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Loi en faveur de l’activité professionnelle indépendante

La loi en faveur de l’activité professionnelle indépendante vise à créer un environnement juridique, fiscal et social plus simple et protecteur pour les indépendants en prévoyant notamment un nouveau statut unique protecteur pour les entrepreneurs individuels et en ouvrant le bénéfice de l’allocation des travailleurs indépendants (ATI) lorsque leur activité n’est plus viable.

Vous trouverez ci-dessous les principales mesures de la loi n° 2022-172 du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante

Création d’un nouveau statut pour les entrepreneurs individuels (art. 1)

L’article 1er du projet de loi indépendant créé un statut unique pour les entrepreneurs individuels, protecteur de leur patrimoine personnel et traite également de la transmission du patrimoine professionnel des entrepreneurs individuels.

Ce nouveau statut de l’entrepreneur individuel entrera en vigueur à l’expiration d’un délai de 3 mois à compter de la promulgation de la loi, soit le 15 mai 2022 (sous couvert de la publication des décrets d’application).

A compter de cette date, pour l’exercice de l’activité professionnelle, l’entrepreneur individuel doit utiliser une dénomination incorporant son nom ou nom d’usage précédé ou suivi immédiatement des mots : “ entrepreneur individuel ” ou des initiales : “ EI ”.

La dénomination doit figurer sur les documents et correspondances à usage professionnel de l’intéressé. Chaque compte bancaire dédié à son activité professionnelle ouvert par l’entrepreneur individuel doit contenir la dénomination dans son intitulé.

Le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel mieux protégé

Alors qu’aujourd’hui seule la résidence principale de l’entrepreneur individuel est protégée de ses créanciers professionnels, le nouveau statut d’entrepreneur individuel permettra de protéger l’ensemble du patrimoine personnel de l’indépendant.
Toute personne physique exerçant une ou plusieurs activités professionnelles indépendantes, qu’elle(s) soi(en)t commerciale, artisanale, libérale ou agricole, bénéficiera automatiquement de la protection de son patrimoine personnel, qui deviendra par défaut insaisissable par les créanciers professionnels.

Seuls les éléments utiles à l’activité professionnelle de l’entrepreneur individuel pourront être saisis en cas de défaillance professionnelle.
La séparation des patrimoines s’effectuera automatiquement, sans démarche administrative ou information des créanciers. L’entrepreneur pourra toutefois renoncer au bénéfice de cette séparation des patrimoines professionnel et personnel en faveur d’un créancier professionnel pour un engagement spécifique, en particulier pour obtenir un crédit bancaire.

Cette demande de renonciation doit être rédigée par écrit selon le modèle fourni par l’arrêté du 12 mai 2022 (voir modèle sous la rubrique « documents complémentaires »).

La composition du patrimoine professionnel a été précisé par un décret en Conseil d’État (décret n° 2022-725 du 28 avril 2022):

Liste des biens considérés comme utiles à l’activité professionnelle (patrimoine professionnel) – Article R. 526-26 du code de commerce

1° Le fonds de commerce, le fonds artisanal, le fonds agricole, tous les biens corporels ou incorporels qui les constituent et les droits y afférents et le droit de présentation de la clientèle d’un professionnel libéral ;
2° Les biens meubles comme la marchandise, le matériel et l’outillage, le matériel agricole, ainsi que les moyens de mobilité pour les activités itinérantes telles que la vente et les prestations à domicile, les activités de transport ou de livraison ;
3° Les biens immeubles servant à l’activité, y compris la partie de la résidence principale de l’entrepreneur individuel utilisée pour un usage professionnel ; lorsque ces immeubles sont détenus par une société dont l’entrepreneur individuel est actionnaire ou associé et qui a pour activité principale leur mise à disposition au profit de l’entrepreneur individuel, les actions ou parts d’une telle société ;
4° Les biens incorporels comme les données relatives aux clients, les brevets d’invention, les licences, les marques, les dessins et modèles, et plus généralement les droits de propriété intellectuelle, le nom commercial et l’enseigne ;
5° Les fonds de caisse, toute somme en numéraire conservée sur le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, les sommes inscrites aux comptes bancaires dédiés à cette activité, ainsi que les sommes destinées à pourvoir aux dépenses courantes relatives à cette même activité.

Lorsque l’entrepreneur individuel est tenu à des obligations comptables légales ou réglementaires, son patrimoine professionnel est présumé comprendre au moins l’ensemble des éléments enregistrés au titre des documents comptables, sous réserve qu’ils soient réguliers et sincères et donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entreprise. Sous la même réserve, les documents comptables sont présumés identifier la rémunération tirée de l’activité professionnelle indépendante, qui est comprise dans le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel.

Le texte précise également les conditions dans lesquelles les procédures d’insolvabilité prévues pour les entreprises en difficulté et pour les particuliers surendettés pourront s’appliquer à l’entrepreneur individuel selon une procédure simplifiée (art. 5).

Exceptions à la séparation des patrimoines

En cas de décès de l’entrepreneur individuel, si l’état de cessation des paiements est avéré à la date du décès, la procédure collective ne touchera que le patrimoine professionnel (dualité patrimoniale maintenue). A défaut, le droit commun des successions s’applique avec pour effet la réunion des deux patrimoines.

L’administration fiscale pourra saisir l’ensemble des biens de l’entrepreneur individuel pour le recouvrement de l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux (sauf en cas d’option pour l’impôt sur les sociétés) et la taxe foncière. En revanche, les dettes dont l’entrepreneur individuel est redevable auprès des organismes de recouvrement des cotisations et contributions sociales ne relèveraient que du patrimoine professionnel.

La transmission de l’entreprise individuelle facilitée

L’article 1er de la loi facilite la transmission de l’entreprise individuelle et son passage en société en vue de faire évoluer l’activité.
Elle prévoit ainsi que l’entrepreneur individuel peut vendre, donner ou apporter en société l’intégralité ou une partie seulement de son patrimoine professionnel, sans procéder à la liquidation de celui-ci. Il est précisé, en effet, que, l’entrepreneur individuel peut ne transférer que certains des éléments de son patrimoine professionnel pris isolément, dans les conditions du droit commun ou droit spécial prévues pour les éléments objets du transfert.
En l’absence de cette précision, la mesure aurait pu poser problème lorsqu’un entrepreneur individuel exerce deux activités et qu’il souhaite apporter uniquement l’une des deux de ses sociétés.
L’article 2 du même texte prévoit la transmission de tous les droits et obligations découlant du bail commercial au bénéficiaire du transfert de patrimoine professionnel.

Le statut d’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) supprimé (art. 6)

Ses principaux avantages étant repris dans le nouveau statut d’entrepreneur individuel, le statut d’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL), institué par une loi du 15 juin 2010, cessera progressivement de s’appliquer, victime de sa complexité et son manque de succès.

Aucune nouvelle EIRL ne pourra être créée 3 mois après la promulgation de la loi.

Pour les entreprises déjà créées avant la réforme, la dissociation des patrimoines ne s’appliquera qu’aux nouvelles créances.

Ainsi :
si le bénéficiaire de la cession du patrimoine affecté est un entrepreneur individuel, autrement dit une personne physique qui exerce déjà une activité professionnelle indépendante en nom propre, l’affectation n’est pas maintenue (car le bénéficiaire ne peut plus opter pour le régime de l’EIRL). En effet, à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi, nul ne peut affecter à son activité professionnelle un patrimoine séparé de son patrimoine personnel en application du régime de l’EIRL.
en revanche, si le bénéficiaire de la cession du patrimoine affecté est une personne physique qui n’exerce pas d’activité professionnelle indépendante en nom propre, l’affectation est maintenue, car le bénéficiaire devient alors entrepreneur individuel sous le régime de l’EIRL à la place du cédant.
Cela n’augmente pas le nombre de patrimoines affectés en EIRL qui demeurera constant. Il en est de même en cas de cession au profit d’un autre EIRL.

Les conditions d’accès à l’allocation travailleurs indépendants (ATI) assouplies (art. 11)

Créé par loi « avenir professionnel » de 2018, l’assurance chômage des indépendants – ou allocation des travailleurs indépendants (ATI) – permet depuis le 1er novembre 2019, aux travailleurs non-salariés dont l’activité a cessé, de bénéficier d’une allocation de 800 € par mois pendant 6 mois, sous réserve d’avoir exercé cette activité en continu pendant 2 ans, qu’elle ait cessé pour liquidation ou redressement judiciaire, d’avoir généré 10 000 € de revenus par an en moyenne et de disposer, à titre personnel, de ressources inférieures au montant du RSA. Cinq ans après sa mise en œuvre, le nombre de bénéficiaires réels de l’ATI serait 40 fois inférieur à l’estimation de bénéficiaires potentiels identifiés.

Face à ce bilan et afin d’encourager le rebond professionnel des travailleurs indépendants, l’article 11 du texte élargit les conditions d’accès à l’ATI aux entrepreneurs qui arrêtent définitivement leur activité devenue non viable (cessation définitive et totale d’activité déclarée auprès du CFE ou de l’INPI).

L’ATI reste fixée à 800 € par mois maximum et un montant plancher sera fixé par décret à 600 euros mensuels. La condition d’un revenu minimum à 10 000 € est maintenue uniquement pour la meilleure des deux années précédant la demande d’ATI. Cette mesure permet d’assurer une équité en permettant que le montant de l’ATI ne dépasse pas proportionnellement le montant d’autres allocations intervenant en cas de perte d’emploi, tout en garantissant un montant minimal.

Une période de cinq ans incompressible doit être respectée entre la cessation du bénéfice de l’ATI et la restauration de ce bénéfice.

Le traitement des dettes professionnelles des gérants majoritaires de SARL facilité en cas de défaillance (art. 10)

Afin de sécuriser la situation des gérants de SARL, la loi rend désormais possible l’effacement des dettes professionnelles dans le cadre d’une procédure de surendettement des particuliers.
Elle permet ainsi que les dettes professionnelles d’une personne soient prises en compte, en même temps que ses autres dettes, pour l’appréciation de sa situation de surendettement ouvrant droit à l’ouverture d’une procédure de traitement du surendettement des particuliers.

Recouvrement des cotisations sociales de l’entrepreneur individuel

En principe, les créanciers professionnels (dont les organismes de recouvrement des cotisations sociales) ne pourront poursuivre le recouvrement de leurs créances que sur le patrimoine professionnel de l’entrepreneur individuel.

Cependant, l’administration fiscale ainsi que les organismes de sécurité sociale pourront toutefois saisir l’ensemble des biens de l’entrepreneur individuel en cas de manœuvres frauduleuses de sa part ou d’inobservation grave et répétée de ses obligations fiscales ou dans le recouvrement de ses cotisations sociales.

Cette règle était déjà prévue pour l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) pour le recouvrement de ses cotisations sociales et est étendue au nouveau statut de l’entrepreneur individuel.

Par ailleurs, la séparation des patrimoines professionnel et personnel sera inopposable à l’URSSAF caisse nationale (ou ACOSS) et aux caisses générales de sécurité sociale (CGSS) pour le recouvrement de l’impôt sur le revenu, de la CSG et de la CRDS.

Les URSSAF et les CGSS pourront ainsi rechercher sur l’ensemble du patrimoine (professionnel et personnel) de l’entrepreneur individuel le recouvrement :

  • de l’impôt sur le revenu dû par les travailleurs indépendants relevant du régime micro-social (ou micro-entrepreneurs) ayant opté pour le versement forfaitaire libératoire
  • de la CSG et de la CRDS dont le travailleur indépendant est redevable

Ces dispositions entreront en vigueur à l’expiration d’un délai de 3 mois à compter de la promulgation de la loi, soit le 15 mai 2022.

Autres mesures

  • Les conséquences du nouveau statut de l’entrepreneur individuel sont tirées au regard des procédures civiles d’exécution (art. 3) et des procédures de recouvrement des créances fiscales et sociales (art. 4),
  • L’accès à la formation des indépendants est facilité. Le fonds d’assurance formation des chefs d’entreprise artisanale (FAFCEA) et les conseils de la formation des chambres de métier et de l’artisanat (CMAR) seront fusionnés au 1er septembre 2022. La fusion des fonds permettra d’avoir un seul interlocuteur pour les demandes de financement de formation.
  • L’ensemble des contributions à la formation professionnelle des travailleurs indépendants non agricoles sera reversée à France Compétences à compter du 1er septembre 2022, qui procédera à la répartition des fonds entre les différents organismes (Caisse des dépôts et consignations pour le CPF / opérateurs chargés de la mise en œuvre du CEP / FAF des non-salariés concernés). La contribution à la formation professionnelle sera toujours recouvrée par l’URSSAF (ou les CGSS en outre-mer) qui les reversera à France compétences et non plus aux différents FAF compétents selon les métiers. Ces organismes seront chargés d’identifier les montants des contributions dues pour l’affectation des différents FAF.
  • L’activité de toilettage des chiens, chats et autres animaux de compagnie rejoint la liste des activités qui ne peuvent être exercées que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci (art. 9)
  • La procédure disciplinaire des experts-comptables est adaptée (art. 13)
  • Le conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables change de nom et devient le conseil national de l’Ordre des experts-comptables (art. 15)
  • Le gouvernement est enfin habilité à rénover par voie d’ordonnance le code de l’artisanat (art. 8)

 

Vous trouverez dans la rubrique « documents complémentaires » le courrier de Jean-Baptiste LEMOYNE – Ministre chargé des TPE/PME auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, relatif au plan en faveur des Travailleurs Indépendants accompagné du Flyer reprenant les principales dispositions.

Protocole sanitaire applicable au 28 février 2022

Dans son communiqué de presse du 8 mars 2022, la ministre du Travail a annoncé le retour des « règles normales en entreprise » dès le lundi 14 mars, qui marquera la fin de l’application du protocole sanitaire en entreprise.

Malgré tout les règles  d’hygiène élémentaires doivent continuer à s’appliquer : lavage des mains, nettoyage des surfaces et aération des locaux.

En attendant, il faut toujours respecter les dispositions du protocole sanitaire du 28 février 2022, protocole sanitaire 28 fev 22

La situation sanitaire étant favorable, le dispositif est assoupli.

Le port du masque n’est plus obligatoire dans les lieux, services et évènements dont l’accès est soumis à la présentation du pass vaccinal, il peut s’agir des musées, restaurants ….

Par conséquent, il reste obligatoire dans les lieux ne nécessitant pas la présentation d’un pass vaccinal comme les pharmacies, commerces, l’entreprise …

Dans les transports en commun, il reste obligatoire (bus, métro, avion, train), les services de remontées mécaniques sont également soumises à cette obligation.

Le respect des gestes barrières en entreprise est toujours d’actualité.

 

Recouvrement de vos impayés : partenariat FNA – Recouvrer.fr

Les risques d’impayés sont permanents dans le cadre de l’exercice d’une activité professionnelle. Il est essentiel de connaître quels sont vos droits, mais aussi vos obligations vis-à-vis de votre débiteur. Les litiges peuvent avoir de nombreuses causes (litiges nés d’un différend sur l’exécution de votre prestation, insolvabilité du débiteur, mauvaise foi …).

Afin de vous accompagner dans le recouvrement amiable de vos créances, la FNA a noué un partenariat avec la société Recouvrer.fr qui se charge de procéder au recouvrement amiable de vos créances (clients particuliers ou professionnels) par l’intermédiaire de commissaires de justice (nouvelle dénomination suite à la fusion des professions d’huissiers de justice et de commissaires-priseurs judiciaires) répartis sur le territoire.

Nous vous invitons à consulter le document de présentation de ce partenariat, dans la rubrique « Documents complémentaires » en bas de page.

Qui est Recouvrer.fr ?

Recouvrer.fr est une plateforme de recouvrement de créances dédiée aux indépendants, TPE & PME. Recouvrer.fr propose aux professionnels une nouvelle approche de la gestion de leurs impayés. Elle facilite le recouvrement et le traitement de vos impayés.

Le plateforme vous propose trois offres vous permettant de recouvrer vos impayés soit en totale indépendance, soit en étant accompagné par un des Huissiers partenaires.

C’est sur l’offre dite « pack complet » que repose le partenariat.

Extrait de « Qui sommes-nous ? » www.recouvrer.fr 

Après 10 années en tant qu’Huissier de Justice, j’ai fait un constat simple. La majeure partie des petites entreprises ne recouvre pas leurs créances, souvent par manque de temps ou par manque d’informations.
J’ai créé Recouvrer.fr pour tous les entrepreneurs indépendants et tous ceux qui n’ont que quelques dossiers impayés.

Engager un recouvrement, envoyer des relances, contacter une société de recouvrement ou un Huissier de Justice… autant de démarches qui ne sont ni simples ni naturelles dans le quotidien d’un chef d’entreprise. Décrocher son téléphone ou rédiger son premier courrier de relance n’est pas facile, surtout lorsque c’est la première fois que l’on fait face à une situation d’impayé. Mais ne pas se faire payer peut avoir de lourdes conséquences sur la santé financière de l’entreprise.

Le recouvrement n’est pas une activité que vous aimez mais il peut booster votre trésorerie et aider à la croissance de votre entreprise. Notre ambition est de vous accompagner et vous faire bénéficier des meilleurs services en matière de recouvrement.

Hervé Gallet, fondateur

Quels sont les avantages de ce partenariat ?

Le partenariat concerne l’offre dite « pack complet » et est réservé aux adhérents de la FNA :

  • Le commissaire de justice s’occupe de tout, vous ne payez qu’en cas de succès.
  • La FNA a négocié un pourcentage de rémunération du commissaire de justice de 10 % de la somme recouvrée au lieu de 12 % (prix public). Surtout en cas d’échec du recouvrement, vous n’avez rien à payer.
  • Suivi en temps réel depuis votre espace sécurisé
  • Gestion statistique de votre recouvrement
  • Si votre client est un professionnel : Recouvrer.fr procède à une analyse systématique de solvabilité financière du débiteur;  les résultats vous seront communiqués à titre préalable.
  • Relance de votre client par un commissaire de justice (téléphone, courrier, mail)
  • Gestion des encaissements : reversement intégral des sommes recouvrées
  • Etude et bilan de fin de traitement de votre dossier pour une action judiciaire

A retenir

Le taux moyen de recouvrement des créances des adhérents de la FNA est très satisfaisant, 30% environ, supérieur à la moyenne générale des clients de Recouvrer.fr.
Recouvrer.fr nous indique que les performances de recouvrement sont meilleures à partir d’une certaine somme de créances, ou encore lorsqu’on peut capitaliser sur plusieurs dossiers émanant d’un même créancier.

N’hésitez plus à déposer vos dossier de recouvrement !


Vous trouverez sous cette vidéo une présentation du partenariat

Comment bénéficier du partenariat ?

Vous devez vous inscrire sur le site www.recouvrer.fr et créer votre espace sécurisé:

  • vous renseignez votre adresse mail
  • vous entrez un mot de passe
  • vous recherchez le nom de votre entreprise ou entrez son Siret ou son Siren
  • lorsque vous êtes sur la plateforme, vous choisissez l’offre « pack complet »
  • vous créez votre dossier en répondant aux questions posées. Pour cela, vous devez vous munir de la facture impayée et des coordonnées complètes de votre client.
  • dans le champ libre, insérez la phrase suivante: « Adhérent FNA – Fédération Nationale de l’Automobile – bénéficiaire du partenariat » ou tout autre mention indiquant que vous êtes adhérent FNA à jour de votre cotisation.
  • vous devrez adresser par mail à vincent@recouvrer.fr le plus rapidement possible votre attestation d’adhésion à la FNA (à demander à votre groupement).
  • Recouvrer.fr s’engage à ouvrir votre dossier sous un délai de 2 jours ouvrés à compter de la réception de l’ensemble des éléments nécessaires au traitement du dossier.
  • à l’issue du recouvrement de votre créance, l’honoraire de recouvrement sera de 10 % conformément au partenariat.
  • Recouvrer.fr vous reverse l’intégralité de la somme récupérée par le commissaire de justice. La commission de 10 % est facturée en fin de mois et globalisée sur l’ensemble de vos dossiers.
  • En cas d’échec du recouvrement amiable, et en fonction du montant de la dette et de votre connaissance du dossier, Recouvrer.fr vous proposera de poursuivre par une procédure judiciaire, et peut vous accompagner pour le dépôt du dossier au tribunal ainsi que le suivi de la procédure en justice, jusqu’à l’exécution du titre exécutoire obtenu pour vous.

Quelques conseils !

  • En moyenne, le taux de recouvrement est de l’ordre de 80% sur des factures âgées de moins de 3 mois, mais il tombe à 10% lorsque les factures émises depuis plus d’un an. Ne tardez donc pas pour lancer votre recouvrement.
  • Il est difficile de récupérer une créance impayée lorsque vous ne pouvez pas justifier d’un ordre de réparation, d’un devis ou d’un contrat signé de votre client. Aussi, ne négligez pas cette étape de votre relation contractuelle afin de préserver votre sécurité juridique. Vous pouvez consulter nos conseils concernant l’ordre de réparation.
  • En cas de contestation sérieuse et argumentée de la part de votre client, le cabinet d’huissier en charge du dossier de recouvrement aura besoin que vous lui apportiez des éclaircissements. Nous vous conseillons de lui répondre rapidement, de préférence sous un délai inférieur à 10 jours, afin d’éviter la clôture de votre dossier de recouvrement.
  • En cas de questions relatives à votre dossier de recouvrement, vous pouvez contacter l’équipe de Recouvrer.fr via le « chat » dans votre espace sécurisé, par téléphone ou par mail. 

 

Collecte des huiles usagées (filière REP huiles)

La loi relative à la « lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire » a mis en place une filière à responsabilité élargie du producteur (REP), pour les producteurs d’huiles minérales ou synthétiques, lubrifiantes ou industrielles au 1er janvier 2022. De nouvelles règles de gestion des huiles usagées ont alors été définies notamment concernant la collecte.

 

Cela signifie que la collecte est désormais gérée par un ou plusieurs éco-organismes agréés par le ministère de l’écologie. L’éco organisme contribue alors à la prise en charge des couts des opérations de collecte sans frais pour les détenteurs (garages, collectivités …).

L’éco-organisme CYCLEVIA a été agréé le 23 mars 2022. Depuis le 1er avril 2022, une écocontribution applicable aux huiles minérales et synthétiques est mise en place à hauteur de 89€ la tonne.

 

Désormais, la collecte est gratuite pour les garages si ces derniers respectent un certain cahier des charges concernant le stockage des huiles usagées et font appel à des collecteurs enregistrés auprès de CYCLEVIA.

 

A savoir : La prise en charge de la collecte par l’éco organisme est rétroactive au 1er janvier 2022, si votre collecteur habituel a été enregistré auprès de l’éco organisme et vous a facturé l’enlèvement des huiles depuis le 1er janvier 2022, vous êtes en droit de lui réclamer le remboursement de cette collecte

Qu’est-ce qu’une filière REP ?

La filière REP pour les huiles définit 4 acteurs : 

 

  • Le producteur, professionnel qui :
    • fabrique des huiles en France

                  et/ou

    • importe ou introduit des huiles pour la première fois sur le marché national

 

  • Le détenteur : Professionnel (ateliers mécanique/carrosserie, dépanneur, …) qui accumule, dans son propre établissement, des huiles usagées en raison de ses activités.

 

  • Le collecteur : Professionnel qui assure la collecte des huiles usagées auprès de leur détenteur, sans procéder à leur regroupement, en vue de les remettre à un collecteur-regroupeur.

 

  • Le collecteur-regroupeur : Professionnel qui collecte les huiles usagées auprès des détenteurs et procède à leur regroupement en vue de leur traitement.

 

Le principe de responsabilité élargie du producteur (REP) est d’obliger le producteur à contribuer à la prévention et la gestion des déchets (huiles usagées) issus de ses produits.

Les producteurs s’acquittent alors de leurs obligations en mettant en place collectivement des éco-organismes agréés dont ils assument la gouvernance et auxquels ils transfèrent leur obligation et versent en contrepartie une contribution financière.

 

Cela signifie que la collecte des huiles usagées est désormais gérée par des éco-organismes agréés par le ministère de l’écologie. L’éco-organisme contribue alors à la prise en charge des couts des opérations de collecte sans frais pour les détenteurs (garages, collectivités …).

 

L’éco organisme agréé pour la filière de récupération et de valorisation des huiles minérales et synthétiques depuis le 23 mars 2022 est CYCLEVIA.

Quelles huiles sont concernées ?

On entend par huiles usagées, toutes les huiles minérales, synthétiques, lubrifiantes, industrielles devenues impropres à l’usage, qui relèvent des utilisations suivants :

  • Pour moteurs thermiques et turbines
  • Pour engrenages
  • Pour mouvements
  • Pour compresseurs
  • Multifonctionnelles
  • Pour systèmes hydrauliques et amortisseurs
  • Pour usages électriques
  • Pour le traitement thermique

Cliquez ici pour consulter le tableau des huiles concernées par la REP (source CYCLEVIA)

Quels sont les obligations des détenteurs (ateliers mécanique, carrosserie…) d’huiles usagées ?

En tant que détenteur, vous devez recueillir les huiles usagées (lors de vidanges par exemple) et les entreposer dans des conditions de séparation satisfaisantes. Elles ne doivent pas être mélangées à d’autres substances (exemple : eau, solvants, …) ni à d’autres huiles dotées de caractéristiques différentes.

 

Vous devez disposer d’installations étanches (cuves) permettant la conservation des huiles jusqu’à leur ramassage par le collecteur. Ces cuves / réservoirs, doivent être accessibles aux véhicules chargés d’assurer le ramassage.

 

Afin d’être collectés gratuitement, les détenteurs (ateliers de réparations, déchetteries, …) s’engagent à : 

  • Ne pas mélanger les huiles avec d’autres substances (eau, chlore, liquide de frein, liquide de refroidissement, etc.)
  • Posséder des futs (ou cuves) de minimum 200 litres
  • Être collectés par système de pompage
  • Disposer les futs/cuves à moins de 20 mètres de l’engin de pompage
  • Ne pas faire patienter plus de 15 minutes le collecteur entre son arrivée et le début du pompage

Fonctionnement de la collecte :

Les huiles usagées dotées de caractéristiques différentes sont collectées séparément les une des autres ainsi que des autres déchets ou substances qui empêchent leur régénération.

 

  • Traçabilité :

 

Lors de la collecte des huiles, le collecteur remet au détenteur un bon d’enlèvement. Ce document indique notamment la quantité et la qualité des huiles usagées collectées.

 

Lors de chaque collecte d’huiles usagées, le collecteur-regroupeur procède au prélèvement de deux échantillons représentatifs avant tout mélange des huiles collectées. L’un est conservé par ce collecteur-regroupeur, l’autre est conservé soit par le détenteur (si les huiles ont été collectées directement chez lui), soit par le collecteur jusqu’au traitement final du lot d’huiles usagées.

Les échantillons portent le numéro du bon d’enlèvement. 

 

À partir du 1er janvier 2024, la collecte des huiles usagées fera l’objet d’une déclaration sous forme de bordereau de suivi de déchet électronique.

 

  • Coût de la collecte :

 

Grâce à la mise en place de la filière REP et la gestion des huiles usagées par un éco-organisme, la collecte devient gratuite pour les détenteurs.

Les collecteurs et collecteurs-regroupeurs ont jusqu’au 1er juillet 2022 pour s’enregistrer auprès du ou des éco-organismes.

En attendant leur enregistrement, 2 cas de figures peuvent se présenter :

  • Soir le collecteur vous collecte déjà gratuitement
  • Soit le collecteur continue de facturer la collecte en attendant d’être enregistré auprès de l’éco-organisme.

 

A savoir : La prise en charge de la collecte par l’éco organisme est rétroactive au 1er janvier 2022, si votre collecteur habituel a été enregistré auprès de l’éco organisme et vous a facturé l’enlèvement des huiles depuis le 1er janvier 2022, vous êtes en droit de lui réclamer le remboursement de cette collecte

 

Suppression de la TGAP (taxe générale sur les activités polluantes) :

Jusqu’au 1er janvier 2020, les huiles étaient soumises à la TGAP. La loi de finances pour 2021 a supprimé la composante « huiles et préparations lubrifiantes » de la taxe générale sur les activités polluantes, ceci à compter du 1er janvier 2020 (effet rétroactif). Cette taxe sera remplacée par une écocontribution pour le fonctionnement de la REP.

Si votre entreprise a du verser la TGAP en 2020, vous pouvez vous adresser à vos fournisseurs/distributeurs qui l’ont appliqué pour en demander le remboursement (année 2020).

Cliquez ici pour télécharger le modèle de demande de remboursement.

 

Participation à l’éco contribution :

Au 1er avril 2022, une éco contribution applicable aux huiles minérales et synthétiques est mise en place à hauteur de 89€ la tonne par les metteurs sur le marché (producteurs).

 

L’éco contribution fait partie intégrante du coût de fabrication du produit. Les producteurs d’huiles ont donc la possibilité de facturer le montant de l’écocontribution à leurs clients.

 

Selon CYCLEVIA, « chaque metteur sur le marché est libre d’appliquer l’éco contribution comme il l’entend, de l’afficher ou non sur les factures et des réaliser une modulation selon les propriétés du produit. Néanmoins, le montant de l’éco contribution fixée par l’éco organisme est le même pour tous ».

 

  • Je suis réparateur, puis-je répercuter cette éco contribution à mes clients ?

Il est possible que vos fournisseurs augmentent leurs prix de vente afin de prendre en compte le montant de l’eco contribution. Dans ce cas, celle-ci peut être répercutée à vos clients, en l’intégrant directement à  votre coût de revient.

L’eco contribution ne doit pas être incluse dans la refacturation des déchets

 

Cliquez ici pour consulter la FAQ mise en place par CYCLEVIA

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Depuis le 1er mars 2022, les professionnels de la vente doivent faire figurer dans leur publicité la catégorie d’émission de CO2 des véhicules neufs.

Ces publicités doivent également être accompagnée d’un message de promotion pour les mobilités actives et partagées

Quels sont les véhicules concernés ?

L’obligation de mentionner la classe d’émissions de dioxyde de carbone est faite à toute publicité en faveur d’une voiture particulière neuve ou en crédit-bail, quelle que soit leur motorisation.

 

Les véhicules d’occasion ne sont pas concernés par cette obligation. Toutefois, il peut être recommandé à titre d’information et dans un souci de transparence envers l’acheteur, de communiquer la valeur d’émission de CO2 (souvent présente sur la carte grise rubrique V7 ou sur le COC).

Quelles publicités ?

Cette obligation concerne toutes les publicités :

  • Manuels techniques, brochures, publicité dans les journaux, les magazines et les revues spécialisées et les affiches : dans le cas où plusieurs véhicules apparaissent sur une même page, la classe d’émissions de dioxyde de carbone doit être affichée pour chaque véhicule. Chaque visuel est positionné de telle sorte qu’il ne puisse être associé qu’au seul véhicule qu’il caractérise.
  • Émises à la télévision, au cinéma et par voie de service de communication au public en ligne (publicités figurant sur un site internet, sur les réseaux sociaux ou lors de l’envoi de mail) : l’affichage de la classe doit être maintenu pendant une durée permettant sa lecture en intégralité, conformément aux règles et usages de bonnes pratiques régulièrement définis par la profession, et notamment les règles édictées par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité.

 

Quel est le visuel à afficher ?

La classe d’émissions de dioxyde de carbone est affichée de manière aisément lisible et clairement distincte de toute autre mention obligatoire, selon un visuel dont les caractéristiques sont définies dans le modèle téléchargeable ci-dessous dans l’onglet « document » complémentaire.

Pour connaître la classe dans laquelle se trouve le véhicule concerné, consultez l’information concernant l’étiquette énergie.

Sanctions applicables : 

Tout manquement à cette obligation est sanctionné par les agents de la répression des fraudes par une amende de 20 000 € pour une personne physique et de 100 000 € pour une personne morale, ces montants pouvant être portés jusqu’à la totalité du montant des dépenses consacrées à l’opération illégale.

En cas de récidive, le montant des amendes prévues peut être porté au double.

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Publicité en faveur des véhicules : obligation d’insérer un message promotionnel

Depuis le 1er mars 2022, toute publicité en faveur de véhicules terrestres à moteur est obligatoirement accompagnée d’un message promotionnel encourageant l’usage des mobilités actives, des mobilités partagées, ou des transports en commun.

Ces dispositions sont issues de la loi 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités et de l’article L. 328-1 du code de la route.

Ces publicités doivent également faire figurer la catégorie d’émission de CO2 des véhicules.

Quels sont les véhicules concernés par cette obligation ? 

L’obligation d’accompagner d’un message promotionnel encourageant l’usage des mobilités actives, ou partagées, ou des transports en commun est faite à toute publicité en faveur de la vente ou de la location de longue durée des véhicules suivants :

Véhicules de tourisme à l’exception des véhicules à usage spécial accessibles en fauteuil roulant ;
Véhicules à moteur à deux ou trois roues et quadricycles à moteur appartenant à la catégorie L

Attention: cette obligation s’applique pour les publicités concernant les véhicules neufs et d’occasion, thermiques, hybrides ou électriques (tout véhicules).

Quelles sont les publicités concernées par cette obligation ?

L’obligation de porter ce message promotionnel s’applique aux publicités dans et hors les lieux de vente :

  • correspondance publicitaire destinée aux particuliers et aux imprimés publicitaires distribués au public,
  • affichage publicitaire,
  • publicités figurant dans les publications de presse,
  • aux publicités diffusées au cinéma,
  • aux publicités émises par les services de télévision ou de radiodiffusion et par voie de services de communication au public en ligne.

Elle n’est pas applicable à la publicité financière ou de recrutement, aux actions de communication effectuées dans le cadre d’opérations de parrainage ou de mécénat ainsi qu’à la communication institutionnelle par voie de publication ou sur les sites dédiés.

Quel est le message promotionnel ? 

Trois messages sont possibles (en choisir un seul parmi les 3) :

 

« Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo »

 

« Pensez à covoiturer »

 

« Au quotidien, prenez les transports en commun »

 

Le message doit être complété par la mention de la signature :

 

#SeDéplacerMoinsPolluer

 

Les messages sont présentés d’une manière aisément lisible ou audible et clairement distinguable du message publicitaire et de toute autre mention obligatoire.
Ils sont utilisés au sein de chaque campagne publicitaire de manière à garantir, par type de support publicitaire, l’apparition régulière de chacun d’eux sur une quantité égale de messages publicitaires, avec une tolérance de plus ou moins 10 %.

Publicités sur support imprimé

Pour les publicités diffusées sous forme d’image fixe sur un support imprimé ou sur un écran publicitaire numérique, le message s’inscrit dans un espace horizontal réservé à ce texte recouvrant au moins 7 % de la surface publicitaire, aisément identifiable et distinct de toute autre mention obligatoire. Il est complété par la mention de la signature #SeDéplacerMoinsPolluer.
Sa présentation respecte les règles et usages de bonnes pratiques régulièrement définis par la profession, et notamment les règles édictées par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité.
Dans le cas où plusieurs publicités apparaissent sur une même page, le message diffusé ainsi que la mention #SeDéplacerMoinsPolluer peuvent n’être mentionnés qu’une seule fois, dans un bandeau recouvrant au moins 7 % de la page.
Dans le cas de documents publicitaires ou promotionnels réalisés par un seul annonceur, il peut n’être diffusé qu’un seul des messages accompagné de la mention #SeDéplacerMoinsPolluer pour l’ensemble du document. Dans ce cas, le message diffusé ainsi que la mention #SeDéplacerMoinsPolluer apparaissent en première ou dernière page du document et s’inscrivent dans un bandeau recouvrant au moins 7 % de la page.

Publicité par voie de communication en ligne 

Il s’agit des publicités figurant sur un site Internet, sur les réseaux sociaux ou lors de l’envoi de mail.

Pour les publicités diffusées par voie de services de communication au public en ligne, le message doit être accessible lors de la consultation de la publicité.
Sa présentation respecte la présentation des publicités sur support imprimé (ci-dessus) lorsque le format choisi pour la diffusion de la publicité s’y prête, et en tout état de cause, respecte les règles et usages de bonnes pratiques régulièrement définis par la profession, et notamment les règles édictées par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité.
Le message est complété par la mention de la signature #SeDéplacerMoinsPolluer.

Publicités émises à la radio et au cinéma

Pour les publicités émises à la télévision et au cinéma, le message diffusé est inclus dans un espace horizontal fixe aisément identifiable et distinct de toute autre mention obligatoire, et maintenu pendant une durée permettant sa lecture en intégralité.
Sa présentation respecte les règles et usages de bonnes pratiques régulièrement définis par la profession, et notamment les règles édictées par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité.
Le message est complété, à la fin de sa présentation, par la mention de la signature : #SeDéplacerMoinsPolluer.

Pour les publicités radiodiffusées, le message diffusé est prononcé immédiatement après le message publicitaire.

Sanctions applicables

Si l’obligation d’insertion du message promotionnel est applicable à partir du 1er mars 2022, les sanctions ne seront mises en œuvre qu’à compter du 1er juin 2022. 

  • Après avoir mis l’annonceur en mesure de présenter par écrit ses observations sur les griefs formulés à son encontre, l’autorité administrative peut le mettre en demeure de se conformer à cette obligation dans un délai qu’il détermine. Il peut rendre publique cette mise en demeure.
  • Lorsque l’annonceur ne se conforme pas à cette mise en demeure dans le délai déterminé, l’autorité administrative peut prononcer à son encontre une sanction pécuniaire, dont le montant est proportionné à l’importance, la fréquence et la durée du manquement, au type de support publicitaire et à la situation de l’annonceur, sans pouvoir excéder 50 000 € par diffusion. Cette somme est portée à 100 000 € par diffusion en cas de nouveau manquement à la même obligation.Sans préjudice de l’interruption de la prescription par un acte tendant à leur recherche, à leur constatation ou à leur sanction, les faits sanctionnés en application du présent article sont prescrits par trois ans.
    Les sanctions prononcées en application du présent article sont motivées, notifiées à l’annonceur et peuvent être rendues publiques en fonction de la gravité du manquement. Elles peuvent faire l’objet d’un recours de pleine juridiction.

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Restructuration du remboursement de votre PGE (Prêt Garanti par l’Etat)

Faisant suite à l’accord de place du 19 janvier 2022, les entreprises peuvent obtenir une restructuration de leur Prêt Garanti par l’Etat (PGE) avec maintien de la garantie de l’État dans le cadre d’un dispositif qui prévoit l’intervention de la Médiation du crédit aux entreprises (Banque de France).

Cet accord est entré en vigueur le 15 février 2022 et a été signé par le ministre de l’Économie, le gouverneur de la Banque de France, la présidente de l’Institut d’émission des départements d’Outre-mer et le président de la Fédération bancaire française. Cet accord instaure une procédure pour réaménager les prêts garantis par l’État (PGE) sous l’égide de la Médiation du crédit aux entreprises.

Alors que les prêts garantis par l’État doivent, en principe, être remboursés dans un délai maximal de 6 années, une nouvelle procédure permet d’obtenir un étalement des échéances sur 10 ans, sous certaines conditions.

Les TPE et PME ayant souscrit un PGE d’un montant inférieur ou égal à 50 000 euros pourront ainsi saisir la Médiation du crédit. A l’issue de la médiation, qui portera sur la restructuration de tous les crédits bancaires à maturité, ces entreprises pourront obtenir un allongement de 2 ans, ou plus exceptionnellement de 4 ans de leurs remboursements de PGE.
Pour les entreprises qui ont des PGE de plus de 50 000 euros, le conseiller départemental à la sortie de crise (guichet unique pour l’accompagnement en sortie de crise) les orientera en fonction de leur situation.

Quelles sont les conditions à remplir pour bénéficier de cette restructuration du PGE ? 

La restructuration du PGE n’est ouverte qu’aux entreprises qui rencontrent des difficultés avérées dans le remboursement des échéances de leur PGE en 2022. Il n’est donc pas possible pour une entreprise financièrement en mesure de rembourser ses échéances en 2022, de bénéficier de cette procédure.

Entreprises concernées :

  • Etre une PME, TPE ou professionnel indépendant
  • Bénéficiaire d’un ou plusieurs PGE d’un montant total de moins de 50 000 € (au-dessus de 50 000 €, il faut contacter le Conseiller départemental à la sortie de crise)
  • Difficultés avérées de trésorerie et de remboursement à venir du PGE, attestées par un expert-comptable ou un commissaire aux compte
  • Pour lesquelles la restructuration du ou des PGE  constitue une solution de redressement
  • L’entreprise n’a pas déjà bénéficié de restructuration du ou des PGE

Comment demander la restructuration de votre PGE ?

Contacter votre expert-comptable

L’entreprise doit commencer par évaluer sa situation financière en lien avec son expert-comptable ou son commissaire aux compte, qui est le premier interlocuteur à contacter.

Votre expert-comptable fera le point sur votre trésorerie et votre activité.

Prendre rendez-vous avec votre banque

En vue de ce rendez-vous, vous devez réunir les documents suivants:

  • Attestation d’expert-comptable / commissaire aux compte sur les difficultés avérées de trésorerie et de remboursement à venir du PGE, ainsi que sur l’état de non-cessation des paiements
  • Plan de trésorerie à 12 mois
  • Etat des dettes fiscales et sociales
  • Tout document attestant de la capacité de rebond de l’entreprise  (ex: carnet de commande)

A retenir : les conséquences défavorables de cette restructuration

La réglementation bancaire européenne contraint les banques à déclarer en défaut les entreprises ne pouvant honorer leurs échéanciers de remboursement initiaux. La restructuration de PGE dans le cadre de la Médiation conduira l’entreprise à être classée en défaut, pour tous ses crédits auprès d’eux, par les établissements bancaires concernés, en application de la réglementation.

Cela signifiera que l’entreprise aura davantage de difficultés à accéder ensuite pendant un certain temps (un an au minimum et potentiellement pendant tout ou partie de la durée du plan de restructuration) à de nouveaux financements auprès de ces établissements. Toutefois, ce classement en défaut ne sera connu que de la banque ou des banques dont la ou les créances auront été restructurées; il ne sera connu d’aucun autre acteur commercial (ex: ni d’autres banques, ni des clients, ni des assureurs crédit).

En revanche, si l’entreprise fait l’objet d’une notation FIBEN par la Banque de France, sa notation sera dégradée et connue des autres acteurs financiers. Par ailleurs, l’entreprise pourra continuer à accéder à des marchés publics, pourvu qu’elle ne soit pas en liquidation.

Saisir en ligne la Médiation du crédit

La saisine du Médiateur du crédit se fait en ligne sur le site internet Vous allez saisir la Médiation du crédit | Banque de France (banque-france.fr)

Cette procédure est confidentielle et gratuite.

Le dossier de saisine doit comprendre l’ensemble des documents suivants:

  • L’attestation de l’expert comptable ou du commissaire aux comptes
  • La constatation (mail) par au moins une des banques concernées pour l’ouverture de la procédure
  • des documents financiers demandés lors de la saisine: bilan et compte de résultats des deux derniers exercices clos, total de la dette bancaire restant à rembourser à chacune des banques,  situation de trésorerie prévisionnelle (mais 12 mois au lieu de seulement 6 mois)
  • un état des dettes fiscales et sociales
  • tout autre document permettant de justifier des difficultés de l’entreprise, de leur caractère temporaire et des perspectives commerciales et financières à même d’assurer sa pérennité (par exemple, lorsque cela existe, état du carnet de commandes)

Le Médiateur se prononce sous 48 heures sur l’éligibilité de la demande (respect des critères et des documents demandés).

Le Médiateur peut à tout moment réorienter l’entreprise vers le Conseiller départemental à la sortie de crise, notamment s’il apparait qu’une procédure sous l’égide du tribunal de commerce serait plus appropriée ou qu’un autre outil d’aide serait plus pertinent.

Enfin, le Médiateur ne peut conclure sur un accord de restructuration qu’avec l’accord unanime de l’entreprise et des créanciers bancaires concernés, y compris s’agissant de concours de court terme. L’accord conclu à l’issue de la procédure donne lieu à un constat d’accord signé par les représentants de l’entreprise, des banques et de la médiation.

Pour aller plus loin sur la procédure, n’hésitez pas à consulter les documents joints dans la rubrique « Documents complémentaires » en bas de page.

Que peut obtenir l’entreprise ?

Une durée de remboursement augmentée de 4 ans

L’entreprise peut obtenir le prolongement de la durée de remboursement de son PGE. La durée de ce prolongement est appréciée au cas par cas en fonction de la situation de l’entreprise.

Généralement, le prolongement peut atteindre 2 années supplémentaires par rapport à l’échéancier initial (qui est limité à 6 années maximum), ce qui offre une latitude de 8 années cumulées, au maximum.

Exceptionnellement, la durée de ce prolongement peut aller jusqu’à 4 années supplémentaires par rapport à l’échéancier initial, ce qui offre donc une latitude de 10 années cumulées, au maximum.

Une différé de remboursement augmenté de 6 mois

L’entreprise peut également obtenir un différé de remboursement supplémentaire de 6 mois maximum. Lorsqu’il est accordé, ce report s’impute dans la durée de l’allongement de remboursement du prêt.

TVA sur la marge en Europe : indices sur les fournisseurs à risque

Le commerce intra-communautaire de véhicules d’occasion connait depuis de nombreuses années une fraude importante qui s’appuie sur une utilisation abusive du régime de TVA sur la marge, réservé aux seuls biens d’occasion n’ayant pas ouvert droit à déduction.

Le décret du 24 juin 2015 vise à renforcer les obligations du professionnel de l’automobile souhaitant appliquer le régime de TVA sur la marge. Vous trouverez sous la note intitulée Acquisition intracommunautaire de véhicules d’occasion et TVA sur la marge la présentation de ces dispositions.

Ces dispositions sont applicables depuis le 1er juillet 2015.

Afin d’aider les professionnels à mieux identifier les fournisseurs de VO à risques, l’administration fiscale a publié une fiche  sur les indices permettant de les repérer ces fournisseurs à risque. Vous trouverez cette fiche sous la rubrique « documents complémentaires ».

Ces conseils à destination des professionnels de la vente automobile réalisant des opérations d’achat de véhicules d’occasion auprès de fournisseurs situés dans l’Union Européenne peuvent vous permettre d’identifier en amont la fiabilité de l’opération au regard de la TVA.

  • Vous trouverez notamment des conseils sur les mentions qu’il convient de vérifier sur la facture de votre vendeur (par Etat Membre) ;
  • Vous trouverez également la liste des indices vous permettant de détecter une fraude.

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Le commerce intra-communautaire de véhicules d’occasion connait depuis de nombreuses années une fraude importante qui s’appuie sur une utilisation abusive du régime de TVA sur la marge, réservé aux seuls biens d’occasion n’ayant pas ouvert droit à déduction.

Le décret du 24 juin 2015 vise à renforcer les obligations du professionnel de l’automobile souhaitant appliquer le régime de TVA sur la marge.

Le service national de délivrance des quitus ou votre SIE peut vous demander de justifier du régime de TVA sur la marge, par la production d’une attestation signée par le titulaire du certificat d’immatriculation étranger. Cette procédure vous est expliquée en détail dans cette note et nous vous proposons un modèle d’attestation (cf. rubrique « documents complémentaires » pour télécharger ce modèle).

Si vous achetez des véhicules d’occasion dans d’autres pays de l’Union Européenne, vous pouvez être concerné par ces mesures.

LA TVA SUR LA MARGE

Les assujettis-revendeurs sont des professionnels qui achètent des biens d’occasion en vue de les revendre. C’est le cas notamment du professionnel de l’automobile (garage, concessionnaire, mandataire agissant pour le compte de l’acquéreur du véhicule) qui achète des véhicules d’occasion en Europe en vue de les revendre sur le territoire français.

Sous certaines conditions, ces professionnels sont passibles de la TVA. Mais cette TVA s’applique seulement sur la marge, c’est-à-dire sur la différence entre le prix de vente et le prix d’achat.

Quelles sont les conditions d’application du régime de TVA sur la marge ?

Pour prétendre à l’application du régime de TVA sur la marge (et non plus du régime de TVA sur le prix de vente total), le professionnel doit justifier avoir lui-même acquis le bien sous certaines conditions :

  • Avoir acheté un bien d’occasion

D’un point de vue fiscal (pour le paiement de la TVA) et plus particulièrement du point de vue des échanges intra-communautaires, le Code général des Impôts prévoit que les véhicules automobiles sont considérés comme des biens neufs lorsque leur livraison est effectuée :

– dans les six mois suivant la première mise en service (- de 6 mois)

– ou qui ont parcouru moins de 6 000 kilomètres (- de 6000 km)

Dès lors que l’une des deux conditions est remplie, le véhicule est considéré comme neuf au regard de la TVA.

Exemple 1: un véhicule qui a deux ans mais n’a parcouru que 4 000 kilomètres est neuf au regard de la TVA.
Exemple 2: un véhicule qui a quatre mois et a parcouru 15 000 kilomètres est neuf au regard de la TVA.
Exemple 3: un véhicule qui a dix mois et a parcouru 6 500 kilomètres n’est pas neuf.

Conséquence : le régime fiscal d’une acquisition intracommunautaire (lorsque vous achetez un véhicule dans un autre Etat membre) s’appliquera en fonction de la qualification fiscale du véhicule : véhicule neuf ou véhicule d’occasion.

Seules les livraisons intracommunautaires de véhicules d’occasion peuvent donner lieu à l’application du régime de la TVA sur la marge.

Une seconde condition est cependant nécessaire pour l’application du régime de TVA sur la marge :

  • Le bien d’occasion ne doit pas avoir ouvert droit à déduction (votre propre vendeur ne doit pas avoir récupéré la TVA)

Le régime de la marge s’applique aux ventes par un professionnel de l’automobile de véhicules d’occasion qui lui ont été livrés :

  • Soit par un non-redevable de la TVA (particulier ou assujetti exonéré)
  • Soit par une personne qui n’est pas autorisée à facturer la TVA au titre de cette livraison (bénéficiaire de la franchise en base ou assujetti-revendeur ayant appliqué lui-même le régime de la marge)

Pour l’application du régime de la marge, le véhicule ne doit pas avoir ouvert droit à déduction lors de son acquisition par le professionnel.

Conséquence : la facture d’achat du véhicule qui vous est remise par votre fournisseur étranger ne fait donc pas apparaître la TVA (seul le montant TTC apparait) et il doit mentionner clairement que la vente bénéficie du régime de la marge dans son Etat membre. N’oubliez pas de vérifier également son n° de TVA intracommunautaire.

En quoi consiste à la fraude à la TVA sur la marge ?

Depuis de nombreuses années, certains négociants automobiles appliquent indument le régime de TVA sur la marge en faisant croire que la TVA a déjà été réglée dans le pays d’origine du véhicule.

Le schéma de fraude est le suivant :

Un négociant français achète un véhicule haut de gamme auprès d’un fournisseur établi dans un Etat membre (ex : Espagne). Celui-ci lui délivre une facture indiquant l’application du régime de TVA sur la marge. Or, ce fournisseur qui n’a d’autre rôle que celui de service écran établissant une facture mensongère, a lui-même acquis ce véhicule auprès d’un négociant du pays d’origine de ce véhicule (ex : Allemagne) selon le régime général de TVA.

  • Dans cette hypothèse, l’application du régime de la TVA sur la marge par le négociant français constitue une fraude, le véhicule ayant donné lieu à déduction de TVA dans le pays d’origine.
  • Cette fraude permet de céder à des particuliers un véhicule haut de gamme à un prix largement minoré dès lors que la cession, en France, ne subit quasiment aucune TVA.
  • L’administration fiscale procède à des contrôles au moment de la délivrance du « certificat fiscal », également appelé quitus fiscal, nécessaire à l’immatriculation du véhicule en France. Ce contrôle est cependant purement formel et dépend de la qualité des documents présentés. Le recours à des sociétés écran, destinées à rendre plus opaque le circuit de facturation, rend ces contrôles très difficiles.

Les dispositions issues du décret de 2015 visent à renforcer les obligations administratives sur le commerce intra-communautaire de VO afin de lutter contre cette fraude.

Les obligations issues du décret du 24 juin 2015

Depuis le 1er juillet 2015, date d’entrée en vigueur du décret, le professionnel de l’automobile qui souhaite appliquer le régime de la marge doit justifier du régime de TVA appliqué par le vendeur initial étranger titulaire du certificat d’immatriculation, lorsqu’il n’a pas acquis le véhicule directement auprès de lui (1).

En outre, c’est désormais au professionnel, agissant au nom et pour le compte de l’acquéreur du véhicule, de demander lui-même à l’administration fiscale le certificat fiscal nécessaire à l’immatriculation du véhicule d’occasion en France (2).

1- La justification du régime de TVA sur la marge

Article 242 quaterdecies du Code général des impôts, annexe 2

Chaque fois que le régime de la marge est « revendiqué » par le professionnel de l’automobile (c’est-à-dire par l’assujetti-revendeur lui-même ou un mandataire agissant au nom et pour le compte de l’acquéreur final du véhicule), celui-ci doit fournir un certain nombre de documents à son centre des impôts pour se voir délivrer le certificat fiscal :

  • Une copie du certificat définitif d’immatriculation délivré à l’étranger,
  • Une copie de la facture d’achat du véhicule qui lui a été remise,

L’administration fiscale peut demander la communication des originaux de ces documents. Ils seront ensuite restitués au demandeur. En cas de refus de sa part, le certificat fiscal ne lui sera pas délivré. Notez que ces documents étaient déjà demandés par les centres des impôts avant la parution du décret.

Attention: lorsque le professionnel de l’automobile n’a pas acquis directement le véhicule auprès du titulaire du certificat d’immatriculation (c’est le cas lorsqu’il existe un ou plusieurs intermédiaires entre le titulaire du certificat d’immatriculation situé à l’étranger et le revendeur final situé en France), il doit en outre fournir au centre des impôts :

  • Une copie de la facture de vente du véhicule par le titulaire (étranger) du certificat d’immatriculation indiquant que cette vente n’a pas été soumise à la TVA

OU

  • A défaut de pouvoir fournir ce document : le vendeur professionnel devra fournir une attestation signée par le titulaire (étranger) du certificat d’immatriculation, mentionnant qu’il n’a lui-même pas soumis cette vente à la TVA ou qu’il n’est pas assujetti à la TVA.

Mentions obligatoires que le titulaire du certificat d’immatriculation doit faire figurer sur l’attestation :

  • ses nom et prénom ou sa raison sociale,
  • son adresse,
  • son n° individuel d’identification à la TVA,
  • le n° et la date d’émission de la facture de vente,
  • les nom et prénom ou la raison sociale et l’adresse de l’acquéreur de son véhicule,
  • les caractéristiques du véhicule.
Nous vous proposons un modèle d’attestation à faire remplir par le titulaire étranger du certificat d’immatriculation. Téléchargez ce modèle dans la rubrique « documents complémentaires » ci-dessous.

 Conseil pratique : demandez ce document à votre fournisseur

Si vous appliquez du régime de la TVA sur la marge, vous devez demander ces documents à votre propre fournisseur ou à défaut directement auprès du titulaire du certificat d’immatriculation étranger.

Si vous ne produisez pas ces documents, le centre des impôts ne vous délivrera pas le certificat fiscal et le véhicule ne pourra pas être immatriculé en France. A défaut, vous pourrez obtenir le certificat fiscal en réglant, auprès du centre des impôts, la TVA sur le prix total du véhicule (et non pas la TVA sur la marge).

Si cette attestation n’est pas rédigée en français, le vendeur professionnel devra joindre à cette attestation une traduction certifiée. Notez que l’obligation de traduire les documents étrangers existait avant la parution de ce décret

En effet, l’administration exige que les documents étrangers soient obligatoirement accompagnés, pour l’accomplissement de certaines démarches administratives ou la reconnaissance de certains droits, de leur traduction par un traducteur agréé. On parle de traduction « certifiée » ou « officielle ».

Vous pouvez obtenir la liste des traducteurs agréés auprès de votre mairie ou de votre cour d’appel.

2 – La demande de certificat fiscal

Pour l’application du régime de la marge, il appartient désormais aux professionnels de l’automobile de demander eux-mêmes le certificat fiscal auprès du centre des impôts après avoir réuni l’ensemble de ces documents.

Dans cette hypothèse du régime de la marge, le professionnel de l’automobile ne peut plus demander à son client de se rendre au centre des impôts pour procéder à cette formalité.

L’ensemble de ces dispositions est applicable depuis le 1er juillet 2015.

Vous trouverez sous ce lien l’Instruction Fiscale du 2 septembre 2015 présentant ces nouvelles dispositions.

 

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Clause de réserve de propriété en cas de vente

Les parties à un contrat de vente peuvent convenir que la propriété du bien vendu ne sera pas transférée immédiatement mais repoussée au moment où l’acheteur s’acquitte du paiement intégral du bien. On appelle cela une « clause de réserve de propriété ».

Dans la pratique, cette clause est présente dans de nombreux contrats de vente conclus :

  • Avec un consommateur
  • Avec un professionnel (elle est dans ce cas insérée dans les CGV)

Intérêt de cette clause 

Prévoir une clause de réserve de propriété permet au professionnel de se prémunir de la défaillance ou de l’insolvabilité de l’acheteur. Il est ainsi en droit de ne pas livrer le bien tant que le client n’a pas réglé intégralement ce bien.

Conditions de validité 

  • Nécessité d’établir un écrit au plus tard au moment de la livraison

L’écrit doit être établi au plus tard au moment de la livraison (remise matérielle de la marchandise vendue à l’acquéreur).

Attention, une clause insérée dans une facture dont rien ne permet de déterminer à quel moment elle a été établie n’est pas valable.

Forme de l’écrit: La jurisprudence n’a pas exigé de forme d’écrit spécifique et ont été admises par les tribunaux les clauses rédigées sur des bons de commande, les bordereaux de livraison, les accusés de réception de commande.

 

  • Acceptation de la clause par l’acquéreur

Lisibilité de la clause

La clause doit figurer de « façon apparente, très lisible et non équivoque ». La clause parfaitement lisible, apparente et non équivoque est opposable à tous, dès lors que le client a signé le bon de commande la contenant et a fait précéder sa signature de la mention « lu et approuvé ».

Acceptation expresse

L’apposition du cachet par l’acquéreur professionnel marque sans équivoque son acceptation ou par la signature d’un représentant qualifié de la société au moment de la livraison.

Acceptation tacite

Il a été jugé qu’une acceptation pouvait être tacite du fait de l’exécution du contrat en connaissance de cause et en l’absence de refus et de protestation (Cass.com. 13 octobre 1998).

Acceptation et ventes successives

En application de l’article L. 624-16 al. 2 du Code de commerce, la clause peut figurer dans un écrit régissant un ensemble d’opérations commerciales convenues entre les parties.

Ainsi, dès lors que la clause de réserve de propriété figure dans un contrat cadre, liant les parties, il n’est plus nécessaire de la stipuler sur chacun des documents relatifs à l’exécution de ce contrat cadre et prenant la forme de ventes successives, appelées également contrats d’exécution.

Effet de la clause de réserve de propriété

A défaut de paiement complet à l’échéance, le vendeur peut « demander la restitution du bien afin de retrouver le droit d’en disposer ». Cette demande se fera par le biais d’une action en revendication.

L’action en revendication est une action en justice destinée à faire reconnaître le droit de propriété qu’on a sur un bien détenu par un tiers détenteur. Elle aboutira, en cas de succès, à la restitution du bien, objet du droit de propriété revendiqué.

Exemple de clause de réserve de propriété

La présente vente est conclue avec réserve de propriété au profit du vendeur.

Il est expressément convenu entre les parties que le transfert de la propriété à l’acheteur est subordonné au paiement intégral du prix, à l’échéance convenue telle que figurant sur le bon de commande.

A défaut de paiement à l’échéance, le vendeur reprendra possession de la marchandise dont il est resté propriétaire.