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Attestation d’assurance et permis de conduire pour l’immatriculation des véhicules

La FNA vous a informé de la parution de textes réglementaires renforçant les pièces justificatives devant être demandées aux acquéreurs de véhicules en vue de son immatriculation. Nous vous informions alors de l’intention du gouvernement de lutter contre la conduite sans permis et le défaut d’assurance.

Nouvelles pièces dans le dossier de demande d’immatriculation

Ainsi, le décret n° 2017-1278 du 9 août 2017, portant diverses mesures de dématérialisation et de modernisation des procédures relatives à l’immatriculation des véhicules, a introduit la nécessité de pouvoir justifier lors d’une demande d’immatriculation, à la demande du ministre de l’intérieur :

« 1° De la souscription, pour le véhicule considéré, d’une assurance conforme aux dispositions de l’article L. 211-1 du code des assurances ;

2° Lorsque le propriétaire est une personne physique, d’un permis de conduire, le cas échéant celui de la personne physique désignée pour être titulaire du certificat d’immatriculation, correspondant à la catégorie du véhicule considéré conformément aux dispositions de l’article L. 322-1-1.»

 

La FNA, suite à la parution de ces textes, avait fait remonter les inquiétudes des professionnels mais aussi la disparité de leur application par les préfectures.

Aussi, pour la bonne application de ces dispositions, le ministère de l’intérieur a apporté des précisions quant à la nature des vérifications attendues lors de l’immatriculation de véhicules par l’intermédiaire de professionnels de l’automobile habilités :

Justification du permis de conduire :

Lorsque la demande de certificat d’immatriculation est émise au bénéfice d’une personne physique en qualité de titulaire principal, la preuve que cette personne dispose du droit à conduire le véhicule doit être systématiquement présentée et versée au dossier d’immatriculation.

 

Que dois-je demander?

La Copie du permis de conduire, ou document provisoire établissant les droits à conduire.

Attention, il se peut que la personne à inscrire sur le certificat d’immatriculation en qualité de titulaire principal ne soit pas le propriétaire du véhicule.

 

Comment vérifier la propriété du véhicule ?

Au regard de la pièce justificative de propriété présentée telle que la facture d’achat ou le certificat de cession.

 

Que dois-je demander pour prouver le lien entre le propriétaire du véhicule et le titulaire du certificat d’immatriculation ?

La note du Ministère renvoie à une désignation écrite sur papier libre, établie par le propriétaire. Cette désignation  devra être présentée et versée au dossier. Le propriétaire devra également être inscrit sur le certificat d’immatriculation en qualité de cotitulaire.

 

Quel permis de conduire ?

Le permis de conduire doit correspondre à la catégorie du véhicule figurant sur le certificat d’immatriculation (voiture, deux-roues, poids lourds, remorque…).

Pour en savoir plus, cliquez sur la catégorie de permis correspondante :

Récapitulatif de tous les permis et attestations existantes : Cliquez ici

 

Un co-titulaire doit-il justifier de son permis de conduire ?

Contrairement au titulaire principal du certificat d’immatriculation, la copie du permis de conduire d’un co-titulaire n’est pas exigible. L’obligation de justifier le droit à conduire concerne uniquement la personne physique, titulaire principal du titre. Cela permet notamment aux propriétaires d’un véhicule ne disposant pas d’un permis de conduire d’être inscrits en qualité de co-titulaire sur le titre.

 

Les personnes morales, comme les sociétés de location de véhicule, sont-elles soumises à l’obligation de justification d’un permis de conduire ?

La demande d’immatriculation d’un véhicule avant sa mise en circulation incombe en premier lieu à son propriétaire personne physique, qui est inscrit comme titulaire sur le certificat d’immatriculation, sauf s’il ne dispose pas des droits à conduire adéquat.

S’il s’agit d’un véhicule de location de longue durée (ex : crédit-bail), la demande d’immatriculation peut être présentée par le locataire, mais ce dernier doit être mandaté par la société propriétaire et ne figurera sur le CIV qu’en qualité de locataire.

Aussi, la justification du permis de conduire pour immatriculer un véhicule ne s’applique pas à la société de location.

S’il s’agit en revanche d’un financement de véhicule sans contrat de location (transfert de propriété et inscription d’un gage sur le véhicule), la justification du permis de conduire incombera bien à l’acheteur, personne physique, du véhicule à crédit.

Justification de l’assurance du véhicule :

Cette obligation repose sur l’action des personnes en charge de l’immatriculation

 

Comment dois-je vérifier la justification d’assurance ?

Le modèle de mandat cerfa pour effectuer les formalités d’immatriculation (pièce à verser au dossier) a évolué afin de recueillir l’engagement formel du demandeur à assurer le véhicule avant sa mise en circulation effective.

 

A l’appui du certificat d’immatriculation provisoire (CPI) remis par le professionnel de l’automobile, l’assureur, choisi par le propriétaire du véhicule, délivre une attestation d’assurance (ex : carte verte, attestation au timbre de la société), au mieux immédiatement et au plus tard dans un délai de 5 jours (délai moyen avant expédition du certificat d’immatriculation définitif), afin que le propriétaire du véhicule puisse la faire valoir à la demande du ministère de l’intérieur le cas échéant.

 

En bonne pratique, notamment pour les véhicules vendus par le professionnel lui-même, l’attestation remise par l’assureur pourra être opportunément vérifiée et une copie ajoutée au dossier d’immatriculation avant la remise des clés. Pour mémoire, l’attestation porte sur le véhicule considéré et n’est pas obligatoirement établie au nom du titulaire du CPI.

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Afin d’accélérer le renouvellement du parc Automobile Français, l’Etat a mis en place des aides à l’acquisition de véhicules propres : Un bonus écologique et une Prime à la conversion.

Un bonus à l’achat d’un véhicule d’occasion a même vu le jour en décembre 2020. À cela s’est ajouté en 2021, un bonus supplémentaire aux bénéficiaires du bonus pour les véhicules neufs, qui sont domiciliés en Outre-Mer et un bonus pour l’achat d’un véhicule lourd propre (jusqu’au 31/12/2022).

 

Nouveautés au 28 avril 2022 : 

  • Les petits trains routiers touristiques sont désormais éligibles au bonus écologique
  • Les véhicules lourds éligibles au bonus sont aussi éligibles à la prime au rétrofit électrique
  • Renforcement des conditions de possession minimale avant la revente des véhicules (passant de 6 mois à 1 an minimum).
  • Obligation d’identification pour les vélos et remorques électriques éligibles au bonus

 

Nouveautés au 1er janvier 2022 :

  • BONUS ECOLOGIQUE : Le barème 2021 du bonus écologique pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables est prolongé jusqu’au 30 juin 2022 (les montants du bonus écologique pour un véhicule neuf diminuent de 1 000 euros le 1er juillet 2022 et les véhicules émettant plus de 20g de CO2/km ne seront plus éligibles).
  • PRIME À LA CONVERSION : Pour les véhicules neufs ou de moins de six mois, la limite d’émissions éligible baisse de 132 à 127 g/km de CO2. Pour les véhicules ayant une première immatriculation avant le 01/03/20 le seuil est remplacé par 99 g/km NEDC (au lieu de 104 g/km précédemment). Un dispositif transitoire est prévu pour les véhicules commandés avant le 31/12/21 et facturés avant le 31/03/22.

 

LE BONUS ECOLOGIQUE 2022

Bonus écologique pour l’achat d’un véhicules neufs :

Qui peut en bénéficier ?

Le bonus écologique pour l’achat d’un véhicule neuf permet au particulier (majeur) ou à l’entreprise justifiant d’un domicile ou d’un établissement en France qui acquiert ou prend en location (avec option d’achat ou pour une durée minimale de 2 ans), un véhicule particulier neuf, une camionnette, un vélo électrique, certains 2 ou 3 roues, un véhicule N2, N3 ou M2, M3, un petit train router touristique, émettant moins d’une certaine quantité de CO2/km, de bénéficier d’une aide financière.

Conditions d’obtention :

  • Les véhicules de démonstration ouvrent droit au versement de l’aide s’ils sont vendus ou loués à un consommateur final dans les 12 mois suivant leur première immatriculation ;
  • Les loueurs longue durée, loueurs avec option d’achat ou négociants ne peuvent percevoir l’aide pour les véhicules qu’ils acquièrent en vue d’une vente ou d’une location. En effet, seul l’utilisateur final est susceptible d’en bénéficier ;
  • Les véhicules importés sont éligibles au bonus écologique à condition qu’ils n’aient jamais été immatriculés dans leur pays d’origine.
  • Le véhicule neuf ne doit pas être cédé par l’acquéreur ou le titulaire d’un contrat de location dans l’année suivant sa première immatriculation, ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 kilomètres. Pour les 2 ou 3 roues, il doit également s’écouler 12 mois, entre la première immatriculation et la cession et le véhicule doit avoir parcouru au moins 2 000 km. Pour les poids lourds (N2, N3, M2, M3) il doit s’écouler 12 mois entre la première immatriculation et la cession et le véhicule doit avoir parcouru au moins 40 000 kms. Les petits trains routiers touristiques et véhicules tracteur d’un petit train routier touristique doivent avoir parcouru au moins 10 000 kms ou fonctionné au moins 700 heures avant d’être cédés.
  • Les cycles à assistance électrique ou les remorques électriques pour cycle doivent être identifiés : Identifiant de 10 caractères alphanumériques mis en place sur le cadre du cycle (sauf circonstances particulières) et il est lisible sans difficulté sur un cycle en stationnement (cliquez ici pour en savoir plus).

Quels véhicules ?

Le bonus « véhicules neufs » concerne les véhicules émettant moins de 50 g/km d’émission de CO2, c’est-à-dire les véhicules électriques, hydrogènes et dorénavant les véhicules hybrides rechargeables.

Sont concernés :

  • Les véhicules particuliers (M1)
  • Les camionnettes (N1)
  • Les 2 ou 3 roues et quadricycles motorisés
  • Les VASP électriques
  • Les véhicules N2 (véhicule conçu et construit pour le transport de marchandises ayant un poids maximal supérieur à 3,5 tonnes et inférieur ou égal à 12 tonnes)
  • Les véhicules N3 (véhicule conçu et construit pour le transport de marchandises ayant un poids maximal supérieur à 12 tonnes)
  • Les véhicules M2 (véhicule conçu et construit pour le transport de personnes, comportant, outre le siège du conducteur, plus de huit places assises et ayant un poids maximal inférieur ou égal à 5 tonnes)
  • Les véhicules M3 (véhicule conçu et construit pour le transport de personnes, comportant, outre le siège du conducteur, plus de huit places assises et ayant un poids maximal supérieur à 5 tonnes)
  • Les cycles à assistance électrique qui n’utilisent pas de batterie au plomb ou les remorques électriques pour cycle
  • Les petits trains routiers touristiques (ensemble de véhicules composé d’un véhicule tracteur équipé d’un compteur kilométrique et de remorques, autre qu’un autocar ou un autobus, lorsqu’il circule sur les voies ouvertes à la circulation publique dans le cadre exclusif de l’animation touristique ou à l’occasion de manifestations à caractère commercial ou de prestations de service ponctuelles, ou est un véhicule tracteur d’un petit train routier touristique).

Bonus écologique pour l’achat d’un véhicule d’occasion :

Nouveauté depuis le 9 décembre 2020

Qui peut en bénéficier ?

Bénéficie du bonus écologique pour l’achat d’un véhicule d’occasion, le particulier (majeur) justifiant d’un domicile ou en France ou une personne morale justifiant d’un établissement en France qui acquiert ou prend en location, dans le cadre d’une durée supérieure ou égale à 2 ans), un véhicule automobile déjà immatriculé depuis 2 ans, émettant moins d’un certain niveau de CO2 par kilomètre (en gramme de C02).

Conditions d’obtention :

  • Le véhicule doit avoir fait l’objet d’une première immatriculation depuis au moins deux ans à la date de facturation du véhicule ou de versement du premier loyer
  • Le véhicule doit être immatriculé en France dans une série définitive
  • Le véhicule ne doit pas être cédé par l’acquéreur ou le titulaire d’un contrat de location dans les 2 ans suivant sa date de facturation ou de versement du premier loyer
  • Le véhicule acquis ne doit pas appartenir à un membre du même foyer fiscal

Quels véhicules ?

Le bonus concerne les véhicules émettant moins de 20 g/km d’émission de CO2.

Sont concernés :

  • Les véhicules particuliers (M1)
  • Les camionnettes (N1)

 

 Montants accordés pour la période du 1er  janvier 2022 au 30 juin 2022

Un bonus supplémentaire de 1 000 € est accordé aux bénéficiaires du bonus pour les véhicules neufs qui sont domiciliés en outre-mer. (Nouveauté depuis le 21 janvier 2021)

 

  • Véhicules des catégories dites N2 et N3 :

Bénéficient du bonus écologique les véhicules NEUFS des catégories dites N2 et N3 utilisant exclusivement, l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des deux comme source d’énergie. Dans ce cas, le montant du bonus est fixé à 40% du coût d’acquisition (TTC) augmenté le cas échéant du coût de la batterie si celle-ci est prise en location, dans la limite de 50 000€.

 

  • Véhicules des catégories dites M2 et M3 :

Bénéficient du bonus écologique les véhicules NEUFS des catégories dites M2 et M3 utilisant exclusivement, l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des deux comme source d’énergie. Dans ce cas, le montant du bonus est fixé à 40% du coût d’acquisition (TTC) augmenté le cas échéant du coût de la batterie si celle-ci est prise en location, dans la limite de 30 000€.

 

  • Les 2 ou 3 roues ou quadricycles motorisés électriques :

Depuis le 1er janvier 2017, un bonus écologique a été créé pour l’achat des 2 ou 3 roues et quadricycles motorisés électriques NEUFS. Le montant de l’aide dépend de la puissance maximale nette du moteur.

– Si leur moteur est doté d’une puissance maximale nette supérieure ou égale à 3 kilowatts et s’ils ne sont pas dotés d’une batterie au plomb, le montant du bonus est de 250 € par kWh d’énergie de la batterie, sans être supérieur au plus faible des deux montants suivants : 27 % du coût d’acquisition TTC OU 900 .

– Si leur moteur est doté d’une puissance maximale nette inférieure ou égale à 3 kilowatts et s’ils ne sont pas dotés d’une batterie au plomb,  le montant du bonus est fixé à 20% du coût d’acquisition TTC, sans être supérieur à 100 €.

 

  • Vélos électriques :

L’aide à l’acquisition d’un cycle à assistance électrique (« bonus vélo ») neuf est réservée aux seules personnes physiques dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 13 489 € ou à toute personne morale justifiant d’un établissement en France.

Le vélo doit obligatoirement être identifié.

Le vélo neuf ne doit pas être cédé par son acquéreur dans l’année suivant son acquisition.

Une personne physique ne peut en bénéficier qu’une fois.

 

    • Pour les cycles à pédalage assisté acquis par une personne physique :

L’aide ne pourra être accordée que si une aide ayant le même objet a été accordée par la collectivité territoriale ou un groupement de collectivités territoriales dans laquelle réside le demandeur. Ces deux aides sont cumulatives. Le montant du bonus accordé par l’Etat est alors identique à celui accordé par la collectivité territoriale. Cette aide de l’Etat ne peut dépasser 200€.  

 

    •  Pour les cycles aménagés, (pour permettre le transport de personnes ou de marchandises à l’arrière ou l’avant du conducteur ou pour répondre aux besoins de personnes en situation de handicap), et pour les remorques électriques pour cycle :

Le montant du bonus est fixé à 40% du cout d’acquisition dans la limite de 1000€.

 

Dispositions transitoires

Lorsqu’elles sont plus avantageuses, les dispositions relatives au bonus qui étaient applicables jusqu’au 30 juin 2021, s’appliquent aux véhicules neufs (qui n’ont pas fait l’objet précédemment d’une première immatriculation en France et à l’étranger) commandés ou dont le contrat de location a été signé avant le 30 juin 2021 inclus, à condition que leur facturation ou le versement du premier loyer intervienne au plus tard le 31 décembre 2021.

Quelles démarches pour percevoir l’aide ?

Deux solutions s’offrent à l’acquéreur du véhicule pour recevoir le bonus écologique :

  • Soit le professionnel accepte de déduire directement le bonus à l’achat du véhicule

Si le professionnel accepte d’avancer le montant du bonus, celui-ci sera déduit du prix d’achat TTC.

Le bonus et sa majoration éventuelle doivent être identifiés et visibles sur la facture : il y aura une ligne spécifique indiquant le montant du bonus accordé.

Le vendeur sera directement remboursé par l’État des avances qu’il a consenties, à condition qu’il ait conclu une convention spécifique avec l’Agence de Services et de Paiement (ASP).

Comment faire pour être conventionné ?

1. Télécharger la convention sur le site de l’ASP (https://www.asp-public.fr/bonus-ecologique-et-prime-la-conversion-lespace-des-professionnels-pour-les-vehicules-immatricules)

2. Remplir et signer la convention ainsi que ses annexes

3. Joindre un extrait K-bis de moins de 3 mois et un RIB

 Attention : la convention prend effet à sa date de signature avec l’ASP. Pour pouvoir procéder à l’avance du Bonus et/ou de la prime à la conversion, le professionnel doit attendre le retour de la convention signée.

Les professionnels conventionnés bénéficient d’un extranet qui leur est dédié : https://www.asp-public.fr/bonus-ecologique-et-prime-la-conversion-lespace-des-professionnels-pour-les-vehicules-immatricules

Attention :

Le professionnel titulaire de la convention avec l’ASP s’assure de l’éligibilité du dossier constitué sous sa responsabilité.

Il réunit la liste des pièces justificatives mentionnées à l’annexe 1 de la  convention, s’assure de leur validité et de leur conformité à cette annexe. Il est également responsable de leur conservation pendant une durée de trois ans, en plus de l’année de la demande de remboursement.

Le titulaire de la convention est responsable des données qu’il enregistre et transmet à l’ASP via l’Extranet mis à sa disposition, en vue du remboursement des avances consenties aux bénéficiaires finaux ou du versement de l’aide lorsqu’il en est lui-même le bénéficiaire.

Il ne peut demander à l’ASP de procéder à des saisies complémentaires pour les dossiers gérés sous sa responsabilité.

Cliquez ici pour consulter un courrier de l’ASP : Rappels sur les modalités de mise en œuvre de la convention avec l’ASP.

  • Soit l’acquéreur fait personnellement sa demande de bonus

Si le professionnel n’avance pas le montant du bonus, pour bénéficier de l’aide, l’acheteur doit formuler sa demande en ligne sur le téléservice suivant :  https ://www.primealaconversion.gouv.fr/dboneco/#/home.

Le dossier de demande doit être déposé dans les 6 mois maximum à compter de la date de facturation du véhicule, ou dans le cas d’une location, à compter de la date du 1er versement du loyer prévue par l’échéancier.

Cette demande devra être accompagnée des pièces justificatives suivantes :

  • Copie de la pièce d’identité du demandeur ;
  • Un justificatif de domicile, en France, de moins de 3 mois ;
  • Un relevé d’identité bancaire ou postal au nom du bénéficiaire ;
  • Une copie du certificat, même provisoire, d’immatriculation ;
  • La date d’immatriculation et la date de la première immatriculation ;
  • Le genre national ;
  • Le taux d’émissions de CO2 par km ;
  • Les caractéristiques du véhicule, notamment l’appellation commerciale complète et le numéro de série ;
  • La valeur vénale de la batterie ou, à défaut, sa valeur assurée ;
  • L’engagement sur l’honneur :
    • Pour un véhicule acquis, à ne pas revendre le véhicule et à fournir la preuve, à toute demande de l’ASP, de la possession du véhicule pour une durée de 6 mois suivant son acquisition, ni avant d’avoir parcouru 6 000 km ;
    • Pour un véhicule loué, à ne pas modifier la durée du contrat et à fournir la preuve, à toute demande de l’ASP, de la possession du véhicule pour une durée de deux ans suivant la conclusion du contrat.

 

  • S’il s’agit d’un véhicule de démonstration, une copie du certificat de première immatriculation en France ou, pour un véhicule de démonstration acquis à l’étranger, tout document du constructeur, importateur, concessionnaire attestant que le véhicule a été affecté, pour une durée comprise entre 3 mois minimum et un an maximum, à des opérations de présentation et d’essai auprès de leur clientèle.

Si le dossier est incomplet, l’ASP en informe le demandeur par lettre simple et l’invite à compléter son dossier dans un délai de 30 jours. À défaut de régularisation, la demande d’aide est refusée et l’organisme en informe le demandeur par lettre simple.

Attention : en cas de cumul du bonus et de la prime de conversion (pour la mise à la casse d’un vieux véhicule diesel), il faudra adresser un seul dossier pour les 2 aides car leur paiement est simultané. Cependant, si le vendeur ou le loueur de véhicules n’avance que l’une ou l’autre des aides, deux demandes de versement distinctes pourront être présentées.

La liste des pièces justificatives nécessaires à l’acquisition ou à la location d’un 2 ou 3 roues, quad ou d’un vélo électrique diffère un peu. Pour connaître les pièces exactes exigées, voir arrêté du 29 décembre 2017, article 1, 2° et 3°.

LA PRIME A LA CONVERSION 2022

Pour bénéficier de la prime à la conversion il faut détruire un véhicule ancien et acheter un véhicule moins polluant répondant à certaines conditions.

Un particulier (personne physique) ne peut en bénéficier qu’une fois (quelque soit le nombre de véhicules remis pour destruction).

Une personne morale et une administration de l’Etat peut en bénéficier autant de fois que de véhicule remis pour destruction.

Qui peut en bénéficier ?

Jusqu’au 1er janvier 2023, peuvent bénéficier de la prime à la conversion les personnes physiques majeures (une prime par personne), les personnes morales (entreprises) et les administrations de l’Etat (mairies, collectivités territoriales…) qui justifient d’un domicile ou d’un établissement en France et qui souhaitent acquérir ou prendre en location longue durée (dans le cadre d’un contrat d’une durée supérieure ou égale à deux ans) un véhicule terrestre.

Cette aide tient compte du revenu fiscal de référence des ménages détaillé plus loin.

Les conditions tenant à l’ancien véhicule détruit

La prime à la conversion ne peut être attribuée que si l’ancien véhicule remplit les conditions suivantes :

  • Appartenir à la catégorie des voitures particulières ou des camionnettes;
  • Être un véhicule essence dont la date de 1ère mise en circulation est antérieure au 01/01/2006 ou être un véhicule diesel dont la date de 1ère mise en circulation est antérieure au 01/01/2011 ;
  • Appartenir au bénéficiaire de l’aide ;
  • Avoir été acquis depuis au moins 1 an par ce même bénéficiaire ;
  • Être immatriculé en France dans une série normale ou avec un numéro d’immatriculation définitif ;
  • Ne pas être gagé ;
  • Ne pas être considéré comme un véhicule endommagé ou faire l’objet d’un contrat d’assurance en cours de validité depuis au moins un an à la date de sa remise pour destruction ou à la date de facturation du véhicule acquis ou loué ;
  • Être remis pour destruction à un centre « véhicules hors d’usage » (VHU) agrée dans les 3 mois avant ou 6 mois après la date de facturation du véhicule acquis ou loué ;

Les conditions tenant au véhicule acquis ou loué

La prime à la conversion ne concerne pas l’ensemble des véhicules achetés ou loués, seulement ceux répondant aux conditions suivantes :

  • Il doit s’agir d’un véhicule particulier, d’une camionnette, d’un cycle à pédalage assisté, d’un 2 ou 3 roues motorisé électrique ou d’un quad ; ou appartenant à la catégorie M2 ou N2.
  • Et dont le coût d’acquisition est inférieur ou égal à 60000 € TTC, incluant le cas échéant le coût d’acquisition ou de location de la batterie.
  • Le véhicule doit être immatriculé en France avec un numéro définitif ou pour les cycles, être identifié.
    • Attention aux véhicules importés immatriculés en WW = seule la date de l’immatriculation définitive compte.
  • Il ne doit pas être cédé par l’acquéreur ou le titulaire du contrat de location :
    • Dans l’année suivant son acquisition, ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 km, pour une voiture particulière ou une camionnette;
    • Dans l’année suivant son acquisition, ni avant d’avoir parcouru au moins 2 000 km pour un 2 ou 3 roues ou un quad.
  • ne pas être considéré comme un véhicule endommagé ;

Comprendre le mécanisme de l’aide

Le montant de la prime à la conversion dépend à la fois du véhicule acheté et des conditions de ressources (revenu de référence fiscal).

Revenu fiscal de référence, qu’est-ce que c’est ?

– Revenu fiscal de référence (RFR)

Le revenu fiscal de référence est calculé par l’administration, à partir de plusieurs éléments du foyer. Il est visible sur l’avis d’imposition dans le cadre « Vos références ».

– Revenu fiscal de de référence par part fiscales

Le Revenu fiscal de référence doit être rapporté (divisé) au nombre de parts fiscales du bénéficiaire. Il se trouve au verso de l’avis d’imposition, rubrique « nombre de parts ».

Du 1er janvier 2022 au 30 juin 2022, les montants de la prime à la conversion sont les suivants :

¹ Gros rouleur : Personne dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieur à 30 km ou effectuant plus de 12 000 km par an dans le cadre de son activité professionnelle avec son véhicule personnel.

 

² Le seuil de 137 g/km de CO2 WLTP est remplacé par le seuil de 109 g/km de CO2 et le seuil de 127 g/km de CO2 WLTP est remplacé par le seuil de 99 g/km de CO2 lorsque que le véhicule est homologué sous la norme NEDC (1ère mise en circulation avant le 01/03/2020) ou lorsque celui-ci est accessible en fauteuil roulant.

 

³ Classe I : Camionnette (N1) dont la masse de référence est inférieure ou égale à 1305 kg.

Classe II : Camionnette (N1) dont la masse de référence est supérieur à 1305 kg et inférieure ou égale à 1760 kg.

Classe III : Camionnette (N1) dont la masse de référence est supérieure à 1760 kg.

Masse de référence = Consultez le champ G du certificat d’immatriculation du véhicule (CIV) et ajoutez 25 kg.

 

Dispositif transitoire : Lorsqu’elles sont plus avantageuses, les conditions de la prime à la conversion (plafond de 132g WLTP au lieu de 127g WLTP) restent applicables aux véhicules commandés ou dont le contrat de location a été signé avant le 31/12/2021 inclus, à condition que leur facturation ou le versement du premier loyer intervienne au plus tard le 31/03/2022.  

 

La prime à la conversion est majorée dans les cas suivants :

  • Le bénéficiaire est une personne physique dont le domicile ou le lieu de travail est situé dans une commune dont une partie du territoire est située dans une zone à faibles émissions mobilité (ZFE) et lorsqu’une aide ayant le même objet a été attribué par une collectivité territoriale sur le territoire duquel se trouve la ZFE considérée.

ou

  • Le bénéficiaire est une personne morale justifiant d’un établissement dans une commune dont une partie du territoire est située dans une zone à faibles émissions mobilité (ZFE) et lorsqu’une aide ayant le même objet a été attribué par une collectivité territoriale sur le territoire duquel se trouve la ZFE considérée.

Le montant de la majoration est identique au montant de l’aide attribuée par la collectivité territoriale dans la limite de 1 000€.

Retrouvez les barèmes détaillés de bonus et de prime à la conversion sur le site  https://www.primealaconversion.gouv.fr/dboneco/accueil/.

Les véhicules Flex fuel

Sont éligibles les véhicules flex-fuel d’origine fonctionnant au Superéthanol-E85.

Le dispositif prévoit que pour ces véhicules bénéficiant par ailleurs d’un abattement de 40% des émissions de dioxyde de Carbonne, le taux d’émission est renseigné à la rubrique (Z) du certificat d’immatriculation. Vous devez donc vous y reporter pour identifier le montant éligible.

Comment bénéficier de la prime à la conversion ?

A noter :

  • Un particulier (personne physique) ne peut en bénéficier qu’une fois (quelque soit le nombre de véhicules remis pour destruction).
  • Une personne morale et une administration de l’Etat peut en bénéficier autant de fois que de véhicule remis pour destruction.

Les démarches à suivre, les délais et, le cas échéant, le formulaire à remplir pour bénéficier de cette prime sont les mêmes que pour bénéficier du bonus écologique (cf. supra « quelles démarches pour percevoir l’aide ? »).

Pour bénéficier de la prime à la conversion, lorsque l’acquéreur fait lui-même sa demande, il doit formuler sa demande en ligne sur le téléservice suivant https ://www.primealaconversion.gouv.fr/dboneco/#/home (s’il demande le bonus et la prime, il devra télétransmettre les documents demandés pour les deux types d’aides) :

 

  • Informations relatives au demandeur: copie d’une pièce d’identité, preuve de sa domiciliation en France, relevé d’identité bancaire et, le cas échéant, un avis d’imposition de l’année passée prouvant l’absence de cotisation à l’impôt sur le revenu. Si gros rouleur : une attestation d’employeur sur laquelle figure son adresse de lieu de travail pour vérifier si la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieure à 30 kms (60 kms aller-retour).

 

  • Informations relatives au véhicule acquis ou loué(le nom du demandeur doit figurer sur l’ensemble des documents) :
    • Preuve de propriété ;
    • Preuve d’acquisition et date d’acquisition (si véhicule loué, date de versement du 1er loyer) ;
    • Dans le cas d’un véhicule neuf, la date de commande si elle est différente de la date d’acquisition ou dans le cas d’une location, la date du contrat de location ;
    • Une preuve d’immatriculation, la date d’immatriculation et la date de la première immatriculation ;
    • Le coût d’acquisition et la valeur vénale de la batterie, le cas échéant ;
    • Le genre national ;
    • Pour les véhicules particuliers et les camionnettes : le taux d’émission de CO2 par km et la classification en fonction du niveau d’émission de polluants atmosphériques ;
    • Pour les 2 et 3 roues motorisés et les quads : la source d’énergie, la quantité d’énergie du moteur, la composition chimique de la batterie, la puissance max. nette du moteur (en Kw), les caractéristiques du véhicule (appellation commerciale complète et numéro de série) ;
    • Pour le véhicule acquis : l’engagement sur l’honneur à ne pas revendre, et à fournir la preuve sur demande, dans les 6 mois ou avant d’avoir parcouru 6 000 km (voitures et camionnettes) ou dans les 12 mois ou avant d’avoir parcouru 2 000 km (2 et 3 roues et quads).
    • Pour le véhicule loué : l’engagement sur l’honneur de ne pas modifier le contrat et à fournir la preuve de la possession du véhicule à l’ASP, sur toute demande.

 

  • Informations sur le véhicule ancien mis au rebut:
    • Une copie du certificat d’immatriculation du véhicule ancien retiré de la circulation. La carte grise doit avoir préalablement été barrée et revêtue par son titulaire de la mention « vendu le … (date de la mutation) pour destruction » ou « cédé le … (date de la mutation) pour destruction », suivie de sa signature (ne pas empiéter sur la zone imprimée du certificat d’immatriculation)
    • Une copie du certificat de destruction du véhicule ancien (incluant la déclaration d’achat pour destruction), conforme au formulaire Cerfa 14365*01 – (https ://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_14365.do )
    • En cas de remise du véhicule ancien auprès d’un démolisseur agréé dans un autre Etat membre de l’Union européenne selon la procédure d’autorisation en vigueur, une traduction certifiée conforme doit être jointe à l’original.
    • Une attestation d’assurance pour le véhicule ancien, en cours de validité à la date de sa remise pour destruction ou à la date de facturation du véhicule neuf.
    • Un certificat de non-gage pour le véhicule ancien, établi par les services préfectoraux, datant de moins d’un mois à la date de remise du véhicule pour destruction.
    • S’il y a lieu, une copie de l’avis d’impôt sur le revenu de l’année précédant l’acquisition du véhicule neuf ou des éléments pouvant justifier une cotisation nulle d’impôt sur le revenu précédant l’acquisition du véhicule.

 

A retenir : Le propriétaire du véhicule ancien doit être l’acquéreur du véhicule neuf. Si le nom ou la raison sociale de l’acquéreur du véhicule neuf, demandeur de l’aide, et celui du titulaire du certificat d’immatriculation du véhicule ancien retiré de la circulation sont différents, il sera nécessaire de fournir la copie d’une pièce officielle prouvant qu’il s’agit de la même personne. (Par exemple : extrait K-bis pour les sociétés).

 

Nous attirons votre attention sur la nécessité d’être extrêmement rigoureux dans la démarche de demande de bonus / prime à la conversion auprès de l’ASP. Le professionnel conventionné par l’ASP procède à une avance du montant du bonus et/ou de la prime à la conversion pour le compte de son client. Il ne faut pas hésiter à demander au client l’ensemble des documents justificatifs et à utiliser le simulateur avant de lancer la demande : https://www.primealaconversion.gouv.fr/dboneco/accueil/

En cas de doute sur l’éligibilité d’un dossier, n’hésitez pas à appeler l’ASP au 0 800 74 74 00.

En effet, des contrôles sur pièces sont réalisés par l’ASP a posteriori : en cas de demande indue de bonus et/ou de la prime à la conversion, c’est-à-dire si la prime n’était pas due, l’ASP demandera au professionnel de rembourser le montant perçu à tort.

 

Spécificité des véhicules M2 et N2

L’article D 251-1 du Code de l’énergie vise dans les catégories de véhicules éligibles les M2 ou N2 bénéficiant de la dérogation de poids prévue au IV de l’article R 312-4 du Code de la route et d’un poids autorisé en charge inférieur ou égal à 3.5 tonnes.

La FNA vous décrypte ce texte.

– Catégories M2 et N2

Véhicule M2 : Véhicules conçus et construits pour le transport de passagers comportant, outre le siège du conducteur, plus de huit places assises et ayant une masse maximale ne dépassant pas 5 tonnes.

Catégorie N2: Véhicules conçus et construits pour le transport de marchandises ayant un poids maximal supérieur à 3,5 tonnes, mais ne dépassant pas 12 tonnes.

– Dérogation de poids prévue au IV de l’article R. 312-4 du code de la route

Le Code de la route dispose :

Les véhicules à gazogène, gaz comprimé et accumulateurs électriques ou systèmes de propulsion alternatifs bénéficient, dans la limite maximale d’une tonne, de dérogations correspondant au poids en ordre de marche soit du gazogène et de ses accessoires, soit des accumulateurs et de leurs accessoires, soit des stockages d’énergie mécaniques et de leurs accessoires.

– Dont le PTAC est inférieur ou égal à 3.5 tonnes.

Attention : le PTAC est mentionné à la rubrique F2 du certificat d’immatriculation à Masse en charge maximale admissible en service (en kg): PTAC.

Cette masse est à distinguer de la rubrique F1 à Masse en charge maximale techniquement admissible, sauf pour les motocycles (en kg) que l’on retrouve dans la définition des M2 et N2.

LA PRIME AU RETROFIT ELECTRIQUE

Une aide dite rétrofit électrique est attribuée à toute personne physique majeure justifiant d’un domicile en France ou à toute personne morale (entreprise) justifiant d’un établissement en France et à toute administration de l’Etat (mairies, collectivités territoriales …) qui est propriétaire d’un véhicule automobile terrestre à moteur qui :

  • Appartient à la catégorie des voitures particulières, des camionnettes, des véhicules M2, M3, N2, N3, des véhicules à moteur à deux ou trois roues,  quadricycles à moteur ou des tracteurs d’un petit train routier touristique ;
  • A fait l’objet d’une transformation de véhicule à motorisation thermique en motorisation électrique à batterie ou à pile à combustible, selon les conditions définies par arrêté rétrofit ;
  • A été acquis depuis au moins un an par le bénéficiaire de l’aide ;
  • N’est pas cédé par ce même bénéficiaire :
    • Pour les voitures particulières ou camionnettes : dans l’année suivant sa transformation ni avant d’avoir parcouru au moins 6 000 kilomètres.
    • Pour les 2 ou 3 roues et quadricycles à moteurdans l’année suivant sa transformation ni avant d’avoir parcouru au moins 2 000 kilomètres.
    • Pour les véhicules M2, M3, N2 ou N3 : dans l’année suivant sa transformation ni avant d’avoir parcouru au moins 40 000 kilomètres.
    • Pour les véhicules tracteurs d’un petit train routier touristiques : dans l’année suivant sa transformation ni avant d’avoir parcouru au moins 10 000 kilomètres.

Montant de la prime attribué pour la transformation du véhicule :

* Gros rouleur : Personne dont la distance entre son domicile et son lieu de travail est supérieur à 30 km ou effectuant plus de 12 000 km par an dans le cadre de son activité professionnelle avec son véhicule personnel.

** Classe I : Camionnette (N1) dont la masse de référence (poids à vide) est inférieure ou égale à 1305 kg.

Classe II : Camionnette (N1) dont la masse de référence (poids à vide) est supérieur à 1305 kg et inférieure ou égale à 1760 kg.

Classe III : Camionnette (N1) dont la masse de référence (poids à vide) est supérieure à 1760 kg.

Les demandes de l’aide au rétrofit doivent être déposées au plus tard dans les 6 mois suivant la facturation de l’installation du dispositif de conversion électrique.

 

Pour guider les professionnels de l’automobile dans les modalités de traitements des dossiers d’aide Bonus et Prime à la conversion, téléchargez ci-dessous (documents complémentaires) une communication qui précise :

– le calendrier de la nouvelle version de l’extranet ;

– un rappel des références réglementaires ;

– des consignes sur des points d’attention.

Nous vous rappelons que l’assistance dédiée aux professionnels est à votre disposition au 0.800.74.74.00 pour tout complément d’information.

 

 

Consultez les barèmes 2021 et 2022 dans l’onglet « documents complémentaires » ci-dessous. 

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Les ventes de véhicules de démonstration doivent faire l’objet d’une attention particulière. Cette note a pour objectif de vous présenter en quelques lignes les grands principes encadrant ces opérations.

Elle ne se substitue pas pour autant à la législation fiscale. En cas de doute sur une opération, n’hésitez pas à vous rapprocher de l’Administration fiscale.

Vous trouverez sur notre site www.fna.fr des notes plus détaillées sur la TVA applicable aux ventes de VO, Véhicules neufs …

DEFINITION[1]

Un véhicule de démonstration est un véhicule neuf d’un PTAC 3,5 tonnes, affecté pour une durée de trois mois minimum et un an maximum exclusivement à la démonstration. Celle-ci consiste en l’utilisation de ces véhicules, par les constructeurs, importateurs, concessionnaires et agents de marque, dans le cadre d’opérations de présentation et d’essai auprès de leur clientèle.

Peut être affecté à la démonstration tout véhicule soumis à immatriculation répondant aux conditions précitées et ce, quels que soient son genre et sa carrosserie (voiture particulière, motocyclette, camionnette, remorque, etc.).

Les délais définis ci-dessus s’entendent à partir de la date de la première immatriculation indiquée sur le certificat d’immatriculation.

REGIME DE TVA APPLICABLE AUX VENTES DE VEHICULES DE DEMONSTRATION

Les véhicules de démonstration sont soumis à des règles de déductibilité de la TVA particulières.

  • Le principe :

Au moment de leur revente, les véhicules de démonstration doivent être assimilés à des VO[2].

  • Modalités pratiques :
  • Lors de l’affectation des véhicules de démonstration :
  • Exclusion de principe du droit à déduction :

Les véhicules conçus pour transporter des personnes ou à usages mixtes n’ouvrent droit à déduction[3], que s’ils sont destinés à être revendus à l’état neuf. Faute de remplir cette condition, les véhicules de démonstration sont exclus du droit à déduction.

Un véhicule neuf doit donc normalement faire l’objet d’une livraison à soi-même[4] dès qu’il est affecté à la démonstration. Cette opération est exigée[5] pour tous les biens qui ont donné lieu à déduction au moment de leur achat et qui sont ensuite affectés à une activité qui a pour effet de les exclure du droit à déduction.

  • Tolérance de l’Administration Fiscale(Bulletin Officiel des Finances Publiques-Impôts BOI-TVA-DED-30-30-20-20170201):

L’Administration Fiscale rappelle, qu’à « titre de règle pratique, il est toutefois admis selon le cas » :

  • Que la taxe déduite lors de l’acquisition du véhicule soit directement reversée sur la déclaration de TVA souscrite au titre du mois de l‘affectation du véhicule à la démonstration (ligne 15 de l’imprimé n° 3310-CA3-SD (CERFA n° 10963) disponible sur le site www.impots.gouv.fr).
  •  Au moment de la vente du véhicule de démonstration, la taxe précédemment reversée, fait l’objet d’une déduction, si le vendeur soumet le montant total de la transaction à la TVA.

ou

  • Que dans un souci de simplification, un concessionnaire qui a déduit la taxe lors de l’acquisition du VN ne procède à aucun reversement lorsque celui-ci est affecté à la démonstration.
  •  Il doit alors soumettre obligatoirement la totalité du prix de vente à la TVA.

Bien entendu, si la TVA n’a pas été déduite lors de l’achat du véhicule aucune régularisation de TVA n’est exigée.

  • Lors de la revente aux clients :

Les ventes des véhicules de démonstration sont soumises aux règles des ventes des biens d’occasion par des assujettis-revendeurs qui ont le choix entre[6]:

  • Application du régime de la marge (sur la différence entre le prix de vente et le prix d’achat – article 297 A du CGI)[7]
  • Application du Régime général (sur le prix de vente total – Article 297 C du CGI)

Dans le cas où le reversement a été effectué dès l’affectation du véhicule, le vendeur peut déduire au montant de la vente, la totalité de la TVA qu’il a supportée à raison de l’achat du véhicule.

[1] Article 4 de l’arrêté du 9 février 2009 relatif aux modalités d’immatriculation des véhicules.

[2] Selon le Conseil d’Etat, ils doivent être considérés comme des VO dans le sens où ils ont quitté le cycle de production, et ont fait l’objet d’une utilisation avant leur revente.

[3] Selon le 6° du 2 du IV de l’article 206 de l’Annexe II au CGI

[4] La livraison à soi-même désigne l’opération par laquelle une entreprise soumise à la TVA (exemple concessionnaire ou agent) immobilise, consomme ou attribue à son personnel, à son dirigeant ou à des tiers, des biens ou des services destinés à l’activité de l’entreprise ou qu’elle a produits et qui auraient pu être vendus.

[5] Article 257-II du CGI.

[6]  Si application du point 2 du paragraphe sur la tolérance de l’Administration fiscale présenté ci-dessus.

[7]  La taxe facturée par le fournisseur au moment de l’achat du véhicule est alors définitivement exclue du droit à déduction.

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Mise en garde contre les registres, annuaires et sites de référencement professionnels

Les professionnels sont souvent la cible de pratiques commerciales douteuses par des sites se présentant sous forme d’annuaires, de registres, etc. Ces prestataires se présentent comme étant spécialisés dans le référencement sur internet. 

 

Nous vous invitons à la plus grande vigilance. Certains d’entre eux usent d’artifices pour vous laisser croire qu’il s’agit :

  • d’un formulaire officiel

ou

  • d’une simple actualisation de vos données sur un site officiel.

 

En masquant qu’il s’agit en réalité d’une proposition commerciale au coût parfois exorbitant !

Conseils FNA

  • Ne pas signer de contrat, ou donner suite à ces sollicitations si vous ne connaissez pas l’expéditeur !
  • Lisez bien les informations contenues sur ces documents (courriers, conditions générales de ventes, devis, prospectus …) :
    • En réalité, il s’agit d’une commande d’insertion de vos données sur un site de référencement et non d’un formulaire,
    • La durée d’engagement irrévocable peut aller de 3 à 5 ans,
    • Le coût est exorbitant, payable à l’avance,
    • Le service rendu est souvent limité …

Position de la DGCCRF

La DGCCRF se positionne sur les pratiques et donne les conseils suivants aux professionnels :

 

Des pratiques commerciales lourdement sanctionnées en France grâce à l’action de la DGCCRF

Le professionnel lésé peut s’adresser à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou à la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de son département de résidence.

Si les faits sont établis, lorsque la société a son siège en France (certains sites sont notamment situés dans d’autres Etats membres), l’administration peut transmettre au procureur de la République un procès-verbal pour « pratique commerciale trompeuse ». Le responsable de ces pratiques encourt alors jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 300 000 €.

 Si la qualification de « pratique commerciale trompeuse » est l’outil privilégié de lutte contre la fraude aux annuaires professionnels, d’autres instruments juridiques peuvent être déclenchés, selon les cas : tromperie sur la nature du service ou sur les qualités substantielles ; contrefaçon de marque en cas d’utilisation de logos proches ou similaires de marques existantes ; manquements aux règles de facturation, etc. Pour les sociétés françaises, l’enquête conduit quasi systématiquement à la rédaction de procédures contentieuses pénales ou civiles.

Les procédures pénales permettent aux victimes de se porter partie civile au procès et d’espérer récupérer les sommes investies.

Outre des peines d’amende, des peines de prison fermes et des interdictions de gérer sont parfois prononcées à l’encontre des responsables.

Pour  les sociétés envoyant des offres ressemblant à des documents administratifs, outre les suites pénales  évoquées, les directeurs des services d’enquête de la DGCCRF ont la  faculté d’assigner les sociétés en référé devant le juge civil en vue d’obtenir la cessation de la pratique, sous astreinte financière en cas de non-respect .

Le liste des DDPP se trouve sous ce lien : https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/coordonnees-des-DDPP-et-DDETSPP

Il est donc possible de saisir la DDPP en leur adressant le dossier, les échanges, relances, etc …

 

Nous vous invitons à consulter ces liens vers le site de la DGCCRF:

Annuaires professionnels, une arnaque qui perdure

Les annuaires professionnels : attention ne vous laissez pas abuser

 

Encore une fois, ne signez rien dans l’entreprise vous engageant. Prenez le temps de tout vérifier !

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Délais de paiement entre entreprises et intérêts de retard

Dans les relations contractuelles entre professionnels, il est obligatoire de mentionner sur les factures les informations concernant les délais de paiement et les pénalités de retard.

L’article L. 441-10 du Code de commerce dispose (applicable uniquement entre professionnels) :

Sauf dispositions contraires figurant aux conditions de vente ou convenues entre les parties, le délai de règlement des sommes dues ne peut dépasser trente jours après la date de réception des marchandises ou d’exécution de la prestation demandée.

Le délai convenu entre les parties pour régler les sommes dues ne peut dépasser soixante jours après la date d’émission de la facture.

Par dérogation, un délai maximal de quarante-cinq jours fin de mois après la date d’émission de la facture peut être convenu entre les parties, sous réserve que ce délai soit expressément stipulé par contrat et qu’il ne constitue pas un abus manifeste à l’égard du créancier.

En cas de facture périodique au sens du 3 du I de l’article 289 du code général des impôts, le délai convenu entre les parties ne peut dépasser quarante-cinq jours après la date d’émission de la facture.

Le code de commerce prévoit des délais de paiement impératifs pour certains secteurs. Ainsi, pour le transport routier de marchandises et la location de véhicules avec ou sans conducteur, les délais de paiement convenus ne peuvent en aucun cas dépasser 30 jours à compter de la date d’émission de la facture.

Les CGV sont librement rédigées par le fournisseur en fonction de sa politique et du marché concurrentiel. Par contre, la négociabilité des CGV est libre.

Un client et un fournisseur peuvent donc négocier un allongement des délais (supérieurs à celui des CGV mais dans la limite de la loi). Il peut exister, au titre de l’équilibre, une compensation à la charge du client.

Sanction du non-respect des délais 

Les intérêts de retard 

Les conditions de règlement doivent obligatoirement préciser les conditions d’application et le taux d’intérêt des pénalités de retard exigibles le jour suivant la date de règlement figurant sur la facture dans le cas où les sommes dues sont réglées après cette date, ainsi que le montant de l’indemnité forfaitaire de recouvrement.

Formule de calcul des pénalités de retard

Intérêt de retard = montant impayé X taux d’intérêt X nombre de jours de retard / 365

► Le taux des pénalités exigibles le jour suivant la date de règlement inscrite sur la facture : 

  • Si vous insérez une clause sur les pénalités de retard dans votre contrat : le taux ne pourra être inférieur à trois fois le taux d’intérêt légal, 
  • Si vous ne prévoyez rien dans votre contrat: le taux ne pourra être inférieur au taux d’intérêt appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente majoré de 10 points de pourcentage. 

Les pénalités de retard sont exigibles sans qu’un rappel soit nécessaire.

En 2024, le taux d’intérêt légal est de 5,07 % (1er semestre). 

Le taux d’intérêt « appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente » n’est pas toujours aisé à connaître, car il varie plusieurs fois dans l’année. Depuis septembre 2023, il est de 4,5 %.

Petit exercice d’application pour déterminer le taux d’intérêt des pénalités de retard. 

Vous souhaitez établir un contrat avec un partenaire. 

Question: si vous ne prévoyez aucune clause dans votre contrat, quel sera le taux d’intérêt applicable à vos intérêts de retard ? 

⇒ Réponse : 14,5 %. Le taux d’intérêt appliqué par la BCE doit être augmenté de 10 points : 4,5 + 10 = 14,5 %.

 

Question : si vous prévoyez une clause, quel sera le taux d’intérêt en dessous duquel vous ne pourrez pas descendre ?

⇒ Réponse : 15,21 %. Le taux ne peut être inférieur à 3 fois le taux d’intérêt légal : 5,07 % x 3 = 15,21 %.

Le montant de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement due au créancier en cas de retard de paiement.

Le Code de commerce prévoit une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement en cas de retard de paiement de 40 €. 

Tout professionnel en situation de retard de paiement sera de plein droit débiteur de cette indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement (attention vous ne pouvez en aucun cas appliquer cette pénalité de retard à un consommateur en retard de paiement).

Cette indemnité forfaitaire devra figurer dans les conditions de règlement et sur la facture, au même titre que les conditions d’application et le taux d’intérêt des pénalités de retard exigible le jour suivant la date de règlement figurant sur la facture.

Les amendes administratives

Non-respect des délais, dépassement des délais plafond et mauvaise computation des délais

Sont passibles d’une amende administrative dont le montant ne peut excéder 75 000 € pour une personne physique et 2 M€ pour une personne morale, les faits suivants :

  • Ne pas respecter les plafonds légaux des délais de paiement (conventionnels, supplétifs, spécifiques à certains secteurs d’activité ou produits) ;
  • Ne pas indiquer les conditions d’application et les taux d’intérêt des pénalités de retard ;
  • Fixer un taux ou des conditions d’exigibilité des pénalités de retard non conformes ;
  • Ne pas respecter les modalités de computation des délais de paiement convenus entre les parties ;
  • La clause ou la pratique qui retarde de manière abusive le point de départ des délais de paiement.

Ce montant est porté à 150 000 € pour une personne physique et à 4 M€ maximum pour une personne morale en cas de récidive dans un délai de 2 ans à compter de la date à laquelle la première décision de sanction est devenue définitive.

Les mentions obligatoires sur les factures

Cette note a pour objectif de vous présenter les mentions obligatoires générales devant figurer sur vos factures. 

Pour rappel, la facturation des produits et des services vendus est obligatoire dans le cadre des activités professionnelles. Pour les ventes aux consommateurs, la délivrance d’une note est obligatoire pour les prestations de service supérieures ou égales à 25€ (TVA comprise). Pour les montants inférieurs, elle n’est obligatoire que sur demande du client

Attention : à compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront obligatoirement passer à la facturation électronique. Plus d’information en cliquant sur ce lien : Note FNA Facturation électronique obligatoire entre entreprises à compter de 2026

Mentions obligatoires générales

Tout achat de produits ou toute prestation de service pour une activité professionnelle fait l’objet d’une facturation en français et en deux exemplaires. Le vendeur doit délivrer une facture dès la réalisation de la livraison ou de la prestation de service. L’acheteur est tenu de la réclamer.

Liste des mentions obligatoires : 

A compter du 1er juillet 2024, des mentions supplémentaires seront obligatoires en raison du passage à la facturation électronique :

– le SIREN du client,
– la catégorie de l’opération (livraison de biens, prestation de service ou double (à la fois une livraison et une prestation, indépendantes l’une de l’autre),
– l’option de paiement de la TVA sur les débits, le cas échéant,
– l’adresse de livraison des biens, si elle est différente de l’adresse de facturation

  • Numérotation de la facture (à faire figurer sur toutes les pages)
  • Numéro individuel d’identification à la TVA (seulement si redevable à la TVA). Exception : factures inférieures ou égales à 150 € HT
  • Le nom complet et l’adresse des parties (vendeur et client) 
  • La date à laquelle la facture est établie 
  • La date de la vente ou de la prestation de services
  • La date à laquelle le règlement doit intervenir
  • Les conditions d’escompte applicables en cas de paiement à une date antérieure à celle définie dans les Conditions Générales de Ventes (CGV),
  • La quantité, la dénomination précise, et le prix unitaire hors TVA des produits vendus et des services rendus,
  • Toute réduction de prix acquise à la date de la vente ou de la prestation de service et directement liée à cette opération de vente ou de prestation de service
  • Majoration éventuelle de prix (transport, emballage, …)
  • Taux de TVA légalement applicable et le montant total de la TVA correspondant
  • Le taux des pénalités de retard exigibles en cas de non-paiement à la date de règlement (exigible sans qu’un rappel soit nécessaire)
  • Le montant de l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement due au créancier en cas de retard de paiement.
  • Somme totale à payer hors taxe (HT) et toutes taxes comprises (TTC)

Deux nouvelles mentions doivent obligatoirement figurer pour les factures émises à compter du 1er octobre 2019 :

  • adresse de facturation de l’acheteur et du vendeur si celle-ci est différente de leur adresse,
  • numéro de bon de commande s’il a été préalablement établi par l’acheteur.

Des sanctions sont prévues lorsque l’entreprise ne respecte pas l’ensemble de ces mentions obligatoires : amende administrative pouvant aller jusqu’à 75.000 € pour une personne physique et 375.000 € pour une personne morale.  Ces amendes peuvent être portées respectivement à 150.000 € et 750.000 € en cas de réitération du manquement dans un délai de 2 ans.

Mentions obligatoires particulières

Liste des mentions particulières possibles, selon les cas :

« Membre d’une association agréée, le règlement par chèque et carte bancaire est accepté » : si l’entreprise vendeur est membre d’un centre de gestion ou d’une association agréée.

« TVA non applicable, art. 293 B du CGI » : Si l’entreprise vendeur bénéficie de la franchise en base de TVA (auto-entrepreneur par exemple), la facture est en hors taxe.

 « Régime particulier – Bien d’occasion » : si application du régime de la TVA sur la marge. 

Kilométrage figurant au compteur : lors de toute intervention mécanique ou de tôlerie.

L’assurance professionnelle obligatoire: mention des coordonnées de l’assureur ou du garant, et de la couverture géographique du contrat ou de la garantie (voir ci-dessous).

Précision : depuis 2014 (loi Pinel), toute personne immatriculée au répertoire des métiers doit mentionner sur chacun de ses devis et chacune de ses factures l’assurance professionnelle lorsqu’elle est obligatoire pour l’exercice de son activité.

Qui est concerné ? Professionnels de la réparation, de la vente et du contrôle technique de l’automobile, vous avez une obligation d’assurance responsabilité civile du fait des dommages causés aux tiers par les véhicules qui vous sont confiés.

Vous devez donc mentionner sur vos devis et factures:

– L’assurance professionnelle obligatoire souscrite, 

– Les coordonnées de votre assureur ou du garant, 

– La couverture géographique du contrat ou de leur garantie 

Exemple de mention:

« Assurance professionnelle : responsabilité civile professionnelle automobile souscrite auprès de (nom et adresse de l’assureur) – Couverture géographique : prestations réalisées en France métropolitaine ».

Les mentions obligatoires sur les papiers d’affaire

Attention, vous devez être vigilant sur votre identification. Cet article précise les mentions à faire figurer sur vos papiers d’affaires dont les factures : 

Toute personne immatriculée indique sur ses factures, notes de commande, tarifs et documents publicitaires ainsi que sur toutes correspondances et tous récépissés concernant son activité et signés par elle ou en son nom :

1° Le numéro unique d’identification de l’entreprise; 

2° La mention RCS suivie du nom de la ville où se trouve le greffe où elle est immatriculée ; 

3° Le lieu de son siège social ; 

4° Le cas échéant, qu’elle est en état de liquidation ; 

5° Si elle est une société commerciale dont le siège est à l’étranger, outre les renseignements mentionnés aux 3° et 4°, sa dénomination, sa forme juridique et le numéro d’immatriculation dans l’Etat où elle a son siège, s’il en existe un ; 

6° Le cas échéant, la qualité de locataire-gérant ou de gérant-mandataire ; 

7° Si elle est bénéficiaire d’un contrat d’appui au projet d’entreprise pour la création ou la reprise d’une activité économique au sens du chapitre VII du titre II du livre Ier du code de commerce, la dénomination sociale de la personne morale responsable de l’appui, le lieu de son siège social, ainsi que son numéro unique d’identification ; 

8° Si elle a constitué un patrimoine affecté en application de l’article L. 526-6, l’objet de l’activité professionnelle à laquelle le patrimoine est affecté et la dénomination utilisée pour l’exercice de l’activité professionnelle incorporant son nom ou nom d’usage précédé ou suivi immédiatement des mots :  » entrepreneur individuel à responsabilité limitée  » ou des initiales :  » EIRL « . 

9° Si elle est un entrepreneur individuel, la dénomination utilisée pour l’exercice de l’activité professionnelle incorporant son nom ou nom d’usage précédé ou suivi immédiatement des mots : “ entrepreneur individuel ” ou des initiales : “ EI ”.

Toute personne immatriculée indique en outre sur son site internet la mention RCS suivie du nom de la ville où se trouve le greffe où elle est immatriculée, ainsi que des renseignements mentionnés aux 1°,3°,5° ,8° et 9°. 

Toute contravention aux dispositions des alinéas précédents est punie de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe.

Mentions sur la forme de votre société

Les actes et documents émanant de la société et destinés aux tiers, notamment les lettres, factures, annonces et publications diverses, indiquent la dénomination sociale, précédée ou suivie immédiatement et lisiblement :

1° Pour les sociétés en nom collectif, des mots  » société en nom collectif  » ou des initiales  » SNC  » ;

2° Pour les sociétés en commandite simple, des mots  » société en commandite simple  » ou des initiales  » SCS  » ;

3° Pour les sociétés à responsabilité limitée, des mots  » société à responsabilité limitée  » ou des initiales  » SARL  » et de l’énonciation du montant du capital social ;

4° Pour les sociétés par action :

a) Selon le cas, des mots :

–  » société anonyme  » ou des initiales  » SA « . En outre, si la société anonyme est dotée d’un directoire et d’un conseil de surveillance, la forme sociale est indiquée par les mots :  » société anonyme à directoire et conseil de surveillance  » ;

–  » société par actions simplifiées  » ou des initiales  » SAS  » ;

–  » société en commandite par action  » ou des initiales  » SCA  » ;

–  » société européenne  » ou des initiales  » SE  » ;

b) De l’énonciation du montant du capital social qui peut être arrondi à la valeur entière inférieure. Dans le cas d’augmentation de capital résultant de l’exercice, pouvant avoir lieu à tout moment, des droits attachés à des valeurs mobilières donnant accès au capital, de levées d’option de souscription d’actions possibles à tout moment ou du paiement de dividende en actions, et sauf si l’augmentation du capital dépasse 10 % de son montant antérieur, la société n’est tenue de mentionner le nouveau montant du capital dans les actes et documents énumérés ci-dessus qu’à l’expiration d’un délai de trois ans à compter de la constatation de l’augmentation.

Pour les entrepreneurs individuels, la mention « Entreprise Individuelle » ou « EI » devant ou après son nom (ou nom d’usage) et prénom

Mention sur les délais de paiement 

La législation sur les délais de paiement entre professionnels évolue fréquemment. Il est vivement recommandé de faire un point régulier sur les documents professionnels que vous remettez à vos clients. 

A lire sur notre site, la note  « Délais de paiement entre entreprises et indemnités de retard ».

Concernant les mentions obligatoires à faire figurer sur vos factures : 

 

Le taux des pénalités exigibles le jour suivant la date de règlement inscrite sur la facture (uniquement pour les facturations aux professionnels) : 

  • Si vous insérez une clause sur les pénalités de retard dans votre contrat : le taux ne pourra être inférieur à trois fois le taux d’intérêt légal ; 
  • Si vous ne prévoyez rien dans votre contrat: le taux ne pourra être inférieur au taux d’intérêt appliqué par la Banque centrale Européenne (BCE) à son opération de refinancement la plus récente majoré de 10 points de pourcentage. 

Les pénalités de retard sont exigibles sans qu’un rappel soit nécessaire.

En 2024, le taux d’intérêt légal est de 5,07 % (1er semestre) dans les relations B to B

Le taux d’intérêt « appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente » n’est pas toujours aisé à connaître, car il varie plusieurs fois dans l’année. Depuis septembre 2023, il est de 4,5 %.

Petit exercice d’application pour déterminer le taux d’intérêt des pénalités de retard. 

Vous souhaitez établir un contrat avec un partenaire. 

Question: si vous ne prévoyez aucune clause dans votre contrat, quel sera le taux d’intérêt applicable à vos intérêts de retard ? 

⇒ Réponse : 14,5 %. Le taux d’intérêt appliqué par la BCE doit être augmenté de 10 points : 4,5 + 10 = 14,5 %.

 

Question : si vous prévoyez une clause, quel sera le taux d’intérêt en dessous duquel vous ne pourrez pas descendre ?

⇒ Réponse : 15,21 %. Le taux ne peut être inférieur à 3 fois le taux d’intérêt légal : 5,07 % x 3 = 15,21 %.

 

Formule de calcul des pénalités de retard

Intérêt de retard = montant impayé X taux d’intérêt X nombre de jours de retard / 365.

Le montant de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement due au créancier en cas de retard de paiement (uniquement pour les facturations aux professionnels) .

Le code de commerce prévoit une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement en cas de retard de paiement de 40 €. Tout professionnel en situation de retard de paiement sera de plein droit débiteur de cette indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.

Cette indemnité forfaitaire devra figurer dans les conditions de règlement et sur la facture, au même titre que les conditions d’application et le taux d’intérêt des pénalités de retard exigible le jour suivant la date de règlement figurant sur la facture.

Obligation de communication des Conditions Générales de Vente

LA NEGOCIATION COMMERCIALE ENTRE PROFESSIONNELS

OBLIGATION DE COMMUNICATION DES CONDITIONS GENERALES DE VENTE (CGV)

 

Cette note vous présente l’obligation de communication des CGV. Il est indispensable de lire l’ensemble des notes sur la négociation entre professionnels et notamment sur les délais de paiement.

 

Choisir un fournisseur et bénéficier de relations commerciales satisfaisantes pour tous sont des critères importants pour développer votre activité. Face à des entreprises puissantes, il est néanmoins difficile de négocier chaque clause d’un contrat.

La loi de modernisation de l’économie, dite LME ou CHATEL II, a souhaité rénover la négociation de ces relations commerciales en les rendant plus transparentes et plus facilement contrôlables par les juges en cas de litige. Cette politique a été renforcée par la loi relative à la consommation du 17 mars 2014, dite Loi HAMON

Les conditions générales de vente sont considérées par le Code de commerce comme le socle unique de la négociation commerciale.

 

A QUI LES TRANSMETTRE : 

 

Tout producteur, prestataire de services, grossiste ou importateur est tenu de communiquer ses conditions générales de vente à tout acheteur de produits ou tout demandeur de prestations de services qui en fait la demande pour une activité professionnelle.

 

CONTENU :  

 

Celles-ci comprennent :

– les conditions de vente ;

– le barème des prix unitaires ;

– les réductions de prix ;

les conditions de règlement

 

DIFFERENCIATION POSSIBLE, SELON LES CATEGORIES D’ACHETEURS DE PRODUITS OU DEMANDEURS DE SERVICES :

 

Les CGV « peuvent être différenciées selon les catégories d’acheteurs de produits ou de demandeurs de prestation de services. Dans ce cas, l’obligation de communication porte sur les CGV applicables aux acheteurs de produits ou aux demandeurs de prestation de services d’une même catégorie ». 

Cette obligation de communication est primordiale, car elle permet d’obtenir des conditions commerciales uniformes.

1 Loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie, JO 5 août 2008.

2 Loi n°2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, dite loi HAMON.

3 Article L441-6 du Code de commerce ; voir également la note « Négociation commerciale entre professionnels : les conventions », ou encore « loi relative à la consommation : Equilibre contractuel entre fournisseurs et distributeurs ».

4 Premier alinéa de ’article L 441-6 du Code de commerce.

5 Voir note sur la réforme des délais de paiement. 

6 Article L 441-6 alinéa 6 du Code de commerce.

 

Ainsi, un important distributeur de pièces détachées ne sera pas soumis aux mêmes conditions générales de vente qu’un réparateur se fournissant occasionnellement chez un équipementier. L’équipementier sera tenu de vous transmettre les conditions générales de vente correspondant à votre catégorie.

 

CONDITIONS PARTICULIERES DE VENTE :   

 

L’article L 441-6 alinéa 7 du Code de commerce a introduit une exception à ce principe en autorisant les débiteurs de cette obligation à « convenir avec un acheteur de produits ou demandeur de prestation de services des conditions particulières de vente qui ne sont pas soumises à l’obligation de communication ».

Ces CPV (conditions particulières de vente) peuvent valablement instaurer une discrimination tarifaire, justifiée par les spécificités des demandes des clients concernés. 

Le vendeur peut en effet faire bénéficier l’acheteur de conditions différenciées, à la condition que ce traitement différencié soit justifié par une contrepartie et ne soit pas le résultat de sollicitations abusives de l’acheteur.

 

Exemple : 

Un équipementier a des relations commerciales avec les garages A et B, considérés de même catégorie et qui sont soumis aux mêmes CGV. Le garage A, installé en Corse, doit faire face à des frais plus importants de transport et a négocié des conditions particulières de vente. Le garage B, installé à Marseille, ne pourra pas accéder aux conditions particulières de vente du garage A.

 

La Loi HAMON du 17 mars 2014 réaffirme le statut des CGV comme point de départ de toute négociation commerciale. Cela confirme la tendance législative et jurisprudentielle actuelle de primauté des CGV sur les autres documents contractuels.

 

La question véritable est de savoir si ces mesures seront suffisantes pour rééquilibrer les rapports entre les partenaires commerciaux (assureurs, assisteurs …).

 

1 Circulaire du 8 décembre 2005 relative aux relations commerciales, JO du 30 décembre 2005.

Transfert d’assurance dans le cadre du véhicule de remplacement

Lorsqu’un véhicule est confié à un professionnel de l’automobile (réparateur, carrossier …) il est fréquent qu’un véhicule de remplacement, dit également de courtoisie, soit mis à la disposition du client, soit à titre onéreux, soit à titre gratuit.

Le contrat de prêt, visant le véhicule de remplacement, pose indiscutablement une problématique d’assurance : quelle est l’assurance qui garantira les dommages subis par le véhicule de prêt, suite à un accident ? Ou, le cas échéant, ceux dont le véhicule de prêt serait à l’origine ?

Le principe à retenir

Il est vivement conseillé au professionnel de faire signer au client un document qui consigne les conditions générales et spécifiques dans lesquelles le véhicule est prêté (notons d’ailleurs qu’il est indispensable de relever les références du permis de conduire du client afin pour le cas ou ce dernier commettrait un excès de vitesse ou tout autre contravention ou délit routier avec le véhicule de prêt).

Bien souvent, le contrat de prêt prévoit que le contrat d’assurance du client doit être transféré sur le véhicule remplacé. Dès lors, le client doit contacter, sans délai, son assureur pour rendre effective sa « couverture risque », liée au véhicule qui lui est ainsi prêté. Dans ce cadre, les conditions issues de la garantie du contrat assurant le véhicule du client sont transférées au véhicule de remplacement.

Aussi, lorsqu’un dommage survient, c’est l’assurance du client qui couvre les risques en résultant.

Attention : il arrive que tous les risques ne soient pas couverts, car cela dépend de l’étendue de la garantie de l’assuré. De cette situation est né un litige. Et c’est par un arrêt du 11 mars 2010 que la Cour de  cassation a eu à trancher un litige posé par le transfert de garantie. 

Jurisprudence

En effet, un garagiste prête un véhicule de remplacement à un client qui lui a confié sa voiture aux fins de réparation. L’assurance du client est transférée sur le véhicule de remplacement. Le client a un accident avec le véhicule, suite à une perte de contrôle qui lui est imputable. Cependant, l’assurance du conducteur ne couvrait pas tous les dommages, dont ceux causés aux tiers. Le client est tout d’abord condamné par le TGI (Tribunal de grande instance) à supporter la remise en état du véhicule à ses frais.

Dans ce cadre, il a fait appel de la décision, la Cour d’appel lui donne raison et condamne le garagiste, en arguant le fait qu’il lui appartenait :

1 : d’informer exactement et précisément le client des conséquences d’un accident causant par sa faute un dommage au véhicule prêté et ;

2 : d’informer sur le fait que la police souscrite par le client ne garantissait que les dommages causés aux tiers, et donc de l’intérêt de souscrire des garanties complémentaires pouvant s’appliquer en cas de dommage causé au véhicule prêté.

La Cour de cassation saisie par le pourvoi du garagiste a eu à se prononcer sur l’étendue du devoir d’information de celui-ci à l’égard de son client.

On peut se demander, s’il incombe réellement au garagiste de supporter une telle obligation d’information ?

En effet, est-il du devoir d’un professionnel, d’informer son client des conséquences d’un contrat, dont il est tiers et n’a par conséquent aucune connaissance ?

⇒ La Cour de cassation considère qu’en cas de transfert par le client de son propre contrat d’assurance sur le véhicule prêté, le garagiste n’est tenu d’aucun devoir d’information concernant l’étendue des garanties relatives à un contrat auquel il est tiers.

Ainsi, cette obligation appartient à l’assureur qui doit informer son client de l’étendue et des limites des garanties souscrites, ainsi que de leurs conséquences.

En définitive, les juges de la Cour d’appel ne pouvaient pas reporter cette obligation sur le garagiste, dans la mesure où il était tout à fait extérieur au contrat liant le client et son assureur. Et que n’ayant aucune connaissance des garanties souscrites, il ne pouvait mettre en garde des risques pouvant résulter d’une telle situation.

Attention : le transfert de garantie n’exclut pas pour le réparateur la souscription de garanties « dommages » pour les véhicules qui lui appartiennent ou dont il est détenteur.

Les modalités du transfert d’assurance 

Il appartient à votre client de contacter sa compagnie d’assurance afin de connaitre les conditions du transfert de sa propre assurance sur le véhicule prêté. En cas d’accord, ce transfert fera l’objet d’un avenant au contrat d’assurance du client, dans lequel seront précisées les modalités du transfert temporaire des garanties.

N’hésitez pas à solliciter de votre client les éléments compris dans cet avenant, notamment les dates de début et de fin de couverture de l’assurance temporaire, ainsi que les garanties et options de couverture.

 

Il peut arriver que l’assurance du client refuse de procéder au transfert. Que faire dans ce cas ?

Le professionnel ne peut pas imposer à l’assureur du client de transférer l’assurance sur le véhicule prêté. En effet, le réparateur est un tiers à la relation entre son client et la compagnie d’assurance du client. Le client peut éventuellement se reporter aux CGV de son contrat d’assurance afin de vérifier s’il y a une possibilité ou une exclusion de transfert d’assurance (ce qui peut arriver), et le cas échéant quelles en sont les conditions.

 

Quelle attitude adopter dans le cas d’un refus de transfert d’assurance ?

Dans ce cas, le professionnel peut refuser de prêter un véhicule de remplacement, au risque de perdre un client. Attention, car si le professionnel est agréé, un refus de prêt de véhicule contreviendrait aux conditions prévues dans son contrat d’agrément.

Autre alternative : prêter le véhicule assuré par le garage lui-même, mais uniquement sous certaines conditions :

Prendre contact au préalable avec l’assurance du garage pour connaître les conditions de mise à disposition du véhicule au client. Il est indispensable que l’assurance du garage couvre le prêt du véhicule.

Vérifier les mentions figurant sur les Conditions Générales de prêt du véhicule (contrat signé entre le garage et le client pour le prêt du véhicule). Il est généralement prévu que le client doit transférer son assurance « tous risques » sur le véhicule prêté. Si cela n’est pas possible, il est nécessaire de prévoir une mention « conditions particulières de prêt » sur le contrat de prêt de véhicule prévoyant le cas de la franchise, ou des dommages non couverts par l’assurance du garage (au recto du contrat).

⇒ Cette mention pourra être ainsi rédigée: « Conditions particulières de prêt : en raison du refus du transfert de l’assurance du client sur le véhicule prêté, celui-ci sera couvert par l’assurance du garage  pendant la durée du prêt consenti à M. X. qui accepte, en cas de sinistre, de prendre à sa charge toute somme non prise en charge par l’assureur (franchise, vétusté, …)».

 

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Les adhérents FNA en « Formule Platinium » ont accès des contrats de prêt journalier de véhicule de remplacement, avec au dos l’ensemble des conditions générales à jour en se connectant sur E-Doc (inclus dans cette formule d’adhésion).

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Le véhicule de remplacement (prêt de véhicule)

Le prêt d’un véhicule par un réparateur à son client dans l’attente de la réparation du véhicule de ce dernier est de plus en plus répandu. L’exigence des assureurs et des constructeurs et la volonté de satisfaire le besoin de mobilité du client expliquent le développement de ce service. La mise à disposition d’un véhicule de remplacement doit néanmoins être effectuée dans un cadre juridique précis.

Le véhicule de prêt doit être immatriculé au nom de l’entreprise et comptabilisé en immobilisation. Attention : les véhicules destinés à la vente (figurant aux stocks et/ou en « déclaration d’achat ») ne peuvent pas être utilisés comme véhicules de prêt. Ces véhicules ne peuvent être mis en circulation que dans des cas précis et sous couvert d’une carte et de plaques d’immatriculation « W garage ».

Quant aux véhicules de démonstration, le fait de les prêter à un client éventuel pour un ou plusieurs jours en vue d’un essai rend exigible l’immatriculation. Néanmoins, le prêt pour essai à des directeurs de journaux ou journalistes spécialisés dans les questions automobiles est admis pour une durée de 10 jours maximum.

Il est également possible de prêter pour essai un véhicule utilitaire n’excédant pas 3,5 tonnes à un client éventuel pour un maximum de 10 jours. Dans cette hypothèse, le prêt est effectué dans l’optique d’une vente et non dans le cadre d’une réparation. Le négociant doit par ailleurs établir une attestation datée et signée de mise à disposition de véhicule à l’essai, désignant le bénéficiaire du prêt, seul habilité à conduire le véhicule, et la qualité de celui-ci. Cette attestation devra être présentée aux services de contrôle éventuels.

Signature d’un contrat

Dans le cadre du prêt d’un véhicule de remplacement, il est indispensable de signer avec le client non seulement un ordre de réparation, mais également un contrat de prêt de véhicule. Ce dernier contrat doit notamment comporter un état du véhicule, mentionner le kilométrage au départ de l’entreprise et à son retour et indiquer, le cas échéant, le transfert de l’assurance automobile du client sur le véhicule ainsi mis à sa disposition. Pour ce dernier point, il importe de s’assurer que le transfert a bien été effectué.

Depuis le 1er janvier 2017, lorsqu’une infraction routière, constatée par un appareil de contrôle automatique, est commise avec un véhicule dont la carte grise est établie au nom d’une personne morale, le chef d’entreprise doit communiquer aux autorités, dans les 45 jours suivant l’envoi ou la remise de la contravention, les coordonnées du conducteur du véhicule. Si, pendant la durée du prêt, le conducteur est contrôlé par radar et est verbalisé, la contravention sera adressée au siège de l’entreprise. Il faudra alors communiquer l’identité et l’adresse du conducteur, ainsi que la référence de son permis de conduire. Le défaut de dénonciation du conducteur du véhicule est sanctionné par une amende forfaitaire de 675,00 € adressée à l’entreprise.

Retrouvez sous ce lien la note FNA sur l’obligation de dénonciation du conducteur.

Il est donc indispensable, en cas de prêt de véhicule, de prendre une photocopie ou les références complètes du permis de conduire du conducteur. Dans l’idéal, il est conseillé de tenir un registre permettant de répertorier les informations relatives aux prêts de véhicules (date et heure de départ et de retour du véhicule, coordonnées du client, n° de permis de conduire, ect …). Il sera ainsi plus facile de retrouver l’identité du conducteur du véhicule prêté.

Récupération de la TVA

La TVA grevant le prix d’achat du véhicule n’est pas récupérable s’il s’agit d’une voiture particulière. Elle peut, en revanche, être récupérée dans le cas d’un véhicule utilitaire. S’agissant des dérivés VP, l’administration reconnaît la déductibilité de la TVA.

Assujettissement à la taxe annuelle sur les véhicules de tourisme (ex- TVS)

Le véhicule de prêt est exonéré de la taxe annuelle sur les véhicules de tourisme dès lors qu’il est uniquement affecté à des prêts de courte durée à la clientèle et que cette opération correspond à l’activité normale de la société. La preuve de cette affectation exclusive est faite au moyen de la signature systématique d’un ordre de réparation et d’un contrat de prêt avec les différents clients.

 

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La FNA propose, par l’intermédiaire de sa société d’outils techniques Centarauto, l’accès à une plateforme dénommée E-doc sur laquelle vous pourrez, sur abonnement annuel, télécharger et remplir en ligne notamment des contrats de prêt journalier de véhicules avec CGV au dos du contrat :  www.e-doc-fna.fr (veuillez cliquer sur l’onglet « abonnement » en haut de la page)

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Recouvrement contentieux : l’injonction de payer européenne

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Recouvrement contentieux : l’injonction de payer européenne

L’injonction de payer européenne (IPE) est un outil très utile pour les PME. Elle permet de récupérer des sommes qui vous sont dues par un partenaire établi dans l’Union Européenne (entre entreprises et/ ou particuliers européens). 

Cette procédure est uniformément applicable dans les différents Etats membres. Elle ne se substitue pas aux procédures nationales existantes. Le but de cet outil est de réduire les coûts de procédure dans les litiges transfrontaliers.

L’injonction de payer européenne s’applique :

– En matière civile et commerciale.

– Dans un litige transfrontalier, c’est-à-dire les litiges dans lesquels au moins une des parties a son domicile ou sa résidence habituelle dans un État autre que l’État de la juridiction saisie.

– La créance dont le paiement est réclamé doit être de nature pécuniaire, liquide et exigible au moment de la demande.

La présence d’un avocat n’est pas obligatoire :

    – Ni pour le demandeur qui introduit l’IPE,

    – Ni pour le défendeur qui formule une opposition à l’IPE.

Les frais de justice : 

Ils ne doivent pas excéder les frais normalement engagés dans une procédure civile ordinaire. Les frais de justice relèvent de la compétence de chaque Etat membre.

Les règles procédurales :

Vous devez vous reporter en France, au code de procédure civile. Pour les autres Etats Membres, nous vous invitons à consulter le portail de l’e-justice européen : https://e-justice.europa.eu

 

PROCEDURE :

La juridiction compétente est celle du lieu du domicile du défendeur. Des règles spécifiques s’appliquent en fonction du caractère professionnel ou non du créancier ainsi que de la créance issue de l’application du contrat.

Les Etats membres ont été invités à communiquer à la Commission Européenne, le nom des juridictions compétentes pour statuer sur les injonctions de payer européenne.

  • Pour la France : Tribunal d’Instance et le Président du Tribunal de Commerce
  • Pour les autres Etats Membres : http://ec.europa.eu

Le demandeur doit présenter sa demande au moyen du formulaire A

  • Transmission de votre demande :

En France, l’injonction de payer européenne peut être transmise à la juridiction par voie postale ou directement au greffe. Vous pouvez également procéder à un dépôt par voie électronique par l’intermédiaire d’un huissier de justice. Cette procédure est appelée IP WEB.

Pour les autres Etats membres, vous retrouverez sur le site http://ec.europa.eu, les modes de transmission des injonctions de payer européenne acceptés par le droit national de l’Etat en question.

  • Examen de votre demande par le tribunal :

Le juge se prononce à partir d’un descriptif des éléments de preuve fourni par le demandeur. 

La juridiction saisie examine la requête et si le formulaire est dûment rempli. En cas de réponse positive, elle délivre l’injonction de payer européenne dans un délai de 30 jours à compter de l’instruction de la demande.

En cas d’information manquante, la juridiction devra demander des compléments d’information, dans un délai approprié ou accepter de rendre une injonction partielle.

En cas de réponse négative, le rejet devra être motivé. Aucun recours n’est possible.

  • Comment mon débiteur sera informé de la délivrance d’une IPE à son encontre ?

L’IPE peut être notifiée ou signifiée au défendeur selon les règles nationales de chaque Etat.

En France, l’IPE devra être signifiée par acte d’huissier de Justice, par le demandeur comme pour une IP classique. En cas de transmission transfrontalière, l’huissier de justice vous factura des frais supplémentaires.

RECOURS :

Le défendeur a 30 jours après la notification pour former opposition.  Dans ce cas, le litige est examiné par la juridiction compétente selon le droit national.

Pour former opposition, le défendeur peut utiliser le formulaire type (formulaire F) qui lui est transmis avec l’injonction de payer.

EXECUTION : 

A défaut d’opposition, l’ordonnance d’injonction de payer devient exécutoire. Celle-ci possède alors valeur de jugement.

Après avoir été déclarée exécutoire, l’ordonnance d’injonction de payer européenne peut être exécutée directement dans tout État de l’Union européenne, sans aucune procédure de reconnaissance préalable.

 

 Article 1424-8 du code de procédure civile, dispose que « l’opposition est portée devant la juridiction dont émane l’injonction de payer européenne. Elles est formée au greffe soit par déclaration contre récépissé soit par lettre recommandée ».