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Frais de gardiennage

Il n’est pas rare qu’un professionnel (réparateur, dépanneur, carrossier) suite à sa prestation, n’ait plus de nouvelle de son client. Vous vous retrouvez alors à assurer la garde d’un véhicule dans votre garage. Plusieurs questions se posent. Pouvez-vous facturer des frais de gardiennage et comment ? A quel prix ?

Cette note vous donne des conseils sur la manière de procéder, vos droits mais aussi vos devoirs …

Le principe : vous assurez la garde du véhicule

Le professionnel est le gardien du véhicule

Dès qu’un véhicule lui est confié suite à un ordre de réparation ou suite à un dépannage, le professionnel automobile doit en assumer la garde. Il est notamment responsable de tout dommage qui pourrait lui survenir.

A ce titre, les juges considèrent qu’un contrat de dépôt est formé entre le professionnel et son client, accessoire au contrat d’entreprise qu’est le contrat de réparation. Le contrat de dépôt entraine pour le professionnel l’obligation de s’assurer de la bonne conservation du véhicule.

Rémunération de la garde du véhicule

Le contrat de dépôt est présumé fait à titre onéreux lorsqu’il est l’accessoire d’un contrat d’entreprise (ordre de réparation). Le dépôt peut donner lieu à une rémunération pour le réparateur: les frais de gardiennage.

Cour de cassation, 1ère chambre civile, 5 avril 2005 :

Le propriétaire du véhicule qui prétend n’être redevable d’aucune somme envers le réparateur au titre de ces frais de gardiennage devra établir que ce dépôt a été fait à titre gratuit.

Aussi, dès lors que vous avez fait signer à votre client un ordre de réparation ou un devis, les frais de gardiennage sont présumés faits à titre onéreux. Le client qui estime que les frais de gardiennage de son véhicule étaient gratuits doit en apporter la preuve.

Au contraire, si vous n’avez fait signer à votre client ni ordre de réparation, ni devis, c’est l’inverse : dans ce cas, il faut considérer que les frais de gardiennage du véhicule sont faits à titre gratuit et ce sera au professionnel d’apporter la preuve que ce gardiennage était payant (Cour d’Appel, Aix-en-Provence, 19 janvier 2023, n° 22/08954).

Opposabilité des frais de gardiennage aux clients

Pour facturer valablement des frais de gardiennage, il est impératif d’en informer votre clientèle.

 

  • Point de départ du délai

Les frais de gardiennage sont dus à compter de la date à laquelle le véhicule est mis à la disposition du client. L’ordre de réparation doit mentionner cette date, ainsi que l’existence de frais de gardiennage éventuels. Si l’ordre de réparation ne mentionne pas la date à laquelle le véhicule sera disponible, nous vous conseillons de tracer cette information par mail.

  • Mesures de publicité

Les tarifs sont libres. Pour pouvoir facturer ces frais, le professionnel doit respecter un certain formalisme. Nous vous recommandons d’indiquer le tarif et les conditions d’application de ces frais :

    • Sur les conditions générales de réparation de l’OR ou au dos du devis. Pour le dépanneur remorqueur, ces éléments doivent être indiqués dans la fiche d’intervention.
    • Par voie d’affichage visible et lisible à l’entrée du garage et sur le lieu de réception de la clientèle. Pour le dépanneur remorqueur, en plus de cet affichage, le tarif et les conditions d’applications doivent être précisés dans la cabine des véhicules d’intervention.
    • Le cas échéant, dans la lettre recommandée de mise en demeure qui est adressée au client lorsqu’il tarde à récupérer son véhicule.

Conseils FNA :

  • Apposez une affiche claire et lisible dans votre entreprise mentionnant l’application de frais de gardiennage le cas échéant;
  • Vérifiez que les frais de gardiennage sont notés dans les conditions générales de réparation de votre OR.

QUE FAIRE EN CAS DE LITIGE?

  • Droit de rétention

Si le client refuse de régler la facture des réparations et les frais de gardiennage, vous pouvez exercer votre droit de rétention. Ce droit permet au professionnel qui détient encore le véhicule de refuser de le délivrer tant que le propriétaire ne lui règle pas ce qu’il lui doit.

Cas des frais de gardiennage facturés pendant la période de rétention :

Les juges ont reconnu que le réparateur qui exerce son droit de rétention sur un véhicule peut obtenir, sauf en cas de rétention abusive, le paiement des frais de gardiennage nés à cette occasion, même si ces frais n’ont pas été contractuellement prévus: Cour de cassation, civile, Chambre commerciale, 10 janvier 2018, 16-21.500 

Cela signifie que l’absence d’information préalable sur le coût du gardiennage et l’absence d’accord du client sur les frais de gardiennage réclamés n’empêchent pas le professionnel, exerçant son droit de rétention, d’obtenir le paiement des frais de gardiennage nés à l’occasion de la rétention.

 

  • Procédure des véhicules abandonnés

Si le client ne vient toujours pas chercher son véhicule, passé un délai de 3 mois, vous pouvez engager la procédure des véhicules abandonnés.

Cas particulier du dépannage-remorquage :

Lorsque le véhicule est remorqué chez un professionnel suite à un sinistre, à l’initiative de la compagnie d’assurance de son propriétaire en vue d’une expertise, les juges ont considéré qu’en l’absence de contrat d’entreprise (ordre de réparation), le dépôt est présumé fait à titre gratuit : Cour de cassation, civile, Chambre civile 1, 26 novembre 2014, 13-26.760

Dans ce cas, c’est au professionnel de prouver qu’il a informé au préalable le propriétaire du véhicule de l’application de frais de gardiennage. A défaut d’ordre de réparation, il est vivement conseillé de faire signer un contrat de dépôt entre le professionnel et le propriétaire du véhicule pour faciliter la preuve (voir modèle de contrat de dépôt en annexe). En effet, dans cette hypothèse particulière (véhicule arrivé via un dépannage) et à défaut d’ordre de réparation signé par le client, le professionnel ne sera pas en droit de facturer des frais de gardiennage

 

Tous les documents types pour la bonne application des frais de  gardiennage sont à votre disposition ci-dessous dans l’onglet « documents complémentaires »

Gestion des véhicules abandonnés : la vente aux enchères

Lorsque votre client ne vient pas récupérer son véhicule après l’exécution d’une prestation (réparation, entretien, dépannage/remorquage) vous êtes confronté à une double difficulté : obtenir le paiement de votre facture et le retrait du véhicule.

La loi du 31 décembre 1903 relative à la vente de certains objets abandonnés permet au garagiste auquel un véhicule a été confié pour être « travaillé, façonné, réparé ou nettoyé » et qui n’a pas été retiré dans un délai de trois mois, de procéder à sa vente aux enchères publiques.

En revanche, lorsque le véhicule présente une faible valeur ou que son propriétaire demeure inconnu, il sera préférable de privilégier la mise en fourrière du véhicule, notamment lorsqu’aucune intervention n’a été réalisée.

 

Sur ce sujet : Gestion des véhicules abandonnés : la mise en fourrière

 

Véhicule abandonné pendant 3 mois

En application de l’article 1 de la loi du 31 décembre 1903 relative à la vente de certains objets abandonnés, un véhicule confié à un réparateur pour « être travaillé, façonné, réparé ou nettoyé » qui n’aurait pas été retiré dans le délai de 3 mois, peut être vendu aux enchères publiques.

A défaut de plus de précision dans la loi, on considère que le délai pour agir est de 3 mois à compter de la date de retrait du véhicule convenue entre les parties. Cette date peut figurer sur l’ordre de réparation.

 

Attention : lorsqu’un désaccord oppose le professionnel et le client concernant la restitution du véhicule, la nature des prestations réalisées ou le montant des sommes réclamées, la procédure risque de ne pas aboutir favorablement pour le professionnel.
Exemple : si le client conteste la facture de réparation et que le réparateur exerce son droit de rétention jusqu’au paiement intégral, l’absence de retrait du véhicule ne peut pas être considérée comme un abandon au sens de la loi. Dans une telle situation, la requête visant à obtenir la vente aux enchères publiques du véhicule peut être rejetée.

 

Préalablement à la mise en œuvre de la procédure de vente aux enchères, il est recommandé d’adresser au propriétaire du véhicule une lettre recommandée avec demande d’avis de réception valant mise en demeure.

Modèle courrier de mise en demeure à adapter selon votre situation
En-tête et coordonnées de l’entreprise

 

Prénom et Nom du client

Adresse du client

 

A … [lieu], le …. [date]

 

Lettre adressée en RAR n° … [indiquez ici le numéro du recommandé]

 

Objet : Mise en demeure de régler la facture et de retirer votre véhicule

 

Madame, Monsieur,

Votre véhicule  ……….. [précisez ici la marque, modèle et n° immatriculation], déposé dans notre établissement le ……[date], a fait l’objet de travaux conformément à l’ordre de réparation n°/ devis n °… [indiquez ici les références de l’OR ou du devis] signé le … [date]. Il est à votre disposition depuis le …[date].

Malgré plusieurs relances, vous n’avez à ce jour ni réglé la facture n°…..[précisez ici la référence] d’un montant de ….[montant] € TTC, relative aux réparations effectuées sur votre véhicule, ni procédé à son enlèvement

En outre, nous vous rappelons que des fais de gardiennage sont dus depuis le …..[indiquez ici la date], au tarif de …. [indiquez ici le tarif tel qu’affiché dans votre établissement] €  TTC par jour.

Ainsi, les sommes actuellement dues se décomposent comme suit :

Facture de réparation n° ….. du …. : …..€ TTC
Frais de gardiennage du …… [indiquer ici la date de début] au …… [indiquer ici la date du courrier]  : …….€ TTC
Total dû au jour du présent courrier : …….. € TTC.

En conséquence, nous vous mettons en demeure, en application des articles 1344 et suivants du Code civil :

– de régler la facture de réparation,
– de régler les frais de gardiennage échus,
– de retirer votre véhicule,

– et ce, dans un délai de ……. jours à compter de la réception de ce courrier.

A défaut d’exécution dans ce délai, nous nous verrons contraints d’engager toute procédure utile au recouvrement des sommes dues et de saisir le juge compétent afin d’obtenir l’autorisation de faire procéder à la vente aux enchères publiques du véhicule, conformément aux dispositions légales applicables.

Nous attirons votre attention sur le fait que les frais de gardiennage continueront à courir jusqu’au retrait effectif du véhicule.

L’ensemble des frais de procédure, ainsi que les frais de gardiennage supplémentaires, resteront intégralement à votre charge.

Nous vous invitons à prendre attache avec notre établissement dans les meilleurs délais afin de régulariser cette situation.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées,

PJ : copie facture n°…, facture des frais de gardiennage

[Signature]

Nom

Fonction – Société

A noter :

Les réparateurs peuvent également utiliser cette procédure lorsqu’un véhicule est présent dans le garage dans le cadre d’un stationnement payant. Dans cette hypothèse, le délai de 3 mois commence à courir à compter de la dernière échéance de loyer impayée.

– Si le propriétaire du véhicule ne récupère pas ce courrier recommandé (non réclamé), vous devez à vos frais faire signifier cette mise en demeure par un commissaire de justice (ex-huissier de justice).

 

Si la mise en demeure reste infructueuse, vous pouvez poursuivre le recouvrement de vos factures impayées :

En l’absence du retrait du véhicule dans un délai de 3 mois à compter de la fin du délai fixé dans la mise en demeure, vous pouvez saisir le tribunal judiciaire par voie de requête.

Saisine du tribunal judiciaire

⇒ Un avocat est-il obligatoire devant le tribunal judiciaire ?

  • Si la demande globale dépasse la somme de 10.000 € (factures impayées + frais de gardiennage + autres frais), le recours à un avocat pour saisir le juge est obligatoire.

 

  • Si la demande globale est inférieure à la somme de 10.000 € (factures impayées + frais de gardiennage + autres frais), le recours à un avocat pour saisir le juge n’est pas obligatoire.

Etape 1

Vous devez présenter au juge du tribunal judiciaire ou au président du tribunal judiciaire, une requête qui énoncera :

  • les faits : rappel du contexte,
  • la date du dépôt du véhicule : date à laquelle le véhicule vous a été confié
  • la désignation du véhicule : type, modèle, marque, numéro d’immatriculation, numéro VIN s’il est connu,
  • le prix de vente réclamé, à savoir le montant de votre créance (facture de réparation et frais de gardiennage) :
  • le nom du propriétaire du véhicule
  • et le lieu où le véhicule a été confié

La requête prend la forme d’une lettre à déposer au greffe du tribunal judiciaire du lieu où se trouve votre garage contre récépissé ou à envoyer en recommandé avec accusé de réception.

Retrouvez un modèle de requête dans la rubrique « documents complémentaires » en bas de page.

⇒ Vous devez informer le propriétaire du véhicule de cette démarche : soit par LRAR, soit par commissaire de justice en mentionnant en gras et clair qu’il peut faire toute observation dans les 15 jours de la réception de la copie de la requête, auprès du greffe de la chambre civile (en lui communiquant les coordonnées du greffe). 

 

⇒ Pour résumer, la procédure doit être réalisée en 2 temps :

1) une mise en demeure d’avoir à retirer le véhicule

2) puis après un délai de 3 mois sans nouvelles, une saisine du tribunal judiciaire qui sera en même temps notifiée au propriétaire par LRAR ou signifiée par commissaire de justice pour lui permettre de formuler ses observations.

Etape 2

Le juge rend une ordonnance après que le propriétaire a été entendu ou appelé à comparaître pour faire valoir ses droits.

Dans son ordonnance, le juge fixera le jour, l’heure et le lieu de la vente du véhicule et désignera l’officier public chargé de réaliser la vente.

Etape 3

Un dernier recours est ouvert au propriétaire du véhicule : le commissaire de justice chargé de la vente doit le prévenir par courrier en recommandé avec accusé de réception 8 jours avant la vente en précisant les lieu, jour et heure de la vente.

Le propriétaire du véhicule peut alors former une opposition à la vente en citant le réparateur devant le juge du tribunal judiciaire par exploit de commissaire de justice.

Etape 4

La mise en vente aux enchères publiques : le produit de la vente sert à payer les sommes réclamées par le professionnel, après déduction des frais. Le solde éventuel est versé sur un compte, ouvert au nom du propriétaire du véhicule, à la Caisse des dépôts et consignations.

Attention : Lorsque le produit de la vente est insuffisant pour couvrir les frais qu’elle a occasionnés, la différence doit être payée par le réparateur qui devra se retourner contre le propriétaire, en espérant qu’il puisse le retrouver et que ce dernier soit solvable.

Vous devez donc éviter d’utiliser cette procédure si la valeur du véhicule est faible, de surcroît si les chances de retrouver son propriétaire sont minces.

Frais de gardiennage

Pour pouvoir facturer de tels frais, il est impératif de mentionner leurs coûts et leurs conditions d’application dans l’ordre de réparation et dans les tarifs, obligatoirement affichés à l’entrée des locaux et lieux de réception de la clientèle. Voir : Frais de gardiennage

Le bulletin officiel de la sécurité sociale – BOSS

En quoi consiste t’il ?

Le BOSS (bulletin officiel de la sécurité sociale) est consultable en ligne depuis le 8 mars 2021 via son portail dédié Bulletin officiel sécurité sociale

 Il s’agit d’un nouveau service public de la Direction de la Sécurité Sociale et de l’Urssaf qui rassemble la règlementation et les commentaires de l’administration en matière de cotisations et contributions de Sécurité sociale, dans une base documentaire unique, gratuite et opposable depuis le 1er avril 2021, il est donc possible de s’en prévaloir.

A l’avenir, ce bulletin se substituera aux circulaires et instructions antérieures, soit un gain de temps non négligeable, toutes les informations étant mises à jour en temps réel.

L’objectif du BOSS est de devenir un outil incontournable pour les entreprises, les cabinets comptables, les tiers déclarants.

Désormais, un guichet unique permet à tous de consulter l’ensemble de la doctrine applicable en matière de cotisations et contributions sociales sans obligations de passer d’une circulaire à l’autre, tout est compilé dans un seul lieu.

A ce jour, la version du BOSS contient les éléments de doctrine relatifs aux 6 thèmes suivants qui vont évoluer dans le temps :

  • Règles d’assujettissement ;
  • Allégements et exonération ;
  • Protection sociale complémentaire ;
  • Avantages en nature et frais professionnels ;
  • Indemnités de rupture ;
  • Mesures exceptionnelles.

N’hésitez pas à vous rendre sur le site afin de vous familiariser avec son utilisation et avantages.

Par ailleurs, le site effectue régulièrement des mises à jour : la dernière date du 12 octobre 2022 et concerne la rubrique « effectif ».

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Le solde de tout compte

C’est quoi ?

Le solde de tout compte est l‘inventaire des sommes versées par l’employeur au salarié et dues lors de la rupture du contrat de travail, qu’il soit un CDI ou un CDD, et ce pour toute rupture du contrat de travail : fin de CDD, démission, rupture conventionnelle, fin de période d’essai, licenciement.

Ces sommes sont répertoriées dans un document intitulé « reçu pour solde de tout compte » que vous devez obligatoirement remettre au salarié à la fin de son contrat.

Le contenu du reçu pour solde de tout compte

Le document doit détailler au maximum et de manière précise les sommes versées au salarié au titre du dernier mois de travail, à savoir :

 

Les rémunérations (salaires) 

  • Les indemnités versées au salarié à la fin du contrat ;
  • L’indemnité compensatrice de congés payés ;
  • L’indemnité compensatrice de préavis ;
  • L’indemnité de licenciement ;
  • L’indemnité de précarité ;
  • Heures supplémentaires, astreintes…

 

Vous devez détailler de manière explicite chaque somme versée au salarié (ne pas indiquer une somme globale) à la fin de son contrat de travail, qu’elles soient dues au titre de l’exécution les relations de travail (salaires, primes, heures supplémentaires etc..), ou au titre de la cessation du contrat de travail (indemnité de licenciement, de congés payés, de préavis …), car le salarié au moment de la signature du reçu, doit être en mesure de prendre connaissance du détail des sommes versées avant de signer valablement le reçu.

Conditions de forme du reçu pour solde de tout compte

Le « reçu pour solde de tout compte » est obligatoire, doit remplir certaines conditions de forme et doit avoir un contenu précis afin d’être juridiquement valable.

La mention « établi en double exemplaire » doit être précisée sur le document , qui doit être tenu à la disposition du salarié, ce dernier devant venir le chercher à la fin du contrat de travail (sauf s’il est dans l’incapacité médicale de se déplacer). Le reçu est quérable (vous n’êtes pas obligé de l’envoyer au domicile du salarié), mais vous  pouvez l’informer de la disponibilité de son solde de tout compte et lui demander de venir le chercher dans les locaux de l’entreprise.

Le reçu peut il être contesté par le salarié ?

Il faut avoir à l’esprit, que le salarié n’est pas obligé de signer le reçu quand vous lui remettez.

 

  • Le salarié signe le document

Il disposera d’un délai de 6 mois à compter de la signature du reçu pour pouvoir le dénoncer.

Une fois les 6 mois passées,  le reçu deviendra « libératoire » pour vous mais uniquement pour les sommes qui y sont mentionnées, d’où l’importance qu’elles soient clairement détaillées, car dans ce cas, le salarié ne pourra pas prétendre au paiement de sommes supplémentaires, sauf à contester la réalité du paiement des sommes mentionnées, ou à solliciter devant la juridiction prud’homale d’autres sommes, telles que des dommages et intérêts pour licenciement abusif ou autre.

Le reçu sert donc de preuve de paiement des sommes y figurant, et sert  de point de départ du délai de 6 mois au delà duquel vous serez libéré.

 

  • Le salarié refuse de signer le reçu pour solde de tout compte 

Si la signature du solde de tout compte est essentielle pour faire démarrer le délai de 6 mois,  elle n’est pas obligatoire en tant que tel.

Par conséquent, le salarié n’est pas obligé de signer le solde de tout compte et l’absence de signature ne vous permet pas de suspendre le versement des sommes. En effet, vous devez obligatoirement verser les sommes dues au salarié, même s’il refuse de signer. Beaucoup d’employeur sont tentés d’indiquer au salarié qu’il aura son chèque et ou documents afférents à la rupture du contrat de travail contre signature du reçu, n’allez pas dans cette direction.

Quel risque pour vous employeur en cas de non signature ?

Le salarié pourra contester les sommes inscrites dans celui-ci dans un délai supérieur à 6 mois. Ce délai de 6 mois ne s’applique pas puisqu’il n’y a pas signature.

Dès lors, ayez à l’esprit que le salarié aura 3 ans pour contester les sommes mentionnées ou non dans le solde de tout compte – Cass. Soc. 27 mars 2019, n°18-12792

Notez le : le délai démarre à partir de la date de remise du reçu au salarié, d’où l’intérêt de bien l’envoyer, ou de l’informer de sa disponibilité par recommandé avec accusé de réception ou par remise en main propre contre décharge.

Attention : n’établissez jamais le solde de tout compte avant la fin du contrat du salarié, même par gentillesse. Il faut attendre la rupture du contrat (après la date de fin). Dans le cas contraire, le salarié a légitimement le droit de refuser de signer et dans tous les cas, le délai de 6 mois ne s’appliquera pas.

 

 

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Comment gérer les ponts en entreprise

Gérer le décès d’un salarié

Le service « suivi DSN »

Réponse suite démission

Jurisprudence : absence prolongée pour maladie et désorganisation de l’entreprise – Cassation 6 juillet 2022

La clause de dédit formation

Jurisprudence : la procédure de précision des motifs de licenciement est-elle obligatoire ?

Convention collective des services de l’automobile – 30 Août 2022

La prime de partage de la valeur (ex PEPA)

Le contrat de travail à durée déterminée – CDD

Le paquet législatif pouvoir d’achat

SMIC au 1er aout 2022

CCNSA Juillet 2022

L’ANFA lance Innovauto.org

Le reçu pour solde de tout compte

Risques professionnels : découvrez les subventions de l’Assurance Maladie

Accords d’entreprise et / ou décision unilatérale employeur

La réforme du statut du conjoint collaborateur au 1er janvier 2022 : fin du statut au 1er janvier 2027 rappel

Le calcul du salaire des vendeurs

La maternité

L’accès temporaire au capital de fin de carrière pour les salariés prenant une retraite anticipée pour carrière longue

La mise en conformité de l’acte de mise en place du régime de protection sociale complémentaire

Le certificat de travail

Contrat de travail à durée déterminée (à terme précis) – Temps partiel

SMIC au 1er mai 2022

La journée de solidarité

La période d’essai

Convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement, avec mise à pied conservatoire

Contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance

Contrat de travail à durée indéterminée – CDI

Synthèse des visites médicales

Fusion des documents Avis arrêt de travail, Certificat médical spécifique AT- MP

Convocation à entretien préalable à une éventuelle mesure pouvant aller jusqu’au licenciement

Nouvelle présentation du bulletin de paie version 2022

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2022

Mise en œuvre du titre mobilité à partir du 1er janvier 2022

Charges sociales année 2022

Revalorisation des salaires minima au 23 juillet 2022

SMIC au 1er janvier 2022

Déclaration du statut de conjoint collaborateur

Convocation entretien préalable à sanction

Egalité professionnelle – femmes – hommes

Chèques cadeaux – bons d’achat

La retraite progressive des salariés et des indépendants au 1er septembre 2023

La mise à la retraite du salarié et la mise à la retraite d’office

Départ à la retraite anticipée pour carrière longue

Guide pratique de l’aide à l’embauche des alternants – 2026

Modèle document unilatéral – APLD

Activité partielle de longue durée – APLD

L’indemnité inflation

Convocation entretien préparatoire en vue d’une rupture conventionnelle

Le pouvoir disciplinaire de l’employeur

Le précis de l’apprentissage

Mise à disposition de cabinets d’aisance

Chauffage des locaux -ambiance thermique

Faut il installer des lavabos et des douches dans l’entreprise ?

Les lavabos en entreprise

Les vestiaires dans l’entreprise

Durée légale et durée maximale du travail

Le temps de trajet

Le temps d’habillage

La clause de non concurrence

Epargne salariale, intéressement, participation

Résiliation des contrats de complémentaires santé (mutuelle)

Avenant dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique

Le licenciement pour inaptitude d’origine non professionnelle – sans obligation de reclassement

Le cumul emploi retraite (salariés – indépendants) au 1er septembre 2023

Le SMIC au 1er octobre 2021

Déclaration et reconnaissance d’un accident du travail – accident du travail mortel

Contribution à la formation professionnelle : acompte à régler avant le 15/09/2021

Le Capital de fin de carrière

Soyez prudent dans la gestion d’un abandon de poste

Le bulletin officiel de la sécurité sociale – BOSS

Temps partiel thérapeutique – reconnaissance – mise en place

Trame entretien professionnel

Trame entretien annuel d’évaluation

La modification du contrat de travail

Les conséquences de la sous – qualification d’un salarié

La visite médicale de reprise et de pré reprise, et le rendez vous de liaison

Le compte épargne temps

Travaux interdits et réglementés pour l’emploi des jeunes de 15 à 18 ans

Procédure de licenciement pour inaptitude non professionnelle sans reclassement

Modèle notification de licenciement pour faute grave dans le cas d’un abandon de poste

Gérer les addictions en entreprise

Charges sociales au 1er janvier 2021

Convention collective – janvier 2022

Conditions légales de départ à la retraite jusqu’au 1er septembre 2023

Le licenciement pour absences répétées et ou prolongées

Le dispositif de prime exceptionnelle de pouvoir d’achat – PEPA – « Prime Macron »

Les opérateurs de compétence (OPCO) – L’OPCO Mobilités

L’entretien professionnel – L’entretien d’état des lieux récapitulatif

Les heures supplémentaires relatives au travail des vendeurs

L’astreinte

Les heures supplémentaires

Réduction du temps de travail et contrat de travail

Repos quotidien et repos hebdomadaire

Indemnisation du salarié cadre suite indisponibilité maladie ordinaire ou professionnelle, accident du travail

Arrêt maladie, accident de travail – ouvriers – employés – agents de maîtrise

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

La gestion sanitaire des vagues de chaleur

Congés payés et maladie

Congés payés synthèse

Minima garantis 2021

Le temps de pause et de restauration

Travail de nuit

Travail le dimanche

Modèle de mise en demeure de présomption de démission en cas d’abandon de poste

Convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement

La médaille d’honneur du travail

Convention collective services de l’automobile – CCNSA – Avril 2021

L’interdiction de vapoter – Cigarette électronique

L’interdiction de fumer/vapoter

Affichage consigne incendie

Tarification accidents du travail / maladie professionnelles 2021

Les nouveaux critères de prise en charge du FAFCEA pour 2021

Contributions à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage 2020-2021

Les attestations Pôle Emploi évoluent

Le report des visites médicales et examens médicaux des salariés

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant

FNE formation

Offre de contrat de travail ou promesse unilatérale de contrat de travail

La vidéosurveillance / la géolocalisation

SMIC AU 1ER JANVIER 2018

Salaires minima conventionnels 2018 au 1er Janvier 2018

Revalorisation du SMIC au 1er janvier 2021

Reçu pour solde de tout compte

Licenciement pour motif économique

Le licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle (suite AT ou maladie pro) – avec reclassement

Calendrier électoral CSE

Les Sanctions disciplinaires

Discrimination sur l’apparence physique au travail

Questionnaire Accords d’entreprise et actions spécifiques

Lettre fédérale n° 10-19 Questionnaire accord d’entreprise et actions spécifiques

L’année 2020 et le casse-tête des entretiens professionnels

Jobs d’été

Embauche d’un salarié majeur : les formalités à effectuer

Modèle Accord annualisation du temps de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Indemnité de congés payés

Fermeture de l’entreprise pour congés

Congé parental d’éducation

Congé Maternité et indemnités journalières pour les travailleuses indépendantes

RPCS dispenses d’affiliation

Modèle DUE frais santé

Rupture du contrat d’apprentissage

Rémunération du contrat de professionnalisation

Rémunération du contrat d’apprentissage

Rupture de la période d’essai de l’apprenti par l’employeur

Emploi des jeunes de 15 à moins de 18 ans

Congé pour examen accordé aux apprentis

Les registres obligatoires et conseillés en entreprise

Affichages ou diffusions obligatoires

Affichage obligatoire à l’attention du personnel

Affichage harcèlement

Affichage Egalité professionnelle hommes femmes

Le compte professionnel de prévention – C2P

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SMIC au 1er janvier 2016

Salaires minima au 1er janvier 2016

SMIC au 1er janvier 2015

Salaires minima au 1er janvier 2015

Information des salariés traitement des données personnelles

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

La gestion des jours fériés

Le contrat d’apprentissage

Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Affichage égalité de rémunération hommes femmes

retour à l’accueil de la base documentaire

Temps partiel thérapeutique – reconnaissance – mise en place

Le temps partiel pour raisons thérapeutiques, appelé également « mi-temps thérapeutique », correspond à un aménagement temporaire de la reprise du travail destiné à favoriser la guérison du salarié ou à lui permettre une rééducation ou une réadaptation (CSS, art. L. 323-3).

Sauf exception (affection de longue durée), il n’est plus nécessaire, depuis fin 2019, qu’il fasse suite à un arrêt de travail.

Les démarches à accomplir

  • Le médecin traitant établit une attestation médicale de demande de temps partiel thérapeutique ;
  • L’employeur établit une attestation indiquant son accord de principe sur la reprise, la nature de l’emploi et la rémunération correspondante ;
  • Le salarié transmet le dossier à la CPAM qui est soumis à l’avis du médecin conseil de la caisse. L’avis du médecin conseil porte sur le point de savoir si la reprise à temps partiel, ou le travail lui-même, est de nature à favoriser l’amélioration de l’état de l’assuré (sa guérison ou sa consolidation s’il s’agit d’un accident du travail).
  • La CPAM notifie à l’assuré sa décision d’accepter le maintien du paiement des indemnités journalières, en tout ou en partie, par lettre recommandée.

La visite de reprise auprès du médecin du travail est elle obligatoire  ?

Pour rappel, elle est obligatoire après une absence de 60 jours résultant d’une maladie ou d’un accident non professionnel, ou après une absence de 30 jours résultant d’un accident professionnel, après une absence, quelle que soit sa durée, liée à une maladie professionnelle, ou après un congé maternité.

Le médecin du travail doit émettre, selon le cas de figure, une attestation de suivi ou un avis d’aptitude, accompagné d’un document préconisant un aménagement du temps de travail puisque le salarié ne peut pas réintégrer son poste précédent dans son intégralité.

Si l’absence du salarié est de moins de 30 ou 60 jours, aucune démarche à faire, mais il est malgré tout fortement conseillé de faire valider la demande par le médecin du travail.

Souvent le médecin traitant ne fait qu’une demande de mise en temps partiel thérapeutique en indiquant seulement la nouvelle durée du travail de 80%, 60% ou autre, sans plus de précisions sur le planning des jours travaillés. Par conséquent, avant d’envoyer le salarié à la médecine du travail, discutez avec lui de la répartition des jours et heures de travail dans la semaine qui serait la plus adéquate pour vous et le salarié, afin que cette répartition soit validée par le médecin du travail.

Le temps partiel thérapeutique peut être mis en place sans arrêt de travail préalable, ce qui signifie que le médecin du travail ne doit pas toujours intervenir dans le cadre du temps partiel thérapeutique. Il intervient toutefois lorsque :

  • l’employeur organise un examen médical de pré-reprise ou de reprise quand cet examen est requis- c. trav. art. R. 4624-31 ; voir Visite médicale ;
  • l’employeur sollicite son avis – c. trav. art. R. 4624-34 ;
  • le médecin conseil en liaison avec le médecin traitant le sollicite pour préparer et étudier, le cas échéant, les conditions et les modalités de la reprise du travail ou envisager les démarches de formation. Le salarié peut être assisté durant cette phase par une personne de son choix – c. séc. soc. L. 323-4-1.

Rédaction d’un avenant au contrat initial

Cette reprise à temps partiel pour motif thérapeutique doit faire l’objet d’un avenant au contrat de travail, car la durée du travail et évidemment la rémunération ne sont plus identiques au contrat de travail initial. Cet avenant indique les mesures prévues, la durée du travail, la rémunération : Avenant temps partiel thérapeutique

L’aménagement du poste ne se traduit pas forcément par une activité à mi-temps, mais plus généralement par une activité à temps partiel (inférieure, égale ou supérieure à un mi-temps).

L’employeur peut il refuser le temps partiel thérapeutique ?

L’employeur, informé par son salarié de sa volonté de reprendre son activité dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique, l’envoi à la visite médicale de reprise si les conditions sont remplies. Le médecin du travail va constater la faculté ou non, pour le salarié, à reprendre un travail dans le cadre d’un mi-temps thérapeutique.

Dès lors que le médecin du travail valide le temps partiel thérapeutique, l’employeur est en principe tenu de suivre ses préconisations. Un avenant au contrat doit être rédigé pour fixer les nouvelles modalités du contrat de travail.

Il faudra faire tous les mois, une attestation de salaire destinée à la caisse primaire pour que le salarié puisse continuer à bénéficier d’indemnités journalières.

Toutefois, si l’employeur s’oppose à une reprise de l’activité à temps partiel, à l’encontre de l’avis du médecin du travail et du médecin traitant pour des raisons de fonctionnement de l’entreprise, en raison de la nature de l’emploi, ou car il ne dispose d’aucun poste à temps partiel adapté aux capacités et qualification de l’intéressé, il devra à nouveau demander l’avis du médecin du travail. Ce n’est que si ce dernier prononce l’inaptitude du salarié et si l’impossibilité de reclassement est démontrée que l’employeur pourra prononcer un licenciement pour inaptitude.

Statut et indemnisation du salarié

Le salarié perçoit des indemnités journalières de la sécurité sociale dès le premier jour du temps partiel thérapeutique qui lui a été prescrit par le médecin.

La durée d’indemnisation du temps partiel thérapeutique, au titre de l’assurance maladie, ne peut dépasser de plus de 12 mois :

  • La période de 3 ans de versement des indemnités journalières en cas d’affection de longue durée ;
  • La dernière des 360 indemnités journalières versées au cours de la période de référence de 3 ans dans les autres cas. CSS, art. R. 323-3

Après un accident du travail, aucune durée d’indemnisation n’est prévue.

Côté employeur, il n’est pas tenu de compléter les indemnités journalières de la Sécurité sociale pour la fraction correspondant au temps non travaillé. Par conséquent, le salarié touchera, outre ses indemnités journalières, le salaire correspondant à la durée du travail indiquée dans son avenant. Il devient un salarié à temps partiel.

Fin du temps partiel thérapeutique

A la fin de la durée du temps partiel thérapeutique, n’oubliez pas de renvoyer le salarié auprès du médecin du travail, pour validation sur l’aptitude du salarié à la reprise du travail à temps complet, voire une éventuelle déclaration d’inaptitude avec ou sans reclassement, et si reprise à temps complet faire un avenant au contrat de travail dans ce sens.

Un salarié en mi-temps thérapeutique peut-il être licencié ?

Après un arrêt de travail pour maladie, la reprise de l’activité à mi-temps thérapeutique détermine la fin de la période de suspension du contrat de travail.

Donc, pendant le mi-temps thérapeutique, le salarié peut faire l’objet d’un licenciement économique ou d’un licenciement pour faute. A condition que le motif soit justifié.

En revanche, un licenciement ayant pour motif un temps partiel thérapeutique est discriminatoire. En effet, d’après le Code du travail (article L1132-1), aucun salarié ne peut être licencié en raison de son état de santé.

Le licenciement est rarement envisagé en temps partiel thérapeutique, mais cela peut être le cas lorsque le temps partiel thérapeutique dure plusieurs mois et engendre des perturbations dans le fonctionnement de l’entreprise dues aux absences prolongées ou lorsque le reclassement s’avère impossible.

Des précisions sont apportées par l’assurance maladie : Temps partiel thérapeutique

 

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Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

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RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

retour à l’accueil de la base documentaire

Trame entretien professionnel

Veuillez trouver ci-joint un modèle de compte rendu d’entretien professionnel, à adapter et modifier en fonction de vos besoins.

COMPTE-RENDU D’ENTRETIEN PROFESSIONNEL

Entreprise……..

 

 

Salarié

Nom :

Prénom :

Date d’entrée :

Emploi :

Classification :

Durée du travail hebdomadaire :

 

Personne chargée de l’entretien

Nom :

Prénom :

Poste occupé :

 

 

NATURE de l’entretien professionnel o Entretien dans l’année suivant l’embauche – 1.21 CCN ;

o Entretien périodique tous les 2 ans;

o Entretien salarié(e) reprenant son activité après une longue absence : (préciser nature de l’absence)

Bilan de la période écoulée depuis le dernier entretien professionnel

DATE du dernier entretien professionnel :  

_____________________________

Si non réalisé, préciser motif :  

 

Retour du/de la salarié(e) sur les années écoulées : faits marquants, intérêts et motivations, éléments de satisfaction, difficultés rencontrées….

………

Lister les formations réalisées (formations, habilitations, certificats, Certificats de Qualification Professionnelle, diplômes, titres, Validation des Acquis de l’Expérience,…).

 

TYPOLOGIE

 

INTITULE

Dispositif

mobilisé

Certifiant Diplômant Durée / Date d’obtention Néant (préciser motif)
 

Formations

 

     

 

   
 

Certifications

ou éléments de certific. acquis

 

     

 

 

   
 

Autre(s) action(s) menée(s)

 

     

 

 

   

Activité du salarié

Missions et compétences mobilisées :
Faits marquants depuis le dernier entretien :
Intérêts/motivations :

 

Perspectives d’évolution professionnelle du Salarié

Temps d’échanges avec le/la salarié(e)

  •  Le/la salarié(e) a-t-il (elle) un projet professionnel ?

Lequel ? ………………………………………………………………………..

……………………………………………………………………………………………….

…………………………………………………………………..

Préciser si besoin : 
  •  Evolution professionnelle /changement d’emploi (lequel) / reconversion  :
  • Augmentation du temps de travail si temps partiel (préciser combien d’heures) :
  • Formation (objectifs /thème) :
  • Validation des Acquis de l’Expérience – VAE , (diplôme, titre ou CQP visé ?) :
  • Autre :
  • Le/la salarié(e) n’a pas de projet/souhait particulier pour le moment

Information sur les dispositifs de formation à disposition du salarié(e) et sur les évolutions possibles dans l’entreprise

  • Remise au (à la) salarié(e) d’un document d’information sur les dispositifs de formation ou renvoi sur le site OPCO Mobilités et celui de l’ANFA …

Commentaires et signatures

Commentaires et signature salarié(e) Commentaires et signature de la personne en charge de l’entretien professionnel
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fait le _ _ / _ _ / _ _ _ _ à _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

En deux exemplaires signés, dont un est remis au (à la) salarié(e)

 

 

 

 

 

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Trame entretien annuel d’évaluation

Entretien Annuel Evaluation 

ANNEE 202X

Nom, prénom du salarié :

Date de l’entretien :

Période d’évaluation :

Service :

Evalué par Monsieur/Madame – poste

Poste occupé – coefficient – depuis le :

 

Les objectifs et les priorités de l’entreprise pour l’année sont :

1/ – – – – – – – – – – – – – – – – –

2/ – – – – – – – – – – – – – – – – –

3/ – – – – – – – – – – – – – – – – –

1/OBJECTIFS

Résultats de la période écoulée :

Rappel des objectifs du service : (facultatif)

Rappel des objectifs individuels

 

Indicateur de

réalisation

Evaluation A

 

 

Analyse, commentaires (résultats, difficultés, causes)
1-

 

2-

 

 

 

 

 
A B C D
 

A/ Dépassé  B/ Atteint  C/ Partiellement atteint  D/ Non atteint

 Objectifs de la période suivante :

Objectif du service (facultatif)

Objectifs individuels

 

 

 

Indicateur de réalisation

 

 

 

Conditions de réalisation (moyen nécessaires, actions à réaliser, formation…)

 

 

Délai de réalisation

 

 

 

1 – ex : port des E.P.I au poste de travail)

 

 

 

 

 

 

 

Nbre de jours sans protection

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les objectifs fixés doivent être Mesurables, Accessibles, Logiques, Individualisés, Négociés, Stimulants (M.A.L.I.N.S)

Exemples : les objectifs peuvent être au service des ambitions de l’entreprise en termes de sécurité, hygiène, qualité, propreté et rangement au poste…

2/EVALUATION DES COMPETENCES

Savoirs A B C D COMMENTAIRES/ REMARQUES

2

3

 

         
Savoir faire

2

3

 

       
Savoir être

1

2

3/DEVELOPPEMENT DU COLLABORATEUR

SOUHAITS DE FORMATIONS REQUISES

INTITULE FORMATION

 

A réaliser en 202X

202X

A l’issue de la formation doit être capable de :
Liée au poste de travail

 

Développement personnel

 

 

 

     

4/CONCLUSION ET SYNTHESE

Commentaire du hiérarchique Commentaire du collaborateur

 

Signature employeur                                                    Signature salarié

 

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La modification du contrat de travail

L’employeur peut proposer au salarié une modification de son contrat de travail, en fonction des modifications apportées, il faudra absolument l’accord du salarié.

Selon qu’il s’agit de la modification du contrat (d’un de ses éléments essentiels) ou d’un simple changement des conditions de travail, le refus du salarié aura des conséquences différentes.

La modification du contrat peut porter sur un élément essentiel de ce contrat : la rémunération, la qualification et, plus généralement, sur les attributions du salarié.

Elle peut également porter sur un élément du contrat qui pouvait être déterminant pour le salarié lors de la conclusion du contrat à condition que cela soit stipulé par une clause claire et précise :

  •  Le lieu de travail (s’il entraîne lors d’une mutation des modifications importantes dans les conditions d’emploi et si le contrat de travail ne comporte pas de clause de mobilité) .
  •  L’horaire du travail (si la modification est importante, par exemple : passage d’un horaire de jour à un horaire de nuit, travail le samedi qui était chômé…).

Modifications du contrat de travail qui peuvent être imposées au salarié

  • une nouvelle affectation sans modification de la qualification, des responsabilités, et du salaire ;
  • un changement d’horaire sur la journée ;
  • un changement d’horaire sur la semaine dès lors qu’il ne présente pas un caractère discriminatoire, et qu’il résulte des nécessités d’organisation de l’entreprise et répond à un motif légitime ;
  • un changement de lieu de travail dans un même secteur géographique justifié dans l’intérêt de l’entreprise.

Modifications du contrat de travail qui nécessitent l’accord préalable du salarié

Tout changement ayant une incidence sur des éléments essentiels du contrat de travail (le salaire, le temps de travail, les responsabilités, le lieu de travail sous conditions, …) ou ayant des conséquences incompatibles avec les impératifs de la vie familiale et privée du salarié, peut être refusé par le salarié, comme par exemple :

  • un changement de poste qui engendre plus de pénibilité et la perte de primes ;
  • un passage d’un horaire continu de travail à un horaire discontinu ;
  • une réorganisation des tâches et des responsabilités qui conduit à la perte de responsabilité pour le salarié ;
  • une augmentation des objectifs à réaliser, susceptible d’avoir une répercussion sur la part variable de la rémunération ;
  • un changement de la répartition de l’horaire de travail imposant au salarié de travailler deux dimanches sur trois, et non plus un dimanche sur trois ;
  • un accroissement de l’amplitude de l’horaire de nuit ;
  • le passage, même partiel, d’un horaire de jour à un horaire de nuit, sachant que tout travail entre 21 heures et 6 heures est considéré comme travail de nuit ;
  • une nouvelle répartition de l’horaire de travail ayant pour effet de priver le salarié du repos dominical ;
  • un changement de lieu de travail lorsqu’il porte atteinte à la vie personnelle et familiale du salarié ;
  • une modification des conditions de remboursement des frais professionnels (frais de véhicule personnel et kilométrique) prévus par le contrat de travail ;
  • de nouvelles fonctions qui entraînent une réduction des responsabilités du salarié tout en laissant celui-ci dans l’incertitude sur son avenir professionnel au sein de l’entreprise.

Notez-le : si vous avez un salarié protégé (membre du CSE, délégué syndical…) toute modification de son contrat de travail ou de ses conditions de travail, nécessite obligatoirement son accord.

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Contrat de travail à durée déterminée (à terme précis) – Temps partiel

La période d’essai

Contrat de travail à durée indéterminée – CDI

Déclaration du statut de conjoint collaborateur

La clause de non concurrence

Avenant dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique

Temps partiel thérapeutique – reconnaissance – mise en place

Trame entretien professionnel

Trame entretien annuel d’évaluation

Les conséquences de la sous – qualification d’un salarié

L’astreinte

Réduction du temps de travail et contrat de travail

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

Travail de nuit

Travail le dimanche

Offre de contrat de travail ou promesse unilatérale de contrat de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

retour à l’accueil de la base documentaire

Les conséquences de la sous – qualification d’un salarié

SOUS-QUALIFICATION DU SALAIRE :  CONSEQUENCES

Ayez à l’esprit que sous-qualifier un salarié peut vous coûter très cher pour les raisons suivantes, d’où un choix judicieux lors de l’embauche de la qualification donnée et des taches en adéquation.

Impossibilité d’appliquer des sanctions disciplinaires

En tant qu’employeur vous ne pourrez reprocher une insuffisance professionnelle, ou un manquement à vos salariés à qui vous imposez des obligations qui relèvent d’une qualification supérieure (erreurs de caisse, etc).

  • Le salarié cantonné à des tâches d’exécution qui commet une erreur ne peut pas être licencié pour insuffisance professionnelle dès lors que son activité est soumise à l’agrément d’un supérieur hiérarchique. A l’inverse, le salarié qualifié pourra être jugé directement responsable des erreurs commises.

Avant d’engager une procédure de licenciement pour insuffisance professionnelle, il est important de vérifier que le salarié possède la formation nécessaire pour s’acquitter des missions qui lui sont confiées ; vérifiez également qu’il dispose du matériel pour réaliser correctement son travail.

  • L’employeur ne saurait en effet reprocher à un salarié une insuffisance professionnelle ou des erreurs constatées dans l’exécution de tâches, dès lors que celles-ci ne relèvent pas de la qualification de l’intéressé, et qu’il ne lui a pas préalablement dispensé la formation complémentaire nécessaire, ou ne lui a pas fait suivre une formation suffisante.

Mise en conformité avec la règlementation (application de la convention collective).

Si le salarié saisit les Prud’hommes pour la moindre broutille, ou en cas de visite de l’inspecteur du travail, le contrat de travail et les fonctions réellement exercées sont examinés.

L’employeur sera condamné s’il n’y a pas coïncidence : dommages intérêts, rappels de salaire.

La jurisprudence est constante, il n’y a donc pas de jugements très récents.

  • La mention d’une certaine catégorie d’emploi portée sur le bulletin de paie ne peut prévaloir contre la réalité d’une situation professionnelle différente : Cass. soc. 6 juillet 1976, Carrelages Varois c/ Lauricella ; Cass. soc. 17 février 1982 n° 455, Vineuilloise de confection c/ Chagnon ; Cass. soc. 2 juillet 1984 n° 1781, Lamberti c/ Chavanoz.
  • Les juges du fond ne sauraient reconnaître au salarié la qualification mentionnée sur son bulletin de paie sans rechercher quelles fonctions il exerce réellement : Cass. soc. 22 juillet 1986 n° 2191 S, Dichamp c/ Cerqueira.
Responsabilité pénale du chef d’entreprise

En cas d’accident du travail (ou agression,…), la responsabilité de l’employeur sera d’autant plus engagée si le salarié ne dispose pas d’une certaine autonomie.

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Contrat de travail à durée déterminée (à terme précis) – Temps partiel

La période d’essai

Contrat de travail à durée indéterminée – CDI

Déclaration du statut de conjoint collaborateur

La clause de non concurrence

Avenant dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique

Temps partiel thérapeutique – reconnaissance – mise en place

Trame entretien professionnel

Trame entretien annuel d’évaluation

La modification du contrat de travail

L’astreinte

Réduction du temps de travail et contrat de travail

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

Travail de nuit

Travail le dimanche

Offre de contrat de travail ou promesse unilatérale de contrat de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

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La visite médicale de reprise et de pré reprise, et le rendez vous de liaison

La Loi santé au travail du 2 août 2021 qui vise à assurer un meilleur accompagnement des salariés, en particulier les plus vulnérables, a modifié le dispositif des visites médicales.

La visite médicale de reprise et la visite médicale de pré reprise ne font pas exception, elles font l’objet de certaines adaptations.

Nous ferons également le point sur le rendez vous de liaison.

Quand s’impose la visite de reprise ?

Tout salarié doit obligatoirement passer un examen de reprise du travail s’il revient après un arrêt pour l’un des motifs suivants (article R 4624-31 du Code du travail modifié – Décret n° 2022-372 du 16 mars 2022) :

  • Après un congé de maternité ;
  • Après une absence pour cause de maladie professionnelle ;
  • Après une absence d’au moins 30 jours pour cause d’accident du travail, 
  • Après une absence d’au moins 60 jours pour cause de maladie ou d’accident non professionnel. 

L’organisation de la visite médicale de reprise

Comme il s’agit d’une visite obligatoire, dès que vous avez connaissance de la date de fin de l’arrêt de travail du salarié, appelez votre service de santé au travail afin qu’il organise une visite de reprise idéalement le jour de la reprise du salarié, et au plus tard dans un délai de 8 jours calendaires qui suivent cette reprise. Article R 4624-31 al 2 du Code du travail.

La demande vous incombe, mais la visite dans les 8 jours relève de la responsabilité de la médecine du travail. Si d’avance le SPST n’était pas en mesure de vous proposer une date dans les délais, ayez une trace écrite de cette impossibilité et faites le « forcing » pour obtenir un rendez vous plus tôt. Vous ne serez pas sanctionné si vous démontrez que le retard résulte du service de santé au travail.

Sachez que lorsque l’employeur n’organise pas la visite de reprise dans le délai de 8 jours, ce retard ouvre droit à des dommages et intérêts au salarié (Cour de Cassation du 15 avril 2015 n°13-21533).

Pendant l’arrêt de travail, le contrat de travail est suspendu jusqu’à la visite médicale : c’est donc l’examen de reprise qui met fin à la suspension du contrat de travail, même s’il ne coïncide pas avec la date de retour du salarié à son poste.

Incidence du classement en invalidité 2ème catégorie du salarié

ATTENTION : un de vos salariés vous informe qu’il est en invalidité de 2ème catégorie et continue à vous envoyer des arrêts maladie.

Dans un arrêt du 12 avril 2023 (n°21-24.301), la Cour de cassation précise Cour de Cassation 12 avril 2023 :

  • Dès que le salarié vous informe de son classement en invalidité deuxième catégorie sans manifester la volonté de ne pas reprendre le travail, il vous appartient de prendre l’initiative de faire procéder à une visite de reprise, laquelle met fin à la suspension du contrat de travail.

Dans cette affaire, le salarié avait informé l’employeur de son invalidité de catégorie 2 et sans discontinuer lui avait envoyé des arrêts de travail, et avait demandé la résiliation judiciaire de son contrat fondée sur l’absence de visite médicale de reprise. Si la Cour d’appel déboute le salarié de sa demande, la Cour de cassation lui donne tort.

Par conséquent : si vous avez connaissance du classement en invalidité 2ème catégorie de votre salarié et que celui ci ne manifeste pas sa volonté de ne pas reprendre le travail, vous devez organiser une visite de reprise, la transmission des arrêts de travail ne permettent pas de déduire que le salarié ne veut par reprendre le travail.

Si le salarié manifeste clairement sa volonté de ne pas réintégrer son poste, vous êtes dispensé de cette obligation.

Sachez qu’un classement en 1er catégorie ne vous oblige pas à déclencher une visite de reprise, sauf si le salarié cesse de fournir des arrêts maladie.

L’objet de la visite de reprise

Elle permet de vérifier que, le poste de travail que doit reprendre le salarié ou le poste de reclassement auquel il sera affecté, est compatible avec son état de santé.

Cet examen peut aussi être l’occasion de préconiser des aménagements, des adaptations de poste ou un reclassement, voire déboucher sur une déclaration d’inaptitude.

Le sort du salarié entre la fin de l’arrêt de travail et la visite médicale de reprise

La visite médicale peut avoir lieu quelques jours après le retour du salarié, dans un délai de 8 jours maximum, ce qui pose le problème du sort et du statut du salarié entre la fin de son arrêt de travail et la visite médicale de reprise.

Juridiquement, il est censé reprendre son travail, mais son contrat de travail demeure suspendu jusqu’à cette visite médicale.

Deux cas peuvent se présenter :

  • La reprise de poste et la faute du salarié

Si le salarié reprend son poste dans l’attente de la visite médicale de reprise, il est de nouveau soumis au pouvoir disciplinaire, même avec la suspension du contrat de travail, mais seulement pendant le délai de 8 jours durant lequel la visite médicale peut être organisée. S’il commet une faute durant ces 8 jours, il peut être sanctionné (Cour de Cassation du 17 octobre 2012 n°11-22287).

  • L’absence de retour en poste après la fin de l’arrêt maladie

L’absence du salarié entre la fin de son arrêt de travail et la visite médicale de reprise n’est pas en soit fautive, dans la mesure où le contrat est encore suspendu jusqu’à ladite visite médicale (Cour de Cassation arrêts du 21 mai 2008 n°07-41102 et du 16 juin 2009 n°08-4519).

Cette solution est fondée sur le principe de l’obligation de sécurité pesant sur l’employeur, qui ne peut faire travailler un salarié sans savoir s’il est apte ou non à travailler.

Selon la Cour de cassation, le contrat de travail demeure suspendu à défaut d’organisation d’une visite de reprise et d’avis d’aptitude du médecin du travail sur le poste. Dès lors, la salariée n’était pas tenue à l’obligation de venir travailler. L’absence de retour à son poste ne saurait être considérée comme une absence injustifiée et ne saurait constituer une faute grave (arrêt du 22 février 2017 n°15-22378).

Par conséquent, tant que la visite médicale de reprise n’a pas eu lieu, le salarié n’est pas tenu à l’obligation de venir travailler, et son absence n’est pas fautive.

Les suites d’une visite de reprise

Après avoir passé une visite de reprise auprès du médecin du travail, le salarié peut être déclaré :

  • Apte à reprendre son poste ;
  • Apte à reprendre son poste mais avec des recommandations du médecin du travail ;
  • Inapte à son poste avec ou sans reclassement .

La visite de pré reprise

Elle a également subi quelques modifications. A la différence de la visite de reprise, le salarié est dans ce cas, toujours en arrêt de travail. Article L 4624-2-4 du code du travail

Pour rappel, la visite de pré reprise vise à repérer les salariés à risque de désinsertion professionnelle et préparer le mieux possible leur retour au travail. Elle n’est pas obligatoire, mais fortement conseillée car elle permet de préparer dans les meilleures conditions le retour au travail du salarié.

Depuis le 1er janvier 2026, à l’initiative du salarié, du médecin conseil, du médecin traitant, ou du médecin du travail, le service de santé au travail organise une visite de pré reprise après un arrêt de travail d’une durée de plus de 30 jours discontinus ou non et devant relever ou non d’une même pathologie (3 mois avant le 31 mars 2022), afin de favoriser le maintien dans l’emploi des salariés. Ce sera l’occasion de mettre en place un plan de retour à l’emploi, d’étudier la mise en œuvre de mesures d’adaptation individuelles, de repérer les salariés à risque de désinsertion professionnelle ou de préparer le retour au travail des salariés.

Art. L. 4624-2-4  du Code du travail (L. no 2021-1018 du 2 août 2021, art. 27, en vigueur le 31 mars 2022). « En cas d’absence au travail justifiée par une incapacité résultant de maladie ou d’accident d’une durée supérieure à une durée fixée par décret, le travailleur peut bénéficier d’un examen de pré reprise par le médecin du travail, notamment pour étudier la mise en œuvre des mesures d’adaptation individuelles prévues à l’article L. 4624-3, organisé à l’initiative du travailleur, du médecin traitant, des services médicaux de l’assurance maladie ou du médecin du travail, dès lors que le retour du travailleur à son poste est anticipé. — V. art. R. 4624-29.

Au cours de cette visite, le médecin du travail peut recommander :

  • des aménagements et adaptations du poste de travail ;
  • des préconisations de reclassement ;
  • une convention de rééducation professionnelle, des formations professionnelles à organiser pour faciliter le reclassement ;
  • un essai encadré : réalisé pendant un arrêt de travail, permet de tester la compatibilité d’un poste de travail avec les capacités restantes de la personne concernée, dans l’entreprise d’origine ou dans une autre entreprise.

Il vous incombe d’informer le salarié de la possibilité de pouvoir solliciter l’organisation de l’examen de reprise.

Cette visite peut également être un préambule à une future déclaration d’inaptitude par le médecin du travail.

Dans un arrêt du 24 mai 2023 (Cass. soc., 24.05.2023, n°22-10.517), la chambre sociale de la Cour de cassation a estimé que « l’inaptitude avait été régulièrement constatée ». La Cour estime enfin que cette inaptitude peut être prononcée lors d’une telle visite, « peu important que l’examen médical ait lieu pendant la suspension du contrat de travail ».

Cet arrêt du 24 mai 2023 (Cass. soc., 24.05.2023, n°22-10.517) vient renforcer la protection de la santé et de la sécurité des salariés. En effet, il est possible pour le médecin du travail de déclarer un salarié inapte depuis la Loi Travail de 2016 en une seule visite (Article R. 4624-42 du Code du travail). Néanmoins et jusqu’à cet arrêt, aucun avis d’inaptitude ne pouvait être délivré par le médecin du travail lors d’une visite de pré-reprise (Circ. DGT n° 13, 9 nov. 2012). Cet arrêt du 24 mai 2023 (Cass. soc., 24.05.2023, n°22-10.517) opère un revirement de jurisprudence et vient préciser les règles légales. Une inaptitude peut être donc prononcée par le médecin du travail, lors d’une visite médicale dite de pré-reprise sollicitée par le salarié ou l’employeur, et alors même que le salarié est placé en arrêt maladie.

Le rendez vous de liaison

Il ne s’agit pas d’une visite médicale mais d’un entretien entre le salarié et l’employeur destiné à informer le salarié qu’il peut bénéficier d’actions de prévention de la désinsertion professionnelle (essai encadré, convention de rééducation, actions de formation….), d’un examen de pré reprise et de mesures d’aménagement du poste et du temps de travail. Article L 1226-1-3 du code du travail.

Ce rendez vous a été introduit par la loi santé au travail, et s’applique pour les arrêts de travail ayant débuté après le 30 mars 2022. Il concerne les salariés dont l’arrêt de travail est supérieur à 30 jours calendaires discontinus ou  non, qui peuvent solliciter un rendez vous auprès de l’employeur. Il vous appartient d’informer le salarié de cette possibilité. 

Aucune sanction ne sera appliquée si l’information n’est pas transmise mais votre responsabilité pourrait être mise en cause.

Si le salarié accepte le rendez vous de liaison, il faudra lui en proposer un dans les 15 jours et en parallèle informer la médecine du travail qui doit être associée à ce rendez vous, même si sa participation n’est pas obligatoire.

Vous trouverez dans documents complémentaires un modèle de courrier informant le salarié de sa possibilité de bénéficier d’un rendez vous de liaison et d’une visite de pré reprise

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Le licenciement pour absences répétées et ou prolongées

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Les opérateurs de compétence (OPCO) – L’OPCO Mobilités

L’entretien professionnel – L’entretien d’état des lieux récapitulatif

Les heures supplémentaires relatives au travail des vendeurs

L’astreinte

Les heures supplémentaires

Réduction du temps de travail et contrat de travail

Repos quotidien et repos hebdomadaire

Indemnisation du salarié cadre suite indisponibilité maladie ordinaire ou professionnelle, accident du travail

Arrêt maladie, accident de travail – ouvriers – employés – agents de maîtrise

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

La gestion sanitaire des vagues de chaleur

Congés payés et maladie

Congés payés synthèse

Minima garantis 2021

Le temps de pause et de restauration

Travail de nuit

Travail le dimanche

Modèle de mise en demeure de présomption de démission en cas d’abandon de poste

Convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement

La médaille d’honneur du travail

Convention collective services de l’automobile – CCNSA – Avril 2021

L’interdiction de vapoter – Cigarette électronique

L’interdiction de fumer/vapoter

Affichage consigne incendie

Tarification accidents du travail / maladie professionnelles 2021

Les nouveaux critères de prise en charge du FAFCEA pour 2021

Contributions à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage 2020-2021

Les attestations Pôle Emploi évoluent

Le report des visites médicales et examens médicaux des salariés

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant

FNE formation

Offre de contrat de travail ou promesse unilatérale de contrat de travail

La vidéosurveillance / la géolocalisation

SMIC AU 1ER JANVIER 2018

Salaires minima conventionnels 2018 au 1er Janvier 2018

Revalorisation du SMIC au 1er janvier 2021

Reçu pour solde de tout compte

Licenciement pour motif économique

Le licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle (suite AT ou maladie pro) – avec reclassement

Calendrier électoral CSE

Les Sanctions disciplinaires

Discrimination sur l’apparence physique au travail

Questionnaire Accords d’entreprise et actions spécifiques

Lettre fédérale n° 10-19 Questionnaire accord d’entreprise et actions spécifiques

L’année 2020 et le casse-tête des entretiens professionnels

Jobs d’été

Embauche d’un salarié majeur : les formalités à effectuer

Modèle Accord annualisation du temps de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Indemnité de congés payés

Fermeture de l’entreprise pour congés

Congé parental d’éducation

Congé Maternité et indemnités journalières pour les travailleuses indépendantes

RPCS dispenses d’affiliation

Modèle DUE frais santé

Rupture du contrat d’apprentissage

Rémunération du contrat de professionnalisation

Rémunération du contrat d’apprentissage

Rupture de la période d’essai de l’apprenti par l’employeur

Emploi des jeunes de 15 à moins de 18 ans

Congé pour examen accordé aux apprentis

Les registres obligatoires et conseillés en entreprise

Affichages ou diffusions obligatoires

Affichage obligatoire à l’attention du personnel

Affichage harcèlement

Affichage Egalité professionnelle hommes femmes

Le compte professionnel de prévention – C2P

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

Charges sociales janvier 2018

Bulletin de paie simplifié janv 2018

SMIC au 1er janvier 2017

Salaires minima au 1er janvier 2017

SMIC au 1er janvier 2016

Salaires minima au 1er janvier 2016

SMIC au 1er janvier 2015

Salaires minima au 1er janvier 2015

Information des salariés traitement des données personnelles

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

La gestion des jours fériés

Le contrat d’apprentissage

Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Affichage égalité de rémunération hommes femmes

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