail sont pris en compte pour alimenter le compte.

Ce montant est de 800 € par an, plafonné à 8.000 €, pour les personnes handicapées ou les moins qualifiées (n’ayant pas atteint un niveau de qualification sanctionné par un diplôme de CAP ou BEP, ou un titre professionnel classé au niveau 5 du Répertoire national des certifications professionnelles ou une certification reconnue par la Branche).

 

  • Je suis un travailleur non salarié, conjoint collaborateur

Le C.P.F d’un travailleur indépendant ou conjoint collaborateur sera alimenté en 2020 au titre de ses activités 2018 et 2019, à hauteur de 500 € par année de travail, dans la limite d’un plafond de 5.000 €.

La contribution à la formation professionnelle (C.F.P) permet d’alimenter les comptes C.P.F des indépendants.

Le principe du reste à charge 

La loi de finances pour 2023, a posé le principe d’un reste à charge pour le titulaire du CPF, qui par conséquent, doit désormais participer financièrement à la formation. Articles L 6323-4 et L 6323-7 du Code du travail. Son montant a été revalorisé par le Décret n° 2026-234 du 30 mars 2026 relatif au montant de la participation obligatoire au financement des formations éligibles au compte personnel de formation

 

  • Les modalités du reste à charge 

Applicable depuis le 2 mai 2024, l’utilisateur du CPF doit s’acquitter d’un reste à charge pour financer une formation. Cette somme a fait l’objet d’une réévaluation applicable depuis le 2 avril 2026.

Il s’agit d’une somme forfaitaire d’un montant de 150,00 euros (vs 103.20 € au 1er janvier 2026), qui sera relevée chaque 1er janvier en fonction de l’évolution annuelle des prix à la consommation hors tabac des ménages. Article R 6323 nouveau du Code du travail. Sa date d’entrée en application est le 2 avril 2026. 

Le paiement de cette participation financière se fait par carte bancaire ou par virement.

Cette participation peut être prise en charge par l’employeur ou par l’OPCO.

La prise en charge s’effectue a posteriori, après paiement de la formation sur la plateforme du CPF, sous la forme d’un remboursement de la participation obligatoire. Le titulaire du compte fait sa demande de remboursement auprès de l’employeur ou de l’OPCO pour obtenir un justificatif de paiement de sa participation obligatoire (attestation d’inscription en formation) depuis son espace personnel sur la plateforme CPF.

 

  • Les exceptions

Il n’y aura aucun reste à charge pour :

  • Les demandeurs d’emploi ;
  • Les salariés qui bénéficient d’un abondement de leur employeur pour financer une formation dont le montant est supérieur au montant de leurs droits inscrits sur le CPF ou aux plafonds d’alimentation ;
  • Lorsque le titulaire du CPF décide de mobiliser tout ou parties des points inscrits sur son compte professionnel de prévention (C2P) ;
  • Lorsque le titulaire du CPF est un salarié victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle atteint d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 10 %, qui fait usage de l’abondement dont il bénéficie au titre de sa reconversion professionnelle.

Gestion et financement du CPF 

C’est la Caisse des dépôts et consignations qui assure l’ensemble de la gestion du C.P.F tant sur le plan technique que financier depuis le 1er décembre 2019.

L’alimentation du compte se fait au travers des données issues de la D.S.N, par la caisse des dépôts et consignation qui intervient au plus tard le 30 avril de l’année suivante.

Offres de formation éligibles

Conformément à l’article L. 6323-6 du code du travail, les formations pouvant être suivies dans le cadre du CPF sont strictement délimitées :

  • Les actions de formation sanctionnées par les certifications professionnelles enregistrées au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), celles sanctionnées par les attestations de validation de blocs de compétences et celles sanctionnées par les certifications et habilitations enregistrées dans le répertoire spécifique (RS) comprenant notamment la certification relative au socle de connaissances et de compétences professionnelles (certification CléA) ;
  • Pour réaliser un bilan de compétences ;
  • Les actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience (VAE) ;
  • Pour les bénévoles et volontaires en service civique, acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de leurs missions ;
  • La préparation aux épreuves théoriques et pratiques de toutes les catégories de permis de conduire d’un véhicule terrestre à moteur ainsi que l’apprentissage anticipé de la conduite (conduite accompagnée).

Le permis de conduire

Les règles de financement des permis de conduire d’un véhicule terrestre à moteur ont été modifiées par un décret du 17 mai 2024 dont les dispositions sont applicables depuis le 19 mai 2024.

Depuis 1er janvier 2024 au regard de l’article L 6323-6 du code du travail modifié, le CPF peut être utilisé pour financer la préparation aux épreuves théoriques et pratiques de toutes les catégories de permis de conduire d’un véhicule terrestre à moteur ainsi que l’apprentissage anticipé de la conduite (conduite accompagnée) dans les conditions suivantes :

  • L’obtention du permis de conduire doit contribuer à la réalisation d’un projet professionnel ou à favoriser la sécurisation du parcours professionnel du titulaire du compte ;
  • Le titulaire du compte ne doit pas faire l’objet d’une suspension de son permis de conduire ou d’une interdiction de solliciter un permis de conduire.
  • Ainsi, il n’est pas possible de financer par le CPF un permis moto si le demandeur est déjà titulaire du permis B (et vice-versa). L’élargissement à tous les permis de conduire est donc bien applicable mais sous condition.

Le demandeur doit s’engager sur l’honneur qu’il ne dispose pas déjà d’un permis de conduire en cours de validité sur le territoire national, les écoles de conduite doivent remettre au stagiaire une attestation sur l’honneur à remplir. Elles doivent vérifier la complétude de cette attestation par le titulaire. Elles doivent s’assurer « en tant que possible » que le titulaire n’est pas détenteur d’un permis de conduire français en cours de validité.

La Caisse des dépôts contrôle les informations relatives à l’existence, à la catégorie et à la validité du permis de conduire au moyen du fichier national des permis de conduire.

Attention : la loi de finances pour 2026 parue au JO du 20 février limite désormais l’éligibilité au CPF des permis de conduire  pour les véhicules du groupe léger (permis A et B) aux seuls demandeurs d’emploi ou dans l’hypothèse où la formation est cofinancée par un tiers (employeur, OPCO, France travail …).

Formations non éligibles avec le CPF

  • les remises à niveau en conduite ;
  • les stages de récupérations de points ;
  • les heures de conduite afin de passer de l’usage de la boîte manuelle à la boîte automatique et vice-versa ;
  • la formation de 7 heures permettant aux titulaires du permis B de conduire un deux-roues ou trois-roues motorisé ;
  • la formation pour l’obtention du permis A (le candidat doit avoir le permis A2 depuis au moins 2 ans et suivre une formation complémentaire de 7 heures).

 

La validation des acquis de l’expérience (VAE) 

Depuis décembre 2022 le dispositif est plus accessible et renforce l’accompagnement des candidats.

Un service public de la VAE a été créé, il est accessble via le portail France VAE : France VAE. Le décret du 18 juillet 2025 vient compléter les dispositions existantes et modifie les conditions d’éligibilité et la prise en charge de la VAE via le CPF qui sont entrées en vigueur le 1er aout 2025. – Articles L 6323-6, D 6323-5 et 7 du Code du travail.

  • Eligibilité et prise en charge de la VAE via le CPF – article L 6323-6 et svt du code du travail 

L’action de VAE doit être mise en oeuvre par un organisme de formation et, lorsque la certification professioinnelle concernée est proposées sur le portail « France VAE » celui-ci doit être préalablement inscrit sur la lsite des organismes chargés de l’accompagnement mise à disposition sur ce portail. Cela signifie que la VAE fera l’objet d’un accompagnement par un organisme VAE certifié référencé pour être financée avec le CPF. Il peut s’agir d’un organisme certifié Qualiopi VAE.

En parallèle, le salarié titulaire du CPF, doit être inscrit sur le portail « France VAE » lorsque la certification professionnelle visée y est proposée. Le CPF permet de financer l’ensemble des frais liés à l’accompagnement pour la totalité du parcours de VAE ainsi que les frais de jury.

Utilisation des droits

L’utilisation du C.P.F relève de la seule initiative du salarié. L’employeur ne peut donc pas imposer à son salarié d’utiliser son C.P.F pour financer une formation. Il faut l’accord exprès du salarié et son refus ne constitue pas une faute justifiant une sanction.

Pour une action de formation se déroulant en dehors du temps de travail (éventuellement pendant des congés payés), le salarié utilise ses euros comme bon lui semble. Si la formation est prévue pendant le temps de travail, le salarié doit obtenir l’accord préalable de son employeur. Son salaire est alors maintenu le temps de la formation.

  • Demande préalable du salarié –Article D 6323-4 du Code du travail

Si le salarié souhaite participer à une formation se déroulant pendant son temps de travail, que ce soit à l’initiative du salarié ou à celle de l’employeur avec l’accord du salarié, il doit adresser à son employeur une demander d’autorisation au moins :

  • 60 jours calendaires avant le début de la formation si celle-ci a une durée inférieure à 6 mois ;
  • 120 jours calendaires avant le début de la formation si celle-ci a une durée supérieure à 6 mois.

L’employeur dispose de 30 jours calendaires pour notifier sa réponse au salarié. L’absence de réponse dans ce délai vaut acceptation de la demande de formation.

En revanche, lorsque la formation demandée est suivie en dehors du temps de travail, le salarié n’a pas à demander l’accord de son employeur et peut mobiliser ses droits à formation librement.

  • Inscription à la formation

Le salarié doit se connecter sur le site dédié : https://www.moncompteformation.gouv.fr/espace-prive/html/#/ ou passer par l’application mobile. Après avoir identifié la formation éligible, il pourra s’inscrire directement à la session de formation choisie, et finaliser les demandes auprès de l’organisme de formation, sans intermédiaire.

La version 12 des conditions d’utilisation du site et de l’application qui tient compte de la mise en place du reste à charge et des nouvelles modalités d’éligibilité du permis de conduire est opérationnelle. Pour en savoir plus : Site mon compte personnel formation évolue

 

  • Situation du salarié pendant sa formation sur temps de travail

 Les heures consacrées à la formation pendant le temps de travail constituent un temps de travail effectif et donnent lieu au maintien par l’employeur de la rémunération.

Au vu du nombre d’heures à financer et de l’enveloppe maximum possible via le C.P.F, les bénéficiaires devront très certainement financer une partie de leur formation pour pouvoir la suivre.

Toute personne doit activer son Compte personnel de formation qui recense les droits acquis tout au long de sa vie active et jusqu’à son départ à la retraite, ainsi que les formations dont on peut bénéficier personnellement.

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La gestion sanitaire des vagues de chaleur

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Travail le dimanche

Modèle de mise en demeure de présomption de démission en cas d’abandon de poste

Modèle convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement

La médaille d’honneur du travail

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L’interdiction de vapoter – Cigarette électronique

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Contributions à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage 2020-2021

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Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

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Fermeture de l’entreprise pour congés

Congé parental d’éducation

Congé Maternité et indemnités journalières pour les travailleuses indépendantes

RPCS dispenses d’affiliation

Modèle DUE frais santé

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Rémunération du contrat d’apprentissage

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Emploi des jeunes de 15 à moins de 18 ans

Congé pour examen accordé aux apprentis

Les registres obligatoires et conseillés en entreprise

Affichages ou diffusions obligatoires

Affichage obligatoire à l’attention du personnel

Affichage harcèlement

Affichage Egalité professionnelle hommes femmes

Le compte professionnel de prévention – C2P

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

Charges sociales janvier 2018

Bulletin de paie simplifié janv 2018

SMIC au 1er janvier 2017

Salaires minima au 1er janvier 2017

SMIC au 1er janvier 2016

Salaires minima au 1er janvier 2016

SMIC au 1er janvier 2015

Salaires minima au 1er janvier 2015

Information des salariés traitement des données personnelles

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

La gestion des jours fériés

Le contrat d’apprentissage

Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Affichage égalité de rémunération hommes femmes

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