La gestion sanitaire des vagues de chaleur

Le changement climatique est bien présent, entrainant de facto des vagues de chaleur à répétition et de plus en plus intenses, qu’il faut être en mesure de prévenir et gérer au sein de votre entreprise afin de protéger vos salariés.

Attention : face à la canicule des ces derniers jours, l’inspection du travail a multiplié les contrôles, qui ont entraîné des lettres d’observation pour accompagner les employeurs et mieux protéger les salariés face à la situation.

Depuis mai 2026, l’état présente un nouveau plan national de gestion des vagues de chaleur : Instruction n° DGTBPSITCT3202668 du 22 mai 2026 relative à la gestion des vagues – Le Plan Santé au travail 2026-2030

Un guide de prévention  des risques liés aux vagues de chaleur est en ligne : Guide ORSEC

Le plan contient différentes mesures pour le grand public, les personnes vulnérables et les salariés, avec des mesures phares.

Il s’organise autour de différents axes :

  • Limiter les impacts sur la vie quotidienne des Français ;
  • Assurer la continuité des services publics essentiels ;
  • Assurer la continuité de la vie économique ;
  • Protéger les milieux et ressources naturels.

Les mesures phares du plan national de gestion des vagues de chaleur

1) Sensibilisation et campagne de communication à destination du grand public ;

2) Recensement des îlots de fraîcheur et des fontaines publiques dans les communes ;

3) Diffusion de messages de prévention dans les transports : information des risques sanitaires, du risque de feux de forêt et de végétation, bons gestes à adopter dans les aéroports, les gares ferroviaires, les réseaux métropolitains et les réseaux routiers ;

4) Premier bilan de « Plus fraîche ma ville » ; 

5) Diffusion de SMS par les opérateurs de téléphonie en cas de situation exceptionnelle : le dispositif d’alerte et d’information des populations FR-Alert intégrera les risq -ues associés aux vagues de  chaleur ;

6) Renforcement des moyens de surveillance et d’intervention de RTE et Enedis pour les périodes de vague de chaleur et de sécheresse

7) Mobilisation des jeunes en service national universel : pour inciter les personnes vulnérables à s’inscrire sur les registres nominatifs tenus par les communes ;

8) Sensibilisation des tuteurs à la nécessité d’inscrire les personnes vulnérables sur les registres communaux ; 

9) Mise en place d’un contrôle annuel des pièces ainsi que des équipements de confort des bâtiments scolaires (lycées, collèges, crèches, écoles) ; 

10) Mise en place d’un contrôle annuel des pièces pouvant accueillir des examens

11) Création d’un guide à destination des entreprises concernant les travaux réalisables dans les bureaux : qui portera sur les travaux réalisables rapidement par les entreprises et les comportements à adopter pour améliorer la température des bureaux. Le guide donnera des informations sur le coût des travaux, leur durée et les potentielles aides financières ; 

12) Intensification des contrôles de l’inspection du travail et accompagnement des entreprises dans la prise en compte du risque chaleur : spécifiquement pour les activités exposant davantage les salariés au risque de chaleur (BTP, pressing, restauration, travaux agricoles, boulangerie) ; 

Vigilance accrue pour les jeunes travailleurs qui pour rappel : il est interdit de les affecter à des travaux les exposants à des températures extrêmes. Il en est de même pour l’accueil des jeunes stagiaires, qu’ils soient en stage d’observation ou en formation en milieu professionnel

13) Restriction du transport d’animaux vivants ; 

14) Recensement départemental de l’intégralité des évènements sportifs et culturel ; 

15) Sensibilisation des organisateurs d’événements sportifs et culturels en cas de vague de chaleur.

En tant qu’employeur, vous avez le devoir de protéger la santé physique et mentale de vos salariés.

Pour vous aider, rendez vous sur le site de l’INRS sur lequel vous trouverez des supports pour informer vos salarié des risques et précautions à prendre  INRS FORTES CHALEURS

 

Nos conseils en matière de préparation et gestion sanitaire du risque chaleur.

Garder en mémoire certains éléments pour prévenir le risque de chaleur.

  • Le Code du travail ne prévoit aucune limite de température sur le lieu de travail ;
  • L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) considère qu’au-delà de 30 °C pour un salarié sédentaire, et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur peut constituer un risque pour les salariés, et qu’au-dessus de 33 °cela présente des dangers ;
  • Chaque année des décès attribuables à la chaleur sont enregistrés sur les lieux de travail ;
  • Une plateforme téléphonique d’information canicule est joignable du lundi au samedi, au 0800 06 66 66 (gratuit depuis un poste fixe de 9h à 19h).
  • VIGILANCE METEO FRANCE

En fonction de l’évolution de la situation, le guide rappelle les différentes étapes à respecter.

Mesures de prévention obligatoires depuis mai 2025

Ces dispositions sont applicables depuis le 1er juillet 2025 – Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur – voir note La protection des salariés lors des périodes de chaleur intense : nouvelles obligations pour l’employeur au 1er juillet 2025

  • Température adaptée dans les locaux fermés ;
  • Aménagement des postes de travail en extérieur ;
  • Mise à disposition d’eau potable et fraîche ;
  • Conditions et durée d’utilisation des EPI ;
  • Evaluation des risques et transcription dans le DUERP ;
  • Réduction des risques ;
  • Adaptation de l’organisation et des horaires de travail ;
  • Information et formation des salariés, sur la conduite à tenir en cas de forte chaleur et sur l’utilisation correcte des équipements de travail et des équipements de protection individuelle de manière à réduire leur exposition à la chaleur à un niveau « aussi bas qu’il est techniquement possible ».

Gérer le « coup de chaleur d’un salarié »

Un salarié qui ressent un malaise, une fatigue anormale ou des symptômes liés à la chaleur doit prévenir rapidement son employeur ou ses collègues.

En cas de malaise lié à la chaleur, il faut agir rapidement.

Les bons réflexes :

  • mettre la personne à l’ombre ou dans un lieu frais,
  • desserrer ses vêtements,
  • la découvrir,
  • la rafraîchir progressivement avec de l’eau,
  • lui proposer à boire si elle est consciente,
  • ne pas la laisser seule.
  • En cas de perte de connaissance, de confusion, de fièvre élevée ou de malaise persistant, appelez immédiatement le 15.

15 : Samu, en cas d’urgence médicale,
18 : sapeurs-pompiers,
112 : numéro d’urgence européen.
Canicule info service : 0800 06 66 66 – Numéro vert gratuit depuis un poste fixe en France métropolitaine, de 9h00 à 19h00.

Avant la période de grosse chaleur

  • Actualiser le document unique et réfléchissez à la mise place d’un plan de gestion interne en cas de vagues de chaleur.

Vous êtes tenu en tant qu’employeur, en application des articles L 4121-1 et suivants du Code du travail, de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé de vos salariés, en tenant compte des conditions climatiques :

  • Désigner un responsable de la préparation et de la gestion ;
  • Recenser les postes de travail les plus exposés à la chaleur ;
  • Informer les salariés des risques liés à la chaleur, des symptômes du coup de chaleur ; des moyens de prévention ;
  • Mettre en œuvre un plan d’action avec des mesures correctives et des mesures de prévention à adopter et des premiers secours ;
  • Mettre à disposition des salariés des locaux ventilés, de l’eau potable et fraîche, gratuitement ;
  • Vérifier que les adaptations techniques pertinentes (stores, aération…) permettant de limiter les effets de la chaleur ont été mises en place et sont fonctionnelles ;
  • Consulter les prévisions météorologiques

En période de veille saisonnière

Consulter régulièrement les prévisions météorologiques pour anticiper et si nécessaire réaménager l’activité si par exemple elle a lieu en plein air et comporte une charge physique (aménager des horaires de travail plus tôt le matin par exemple).

4 couleurs (vert = pic de chaleur,  jaune = épisode persistant de chaleur, orange = canicule, rouge = canicule extrême) qui indiquent le niveau de vigilance correspondant à la gravité de l’évènement et à une situation donnée

En situation de gestion d’une vague de chaleur

  • Mettre à disposition des salariés de l’eau potable et fraîche à proximité des postes de travail et en quantité suffisante, avec de nombreuses pauses « rafraîchissement » ;
  • Procéder au contrôle du bon renouvellement de l’air dans les locaux fermés où le personnel est amené à séjourner ;
  • Mettre en place une organisation et des moyens appropriés permettant au salarié d’adapter son rythme de travail selon sa tolérance à la chaleur (début d’activité plus matinal, horaires décalés, télétravail quand c’est possible, pauses plus fréquentes, report des tâches éprouvantes…) ;
  • Surveiller la température des locaux et mettre à disposition des moyens de protection et/ou de rafraîchissement : ventilateurs, brumisateurs, humidificateurs.

ATTENTION : il « est interdit aux employeurs d’affecter des jeunes aux travaux les exposant à des températures extrêmes susceptibles de nuire à leur santé » – C. trav., art. D. 4153-36.

Par ailleurs, il est rappelé qu’en cas d’accidents graves et mortels : il faut transmettre systématiquement et immédiatement l’information à la DGT, surveillance de la mortalité et des accidents graves en lien avec le risque de chaleur.

Depuis la parution du Décret no 2023-452 au JO du 11 juin 2023, vous avez 12 heures pour prévenir l’inspection du travail en cas d’accident du travail mortel. 

Les effets sur la santé

Les premiers jours de fortes chaleurs sont d’autant plus dangereux : l’organisme humain met en moyenne 8 jours à s’adapter à un changement de température.

Fatigue, sueurs, nausées, maux de tête, vertige, crampes, propos incohérents … : ces symptômes courants liés à la chaleur peuvent être précurseurs de troubles plus importants, voire mortels : déshydratation, coup de chaleur.

Vous êtes tenu d’interrompre le travail de toute personne ressentant des signes de malaise dû à la chaleur.

Les recommandations en cas de fortes chaleurs

  • Prévoir des aides mécaniques à la manutention ;
  • S’assurer que le port des protections individuelles est compatible avec les fortes chaleurs.

Les personnes travaillant en plein soleil ne sont cependant pas les seules concernées. Les bureaux doivent être équipés de points d’eau potable fraîche, ainsi que de dispositifs permettant de renouveler l’air de façon régulière, afin d’éviter une hausse trop importante des températures, la condensation ou encore les mauvaises odeurs.

Une température au-delà de 30° au sein d’un espace entraîne une fatigue trop importante de l’organisme pour que quiconque soit en mesure de travailler de façon efficace.

L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail (INRS) préconise une température de 15 à 20° selon la nature des activités de l’entreprise.

Les facteurs de risques liés au travail

Le Ministère du travail a également listé les facteurs de risques liés au travail par forte chaleur, ainsi que le recours des salariés :

  • Travail dans des bureaux et espaces installés dans des bâtiments à forte inertie thermique ;
  • Travail physique exigeant : manutentions lourdes et/ou très rapides ;
  • Pauses de récupération insuffisantes ;
  • Exposition directe au soleil pendant les heures les plus chaudes ;
  • Port de vêtements de travail empêchant l’évaporation de la sueur ;
  • Chaleur dégagée par les machines, les produits et les procédés de travail ;
  • Facteurs liés à certains types de travaux (ex : couvreurs où le risque d’augmentation de la chaleur est due aux surfaces réfléchissantes) ;
  • Utilisation de produits chimiques : solvants, peintures …

Recours du salarié au regard de la mise en oeuvre des mesures incombant à l’employeur

Le salarié qui :

  • Constaterait qu’aucune disposition n’a été prise ;
  • Considérerait que les mesures mises en œuvre apparaissent possiblement insuffisantes au regard des conditions climatiques constatées ;
  • Se verrait opposer un refus par l’employeur quand ses demandes d’aménagement et, en premier lieu, s’agissant de la mise à disposition d’eau fraîche et de locaux suffisamment aérés ;

Serait fondé à saisir les services d’inspection du travail qui apprécieront si les circonstances climatiques et la situation dans laquelle il était placé, justifiaient ou pas la mise en œuvre des dispositions prévues aux articles R 4225-1 et suivants du code du travail.

L’utilisation du droit de retrait par le salarié

Les articles L. 4131-1 et L 4132-1 du Code du travail prévoient la possibilité pour un salarié d’exercer son droit de retrait en cas de fortes chaleurs dès lors qu’il a un motif raisonnable de penser que la situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Par exemple, si la tenue vestimentaire ou les équipements de sécurité deviennent un poids supplémentaire face à la canicule et peuvent engendrer des problématiques sanitaires pour le salarié, il pourrait exercer son droit de retrait. La jurisprudence admet que les salariés puissent légitimement user de celui-ci en raison de l’ambiance thermique de leur lieu de travail (CA Paris, 22e ch., sect. C, 7 juin 1988, n° 2, Sté Cimentol c/ Esteves) ou en raison de mauvaises conditions météorologiques (CA Douai, ch. soc., 30 sept. 2008, n° 07/02873) notamment d’épisode de canicule (Cass. soc., 1er avr. 2019, nº 07-45.511).

Le danger répond à des caractéristiques spécifiques cumulatives  

1) le danger est grave lorsqu’il est susceptible de produire un accident ou une maladie (circ. DRT 93-15 précitée) :

  1. entraînant la mort ;
  2. ou paraissant devoir entraîner une incapacité permanente ou temporaire prolongée.

Il ne peut s’agir ni d’un simple inconfort, comme des courants d’air (cass. soc. 17 octobre 1989, n° 86-43272 D), ni du danger inhérent au travail lui-même (réparation d’une toiture pour un couvreur).

2) le danger est imminent : cela signifie que celui-ci peut se réaliser brusquement et dans un délai rapproché (circ. DRT 93-15 précitée). Pour autant, le salarié peut différer l’exercice de son droit de retrait à l’issue de ses congés payés, s’il estime que la situation de travail présentera un danger grave et imminent lors de sa reprise (cass. soc. 11 juin 2025, n° 23-23291 D).

Le danger peut résulter d’une cause extérieure au salarié, comme une machine ou un véhicule dangereux (cass. soc. 10 janvier 2001, n° 99-40294 D) ou être lié à l’état de santé du salarié, comme une allergie à des agents chimiques auxquels son poste l’expose (cass. soc. 20 mars 1996, n° 93-40111, BC V n° 107).

Si cette condition est remplie, aucune sanction ni aucune retenue de salaire ne peut être prise à son encontre. L’employeur ne peut pas non plus obliger le salarié à reprendre son poste tant que les risques persistent.

Pour que le salarié exerce valablement son droit de retrait, iI faut qu’il ait pu raisonnablement penser que sa vie ou sa santé étaient en danger, compte tenu de ses connaissances et de son expérience (cass. soc. 27 mars 2024, n° 22-20649 D). Peu importe que le danger soit objectif, qu’il existe réellement ou se réalise effectivement. Le salarié a un droit à l’erreur (circ. DRT 93-15 précitée).

 En cas de litige, les juges apprécient si le salarié avait un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présentait un danger grave et imminent (cass. soc. 12 juin 2024, n° 22-24598 FB). Ils ne peuvent pas invalider le droit de retrait au motif qu’un rapport de visite de l’inspecteur du travail ne révélait aucun danger grave et imminent (cass. soc. 23 mars 2005 n° 03-42412 D) ou que l’employeur avait pris des « mesures de précaution » (cass. soc. 27 mars 2024, n° 22-20649 D).

Exemples droit de retrait justifié et non justifié : 

  • Après 5 heures de travail sur un chantier par temps de canicule, un aide couvreur refuse de continuer à travailler – justifié cass. soc. 1er avril 2009, n° 07-45511D ;
  • Un salarié conducteur de machine fait valoir son droit de retrait sur un certain type de machine avant même d’avoir effectué l’essai demandé par l’employeur et préconisé par le médecin du travail – non justifié cass. soc. 20 janvier 2021, n° 19-17503 FD ;
  • Suite à un arrêt de travail, un salarié refuse de conduire un autobus dont la direction est trop dure et la suspension trop ferme. Il vient d’être déclaré apte par le médecin du travail sous réserve qu’un véhicule à direction souple lui soit confié – justifié cass. soc. 10 mai 2001, n° 00-43437 D.

Pensez à faire apparaître sur le bulletin de salaire le droit de retrait et les jours occasionnés par le droit de retrait sans réduction de salaire.

Si l’employeur considère qu’il n’y avait pas de motif raisonnable de cesser le travail, il est possible :

  • de ne pas payer les heures non travaillées (cass. crim. 25 novembre 2008, n° 07-87650, B. crim. n° 239) ;
  • de sanctionner le salarié (cass. soc. 20 novembre 2014, n° 13-22421 D) ;
  • Suite à un arrêt de travail, un salarié refuse de conduire un autobus dont la direction est trop dure et la suspension trop ferme. Il vient d’être déclaré apte par le médecin du travail sous réserve qu’un véhicule à direction souple lui soit confié  – justifié Oui  – cass. soc. 10 mai 2001, n° 00-43437 D.

Il peut paraître opportun d’envoyer un salarié qui se serait mis en droit de retrait  » suite état de santé » , dans le cadre d’une visite médicale auprès du médecin du travail.

Le problème étant de savoir si le salarié avait un « motif raisonnable » pour cesser son travail.

Modalités : le salarié doit alerter immédiatement et oralement son employeur, ou son supérieur, de ce danger ou d’une défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection, mais il n’a pas à demander d’autorisation (c. trav. art. L. 4131-1 ; CE 12 juin 1987, n° 72388). Et il n’est pas obligé d’user de son droit de retrait (cass. soc. 9 décembre 2003, n° 02-47579 D ; circ. DRT 93-15 du 25 mars 1993, BO TR 93-10).

Le droit de retrait ne sert pas à dénoncer un danger pour la santé et la sécurité d’un autre travailleur comme l’absence de gants de protection pour un intérimaire ; CA Toulouse, 21 octobre 2022, 21/016181).

Les équipements de protection individuelle et les vagues de chaleur

Un salarié est en général en droit de se vêtir comme il l’entend sauf pour des raisons d’hygiène et de sécurité, inhérent aux services de l’automobile.

Par conséquent, pour des raisons évidentes de sécurité, il n’est pas permis de se dispenser de mettre les équipements de protections individuels que l’employeur met à disposition des salariés sous prétexte de forte chaleur. Un salarié qui troquerait ses chaussures de sécurité pour des tongs (plus légères …) ou mettrait une caquette au lieu de son casque de protection, ou déciderait de porter un short au lieu d’un pantalon, se mettrait en faute, tout comme son employeur qui pourrait engager sa responsabilité, s’il ferme les yeux.

Gérer EPI et chaleur ?

Des EPI clairs sont à privilégier, des lunettes de protection teintées également. N’hésitez pas à contacter la médecine du travail qui pourrait avoir des tenues plus adéquates à vous proposez.

Outre la tenue vestimentaire, envisager un aménagement des horaires de travail (à afficher sur le lieu de travail), comme embaucher plus tôt, accorder des pauses supplémentaires …..

Dispositifs spécifiques en cas de canicule ?

Les dispositions applicables en cas d’épisodes de fortes chaleurs doivent également être mobilisée lors d’épisodes de canicule. Il est important de prendre, après avis du médecin du travail et du comité social et économique (CSE) s’il existe, toutes dispositions nécessaires pour assurer la protection des travailleurs.

  • L’activité partielle

Les employeurs peuvent demander à placer leurs salariés en activité partielle. L’accès à l’activité partielle est ouvert dès lors que le niveau de vigilance canicule orange ou rouge est déclaré par Météo France.

Dans ce cas, il faut démontrer, outre le caractère exceptionnel de la vague de chaleur, que celle-ci affecte directement et de manière imprévisible, irrésistible et extérieure l’activité de leur entreprise et que vous êtes à jour de vos obligations en matière de prévention des risques professionnels.

Il faut également avoir mobilisé toutes les solutions alternatives à votre disposition : aménagement des horaires de travail, recours au télétravail, prise de congés ou encore le recours au dispositif de récupération des heures perdues.

Les DDETS examinent les demandes au cas par cas. Elles peuvent inviter les entreprises à prendre des engagements en contrepartie du bénéfice du dispositif et refuser l’octroi de l’activité partielle en cas de recours récurrent à l’activité partielle sur ce même motif chaque année. Les entreprises du BTP sont quant à elles prioritaires.

Différents dépliants sont à votre disposition : Prevention-des-risques-lies-aux-vagues-de-chaleur-Guide-2023 (1) 84_Instruction-Canicule_VF

 

Autres documents dans la même catégorie :

Convention collective des services de l’automobile – Juillet 2026

Réduction de la durée des arrêts maladie – durée limitée du versement des indemnités journalières AT/MP – visite de reprise et de préreprise

Loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales : impact sur les arrêts de travail

SMIC au 1er Juin 2026

Barème Macron : barème légal d’indemnisation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse

Revalorisation des salaires minima au 1er mai 2026

Elections des représentants du personnel : mise en place du CSE

Reconduction de l’aide exceptionnelle à l’embauche des apprentis en 2026 !

Nouveau dispositif de « période de reconversion » professionnelle 2026 !

La saisine du Conseil de Prud’hommes (ou du tribunal judiciaire) devient payante : 50 euros !

Fin de l’aide de l’Etat au financement du permis de conduire des apprentis

Compte personnel de formation (CPF) – 2026

Embauche et transparence salariale en juin 2026

Le congé supplémentaire de naissance

Convention collective des services de l’automobile – Janvier 2026

Charges sociales année 2026

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2026

SMIC au 1er Janvier 2026

L’accompagnement du salarié pendant son arrêt de travail : l’essai encadré

Cour de cassation 13 novembre 2025 : repos hebdomadaire

L’entretien de parcours professionnel remplace l’entretien professionnel

Le plan de partage de la valorisation de l’entreprise

Les codes APE seront modifiés à compter du 1er janvier 2027 !

Le service de prévention et de santé au travail interentreprise

Congés payés : jurisprudence de la Cour de cassation du 10 septembre 2025 !

Revalorisation des salaires minima au 1er octobre 2025

Nouvelle procédure de saisie des rémunérations

L’âge d’entrée dans le dispositif de retraite progressive est abaissé de 62 à 60 ans au 1er septembre 2025

Le droit des salariés engagés dans un projet parental par PMA ou adoption est renforcé

Convention collective des services de l’automobile – Juillet 2025

La visite conseil de l’URSSAF

La protection des salariés lors des périodes de chaleur intense : nouvelles obligations pour l’employeur au 1er juillet 2025

Les frais de transport des salariés

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2025

IJSS maladie non professionnelle : baisse de l’indemnisation des arrêts au 1er avril 2025

Les aides à l’embauche des apprentis jusqu’au 31 décembre 2025 et dès 2026

Le départ volontaire à la retraite à l’initiative du salarié

Jurisprudence : le licenciement du salarié qui n’a pas reçu sa convocation à l’entretien est il régulier ?

L’entretien d’évaluation

Charges sociales année 2025

Avenant contrat de travail

Convention collective des services de l’automobile – Janvier 2025

Fin de la tolérance « week end » pour les IJSS maladie

Mesures de soutien économique et social prises par le gouvernement en aide à Mayotte

Revalorisation des salaires minima au 1er avril 2024

Fin du régime de faveur au 31 décembre 2024, pour la mise à disposition gratuite d’une borne de recharge par l’employeur et d’un véhicule électrique

Régimes de protection sociale complémentaire : vous avez jusqu’au 31 décembre 2024 pour mettre à jour les catégories objectives

Les réductions tarifaires en faveur des salariés sur les biens et services vendus par l’entreprise

La préparation opérationnelle à l’emploi individuelle – POEI

SMIC au 1er novembre 2024

Les chèques vacances

La rupture conventionnelle individuelle – RCI

Modèle avertissement retards et ou absence injustifiée

La contre visite médicale

Convention collective des services de l’automobile – Juillet 2024

Risques chimiques : de nouvelles obligations pour les employeurs

Congés payés et maladie : conséquences de la loi DDADUE

Convention collective des services de l’automobile – Avril 2024

Modèle de notification de licenciement pour faute grave

L’engagement de la procédure de licenciement pour faute grave : jurisprudence du 20 mars 2024

Revalorisation des salaires minima au 1er janvier 2025

Subventions prévention pour les petites entreprises

Comment choisir le bon intitulé de poste

Le licenciement pour inaptitude professionnelle (AT ou maladie pro) – sans reclassement

Le forfait annuel en jours

Les aides à l’embauche

Charges sociales année 2024

Convention collective des services de l’automobile – Janvier 2024

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2024

Le refus par un salarié d’une proposition de CDI à l’issue d’un CDD ou d’une mission d’intérim

SMIC au 1er Janvier 2024

La PPV et la loi partage de la valeur

Le licenciement pour inaptitude d’origine non professionnelle avec reclassement

Le registre unique du personnel

Activation du plan « catastrophes et intempéries » et du dispositif d’activité partielle pour les entreprises sinistrées

La déclaration préalable à l’embauche – DPAE

La fiche de données de sécurité

Le règlement intérieur (RI) dans l’entreprise

Convention collective des services de l’automobile – Août 2023

Jurisprudence : la forme de la preuve du paiement du salaire ?

La surveillance post exposition des salariés – soyez vigilants

Guide URSSAF du déclarant 2023

Tout savoir sur l’obligation de loyauté et de fidélité du salarié 

Renforcement de la protection des salariés ayant un enfant malade

Revalorisation des salaires minima au 1er août 2023

Embaucher un salarié étranger : quelles démarches ?

Convention collective des services de l’automobile – Juillet 2023

La réforme des lycées professionnels et l’entreprise

SMIC au 1er mai 2023

La présomption de démission en cas d’abandon de poste

Réforme des retraites au 1er septembre 2023

Revalorisation des salaires minima au 1er mai 2023

Revalorisation des salaires minima au 1er janvier 2022

Loi DDADUE : les mesures en droit social

Notification de licenciement absences répétées et désorganisation de l’entreprise

Jurisprudence : informer oralement le salarié de l’envoi de la notification de licenciement : bonne ou mauvaise idée ?

Le passeport de prévention

Le bulletin de paie version 2024 – 2027

Modèle mise à pied à titre disciplinaire

RGPD et recrutement – Guide CNIL

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2023

Charges sociales année 2023

Les titres restaurant

Convention collective des services de l’automobile – Janvier 2023

SMIC au 1er janvier 2023

Revalorisation des salaires minima au 1er janvier 2023

La démission du salarié

Organisez les fêtes de fin d’année en toute sérénité

Loi Rixain : depuis le 26 décembre 2022, interdiction de verser le salaire d’un salarié sur le compte d’un tiers

La majoration tarification de la cotisation accidents du travail abrogée par le décret du 28 décembre 2023

Protocole de rupture amiable d’un CDD

Jurisprudence : attention à la possible requalification de l’astreinte en temps de travail effectif

Le compte AT / MP : nouveau délai pour inscription jusqu’au 11/12/2023

Comment gérer les ponts en entreprise

Gérer le décès d’un salarié

Le service « suivi DSN »

Réponse suite démission

Jurisprudence : absence prolongée pour maladie et désorganisation de l’entreprise – Cassation 6 juillet 2022

La clause de dédit formation

Jurisprudence : la procédure de précision des motifs de licenciement est-elle obligatoire ?

Convention collective des services de l’automobile – 30 Août 2022

La prime de partage de la valeur (ex PEPA)

Le contrat de travail à durée déterminée – CDD

Le paquet législatif pouvoir d’achat

SMIC au 1er aout 2022

CCNSA Juillet 2022

L’ANFA lance Innovauto.org

Le reçu pour solde de tout compte

Risques professionnels : découvrez les subventions de l’Assurance Maladie

Accords d’entreprise et / ou décision unilatérale employeur

La réforme du statut du conjoint collaborateur au 1er janvier 2022 : fin du statut au 1er janvier 2027 rappel

Le calcul du salaire des vendeurs

La maternité

L’accès temporaire au capital de fin de carrière pour les salariés prenant une retraite anticipée pour carrière longue

La mise en conformité de l’acte de mise en place du régime de protection sociale complémentaire

Le certificat de travail

Contrat de travail à durée déterminée (à terme précis) – Temps partiel

SMIC au 1er mai 2022

La journée de solidarité

La période d’essai

Convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement, avec mise à pied conservatoire

Contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance

Contrat de travail à durée indéterminée – CDI

Synthèse des visites médicales

Fusion des documents Avis arrêt de travail, Certificat médical spécifique AT- MP

Convocation à entretien préalable à une éventuelle mesure pouvant aller jusqu’au licenciement

Nouvelle présentation du bulletin de paie version 2022

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2022

Mise en œuvre du titre mobilité à partir du 1er janvier 2022

Charges sociales année 2022

Revalorisation des salaires minima au 23 juillet 2022

SMIC au 1er janvier 2022

Déclaration du statut de conjoint collaborateur

Convocation entretien préalable à sanction

Egalité professionnelle – femmes – hommes

Chèques cadeaux – bons d’achat

La retraite progressive des salariés et des indépendants au 1er septembre 2023

La mise à la retraite du salarié et la mise à la retraite d’office

Départ à la retraite anticipée pour carrière longue

Guide pratique de l’aide à l’embauche des alternants – 2026

Modèle document unilatéral – APLD

Activité partielle de longue durée – APLD

L’indemnité inflation

Convocation entretien préparatoire en vue d’une rupture conventionnelle

Le pouvoir disciplinaire de l’employeur

Le précis de l’apprentissage

Mise à disposition de cabinets d’aisance

Chauffage des locaux -ambiance thermique

Faut il installer des lavabos et des douches dans l’entreprise ?

Les lavabos en entreprise

Les vestiaires dans l’entreprise

Durée légale et durée maximale du travail

Le temps de trajet

Le temps d’habillage

La clause de non concurrence

Epargne salariale, intéressement, participation

Résiliation des contrats de complémentaires santé (mutuelle)

Avenant dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique

Le licenciement pour inaptitude d’origine non professionnelle – sans obligation de reclassement

Le cumul emploi retraite (salariés – indépendants) au 1er septembre 2023

Le SMIC au 1er octobre 2021

Déclaration et reconnaissance d’un accident du travail – accident du travail mortel

Contribution à la formation professionnelle : acompte à régler avant le 15/09/2021

Le Capital de fin de carrière

Soyez prudent dans la gestion d’un abandon de poste

Le bulletin officiel de la sécurité sociale – BOSS

Le solde de tout compte

Temps partiel thérapeutique – reconnaissance – mise en place

Trame entretien parcours professionnel

Trame entretien annuel d’évaluation

La modification du contrat de travail

Les conséquences de la sous – qualification d’un salarié

La visite médicale de reprise et de pré reprise, et le rendez vous de liaison

Le compte épargne temps

Travaux interdits et réglementés pour l’emploi des jeunes de 15 à 18 ans

Procédure de licenciement pour inaptitude non professionnelle sans reclassement

Modèle notification de licenciement pour faute grave dans le cas d’un abandon de poste

Gérer les addictions en entreprise

Charges sociales au 1er janvier 2021

Convention collective – janvier 2022

Conditions légales de départ à la retraite jusqu’au 1er septembre 2023

Le licenciement pour absences répétées et ou prolongées

Le dispositif de prime exceptionnelle de pouvoir d’achat – PEPA – « Prime Macron »

Les opérateurs de compétence (OPCO) – L’OPCO Mobilités

Les heures supplémentaires relatives au travail des vendeurs

L’astreinte

Les heures supplémentaires

Réduction du temps de travail et contrat de travail

Repos quotidien et repos hebdomadaire

Indemnisation du salarié cadre suite indisponibilité maladie ordinaire ou professionnelle, accident du travail

Arrêt maladie, accident de travail – ouvriers – employés – agents de maîtrise

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

Congés payés et maladie

Congés payés synthèse

Minima garantis 2021

Le temps de pause et de restauration

Travail de nuit

Travail le dimanche

Modèle de mise en demeure de présomption de démission en cas d’abandon de poste

Convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement

La médaille d’honneur du travail

Convention collective services de l’automobile – CCNSA – Avril 2021

L’interdiction de vapoter – Cigarette électronique

L’interdiction de fumer/vapoter

Affichage consigne incendie

Tarification accidents du travail / maladie professionnelles 2021

Les nouveaux critères de prise en charge du FAFCEA pour 2021

Contributions à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage 2020-2021

Les attestations Pôle Emploi évoluent

Le report des visites médicales et examens médicaux des salariés

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant

FNE formation

Offre de contrat de travail ou promesse unilatérale de contrat de travail

La vidéosurveillance / la géolocalisation

SMIC AU 1ER JANVIER 2018

Salaires minima conventionnels 2018 au 1er Janvier 2018

Revalorisation du SMIC au 1er janvier 2021

Reçu pour solde de tout compte

Licenciement pour motif économique

Le licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle (suite AT ou maladie pro) – avec reclassement

Calendrier électoral CSE

Les Sanctions disciplinaires

Discrimination sur l’apparence physique au travail

Questionnaire Accords d’entreprise et actions spécifiques

Lettre fédérale n° 10-19 Questionnaire accord d’entreprise et actions spécifiques

L’année 2020 et le casse-tête des entretiens professionnels

Jobs d’été

Embauche d’un salarié majeur : les formalités à effectuer

Modèle Accord annualisation du temps de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Indemnité de congés payés

Fermeture de l’entreprise pour congés

Congé parental d’éducation

Congé Maternité et indemnités journalières pour les travailleuses indépendantes

RPCS dispenses d’affiliation

Modèle DUE frais santé

Rupture du contrat d’apprentissage

Rémunération du contrat de professionnalisation

Rémunération du contrat d’apprentissage

Rupture de la période d’essai de l’apprenti par l’employeur

Emploi des jeunes de 15 à moins de 18 ans

Congé pour examen accordé aux apprentis

Les registres obligatoires et conseillés en entreprise

Affichages ou diffusions obligatoires

Affichage obligatoire à l’attention du personnel

Affichage harcèlement

Affichage Egalité professionnelle hommes femmes

Le compte professionnel de prévention – C2P

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

Charges sociales janvier 2018

Bulletin de paie simplifié janv 2018

SMIC au 1er janvier 2017

Salaires minima au 1er janvier 2017

SMIC au 1er janvier 2016

Salaires minima au 1er janvier 2016

SMIC au 1er janvier 2015

Salaires minima au 1er janvier 2015

Information des salariés traitement des données personnelles

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

La gestion des jours fériés

Le contrat d’apprentissage

Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Affichage égalité de rémunération hommes femmes

retour à l’accueil de la base documentaire