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Risques électriques et habilitation

Des contraintes environnementales de plus en fortes ont permis le développement dans un premier temps de véhicules hybrides, puis aujourd’hui des véhicules électriques dont les parts de marché deviennent significatives. Leur autonomie augmente, l’offre se diversifie chez les constructeurs et ils sont de plus en plus présents dans notre environnement.

Face au risque électrique, depuis le 1er juillet 2011, l’habilitation est une exigence réglementaire pour tous les travailleurs qui effectuent des opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage. Les véhicules électriques et hybrides font partie de ces installations.

Quels sont vos obligations en matière d’habilitation pour vous, votre entreprise et vos salariés ?

Conformément aux dispositions de l’article R. 4544-11 du code du travail :

« I.- Tout travailleur qui effectue des travaux sous tension est titulaire d’une habilitation spécifique délivrée par l’employeur après l’obtention d’un document délivré par un organisme de formation agréé attestant qu’il a acquis les connaissances et les compétences nécessaires. Cette habilitation spécifique est délivrée, maintenue ou renouvelée selon les modalités contenues dans les normes mentionnées à l’article R. 4544-3.

 II.- L’employeur s’assure avant toute formation que les travailleurs qui suivent la formation mentionnée au I ont les capacités et les compétences et expérience professionnelles requises dans le domaine des opérations d’ordre électrique.

 III.- Les organismes de formation mentionnés au I sont agréés pour une durée d’au plus quatre ans par le ministre chargé du travail, au vu du rapport technique établi par un organisme expert compétent et après avis du conseil d’orientation des conditions de travail.

 IV.- Un arrêté du ministre chargé du travail détermine la procédure et les modalités de délivrance ou de retrait d’agrément des organismes de formation et désigne l’organisme expert mentionné au III chargé d’établir un rapport technique sur toute demande d’agrément. »

Durée de validité d’un titre d’habilitation

La durée de validité d’un titre d’habilitation est définie par l’employeur. Cependant, en pratique, elle est souvent la même que la périodicité de recyclage de formation : le recyclage a pour objectif d’assurer le maintien des compétences du travailleur en matière de prévention du risque électrique. Il consiste à refaire à échéance prédéterminée l’ensemble des étapes de la démarche d’habilitation. La périodicité du recyclage est déterminée par l’employeur. La périodicité recommandée est de 3 ans, mais elle peut être plus courte en cas de modification de l’installation, d’évolution des méthodes de travail, de changement d’affectation du travailleur habilité …

 

Un guide très complet répond à vos questions :

Le guide construit par l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité)  : « L’habilitation électrique, Opérations sur véhicules et engin »

Vers qui s’adresser pour la formation et l’habilitation ?

Le CFPA, centre de formation pour les professionnels de l’automobile dispense les formations obligatoires pour l’obtention de l’habilitation électrique : Cliquez ici pour les consulter.

Les fiches détaillées concernant les habilitations électriques sont consultables ci-dessous :

Habilitation électrique : B0L, BCL, B2VL, B1XL/B2XL (Véhicules électriques et hybrides VL / Habilitations électriques et/ou hybrides VL)

Habilitation électrique pour les dépanneurs : B2XL (Véhicules électriques et hybrides VL / Habilitations électriques et/ou hybrides VL)

Pour contacter directement votre centre de formation, cliquez ici.

Cadre général du contrôle technique VL

Institué par l’arrêté du 18 juin 1991, le contrôle technique périodique est obligatoire en France depuis le 1er janvier 1992 pour tous les véhicules légers (voitures particulières et véhicules utilitaires légers) de moins de 3,5 tonnes. Les règles qui encadrent l’activité du contrôle technique sont codifiés aux articles R.323-1 à R323-26 du Code de la route.

 

Dans le but de renforcer la sécurité routière, des millions de véhicules ont l’obligation chaque année de passer dans un centre de contrôle technique afin de vérifier s’ils répondent aux normes en vigueur. De nature régalienne, le contrôle technique fait l’objet d’une délégation de service public placé sous le contrôle de l’UTAC-OTC, qui encadre la pratique et le contrôle de la profession.

 

Quels sont les véhicules soumis à cette obligation ?

 

Pour rappel, le contrôle technique périodique est obligatoire pour tous les véhicules légers de moins de 3,5 tonnes, il s’agit :

véhicules de catégorie M1 [communément appelés voitures particulières] (véhicule conçu et construit pour le transport de personnes et comportant, outre le siège du conducteur, huit places assises au maximum)

 

  • Véhicule dont la rubrique J du certificat d’immatriculation indique la catégorie M1 ; ​
  • Véhicules dont le certificat d’immatriculation indique le genre VP ;
  • Véhicule dont le certificat d’immatriculation indique le genre VASP et une carrosserie correspondant à la catégorie M1 au sens de l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules ;
  • Véhicule dont le certificat d’immatriculation indique le genre VTSU et une des carrosseries CARAVANE ou FG FUNER.

 

véhicules de catégorie N1 [communément appelés véhicules utilitaires légers] (véhicule conçu et construit pour le transport de marchandises ayant un poids maximal inférieur ou égal à 3,5 tonnes).

 

  • Véhicule dont la rubrique J du certificat d’immatriculation indique la catégorie N1 ; ​
  • Véhicule dont le certificat d’immatriculation indique le genre CTTE ;
  • Véhicule dont le certificat d’immatriculation indique le genre VASP et une carrosserie correspondant à la catégorie N1 au sens de l’arrêté du 9 février 2009 précité ;
  • Véhicule dont le certificat d’immatriculation indique le genre VTST ou VTSU et celui-ci correspond au genre CTTE au sens de l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules ;
  • Véhicule dont le certificat d’immatriculation indique le genre VTSU et celui-ci correspond à un genre VASP avec une carrosserie autre que CARAVANE ou FG FUNER au sens de l’arrêté du 9 février 2009 précité.
Bon à savoir :

 

Certains véhicules de ces catégories sont soumis à réglementation spécifique comme :

 

  • Véhicules de dépannage
  • Véhicules utilisés pour les transports sanitaires terrestres
  • Véhicules utilisés pour l’enseignement de la conduite
  • Taxis et voitures de transport avec chauffeur incluant les véhicules de collection utilisés comme voitures de transport avec chauffeur
  • Véhicule de moins de dix places, conducteur compris, affecté au transport public de personnes

 

Quand un automobiliste a-t-il l’obligation d’effectuer le contrôle technique de son véhicule léger ?

 

Lorsque le véhicule est neuf :

Le contrôle technique doit être effectué dans les six mois qui précèdent le délai de quatre ans à compter de la date de première mise en circulation du véhicule. Cette date figure sur le certificat d’immatriculation.

 

Lorsque le véhicule est d’occasion :

Le contrôle technique périodique doit s’effectuer de manière obligatoire tous les 2 ans, à compter de la date du 1er contrôle technique.

 

Cette fréquence peut varier selon la catégorie des véhicules

Exception au délai des deux ans : 

 

  • Sont soumis au contrôle technique complémentaire, les véhicules de catégorie N1 à l’exception des véhicules suivants :

 

  • Les véhicules équipés de moteur à allumage commandé (essence) mis pour la première fois en circulation avant le 1er octobre 1972 ;

 

  • Les véhicules équipés de moteur à allumage par compression (diesel) mis pour la première fois en circulation avant le 1er janvier 1980 ;

 

  • les véhicules dont l’énergie utilisée par le moteur est : GA, EL, AC, H2, HE, HH.

 

  • Pour les véhicules de collection mis en circulation à compter du 1er janvier 1960, les véhicules de dépannage, les véhicules utilisés pour les transports sanitaires terrestres, les véhicules utilisés pour l’enseignement de la conduite, les taxis et véhicules de transport avec chauffeur, Véhicule de moins de dix places, conducteur compris, affecté au transport public de personnes se reporter à la page « Spécifiques et collection »

En cas de vente du véhicule (on parle de mutation) :

 

  • Au sens de l’article R. 323-22 du code de la route, le contrôle technique doit s’effectuer de manière obligatoire par le vendeur dans les 6 mois qui précédent la vente du véhicule (M1ou N1). Le procès-verbal de ce contrôle technique doit être remis à l’acheteur avant la vente du véhicule.

Cette obligation n’est pas valable lorsque l’acquéreur est un professionnel de l’automobile.

Bon à savoir :

 

Le délai de 6 mois est calculé à partir de la date du contrôle technique périodique et non à partir de la date de la contre-visite favorable.

 

Dans le cas où le véhicules à fait l’objet d’une contre-visite favorable, le procès-verbal de contrôle technique périodique défavorable doit être obligatoirement remis à l’acquéreur avec le procès-verbal de contre-visite.

Quels sont les résultats possibles ?

Résultat du CT selon les défaillances constatées
Défaillances Résultat Validité Contre-visite
Absence de défaillance majeure et critique Favorable (A) 2 ans à partir du contrôle Pas de contre-visite
Au moins une défaillance majeure Défavorable (S) 2 mois à partir du contrôle Obligatoire dans les deux mois suivant le CT
Au moins une défaillance critique Défavorable (R) Jour du contrôle

Protocole sanitaire – dernière mise à jour au 16 février 2022

Une nouvelle mise à jour du protocole sanitaire datée du mercredi 16 février 2022, a été mise en ligne par le gouvernement.

Outre le respect des gestes barrières au quotidien qu’il faut continuer à appliquer, il ressort de cette nouvelle version  :

  • Depuis le 2 février, le recours au télétravail est toujours « recommandé » sur les postes éligibles ;
  • Les moments de convivialité peuvent désormais être organisés dans le strict respect des gestes barrières ;
  • Pour l’isolement des personnes cas contact, il est fait application des consignes de l’assurance maladie.

Pour prendre connaissance de la mise à jour du protocole, cliquez ici

Contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance

La contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance (CUFPA) est une taxe payée par les entreprises pour financer la formation professionnelle, elle est formée de deux composantes : la contribution à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage.

Elle varie en fonction de la taille de l’entreprise, sa base de calcul est la masse salariale annuelle brute.

  • Base de calcul de la taxe d’apprentissage

La base de calcul est la masse salariale de l’année précédente, qui correspond à l’ensemble des salaires soumis aux cotisations sociales et aux avantages en nature versés par l’entreprise. 

La base de la taxe d’apprentissage, également appelé l’assiette de la taxe d’apprentissage englobe, notamment les sommes suivantes :

  • Les salaires fixes, les primes, les avantages en nature, les cotisations salariales, les indemnités (licenciement, de congés payés, de départ à la retraite).

Toutefois, certaines entreprises peuvent bénéficier d’une exonération de la taxe d’apprentissage.

  • Celles dont la masse salariale n’excède pas 6 fois le montant du SMIC mensuel (lors du mois précédent le mois de l’exonération) et qui emploient au moins un apprenti avec un contrat d’apprentissage ;
  • Ces deux critères sont appréciés tous les mois pour l’exonération du mois suivant. Par conséquent, si ces critères sont remplis au mois de novembre (avec la valeur du SMIC au 1er novembre 2024), l’employeur sera exonéré de taxe d’apprentissage en décembre.

L’exonération ne doit pas être confondue avec le fait que dans les entreprises de moins de 11 salariés, le salaire des apprentis n’entre pas dans l’assiette de la taxe d’apprentissage.

Pour rappel, depuis le 1er janvier 2022, la périodicité de la collecte change avec le transfert du recouvrement à l’Urssaf qui devient votre interlocuteur unique  – Charges sociales 2024

Taux applicables

Entreprise de moins de 11 salariés
Contributions Pourcentage de la masse salariale Collecte par l’URSSAF (période d’emploi depuis le 1er janvier 2023)
Contribution formation professionnelle (CFP) 0,55 % Déclaration en DNS : exigible le 7 ou 15 février – Déclaration mensuelle
CPF-CDD 1 % de la masse salariale des CDD Déclaration en DNS : exigible le 7 ou 15 février – Déclaration mensuelle

Taxe d’apprentissage (part principale)

 

Taxe d’apprentissage – solde

 

0,59% (vs. 87% du produit de la taxe)  et/ou 0,44% en Alsace et Moselle

 

0,09% (vs. 13% du produit de la taxe) sauf Alsace et Moselle

Déclaration en DNS : exigible le 7 ou 15 février – Déclaration mensuelle

 

Exercice décalé, déclaration annuelle DSN d’avril 2024 : exigible le 6 ou 15 mai 2024

Contribution conventionnelle 0.5 % Toujours gérée par OPCO mobilité jusqu’au 31 décembre 2023
 
Entreprise de 11 salariés et plus
Contributions Pourcentage de la masse salariale Collecte par l’URSSAF (période d’emploi depuis le 1er janvier 2023)
Contribution formation professionnelle (CFP) 1 % Déclaration en DNS : exigible le 7 ou 15 février – Déclaration mensuelle
CPF-CDD 1 % de la masse salariale des CDD Déclaration en DNS : exigible le 7 ou 15 février – Déclaration mensuelle
Taxe d’apprentissage (part principale)

Taxe d’apprentissage – solde

0,59% (vs. 87% du produit de la taxe) et/ou 0,44% en Alsace et Moselle

 

0,09% (vs.13% du produit de la taxe) sauf Alsace et Moselle

 

Déclaration en DNS : exigible le 7 ou 15 février – Déclaration mensuelle

Exercice décalé, déclaration annuelle DSN d’avril 2023 : exigible le 6 ou 15 mai 2024

CSA : contribution supplémentaire à l’apprentissage – entreprises d’au moins 250 salariés En fonction du seuil de CFIP (1) Recouvrée par l’Urssaf en exercice décalé. Déclaration en DSN mars 2024 : exigible le 5 ou 15 avril 2024
Contribution conventionnelle 0.2 % Toujours gérée par OPCO mobilité jusqu’au 31 décembre 2023

(1) CFIP : contrats de formation pour l’insertion professionnelle

Notez-le : depuis le 1er janvier 2022, la liste des CDD exonérés de la contribution CPF – CDD ayant été modifiée (décret du 30 décembre 2021), désormais, les contrats conclus avec des jeunes au cours de leur cursus scolaire ou universitaire et les CDD qui se poursuivent par des CDI ne sont plus éligibles à l’exonération.

Sont toujours exonérés : les contrats d’accompagnement dans l’emploi, les contrats d’apprentissage et de professionnalisation, les contrats visant les salariés occupant un emploi à caractère saisonnier et les contrats mentionnés à l’article L 6321-9 du code du Travail.

 Le solde de la taxe d’apprentissage 

La collecte du solde de la taxe d’apprentissage est effectuée lors de la DSN du mois d’avril. Puis vous indiquez vos vœux d’affectation via la plate forme SOLTEA;

Pour rappel : la collecte du solde de la taxe d’apprentissage est annuelle en exercice décalé.

Le solde de 0,09 % dû au titre des salaires 2023 est déclaré sur la DSN d’avril 2024 et est exigible le 6 ou le 15 mai 2024, selon la situation de l’entreprise.

Les employeurs qui le désirent, peuvent réaliser au titre des 0,09 %  des dépenses en faveur de formations initiales technologiques et professionnelles (hors apprentissage) et de l’ insertion professionnelle, en passant par la plateforme de répartition SOLTEA afin de choisir l’organisme à qui le solde sera affecté. Soltea campagne 2024

La plate forme SOLTEA vous permet d’effectuer différentes démarches :

  • Consulter le catalogue des établissements habilités à percevoir le solde de la taxe d’apprentissage ;
  • Identifier et sélectionner les établissements que vous souhaitez soutenir ;
  • Déterminer la part du solde que vous souhaitez attribuer à chacun de vos choix.

C’est la caisse des dépôts qui effectuera les premiers virements de fonds aux établissements habilités.

Si vous désirez en savoir plus, l’URSSAF a mis en ligne son « guide des contributions formation professionnelle et taxe d’apprentissage » : Guide urssaf contributions formation et alternance

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Que faire en cas de cyberattaque ?

Cybermalveillance.gouv.fr est un dispositif national d’assistance aux victimes de cybermalveillance et de sensibilisation des publics aux risques numériques.

Ce site a publié l’article « Que faire en cas de cyberattaque ? (Guide pour les dirigeants) » avec les déclinaisons en fiche pratique récapitulative et en affiche A3 pour résumer en infographie les principales actions à mener, depuis les premiers réflexes jusqu’à la sortie de la crise.

 

Tous les conseils détaillés vous sont exposés sur le site

 

https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/bonnes-pratiques/cyberattaque-que-faire-guide-dirigeants

Vous trouverez ci-dessous dans l’onglet « documents complémentaires » la fiche récapitulative et l’affiche A3 assorties du logo de l’U2P (l’U2P est membre du GIP ACYMA (« Actions Contre la Cybermalveillance ») qui porte Cybermalveillance.gouv.fr).

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Principe d’indépendance des centres de contrôle technique

En vertu de l’article L.323-1 du Code de la route, il doit y avoir une stricte indépendance entre le contrôle technique et les activités de commerce et de réparage automobile. Ainsi, « Les fonctions de contrôleur ainsi que les autres fonctions exercées dans ces réseaux et installations sont exclusives de toute autre activité exercée dans la réparation ou le commerce automobile ».

Pourquoi cette règle ?

 

Existant depuis l’origine, ce principe permet de garantir l’objectivité et l’impartialité des contrôles et leur indépendance vis-à-vis de la réparation et du commerce automobile. Cette règle a été renforcée par la Loi LOM, du 24 décembre 2019.

 

Qui est concerné ?

 

Cette règle a été renforcée pour éviter toute interprétation. Cette obligation s’applique :

 

  • Aux exploitants de centres, rattachés à un réseau ou non.

–> Une personne ne peut assurer la direction d’un centre de contrôle technique et la direction d’une activité de réparation/commerce automobile, ou en être salarié.

 

EXEMPLE : un gérant d’un centre de contrôle technique ne peut être gérant d’une société exploitant un garage automobile. Même s’il n’y a pas de changement de numéro d’agrément, le gérant du centre de contrôle doit respecter cette interdiction sous peine de sanction administrative. Cela concerne les agréments déjà délivrés comme les demandes d’agrément.

 

  • Aux contrôleurs techniques agréés que ce soit à titre indépendant ou en qualité de salarié.

 

  • D’autres fonctions exercées au sein d’un réseau de contrôle technique

–> Un directeur commercial d’un réseau de contrôle technique ne pourra exercer aucune autre activité dans la réparation ou le commerce automobile.

 

Bon à savoir :

Les personnes physiques assurant l’exploitation de l’installation tout comme les contrôleurs qui sollicitent un agrément ne doivent avoir fait l’objet d’aucune condamnation inscrite au bulletin n° 2 de leur casier judiciaire.

 

En pratique, que cela implique pour les professionnels du contrôle technique ?

 

Concernant le contrôle du réseau sur ces exploitants ?

  • Un réseau de contrôle doit veiller à ce que les contrôleurs et toute personne physique ou morale exerçant des fonctions au sein du réseau n’aient pas d’activité dans la réparation ou le commerce automobile
  • Ils doivent s’assurer eux même du respect du principe de l’indépendance au sein du réseau tel que défini plus haut.

 

Concernant les locaux de l’activité de contrôle technique ?

  • Les locaux de l’activité du contrôle technique ne doivent pas abriter une quelconque activité de réparation ou de commerce automobile.
  • Les locaux de l’activité du contrôle technique ne peuvent pas communiquer physiquement avec un autre local abritant une activité de réparage ou de commerce automobile.
  • Sur la façade et la partie la plus visible des locaux abritant l’activité de contrôle technique est portée l’identification de l’installation du contrôle technique. Il doit y avoir aucune confusion possible avec une quelconque entreprise de réparage ou de commerce automobile voisine.
  • Le bâtiment du contrôle technique est un espace couvert ne disposant d’aucune communication avec des activités liées au commerce ou à la réparation automobile

 

Concernant la demande d’agrément du contrôleur salarié ?

  • Lorsque le contrôleur est salarié, il doit dans la composition de sa demande d’agrément du contrôle technique, inclure une déclaration sur l’honneur dans laquelle il doit s’engager, pendant toute la durée de l’agrément, qu’il n’exercera pas une quelconque activité dans la réparation ou le commerce automobile et à ne pas utiliser les résultats des contrôles à d’autres fins.

 

EXCEPTION : Dans le cas particulier où une activité d’expertise automobile agréée est également réalisée dans les locaux de contrôle technique, alors il y a une séparation évidente, clairement identifié et balisé entre les moyens techniques des deux activités. Par un chainage par exemple.

 

Que risque un professionnel qui ne respecte pas les dispositions de ce principe ?

 

  • L’agrément d’un réseau de contrôle technique peut être retiré ou suspendu

 

  • L’agrément des installations de contrôle peut être retiré ou suspendu

 

  • Le fait, pour le titulaire de l’agrément des installations d’un centre de contrôle, de faire réaliser un contrôle technique dans des locaux abritant une activité de réparation ou de commerce automobile ou communiquant avec un lieu abritant une telle activité est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe.

 

Bon à savoir :

Les contraventions de 5ᵉ classe ne font pas l’objet d’une amende forfaitaire. Il s’agit dans ce cas d’une amende pénale d’un montant de 1 500 €. En cas de récidive, le montant est porté à 3 000 €.

  • L’agrément d’un contrôleur peut être suspendu si les conditions posées lors de sa délivrance ne sont plus respectées ou s’il est constaté un manquement aux règles fixant l’exercice de l’activité du contrôleur.

 

Bon à savoir :

Un contrôleur ayant fait l’objet d’un retrait d’agrément ne peut demander un nouvel agrément pendant une durée de cinq ans à compter du retrait.

Accords de relations professionnelles avec BCA expertise

Afin de faciliter et fluidifier les procédures d’expertise et de réparation, la FNA et BCA expertise sont liés depuis 2008 par un accord de relations professionnelles. 

Le 10 février 2022, après un an de travail avec les carrossiers membres de la branche de la FNA, ces accord ont été révisés et améliorés afin de tenir compte des évolutions technologiques majeures du métier, maintenir un bon niveau de relations professionnelles et d’apporter un service de qualité aux automobilistes. 

Marie Françoise BERRODIER, présidente de la branche carrosserie : «L’objet de cette charte, est de privilégier à travers 13 engagements, la concertation, d’appliquer leurs valeurs essentielles attachées au respect du contradictoire dans un contexte où tout évolue rapidement. C’est d’ailleurs ce qui a été mis en œuvre au cours de la rédaction et permis d’identifier des thématiques essentielles et pour lesquelles des axes de progression étaient envisageables ».

Les grandes orientations de la Charte :

  • Permettre à l’automobiliste de comprendre le suivi de son sinistre dans sa globalité ;
  • Renforcer les règles sur l’expertise contradictoire et donc de dialogue, à chaque étape du dossier ;
  • Optimiser le processus d’expertise pour davantage de fluidité au bénéfice de l’expert et du réparateur (délais des réponses, traçabilité des échanges, …) ;
  • Intégrer les dernières évolutions technologiques notamment celles liées à la digitalisation (Véhicules électriques et hybrides, IA…) ;
  • Prise en compte de l’émergence de l’IA en intégrant un devoir de vigilance qui découle de son utilisation ;
  • Faciliter la compréhension des procédures des véhicules endommagés et introduire un processus de gestion des pertes totales pour mieux accompagner l’automobiliste dans ses choix ;
  • Rappeler la liberté de chaque profession de fixer ses prix pour les réparateurs et d’évaluer les dommages pour les experts.

 

Pour vous aider dans la gestion des sinistres en carrosserie, nous mettons à votre disposition des fiches pratiques qui résument chaque thème des chartes existantes (BCA et ANEA). Elles sont enrichies d’annexes, d’outils prêts à l’emploi et de documents réglementaires. Ce recueil comprend 6 fiches, à utiliser sans modération !

 

 

Contenu de la charte :

Engagement 1
Devoir d’information réciproque des parties

Engagement 2
L’expertise en réparation

Engagement 3
Expertise en cas de sous-traitance

Engagement 4
Expertise par différence des valeurs (ou perte totale)

Engagement 5
Véhicule relevant d’une procédure véhicule endommagé (art.L327-3 et L327-5 du code de la route)

Engagement 6
La méthodologie de réparation

Engagement 7
Travaux complémentaires

Engagement 8
Véhicules hybrides et/ou électriques

Engagement 9
Liberté des prix

Engagement 10
Délivrance de l’engagement de règlement direct

Engagement 11
Fluidification de la gestion des dossiers

Engagement 12
Gestion de crise

Engagement 13
Règlement des litiges

 

Téléchargez la charte dans sa globalité dans l’onglet documents complémentaires ci-dessous.

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Le recours direct

La cession de créance

Libre choix du réparateur

Procédure de rappel de 2500 véhicules potentiellement dangereux

Négociation des conventions d’agrément avec les sociétés d’assurance

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Obligation de proposer une Pièce Issue de l’Economie Circulaire (PIEC) (anciennement appelées pièces de réemploi)

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Ordre de réparation

L’ordre de réparation est un document essentiel dans l’activité de la mécanique réparation carrosserie.

Dans la pratique beaucoup de professionnels pensent à tort que l’ordre de réparation n’est pas indispensable, ou au contraire qu’il peut leur porter préjudice. Bien souvent dans les relations commerciales avec des clients de longue date, le professionnel pense qu’il n’est pas nécessaire de faire signer un ordre de réparation, la relation reposant sur la confiance. Or, c’est le plus souvent lors de relations commerciales de longue date et en l’absence de la signature d’un ordre de réparation que des litiges surviennent.

Quel est l’intérêt de faire signer un ordre de réparation ? Comment le rédiger ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? Quelle différence avec un devis ?

A quel moment faire signer l’ordre de réparation ?

Littéralement, un ordre de réparation est un bon de commande de travaux à effectuer sur le véhicule. Il indique rarement le coût exact des travaux, mais peut préciser un montant estimatif. Il doit être signé par le client lorsque celui-ci dépose son véhicule au garage. Un double doit lui être remis.

Différence entre l’ordre de réparation et le devis : le devis va plus loin que l’ordre de réparation. Le devis est une proposition détaillée et chiffrée des opérations à réaliser sur le véhicule. Le devis a une durée de validité et il est généralement réalisé sans démontage.

Conseil FNA : après la signature de l’ordre de réparation, et au moment du démontage du véhicule, il est le plus souvent nécessaire d’établir un devis de réparation. Il appartient en effet au professionnel de démontrer qu’il a bien obtenu l’accord du client sur le montant des réparations.

Deux cas de figure peuvent se présenter :

  • le client se présente pour une prestation forfaitaire dont les tarifs sont affichés au garage (entretien courant, vidange, recharge de climatisation, …) à il n’est pas nécessaire d’établir un devis. L’ordre de réparation doit cependant indiquer le libellé de la prestation forfaitaire demandée et doit porter la signature du client.
  • le client se présente pour un problème mécanique qu’il ne peut pas identifier (ex : forte consommation d’huile ou fuite d’huile). Dans ce cas, outre la signature d’un ordre de réparation, il est indispensable de faire signer au client un devis dès lors que le professionnel aura identifié l’intervention mécanique à réaliser sur le véhicule. En effet dans la plupart des cas il s’agit de réparations qui peuvent avoir un coût important et il est indispensable de démontrer par la signature d’un devis que le client a donné son accord sur le montant des réparations.

Quelles sont les mentions à faire figurer sur l’ordre de réparation ?

Outre l’identité du client et les références du véhicule concerné (modèle, numéro d’immatriculation kilométrage,…), l’ordre de réparation va indiquer la nature des réparations à effectuer, et la date limite de livraison du véhicule. Par exemple le client qui se rend chez son réparateur pour un voyant allumé signera un ordre de réparation sur lequel figurera la mention : « Voyant frein allumé vérifier système de freinage et frein de service ».

 

Attention à bien mentionner le kilométrage du véhicule, c’est une obligation : « Lors de toute intervention d’ordre mécanique ou de tôlerie sur un véhicule, le kilométrage figurant au compteur doit être inscrit sur les devis, ordres de réparation, factures ou tous autres documents techniques, comptables ou commerciaux en tenant lieu«  (article 3 du décret n°78-993 du 4 octobre 1978 pris pour l’application de la loi du 1er août sur les fraudes et falsifications en matière de produits ou de services en ce qui concerne les véhicules automobiles).

 

Nous conseillons également aux professionnels de faire figurer sur l’ordre de réparation le montant journalier des frais de gardiennage qui pourront éventuellement s’appliquer lorsque le client ne récupère pas son véhicule dans les délais impartis (après la mise à disposition du véhicule suite aux réparations).

Enfin, nous conseillons également de faire figurer sur l’ordre de réparation l’accord ou le refus du client sur l’utilisation de pièces issues de l’économie circulaire (PIEC). Pour rappel depuis le 1er  janvier 2017, les professionnels de l’automobile (carrossier, réparateur) ont l’obligation de proposer à leurs clients des pièces issues de l’économie circulaire.

La preuve de l’accord du client

Article 1359 alinéa 1 du code civil

L’acte juridique portant sur une somme ou une valeur excédant un montant fixé par décret doit être prouvé par écrit sous signature privée ou authentique.

Il ne peut être prouvé outre ou contre un écrit établissant un acte juridique, même si la somme ou la valeur n’excède pas ce montant, que par un autre écrit sous signature privée ou authentique.

Actuellement, le montant est fixé à 1500 €.

Autrement dit, pour toute demande de règlement d’une somme supérieure à 1500 €, le professionnel doit prouver par écrit l’accord du client sur les travaux effectués.

En signant un ordre de réparation le client s’engage à confier le véhicule au professionnel. Attention cependant, il ne s’engage que sur la nature des travaux figurant sur l’ordre de réparation. La signature de l’ordre de réparation n’est pas un blanc-seing donné par le client au réparateur.

Ainsi en cas de nécessité de réaliser des travaux complémentaires, identifié au cours du démontage du véhicule, il est indispensable que le réparateur obtienne un nouvel accord du client sur ces travaux. Pour cela il faut rédiger un nouvel ordre de réparation qui sera signé du client. Il est déconseillé d’obtenir un accord verbal du client sur ces travaux complémentaires. En cas de difficulté pour le client de se déplacer, il est toujours possible de lui demander un accord précis donné par mail sur lequel il doit indiquer la nature de l’intervention envisagée et le montant exact du devis complémentaire sur lequel il donne son accord.

En cas de litige avec votre client, il vous appartiendra de démontrer que vous avez obtenu son accord. L’ordre de réparation doit être établi en double exemplaire dont vous conserverez une copie signée du client.

Les tribunaux sont intraitables lorsque le professionnel n’est pas en mesure de démontrer que le consommateur avait donné son accord sur les travaux réalisés. En cas de contestation sur le montant de la facture, et quel que soit le montant des travaux réalisés, le professionnel qui n’a pas fait signer d’ordre de réparation ou de devis rencontrera les plus grandes difficultés pour obtenir le règlement de cette facture. De nombreux professionnels sont déboutés de leurs actions en recouvrement de créances lorsqu’un tel document est manquant dans leur dossier.

Attention : un ordre de réparation dûment complété mais non signé par le client n’a aucune valeur.

Synthèse des avantages à faire signer un ordre de réparation

  • Prouver la commande du client ;
  • Permet au réparateur de prouver les limites de son intervention : en cas de litige lié à son obligation de résultat, le réparateur pourra exclure sa responsabilité en cas de mise en cause sur une défaillance du véhicule non liée à son intervention, en se basant sur la rédaction de l’ordre de réparation ;
  • Permet au réparateur d’appliquer des frais de gardiennage en cas de refus du client de venir récupérer son véhicule à la date prévue et après mise en demeure ;
  • Permet au réparateur d’exercer son droit de rétention sur le véhicule si le client refuse de payer la facture ;
  • Permet au réparateur d’appliquer la procédure des véhicules abandonnés, en lui permettant de vendre le véhicule aux enchères ;
  • Permet au réparateur d’exercer un recours en recouvrement de créances contre son client

Focus carrosserie

La prise en charge d’une réparation mécanique et carrosserie dans le cadre d’un sinistre donnant lieu au passage d’un expert automobile doit répondre à une attention particulière concernant la rédaction de l’ordre de réparation.

Ainsi, il ne faut pas considérer que « l’expertise vaut ordre de réparation » et ne jamais noter sur l’ordre de réparation la mention « réparation selon rapport d’expert ».

Pour quelle raison ? la réparation peut évoluer et il ne faut pas s’enfermer dans un premier rapport d’expert souvent modifiable après démontage, ce qui peut affecter les montants à charge du client ou à charge de l’assurance.

En cas de modification du rapport de l’expert (après démontage), il est nécessaire de faire signer au client un nouvel ordre de réparation.

Quelles mentions complémentaires doivent être ajoutées sur un ordre de réparation en carrosserie ?

Il est indispensable d’indiquer :

  • Le numéro et la date du sinistre
  • Les références de l’assurance du client
  • S’il y a un règlement direct par l’assurance
  • Les montants restant à la charge client (reste à la charge du client : vétusté, franchise, TVA, accessoires comme un attelage etc. …. )
  • L’indication selon laquelle le véhicule est sous procédure VE (véhicule endommagé) si c’est le cas (ex : « ce véhicule est réparé sous le régime de la procédure VE »).

La FNA propose en exclusivité à ses adhérents, par l’intermédiaire de sa société technique Centarauto, la possibilité de générer des ordres de réparation en ligne (ainsi que d’autres documents professionnels tels que bon de commande VO, prêt journalier de véhicule, cession de créances, …).

L’abonnement est proposé sur la plateforme : http://e-doc-fna.fr/

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Etendue de l’obligation de résultat du réparateur

Vente sur Internet aux consommateurs

Responsabilité du fait des produits défectueux

Bloctel et l’encadrement du démarchage téléphonique

Synthèse des différentes garanties appliquées au secteur automobile

Garantie légale de conformité

Garantie commerciale

Seuil du paiement en espèces

Obligation de délivrance conforme

Livraison et transfert de risque

Délivrance obligatoire d’une note à partir de 25 €

Arrhes, acompte et avoir

Délai de réflexion, de rétractation ou de retour

Mentions obligatoires sur les bons de commande de véhicule et les documents commerciaux

Les délais pour agir en justice

Médiateur auprès de la FNA

Contrats conclus dans les foires et salons

Informations à communiquer avant la signature d’un contrat

Information du consommateur sur la disponibilité des pièces détachées

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Contrat de travail à durée indéterminée – CDI

Pour rappel, un contrat de travail est une convention, par laquelle une personne : le salarié, s’engage à mettre son activité à la disposition d’une autre : l’employeur, sous la subordination de laquelle elle se place, moyennant rémunération.

Par conséquent, seul le salarié pourra demander la reconnaissance de l’existence d’un contrat de travail.

Il existe deux principaux types de contrat de travail : le contrat à durée indéterminée de droit commun qui est la norme et le contrat à durée déterminée qui doit être l’exception.

Le CDI à temps complet ou partiel, correspond à un emploi stable dans l’entreprise afin de pourvoir durablement à un poste lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.

Sa rédaction ne nécessite pas de difficultés particulières, mais il doit malgré tout être rédigé dans le respect de la loi et de la convention collective des services de l’automobile : article 2.02 – contrat de travail (ouvrier – employé) ; article 4.02 – contrat de travail (maîtrise et cadre).

Vous trouverez dans la rubrique « documents complémentaires » différents modèles de CDI, à utiliser en fonction du recrutement envisagé.

 

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Synthèse des visites médicales

Les salariés sont soumis à différentes visites médicales afin d’évaluer leur état de santé et leurs conditions de travail. En tant qu’employeur vous devez veiller à la santé et à la sécurité de vos salariés, ces visites sont par conséquent obligatoires car elles ont pour objectif de vérifier l’aptitude de vos salariés à exercer leur activité professionnelle.

Les nouveautés issues de la loi santé au travail sont applicables depuis le 31 mars 2022.

Nous vous proposons ci-dessous une synthèse des différentes visites médicales obligatoires, ainsi que les délais et périodicités à respecter.

VISITES MEDICALES QUELS SALARIES DELAIS 

RENOUVELLEMENT 

Visite d’information et de prévention – VIP

 

TOUS (art L 4624-1 et R 4624-10 et svt CT)  – y compris apprentis 3 mois maximum après l’embauche (prise effective du poste) ; 2 mois maximum pour les apprentis 5 ans maximum, fixé par le médecin du travail 
Dans le cadre du suivi médical adapté (art L 4624, R 4624-17 et R 4624-18 CT)  Avant l’embauche pour travailleurs de nuit, jeunes moins de 18 ans, travailleurs handicapés 3 ans maximum, fixé par le médecin du travail 
Examen médical d’aptitude à l’embauche Dans le cadre du suivi médical renforcé car salariés affectés sur un poste à risques (art L 4624-10 et R 4624-22 CT) Avant l’embauche et l’affectation au poste à risques Fixé par le médecin du travail avec une périodicité maximale de 4 ans
Visite médicale intermédiaire Dans le cadre du suivi médical renforcé car salariés affectés sur un poste à risques * A réaliser au plus tard dans les 2 ans suivant l’examen médical d’aptitude à l’embauche Fixé par le médecin du travail, périodicité maximale de 4 ans
Visite de pré reprise (initiative salarié, médecin traitant, médecin conseil Arrêt de travail de plus de 30 jours  Avant la fin de l’arrêt de travail  Sans objet
Examen de pré reprise (facultatif) Arrêt de travail de + 30 jours (3 mois avant) au 1er janvier 2026 Pendant l’arrêt de travail, information de l’employeur au salarié sur cette possibilité Sans objet
Visite de reprise  Salarié absent au moins 60 jours (30 auparavant) à compter du 1er avril 2022 Au plus tard dans les 8 jours suivant la reprise (le 1er jour est préférable) Sans objet
Après accident du travail ayant entrainé un arrêt d’au moins 30 jours 
Après un congé maternité
Après absence pour maladie professionnelle 
Examen à la demande  Salarié, employeur, médecin du travail  Pas de délai – A tout moment pendant l’exécution du contrat de travail Sans objet
Information du médecin du travail obligatoire Arrêt < 30 jours pour accident du travail  Sans objet Sans objet
Rendez vous de liaison (non médical – facultatif)  Arrêt de travail de + 30 jours, rdv organisé entre l’employeur et le salarié en associant le SPST Pendant l’arrêt de travail, information de l’employeur au salarié sur cette possibilité Sans objet 
 Visite de mi carrière  Au plus tard durant l’année civile des 45 ans du salarié Peut être anticipée et organisée en même temps qu’une autre visite, si le salarié doit être vu par le médecin du travail 2 ans avant l’échéance  Sans objet  
 Visite post exposition Remplace la visite de fin de carrière, pour salariés en suivi individuel renforcé ou qui en on bénéficié Dans les meilleurs délais après cessation de leur exposition à des risques particuliers ou avant leur départ à la retraite  Sans objet   

Depuis le 1er octobre 2025

 * Nouveauté Décret n° 2025-355 du 18 avril 2025 relatif au suivi individuel de l’état de santé des travailleurs ainsi qu’à l’autorisation de conduite et aux habilitations à effectuer certaines opérations prévues aux articles R. 4323-56 et R. 4544-9 du code du travail

Depuis le 1er octobre 2025, les travailleurs affectés à un poste pouvant nécessiter une autorisation de conduite – C. trav., art. R. 4323-56 ou une habilitation électrique – C. trav., art. R. 4544-10 ne bénéficieront plus d’un suivi individuel renforcé par le service de santé au travail.

La détention d’une attestation se substitue à la détention d’un avis d’aptitude pour les salariés devant détenir :

  • une autorisation de conduite pour l’utilisation de certains équipements mobiles ou servant au levage de charges ;
  • une habilitation pour réaliser des travaux sous tension (incluant les travaux de nettoyage sous tension) ou des opérations au voisinage simple ou renforcé de pièces nues sous tension.

Pour le risque électrique, le ministère du Travail précise que ne sont notamment pas concernées, les opérations au voisinage de pièces nues sous tension suivantes :

  • les consignations ;
  • les essais ;
  • les mesurages ;
  • les vérifications et manœuvres ;
  •  les opérations sur les installations photovoltaïques.

A compter de cette date, le service de prévention et de santé au travail délivrera au travailleur une attestation, valable 5 ans, justifiant l’absence de contre-indications médicales.

L’attestation de non contre-indications médicales est délivrée par le médecin du travail :

  • à l’issue d’un examen médical dédié demandé par le travailleur ou l’employeur ;
  • à l’occasion de la visite d’information et de prévention.
  • l’examen peut être réalisé en téléconsultation.
  • il n’est pas nécessaire de réaliser un nouvel examen, durant la période de validité de l’attestation, lorsque le salarié doit être autorisé à la conduite d’un autre équipement soumis à la même attestation ;
  • en cas de changement d’employeur durant cette période, le nouvel employeur n’a pas à organiser à un nouvel examen en vue de la délivrance de l’attestation.

Pour information : les travailleurs soumis à une habilitation électrique, sont ceux qui effectuent des travaux sous tension et des opérations au voisinage de pièces nues sous tension.

L’employeur peut dorénavant accorder une autorisation de conduite ou une habilitation électrique sur la seule présentation, préalable, par le salarié, d’une document attestant qu’il n’existe aucune contre-indication médicale à son égard.

Cette attestation remise par le médecin du travail, doit être transmise à l’employeur qui devra la conserver pendant toute la durée de validité. Elle doit être tenue à la disposition de l’inspection du travail.

Notez qu’à titre transitoire, tous les avis d’aptitude délivrés jusqu’au 30 septembre 2025 tiennent lieu d’attestation pour une durée de 5 ans.

Si changement de poste ou d’employeur

Il faut évaluer si le nouveau poste est similaire au précédent :

  • si emploi similaire, le nouvel employeur peut délivrer l’autorisation de conduite au vu de l’avis d’aptitude en cours de validité ;
  • si emploi différent ou en cas de doute, l’employeur doit demander une visite pour qu’une attestation soit délivrée.

Par ailleurs, les salariés n’étant plus en suivi individuel renforcé, l’entretien infirmier intermédiaire n’est plus requis, sauf exposition à un risque justifiant son maintien.

Concernant les jeunes travailleurs

Les jeunes travailleurs affectés à des travaux réglementés, bénéficiant d’une dérogation aux travaux interdits, restent soumis à une aptitude médicale annuelle : l’attestation de non contre-indication ne s’applique donc pas.

Cependant, pour les travaux réalisés par des jeunes travailleurs, lorsqu’ils sont sous surveillance, au voisinage de pièces nues sous tension, l’attestation de non contre-indication s’applique.

Ces changements soulèvent de nombreuses auxquelles le ministère du Travail est venu apporter un questions-réponses : Suivi individuel de l’état de santé des travailleurs, conduite d’engins, risque électrique

 

QUELQUES POINTS DE RAPPEL 

  • L’employeur à l’obligation d’organiser ces visites médicales dans le cadre de son obligation de sécurité de résultat ;
  • Le salarié a l’obligation de se rendre à ces visites médicales, qui en principe se font sur son temps de travail et sont rémunérées comme du temps de travail effectif ;
  • Si le salarié refuse (sans motif légitime) de se rendre à la visite médicale, il peut être et doit être sanctionné ;
  • Le salarié peut demander à bénéficier à tout moment d’un examen médical ;
  • L’employeur peut également demander un examen médical par le médecin du travail.