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Les risques sonores dans l’entreprise

Le bruit dans l’entreprise est un facteur important de stress et de troubles de la santé physique et mentale pour le salarié. Pour prévenir les risques sonores, la réglementation impose à l’employeur de prendre les mesures pour protéger les travailleurs exposés au bruit

La première obligation qui lui incombe est celle de procéder à l’évaluation et, si nécessaire, au mesurage du niveau de bruit dans l’entreprise. S’il apparaît que les salariés sont exposés ou susceptibles d’être exposés au bruit, l’employeur devra prendre des mesures pour assurer leur protection. A défaut, il peut voir sa responsabilité engagée, notamment pour manquement à son obligation de sécurité. 

LES VALEURS MAXIMALES D’EXPOSITION AU BRUIT

Le tableau suivant liste les seuils réglementaires d’exposition au bruit :

NB : Le bruit est quantifié en décibel (dB). Le niveau d’exposition quotidienne correspond à une moyenne pondérée dans le temps des niveaux d’exposition au bruit pour une journée de travail nominale de 8 heures. 

Le niveau de pression acoustique de crête représente le niveau de bruits impulsionnels.

 

COMMENT EVALUER OU MESURER LE BRUIT ?

Qui peut faire les mesures ?

L’évaluation du bruit peut être réalisée par une personne compétente pour procéder à des mesures, au sein de l’entreprise, par le service de santé au travail ou par un prestataire extérieur.

Si le mesurage fait suite à une demande de l’inspection du travail, il doit être réalisé par un organisme accrédité (par le COFRAC ou équivalent européen). 

Les évaluations des niveaux de bruit et les résultats des mesurages doivent être conservés par le chef d’entreprise pendant 10 ans et présentés à l’inspection du travail, sur demande de celle-ci.

 

Quelle méthodologie adopter ?

 

Il est recommandé au chef d’entreprise d’utiliser 3 méthodes complémentaires pour mesurer le bruit dans son entreprise :

 

  • D’abord, de procéder à une estimation sommaire du risque. Si, suite à celle-ci, l’absence de risque bruit est certaine, une évaluation supplémentaire n’est pas nécessaire.  
  • Si en revanche, l’absence de risque est incertaine ou si le risque est avéré, il faudra procéder à une évaluation simplifiée du risque
  • Lorsqu’il y a doute près des seuils d’action réglementaire ou lorsqu’il y a certitude qu’ils sont dépassés, un mesurage d’exposition au bruit est nécessaire. 

 

Les risques sonores font partie des risques qui, après évaluation par le chef d’entreprise, doivent figurer dans le document unique d’évaluation des risques (DUER). La mise à jour annuelle obligatoire du DUER est l’occasion pour réviser l’évaluation du risque lié au bruit, d’autant plus si des modifications des conditions de travail ont eu lieu. 

 

Quoiqu’il en soit, la réglementation impose de renouveler le mesurage d’exposition au bruit au moins tous les 5 ans

 

Le tableau ci-dessous détaille l’articulation entre les trois méthodes de mesure du bruit : 

  • L’estimation sommaire du risque :

Elle ne nécessite aucune mesure du bruit. Cette estimation se fera de deux manières :

Un test de communication dans le bruit selon les critères suivants :

Remarque : l’oreille humaine perçoit les sons entre 0 et 120 dB, le seuil de la douleur se situant aux alentours de 120 dB. Ci-joint un exemple d’échelle de mesure :

Des données bibliographiques, à l’instar de celles de la SUVA (Caisse nationale suisse d’assurance accident). Cette base comprend 66 tableaux de niveaux de bruit, un par secteur d’activité recensé, dont l’entretien et la réparation automobile.

 

  • L’évaluation simplifiée du risque :

Elle est particulièrement adaptée pour mesurer le bruit émis par un travail composé de plusieurs tâches avec chacune des circonstances d’exposition spécifiques. Cette évaluation permet d’estimer, pour chaque tâche, son niveau de bruit et sa durée totale quotidienne

Deux résultats peuvent être déduits de cette évaluation : l’estimation de l’exposition totale au bruit et le classement des phases d’exposition. 

Cette méthode présente aussi un intérêt lorsqu’il s’agit de mesurer les bruits très intenses qui demeurent épisodiques. Attention, plus le bruit est intense et moins longtemps il est supportable d’y être exposé !

Source : INRS, ED 6035

 

Pour une explication détaillée de la manière de procéder à l’évaluation simplifiée, voir l’ED 6035 de l’INRS, pp. 30 et suivantes. 

 

  • Le mesurage normalisé de l’exposition au risque (Norme NF EN ISO 2009) :

 

Le mesurage du bruit doit être conforme à la norme NF EN ISO 9612 (2009) qui comprend 5 étapes successives de mise en œuvre du mesurage :

  • Analyser le travail ;
  • Sélectionner une des trois stratégies de mesure : par tâche, par métier, par journée ;
  • Planifier et réaliser les mesures ;
  • Contrôler les erreurs et les incertitudes de mesure ;
  • Calculer et présenter le résultat avec son incertitude. 

 

Deux méthodes de mesure de l’exposition peuvent être utilisées : la sonométrie (relevés réalisés auprès de l’opérateur par un technicien pendant les phases de travail significatives) et l’exposimétrie (mesure en continu du niveau sonore pendant la journée de travail, au moyen d’un exposimètre porté par l’opérateur).

Pour une explication détaillée de la manière de procéder au mesurage de l’exposition, voir l’ED 6035 de l’INRS, pp. 36 et suivantes.

 

L’organisme de retraite et prévoyance IRP Auto propose deux interventions, gratuites, en matière de bruit :

  • Un pré-diagnostic du risque lié au bruit ;
  • Un test auditif pour les salariés exposés.

Vous pouvez contacter IRP Auto par téléphone (09.69.39.02.45) ou en replissant le formulaire contact sur leur site internet. 

 

LES ACTIONS DE PREVENTION

Une fois le bruit évalué, le chef d’entreprise doit, si nécessaire, prendre les mesures pour réduire le niveau sonore dans l’entreprise

Les mesures de protection collective doivent être, si possible, privilégiées aux équipements de protection individuelle. 

Le tableau ci-dessous liste le type d’actions à mettre en place suivant le niveau sonore dans l’entreprise :

 

Quel que soit le niveau de bruit
  • Evaluer le risque
  • Supprimer ou réduire au minimum le risque (en particulier à la source)
  • Consulter et faire participer les salariés à l’évaluation des risques, aux mesures de réduction et au choix des PICB (protecteurs individuels contre le bruit)
  • Réduire le bruit dans les locaux de repos à un niveau compatible avec leur fonction
Au-dessus du seuil des valeurs d’exposition inférieur (80 dB pour l’exposition quotidienne et 135 dB pour la pression acoustique de crête)
  • Mettre des PICB à disposition des salariés
  • Informer et former les salariés sur les résultats de l’évaluation ou mesurage, les risques liés au bruit et les moyens de prévention mis à leur disposition…
  • Proposer aux salariés de passer un examen audiométrique permettant notamment de dépister les pertes et troubles auditifs
Au-dessus du seuil des valeurs d’exposition supérieur (85 dB pour l’exposition quotidienne et 137 dB pour la pression acoustique de crête)
  • Mettre en œuvre un programme de mesures techniques de réduction d’exposition au bruit
  • Signaler par affichage les lieux de travail bruyants et y limiter l’accès
  • Veiller à ce que les PICB soient correctement utilisés
  • Examens audiométriques périodiques (surveillance médicale renforcée)
Au-dessus de la valeur limite d’exposition (87 dB pour l’exposition quotidienne et 140 dB pour la pression acoustique de crête)
  • A ne jamais dépasser : mesures de réduction d’exposition sonore immédiate

 

Identifier le risque routier

LE RISQUE ROUTIER
Un risque professionnel comme un autre

 

Catégories d’accidents

Il convient de différencier l’accident de mission de l’accident de trajet, selon le Code de la Sécurité Sociale.

L’accident de mission est l’accident survenu par le fait du travail quelle qu’en soit la cause, dès que la victime agit pour le compte d’un ou de plusieurs employeurs, en quelque lieu que ce soit. L’accident de mission est donc un accident du travail, compte tenu du caractère professionnel du déplacement et du lien de subordination qui existe entre le salarié et l’employeur.

L’accident de trajet est l’accident survenu sur le trajet effectué par le salarié pour se rendre de son domicile à son lieu de travail (et retour) ainsi que du lieu de travail au lieu de repas (et retour). Un détour pour nécessité essentielle de la vie courante ou pour un motif en rapport avec l’emploi peut être intégré.

Evaluer le risque

L’entreprise doit prendre en compte les risques routiers professionnels et risques associés au même titre que les autres risques. Ils doivent donc figurer dans le document unique. Par exemple, l’évaluation portera sur le nombre de déplacements par salarié concerné, les motifs et caractéristiques des déplacements, les conditions réelles de conduite (durée de déplacement, amplitudes horaires de travail, types et caractéristiques des véhicules, état du trafic, conditions météo…). Il faudra analyser les accidents de mission survenus au cours des dernières années (accidents matériels et corporels, coûts directs ou indirects).

Réaliser un plan d’actions

Un plan d’actions doit proposer des solutions de prévention pour les risques les plus graves ou les plus fréquents recensés dans le document unique. Le véhicule à usage professionnel devant être adapté au déplacement et à la mission à réaliser, on veillera à son aménagement et à son équipement en fonction des besoins des personnes et des charges à transporter, à éviter toute surcharge. On s’assurera qu’il est doté des équipements de sécurité : système de freinage par assistance électronique, airbags, limiteur de vitesse réglable et modulable, pneus hiver en saison froide….

Au-delà des risques d’accidents corporels, l’activité de conduite expose à d’autres risques qu’il faudra également mentionner dans le document unique : mal de dos, troubles musculo-squelettiques, stress, malaises cardiovasculaires (source INRS).

Enquête sur les risques routiers professionnels

Les résultats d’une enquête sur les risques routiers mettent en évidence que ce risque n’est pas toujours considéré comme partie intégrante de l’activité de travail des salariés : en effet, un établissement contrôlé sur deux a inscrit ce risque dans son document unique d’évaluation des risques. Ce constat est encore plus marqué pour les entreprises de moins de 9 salariés.

Peu d’entreprises développent des mesures de prévention en lien avec l’organisation des déplacements, la gestion des retards et imprévus, des communications. Et peu de salariés bénéficient de formations pour le bon usage professionnel des véhicules. La conduite de véhicule est rarement intégrée dans l’analyse du poste de travail et la détermination de l’aptitude médicale, et le médecin du travail est rarement sollicité par les entreprises.

 

RESPONSABILITE PENALE

du conducteur

Tout conducteur est pénalement responsable des infractions qu’il a personnellement commises (art. L121-1 du Code de la Route). Le fait de conduire pour un motif professionnel ne diminue en rien la responsabilité pénale du conducteur.

du supérieur hiérarchique

La responsabilité pénale du supérieur hiérarchique peut être engagée dans le cas d’un accident causé par une négligence dans l’organisme ou par le non-respect de la réglementation. Cette responsabilité est définie par les articles qui répriment l’homicide involontaire (art. L221-6 et suivants du Code Pénal) ou les blessures involontaires (art. L222-19 et suivants du Code Pénal). Et même en l’absence d’accident, le supérieur hiérarchique peut être poursuivi s’il expose autrui à un risque immédiat de blessure ou de mort (art. 223-1).

de l’entreprise

La responsabilité pénale de l’entreprise, en tant que personne morale, peut être engagée pour toutes les infractions mentionnées ci-dessus.

Agir sur le mal de dos dans votre entreprise

AGIR SUR LE MAL DE DOS DANS VOTRE ENTREPRISE

 

Qu’est-ce qu’une lombalgie ?

La lombalgie résulte d’un effort excessif, d’un mouvement brutal ou extrême, d’un choc, d’une chute….

 

La douleur est plus souvent musculaire et  localisée dans le bas du dos. Les douleurs peuvent s’exprimer de différentes façons : lourdeur, raideur, douleur aigüe, sensation de brûlures ou de fourmillement.

Elles peuvent descendre sur les fesses, l’arrière des cuisses et jusque derrière les genoux.

Au-delà de la crise aigüe, le risque majeur de la lombalgie c’est de durer et de se répéter.

Le mal de dos en chiffres :

Les principaux facteurs de risque :

Que peut faire l’entreprise ? Sur qui peut-elle s’appuyer ? Comment faire ?

La responsabilité de l’entreprise : 

L’entreprise a un rôle important à jouer pour éviter l’évolution d’une lombalgie vers la chronicité, qui peut éloigner durablement le salarié de son poste de travail.

Les contraintes de travail physiques, psychosociales, ne sont peut-être pas à l’origine des lombalgies de vos salariés. Cependant des conditions de travail inadaptées favorisent le passage à la chronicité et risquent de générer le handicap. Mais si le travail est adapté, ce dernier peut aussi aider à guérir vite et bien.

La protection et la promotion de la santé des salariés sont des composantes importantes de la responsabilité sociale de l’entreprise. En démontrant son implication dans la promotion de la santé de ses salariés, l’entreprise va améliorer son dialogue social, son image en interne et en externe, tout en recherchant de meilleures performances économiques.

L’accompagnement du chef d’entreprise dans la prévention des lombalgies

Identifier les lombalgies dans votre entreprise :

Comment prendre en charge un salarié lombalgique ?

Mettre en place le cadre vert dans son entreprise :

Consulter le dossier Mal de Dos sur le site de l’INRS : http://www.inrs.fr/actualites/campagne-nationale-lombalgies.html

 

Note de présentation des fiches de poste

AFFICHAGE DES FICHES DE POSTE

RISQUES MECANIQUES

 

Le chef d’entreprise a de nombreuses obligations en matière de santé et de sécurité de ses salariés : il doit notamment assurer leur sécurité, les informer et les former sur les risques qu’ils encourent. Il lui est donc fortement conseillé d’établir une « notice » ou « fiche » pour chaque poste ou situation de travail exposant les salariés aux risques liés, entre autres, à l’utilisation d’équipements et d’outillage.

 

A cette fin, la FNAA a élaboré, en collaboration avec la CARSAT Bretagne, un ensemble de fiches de poste destinées à informer les travailleurs des risques mécaniques les plus courants auxquels leur travail peut les exposer et des dispositions prises pour les éviter. 

 

Le kit comprend 16 fiches faisant état des risques spécifiques à l’utilisation de l’équipement concerné et des bonnes pratiques associées. Elles contiennent également des informations sur la maintenance et les vérifications périodiques à réaliser. 

 

Les fiches sont les suivantes : 

  • chèvre/grue d’atelier, 
  • compresseur de ressorts, 
  • démonte-pneu, 
  • équilibreuse, 
  • lève-véhicule, 
  • levée d’un véhicule sur cric, 
  • meuleuses-disqueuses, 
  • pont 2 colonnes à vis et hydraulique, 
  • pont 4 colonnes, 
  • pont à ciseaux, 
  • pont mobile, 
  • pont 4 colonnes avec auxiliaires de levage, 
  • pose/dépose de pare-brise, 
  • presse d’atelier, 
  • table élévatrice, 
  • touret à meuler

 

A noter qu’une fiche supplémentaire sur le pont à vérin central (équipement moins courant dans les garages) est également disponible. Elle est personnalisable avec la photo de votre équipement.

Un affichage sur le poste de travail

Les risques liés à l’utilisation de machines dans un atelier de carrosserie ou de mécanique sont multiples et fréquents : brûlures, écrasement, coupures, perforations, renversement ou chute de la charge, etc.

 

De nombreux outils comme les démonte-pneus, les compresseurs de ressort, les bancs d’essai de freinage PL ou la soudeuse, engendrent des risques en situation normale ou particulière (nettoyage, réglage ou maintenance).

 

Chaque fiche de poste met donc en évidence les points suivants : 

  • le type d’utilisateurs concernés (formation et encadrement) ;
  • les risques majeurs ;
  • les règles d’hygiène relatives à l’emploi d’équipements de protection collective ou individuelle ;
  • les bonnes pratiques liées à l’utilisation de l’équipement.

 

Les fiches fournissent également des informations sur les vérifications techniques et les contrôles de sécurité de l’équipement, ainsi que les numéros des secours en cas d’accident.

 

Ce document synthétique se présente sous format A4 et tient sur une seule page afin d’être facilement lisible et accessible au poste de travail.

Une fiche adaptable et personnalisable

La rubrique « informations complémentaires » peut être remplie par l’entreprise de conseils généraux, précautions particulières….  

Ex : recommandations médicales ; 

Ex : EPI supplémentaires à ceux obligatoires dans des situations spécifiques… 

 

Ces fiches peuvent être exploitables à plusieurs titres :

  • communication des résultats de l’évaluation des risques professionnels transcrits dans le Document unique obligatoire et l’évaluation de la pénibilité ;
  • tenue de formation des salariés par le chef d’entreprise ;
  • accueil des jeunes en formation et des nouveaux salariés…

 

Retrouver les fiches de postes automobile rédigées par l’INRS INRS fiches de poste

Information et formation des salariés à la sécurité

Rôle du chef d’entreprise

Le chef d’entreprise est personnellement responsable du respect de la législation relative à la prévention des risques professionnels. Il a l’obligation d’assurer la formation collective des salariés aux règles applicables dans l’entreprise en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne les règles de circulation, la signalétique, les procédures à respecter en cas d’incendie, les alertes et les premiers secours. Il dispense une formation pratique aux travailleurs qu’il embauche et à ceux qui changent de poste de travail.

Il est assisté et conseillé par un « référent sécurité » désigné parmi les salariés.

Rôle des salariés

Il incombe à chaque salarié de prendre soin de sa santé et de sa sécurité, ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions de travail. Il est primordial de respecter les consignes relatives au port des équipements de protection individuelle (EPI) requis. Le salarié dispose d’un droit d’alerte et de retrait face à une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection.

Information et formation des salariés

Les salariés doivent être informés des risques encourus pour leur santé et leur sécurité dans le cadre de leur travail. L’information porte sur le document unique, sur les consignes générales de sécurité et sur le rôle des intervenants en matière de santé et de sécurité. Les intervenants sont, selon le cas, les représentants du personnel, les référents sécurité, les services de santé au travail ou les services d’urgence.

La formation pratique à la prévention instruit les salariés des précautions à prendre dans leurs déplacements dans l’entreprise et dans l’exécution de leur travail, et de la conduite à tenir en cas de sinistre, d’accident ou d’intoxication sur le lieu de travail.

Dans les entreprises dépourvues de représentants du personnel, cette information et cette formation peuvent être dispensées sous la forme d’un livret de sécurité dont le modèle a été réalisé par les partenaires sociaux et dont vous pouvez prendre connaissance en cliquant ici :   Livret de sécurité 2019

Assistance et conseil

L’employeur désigne un salarié compétent comme « référent santé-sécurité« , qui assiste et conseille l’employeur dans la définition de sa politique de prévention des risques mais qui n’est pas chargé de sa mise en œuvre. Dans les entreprises de plus de 300 salariés, l’employeur peut, après avis des représentants du personnel, désigner plusieurs référents santé-sécurité.

IRP AUTO Solidarité Prévention propose des outils de formation spécifiquement adaptés aux référents.

Lorsque l’employeur estime que les compétences dans l’entreprise ne permettent pas de désigner un référent santé-sécurité, il peut faire appel à un « préventeur conseil » référencé par IRP AUTO Solidarité Prévention. Les préventeurs conseils sont chargés d’effectuer des missions de diagnostic, de conseil, d’accompagnement et d’appui dans des actions d’amélioration des conditions de travail.

Rôle d’IRP AUTO Solidarité Prévention

Cette association, gérée par les partenaires sociaux :

      vous accompagne, en finançant des professionnels, dans votre démarche de prévention des risques professionnels, avec notamment un pré-diagnostic, une évaluation, des recommandations et la mise en place de votre plan d’action

    ⮚  intervient en entreprise sur la santé auditive et le risque lié au bruit et, le risque routier

    ⮚  organise des actions de communication auprès des salariés (surpoids, obésité, diabète, asthme, conduites addictives).

Affichage obligatoire des modalités d’accès au document unique

AFFICHAGE OBLIGATOIRE DES MODALITES D’ACCES AU DOCUMENT UNIQUE D’EVALUATION DES RISQUES

MISE A DISPOSITION DU DOCUMENT UNIQUE

L’article R 4121-4 du Code du travail prévoit que le document unique d’évaluation des risques (DUER) doit être tenu à la disposition :

  • des travailleurs ;
  • des instances représentatives du personnel ;
  • du médecin du travail ;
  • des agents de l’inspection du travail ;
  • des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale ;
  • des agents des organismes professionnels de santé, de sécurité et des conditions de travail présents dans les branches d’activités présentant des risques particuliers ;
  • des inspecteurs de la radioprotection si les salariés sont exposés aux rayonnements ionisants.

Affichage obligatoire à l’attention des salariés

L’employeur est formellement tenu d’informer ses salariés de l’existence du Document Unique d’évaluation des risques professionnels et d’en afficher les modalités d’accès sur les lieux de travail. Il doit notamment rendre le DUERP accessible à tous pour consultation et information, ce temps d’information des salariés sur les risques relatifs à leur santé et à leur sécurité étant considéré comme du temps de travail effectif.

 

« Un avis indiquant les modalités d’accès des travailleurs au document unique est affiché à une place convenable et aisément accessible dans les lieux de travail. Dans les entreprises ou établissements dotés d’un règlement intérieur, cet avis est affiché au même emplacement que celui réservé au règlement intérieur » (article R 4121-4 dernier alinéa du Code du travail).

Sanctions

L’absence de Document Unique prouvant une démarche d’évaluation des risques et de prévention peut, en cas de contrôle de l’inspection du travail, être sanctionnée d’une amende de cinquième classe (3.000 euros) qui peut être doublée en cas de récidive.

L’absence ou la non-conformité de l’affichage du Document Unique expose également l’employeur à des amendes.

Si l’employeur ne tient pas le DUERP à la disposition des représentants du personnel, il se rend coupable du délit d’entrave puni d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 3.750 euros ou de l’une de ces deux peines seulement (articles L. 4742-1 ou L. 2316-1 du Code du travail).

En cas de récidive, l’emprisonnement peut être porté à deux ans et l’amende à 7.500 euros (article 132-10 du Code pénal).

La non-présentation à l’inspecteur du travail du document unique d’évaluation des risques est punie d’une amende de 3ème classe, soit 450 euros (article L 2316-1 du Code du travail et articles 131-12 et suivants du Code pénal).

En cas d’accident de travail ou de maladie professionnelle, la responsabilité civile de l’employeur peut être engagée si la faute inexcusable est reconnue entraînant une réparation du préjudice subi (souffrances morales et physiques, esthétiques…) et une cotisation complémentaire en remboursement de la rente majorée servie par la sécurité sociale. L’absence de Document Unique – ou de mise à jour du document unique – comme preuve d’une démarche d’évaluation et d’amélioration des conditions de travail constitue une faute inexcusable de l’employeur. Le dirigeant risque un an d’emprisonnement et une forte amende (15.000 €), l’entreprise peut être condamnée à payer une amende allant de 75.000 à 225.000 €.

Faites participer vos salariés à l’évaluation des risques !

La rédaction du document unique peut être fastidieuse. Outre une parfaite connaissance de tous les postes de travail de l’entreprise, vous devez être capable de lister tous les dangers qu’ils recèlent. Faire participer vos salariés aura un double avantage : vous faciliter la tâche et les sensibiliser à votre démarche.

En effet, ils ont une vision concrète de leurs tâches et sont les mieux placés pour vous faire part de leurs idées et de leurs constatations sur les risques qu’ils encourent.

D’autant qu’en impliquant vos salariés dans la démarche de prévention des risques, vous les responsabilisez. Ils prennent ainsi davantage conscience des dangers et sont plus attentifs à leur sécurité.

 

Alerte Interdiction ponts élévateurs KROMER

Dans le cadre de l’action européenne de surveillance du marché des ponts élévateurs (action JAMACH), nous attirons votre attention sur l’utilisation du pont élévateur 2 colonnes Kromer.

L’arrêté du 17 décembre 2018 interdit l’utilisation du pont élévateur de marque Krömer modèle
TP 16-3.2T-H.  (Pour consulter l’arrêté cliquez ici)

Pour toutes questions relatives à l’utilisation de cet équipement (procédure de consignation, mise hors service…), merci de contacter votre fournisseur.

Alerte Ponts élévateurs KROMER

FLASH INFOS : SIGNALEMENT DE NON CONFORMITES 

PONT ELEVATEUR 2 COLONNES

MARQUE KROMER – Modèle TP 16-3.2T-H

 

Dans le cadre de l’action européenne de surveillance du marché des ponts élévateurs (action JAMACH), nous attirons votre attention sur l’utilisation du pont élévateur 2 colonnes Kromer.

Pour toutes questions relatives à l’utilisation de cet équipement (procédure de consignation, mise hors service…), merci de contacter votre fournisseur.

Alerte Ponts élévateurs PRESTIGE LIFT

Dans le cadre de l’action européenne de surveillance du marché des ponts élévateurs (action JAMACH), nous attirons votre attention sur le pont élévateur 2 colonnes Prestige Lift.

L’arrêté du 23 octobre 2018 informe de l’interdiction d’exposition, de mise en vente, de vente, de location, d’importation, de cession ou de mise à disposition, à quelque titre que ce soit, du pont élévateur de marque Prestige Lift modèle AA-2PCF 50 (référence PL-45-M). L’arrêté interdit également la mise en service et l’utilisation de ce pont élévateur.  (Pour consulter l’arrêté cliquez ici)

Pour toutes questions relatives à l’utilisation de cet équipement (procédure de consignation, mise hors service…), merci de contacter votre fournisseur.

Elaborer son Document Unique

L’évaluation des risques professionnels est une obligation permanente pour le chef d’entreprise, sous peine de sanctions. Le document unique doit être actualisé au moins une fois par an, et plus fréquemment à chaque action de prévention ou en cas d’aménagement modifiant les conditions de travail (nouvel outillage, changement de produits, etc.).

La démarche globale de prévention

L’employeur est tenu, en vertu de l’obligation générale de sécurité qui lui incombe, d’évaluer les risques éventuels et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des salariés de son entreprise, dans un souci permanent d’éviter les accidents de travail et de réduire les maladies professionnelles.

La réglementation impose au chef d’entreprise de transcrire dans un « document unique » les résultats de l’évaluation des risques professionnels spécifiques à son entreprise (article R. 4121-1 du Code du travail).

Ainsi, le document unique comporte un « inventaire » des risques identifiés dans chaque unité de travail de l’entreprise, en prenant en compte tous les aspects liés au travail, et un programme d’actions de prévention à mettre en œuvre pour réduire ou supprimer la plupart des dangers constatés.

Notion d’unité de travail : pour établir le document unique, le chef d’entreprise doit définir un découpage de son entreprise en unités de travail. Cette notion d’unité de travail s’entend au sens large : il peut s’agir d’un découpage géographique (par atelier, par poste…) ou d’un découpage par type d’activité, par métier, par produits utilisés…

Le document unique, un document évolutif

Rappelons que l’évaluation des risques professionnels se fait en plusieurs étapes :

  • Il faut commencer par identifier les risques, les situations dangereuses, en déterminant la gravité et la fréquence des dommages susceptibles d’en résulter, et la probabilité selon laquelle ces dommages risquent de survenir.
  • Ensuite, on devra choisir les risques à traiter en priorité et proposer, pour chaque risque identifié, les mesures de prévention à prendre pour limiter ou éliminer ce risque.
  • Enfin, un calendrier sera établi pour la mise en place des actions de prévention et de leur suivi. Chaque action de prévention qui aura été accomplie sera inscrite dans le document unique.

L’article R. 4121-2 du Code du travail prévoit que la mise à jour du document unique est effectuée au moins chaque année ainsi que lors de toute décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail, ou lorsqu’une information supplémentaire concernant l’évaluation d’un risque dans une unité de travail est recueillie.

L’employeur qui n’a pas réalisé un Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER) conforme ou une mise à jour au moins annuelle doit payer des dommages et intérêts à chacun de ses salariés !

La Cour de cassation a précisé que l’obligation de DUER n’est pas subordonnée à l’existence d’un risque particulier pour l’entreprise, et que les salariés peuvent demander une indemnisation au titre du non-respect patronal de cette obligation ! (Cour de cassation chambre sociale du 8 juillet 2014, pourvois n° 13-15470 et 13- 15474).

 Les entreprises de moins de 11 salariés peuvent faire une mise à jour « moins fréquente, sous réserve que soit garanti un niveau équivalent de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs » depuis la dernière actualisation (article L. 4121-3 du Code du travail).

Le document unique d’évaluation des risques professionnels et la loi « santé au travail  » N° 2021-2018 du 2 août 2021

Ce qui a changé avec la loi « santé au travail » 

  • Consultation désormais obligatoire du C.S.E (si existant) sur le D.U.E.R.P et ses mises à jour ;
  • Le D.U.E.R.P est renforcé. Il répertorie l’ensemble des risques professionnels auxquels sont exposés les travailleurs et assure la traçabilité collective de ces expositions. L’employeur doit transcrire et mettre à jour dans le DUER les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs (nouvel art L 4121-3-1 CT).
  • Le D.U.E.R.P doit permettre à l’employeur de définir les mesures de prévention nécessaire.

1)Entreprises ≤ à 50 salariés : l’employeur définit des actions de prévention des risques et de protections des salariés, dont la liste est consignée dans le document unique ;

2) Entreprises ≥ à 50 salariés : l’employeur mettra en place un programme annuel de prévention des risques et d’amélioration des conditions de travail

  • Le D.U.E.R.P dans ses versions successives, sera conservé au moins 40 ans ;
  • Il sera transmis par l’employeur au S.P.S.T (médecine du travail)  auquel il est adhérent lors de chaque mise à jour ;
  • Il sera laissé à la disposition des salariés, anciens salariés et toute personne ou instance pouvant justifier d’un intérêt à y avoir accès ;
  • Création d’un portail numérique et mise à disposition du D.U.E.R obligatoire dès le 1er juillet 2023 pour les entreprises de 150 salariés et plus, puis graduellement (au plus tard le 1er juillet 2024) – disposition qui à ce jour n’est pas applicable, voire abandonnée en raison de l’impact financier.

Ces mesures sont applicables  depuis le 31 mars 2022, des décrets d’applications sont toujours en attente.

L’obligation de sécurité pesant sur le salarié

La démarche de l’employeur vise également à sensibiliser les salariés à la prévention des accidents. « Conformément aux instructions qui lui sont données par l’employeur, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail » (article L. 4122-1 du Code du travail).

Quels sont les risques encourus ?

Depuis le 8 novembre 2002, l’employeur qui ne respecte pas son obligation d’élaborer ou de mettre à jour le document unique est passible d’une amende variant de 1 500 euros par unité de travail à 3 000 euros (toujours par unité de travail) en cas de récidive. En outre, l’employeur peut être condamné pour délit d’entrave si le document unique n’est pas mis à la disposition des représentants du personnel (CHSCT ou délégués du personnel). S’il refuse de tenir le document unique à la disposition de l’inspection du travail, il peut être sanctionné par une amende de 450 euros, ou même dans certains cas par les sanctions pénales prévues pour le délit d’obstacle à contrôle (jusqu’à 3 750 euros et/ou un an de prison, doublés en cas de récidive).

En cas d’accident, si la faute inexcusable de l’employeur a été retenue, « s’il avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour le protéger », les sanctions sont beaucoup plus lourdes (versement d’un capital ou d’une rente, et dommages et intérêts). En outre, l’employeur peut être condamné au pénal à un an d’emprisonnement et à 15 000 euros d’amende (45 000 euros en cas d’incapacité de travail supérieure à 3 mois), et l’entreprise peut être condamnée à verser 75 000 euros d’amende (225 000 euros en cas d’incapacité de travail supérieure à 3 mois).

L’absence, l’insuffisance, la non mise à jour du document unique d’évaluation des risques (DUER) et de la formation à la sécurité des salariés entraînent automatiquement la faute inexcusable de l’employeur en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, soit à la demande de la caisse d’assurance maladie, soit à la demande du salarié ou des ayants droit.

Même en l’absence d’accident du travail, ces lacunes suffisent aujourd’hui à faire condamner un employeur.

Pour un accompagnement à la rédaction de votre document unique, voir sur le site www.fna.fr Base documentaire, le document intitulé « Guide d’aide à l’élaboration du document unique ».

Ce guide détaille les étapes de l’évaluation des risques. Les « fiches » de risques et le questionnaire joints vous aideront à déterminer les risques présents dans votre entreprise et les mesures de prévention qu’il vous est possible de mettre en place.

QUELQUES EXEMPLES D’APPLICATION PRATIQUE

  • Détermination des Unités de Travail

L’unité de travail peut s’entendre d’un ou plusieurs poste(s) ou situation(s) de travail présentant les mêmes caractéristiques.

Par exemple, dans une entreprise automobile, le découpage peut se présenter comme suit :

  • Unité 1 – administrative et commerciale : personnel se situant dans les bureaux, le show-room ;
  • Unité 2 – Personnel de l’atelier mécanique, de la carrosserie, du contrôle technique ;
  • Unité 3 – Personnel de l’activité dépannage ;
  • Hiérarchiser les risques

La fréquence d’exposition est un élément déterminant dans l’évaluation des risques. Exemple :

  1. Rare : Quelques que fois dans l’année ;
  2. Occasionnel : Quelques fois dans le mois, dans la semaine ;
  3. Fréquent : Tous les jours (même 5 minutes par jour) ;
  4. Très Fréquent : + de 4 heures par jour.

La gravité

  1. Faible : Accident sans arrêt de travail ;
  2. Moyenne : Arrêt de travail de moins d’une semaine ;
  3. Forte : Arrêt de travail de plus d’une semaine ;
  4. Très forte : Possibilité d’invalidité permanente, de handicap, de décès.

Pondération du risque en fonction des mesures de protection mises en place

  1. Consignes verbales ;
  2. Mise en place d’équipements de protection individuelle ;
  3. Mise en place de protections collectives (vérifications, formations….) ;
  4. Mise en place de mesures supprimant l’intervention de l’homme ;
  • Calcul du risque

Pour calculer le risque, il convient d’utiliser la formule suivante :(Fréquence x Gravité) – Pondération

Exemples d’analyses de situations dans votre garage

Poste de travail : Atelier – Utilisation de pont élévateur

Poste de travail : Atelier – Utilisation de la cabine de peinture

A quoi peut ressembler la rédaction du Document Unique ?

Les actions de prévention seront à définir par le chef d’entreprise afin de réduire le niveau de risque qui aura été déterminé par la cotation (après calcul du risque). Ces actions devront être indiquées dans la colonne « actions à mettre en place » de votre document unique.  Il faudra également indiquer la date de leur mise en œuvre et le nom de la personne chargée de les faire appliquer dans la partie « commentaires ».

Les actions de prévention seront à définir par le chef d’entreprise afin de réduire le niveau de risque qui aura été déterminé par la cotation (après calcul du risque). Ces actions devront être indiquées dans la colonne « actions à mettre en place » de votre document unique.  Il faudra également indiquer la date de leur mise en œuvre et le nom de la personne chargée de les faire appliquer dans la partie « commentaires ».