L’actualité automobile.

Retrouvez toutes les actualités de la FNA et du secteur de l'automobile.

toute l’actualité

Un nouveau Code de l’Artisanat pour les artisans

Jusqu’à présent, les textes de loi relatifs à l’artisanat étaient dispersés entre le code de l’artisanat de 1952, en partie abrogé et relativement ancien, et des textes non codifiés. Ce nouveau code permet de réunir l’ensemble des textes relatifs à l’artisanat et de les rendre plus cohérents.

Cette recodification est réalisée à droit constant, c’est-à-dire que les règles regroupées sont, pour l’essentiel, inchangées.

Le nouveau Code de l’artisanat entre vigueur à compter du 1er juillet 2023 et se compose d’une partie législative et d’une partie réglementaire (décrets d’application et arrêté).

Il est entièrement réorganisé autour de 5 livres distinguant notamment:
– les activités,
– les personnes,
– les institutions relevant du secteur des métiers et de l’artisanat.

Livre I

Le livre I intitulé « Des activités relevant du secteur des métiers et de l’artisanat » traite pour l’essentiel des conditions d’exercice des activités artisanales, notamment l’immatriculation au registre national des entreprises et de la qualification professionnelle exigée pour l’exercice de certaines professions. La liste des activités relevant du secteur des métiers et de l’artisanat, prévue actuellement en annexe au décret n° 98-247 du 2 avril 1998 relatif à la qualification artisanale et au répertoire des métiers, est codifiée dans la partie règlementaire de ce livre.
Par ailleurs, plusieurs articles renvoient à des dispositions d’autres codes régissant les conditions d’accès particulières à certaines professions artisanales (code des transports pour les taxis, code de la santé publique pour les ambulanciers, etc.), ainsi qu’aux dispositions législatives relatives à la délivrance du label « entreprise du patrimoine vivant », eu égard à son importance pour le secteur de l’artisanat et au titre de maître restaurateur codifié au sein du code de la consommation.

Livre II
Le livre II est consacré aux personnes relevant du secteur des métiers et de l’artisanat et regroupe l’ensemble des dispositions relatives à la qualité d’artisan et ses dérivés ainsi qu’aux titres et labels. La codification a notamment permis de codifier au niveau législatif le titre de « maître artisan en métier d’art » qui est le pendant, pour les métiers d’art, du titre de maître artisan, prévu par la loi.

Livre III
Le livre III est consacré aux institutions de l’artisanat que sont les chambres de métiers et de l’artisanat de région et CMA France. Il intègre notamment les alinéas 8 à 12 de l’article 1601 du code général des impôts relatifs à l’usage et aux principes concernant la répartition de la taxe pour frais de chambres de métiers et de l’artisanat.

Livre IV
Le livre IV n’a pas été complété et servira à accueillir, lors d’une codification ultérieure, les dispositions relatives au droit local d’Alsace-Moselle qui nécessite un travail de vérification de la conformité des dispositions en cause à des normes supérieures, de recensement des dispositions encore applicables et des concertations indispensables au regard de leur grande spécificité. Pour des raisons de cohérence, seules les dispositions accessoires d’adaptation relatives à l’Alsace et à la Moselle ont été codifiées, lorsqu’elles accompagnent des dispositions correspondantes pour le reste du territoire métropolitain.

Livre V
Le livre V rassemble les dispositions concernant les adaptations nécessaires pour l’outre-mer.

Vous pouvez consulter le nouveau Code de l’artisanat en cliquant sur ce lien.

 

Accompagnement fiscal des PME

Afin de mieux répondre aux attentes des entreprises, la Direction Générale des Finances publiques annonce l’installation de son service d’accompagnement fiscal personnalisé des petites et moyennes entreprises dans 36 nouvelles directions départementales des Finances publiques.

Le service d’accompagnement fiscal des PME était jusqu’à présent installé dans les directions régionales des Finances publiques et, pour la région Île-de-France, dans la direction des Hauts-de-Seine. Afin de le rendre plus accessible aux entreprises partout sur le territoire, ce service est élargi à 36 directions départementales.

Objectif : répondre aux problématiques fiscales spécifiques rencontrées par les PME, sécuriser les opérations économiques présentant pour elles des enjeux importants et des risques élevés. Ce déploiement vise à concrétiser l’objectif fixé par le plan Agir contre les fraudes qui vise à passer de 1500 à 8500 PME accompagnées d’ici 2027.

Chaque direction comptera une équipe dédiée autour d’un « interlocuteur fiscal des PME » pour garantir la meilleure sécurité juridique aux entreprises, en particulier lorsqu’elles connaissent des évolutions susceptibles de soulever de nouvelles problématiques fiscales. Ainsi déchargés de ces risques, les chefs d’entreprises peuvent mieux se concentrer sur le développement de leur société.

Selon les situations, cet accompagnement peut donner lieu à une aide ponctuelle ou s’inscrire dans la durée et se matérialise par des réponses d’ordre général ou des prises de position sur des points spécifiques.

En quoi consiste l’accompagnement fiscal ?

Le rôle du service régional d’accompagnement fiscal des PME est de répondre à des questions liées à vos activités présentant pour votre entreprise un enjeu financier élevé, sur la base d’un dialogue avec vous et votre équipe.

La réponse écrite de l’administration, appelée « rescrit », est ensuite opposable à cette dernière : si vous appliquez son analyse, vous ne pouvez pas faire l’objet d’un rehaussement fiscal sur la question que vous avez soulevée.

Si votre situation change, ou si la loi est modifiée, ce rescrit devient caduc et il est alors possible de l’actualiser en saisissant à nouveau le service d’accompagnement des PME de votre région.

Ce service vise ainsi à améliorer votre sécurité juridique. Il est bien entendu gratuit pour l’entreprise car il fait partie des missions de service public de l’administration fiscale.

Enfin, même si vous n’avez pas identifié des sources de risque relatif à vos obligations fiscales, le service d’accompagnement fiscal peut aussi être saisi afin d’examiner votre situation et les sujets fiscaux comportant une incidence financière importante qui pourraient faire l’objet d’une clarification afin d’assurer la conformité de vos déclarations avec les règles en vigueur.

Conditions à satisfaire

L’accompagnement fiscal est destiné aux PME, c’est-à-dire aux entreprises de moins de 250 salariés et qui ont un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions d’euros.

Une entreprise qui a fait l’objet de pénalités pour manquement intentionnel au cours des trois années précédentes n’est en principe pas éligible au bénéfice de l’accompagnement fiscal. Toutefois, les manquements ayant fait l’objet d’une régularisation spontanée ou d’un dégrèvement ne sont pas pris en compte pour l’application de cette condition. Ces critères sont examinés conjointement avec les entreprises intéressées et leur appréciation tient compte des circonstances et des enjeux.

Comment contacter le service d’accompagnement fiscal ?

Vous trouverez la liste complète des contacts au sein Directions Régionales de Finances Publiques dans le document ci-dessous (rubrique « documents complémentaires »).

Autres documents dans la même catégorie :

Loi de finances pour 2026 : principales mesures pour les entreprises

Aide aux TPE pour les travaux de raccordement complexes à la fibre optique

TPE-PME : tout savoir sur la gestion de votre trésorerie

Le taux de la TVA applicable aux livres pédagogiques vendus par une auto-école

La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2026 (ex-TVS)

Le régime de TVA applicable à l’usage privé d’un véhicule mis à la disposition du salarié

Conditions de circulation des véhicules sous déclaration d’achat

Liste des termes relatifs au vocabulaire automobile

Loi de finances pour 2025 : principales mesures pour les entreprises

L’assurance obligatoire dans le secteur automobile et les modalités de résiliation à l’initiative de l’assureur

Résiliation d’assurance : répondez à notre sondage !

Aide aux entreprises touchées par les conséquences économiques résultant du cyclone Chido à Mayotte

L’extension d’activité du locataire commercial

L’installation de bornes de recharge pour les professionnels de l’automobile

La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2025 (ex-TVS)

Les aides de l’URSSAF pour les entreprises et les indépendants touchés par les intempéries

Alerte mails frauduleux SIV

L’indemnité d’éviction

Les réseaux sociaux et la E-réputation de l’entreprise

Alerte sur les arnaques à la DGCCRF

Gestion financière de l’entreprise, des outils pédagogiques pour les jeunes apprentis et entrepreneurs

Cession du bail commercial en cas de départ à la retraite du locataire

Le droit de préférence du locataire commercial

Accompagnement gratuit « MonAideCyber »

Fraude aux KBIS : soyez vigilants

Véhicule en Déclaration d’Achat (DA) et assurance

Guide CNIL – Sécurité des données personnelles

Suppression de la carte verte d’assurance à compter du 1er avril 2024

Etat de catastrophe naturelle et assurance

Loi de finances pour 2024 : principales mesures pour les entreprises

La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2024 (ex-TVS)

Arnaques concernant vos véhicules et ceux de vos clients : Soyez vigilants

Comment se termine un bail commercial

Taxe sur les surfaces commerciales – TaSCom

Loi d’adaptation au droit européen (loi DADUE) : dispositions intéressant les entreprises

La FNA vous propose une check-list de vos obligations

Taxe Foncière : Mécanisme de la revalorisation de la valeur locative des locaux professionnels

Loi de finances pour 2023 : principales mesures pour les entreprises

Délestage électrique pour les entreprises : comment l’anticiper ?

La FNA propose à ses adhérents une protection juridique adaptée

Disparition des tickets de caisse : application reportée au 1er août 2023

A qui incombent les dépenses de travaux ?

Limitation de la hausse des loyers commerciaux

La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2023 (ex-TVS)

Règles de plafonnement et de déplafonnement du loyer

Arnaques et pratiques frauduleuses : Guide de prévention

Signalement des anomalies dans la formation des prix – DGCCRF

Dispositifs d’accompagnement individualisé pour les indépendants

Aides au financement de la transition écologique des entreprises

Causes de révision du loyer d’un bail commercial

Négocier son bail commercial

Renouvellement du bail commercial

Déclaration Européenne de Services (DES)

Que faire en cas de cyberattaque ?

Simplification des démarches des entreprises

La taxe annuelle à l’essieu pour les véhicules de plus de 12 tonnes

Tutoriel pour partager des articles sur les reseaux sociaux facebook / twitter / linkedin

Tutoriel pour s’inscrire les reseaux sociaux facebook / twitter / linkedin

Restriction de l’eclairage nocturne des commerces

Conditions d’utilisation du w garage et démarches pour l’obtenir

Contravention pour non designation du conducteur : seules les personnes morales sont concernees

Equipement obligatoire d’un ethylotest

Fichier des Véhicules Assurés (FVA) : Quels véhicules doivent-être déclarés par les professionnels de l’automobile ?

Infractions au Code de la route : Le chef d’entreprise doit désigner le conducteur auteur de l’infraction commise avec un véhicule de l’entreprise

Le véhicule de démonstration

Contribution sociale de solidarite

Cotisation fonciere des entreprises

Cotisation sur la valeur ajoutee des entreprises

Droit a l’erreur Loi pour un Etat au Service d’une Société de Confiance

Loi de finances pour 2019

Prestations de services hors de France : quelle TVA appliquer ?

Taxe sur les véhicules de société (TVS 2021)

Protection des données personnelles (RGPD) : le registre des traitements des données

Alerte vigilance arnaque RGPD

LE RGPD Règlement Européen sur la Protection des Données Personnelles

Obligation de déclarer les bénéficiaires effectifs des sociétés

Obligation d’utiliser un logiciel de caisse conforme

Durée de conservation des documents d’entreprise

Confidentialité des comptes des micro-entreprises et des petites entreprises

Alerte sur les e-mail frauduleux

Les aides pour l’entreprise

Le nantissement du fonds de commerce

La caution personnelle du chef d’entreprise

Mise en garde contre les registres, annuaires et sites de référencement professionnels

Accessibilité, Démarchage ABUSIF

COVID 19 : Plan de règlement des dettes fiscales

retour à l’accueil de la base documentaire

La réforme des lycées professionnels et l’entreprise

Le 4 mai dernier lors d’un déplacement, le Président Macron a présenté la réforme des lycées professionnels. Il s’agit d’une des mesures phares du gouvernement, afin de faire du lycée professionnel un choix d’avenir pour les jeunes et les entreprises.

Focus sur les différentes mesures qui intéressent les entreprises et qui s’appliqueront dès la rentrée 2023. 

La gratification des stages obligatoires

Pour rappel : à ce jour, les lycéens professionnels qui font des stages ne sont pas rémunérés, car seuls les stages effectués par les élèves et les étudiants dans le cadre d’un stage d’initiation, de formation initiale ou de complément de formation professionnelle initiale font l’objet d’une gratification, qui pour information est versée par l’employeur pour les stages d’une durée supérieure à 2 mois.

La gratification étant une modalité de valorisation de la voie professionnelle, l’état a décidé que désormais ces stages seront rémunérés.Décret n° 2023-765 du 11 août 2023 relatif au versement d’une allocation en faveur des lycéens de la voie professionnelle dans le cadre de la valorisation des périodes de formation en milieu professionnel

Aujourd’hui, un lycéen professionnel peut effectuer jusqu’à 5 mois sans rémunération.

Dans le cadre d’un CAP en 2 ans, il devra obligatoirement accomplir entre 12 et 14 semaines de stage, et entre 12 et 22 semaines pour un baccalauréat professionnel.

Dès la rentrée 2023 pour les lycées professionnels volontaires, et dès 2024 pour les autres, toutes les périodes de stage des lycéens professionnels seront gratifiés non par l’entreprise mais par l’état. Vous n’aurez rien à payer en tant qu’employeur.

Les conditions à remplir

Cela concerne tous les lycéens qui préparent :

  • Un diplôme professionnel de niveau secondaire : CAP, baccalauréat professionnel, mention complémentaire, brevet des métiers d’art ;
  • Ceux engagés dans des formations complémentaires d’initiative locale (FCIL) à l’issue d’un CAP / bac pro.

Les lycéens devront être en cours de formation et inscrits dans des établissements publics / privés sous contrat.

Attention, l’assiduité de l’élève tant à l’école qu’en entreprise sera prise en compte au moment du versement de la gratification.

Le montant de la gratification

  • 50 € par semaine pour les lycéens professionnels inscrits en 1er année de CAP et ceux en seconde du baccalauréat professionnel = 300 euros sur l’année
  • 75 € par semaine pour ceux inscrits en 2ème année de CAP et en première du baccalauréat professionnel = 600 euros sur l’année
  • 100 € par semaine pour ceux inscrits en terminale = entre 600 et 1 200 euros sur l’année en fonction du nombre de stages.

La gratification pourra aller jusqu’à 2 100 euros sur un cycle de 3 ans de formation en baccalauréat professionnel.

Arrêté du 11 août 2023 déterminant les montants et les conditions de versement de l’allocation aux lycéens de la voie professionnelle engagés dans des périodes de formation en milieu professionnel

La loi de financement de la sécurité sociale 2024 précise que cette allocation est exemptée de contributions et de charges sociales. 

Durée des stages

Quel que soit le parcours choisi, la durée du stage est désormais plus longue, l’élève devra effectuer au minimum 6 semaines de stage l’année de terminale et au maximum 12 semaines.

Sachez que les élèves qui envisagent une insertion dans l’emploi dès l’obtention du diplôme verront la durée des stages augmenter de plus de 50%.

Toilettage des diplômes existants

Les diplômes actuels conçus il y a plus de 20 ans, ne sont plus en phase avec l’évolution des métiers émergents comme la transition écologique. C’est la raison pour laquelle le gouvernement va créer de nouveaux diplômes en adéquation avec les métiers émergents qui correspondront plus aux attentes des entreprises. Par conséquent, la révision des CAP, baccalauréat professionnel et BTS, va être accélérée.

En parallèle, de nouvelles formations seront ouvertes (3 000), alors que celles, peu intéressantes seront fermées (2 600) d’ici 2026.

Création de formation post baccalauréat

Chaque baccalauréat professionnel offrira au moins une spécialité pour poursuivre ses études avec un Bac +1.

Grace à cette spécialisation, les entreprises pourront entrer en contact avec les élèves qui seront peut-être de futurs candidats.

Création d’un bureau dédié aux relations avec les entreprises et les lycées

A la rentrée 2023, 2 100 bureaux des entreprises seront créés dans chaque lycée professionnel afin de permettre aux lycéens d’entrer dans des dispositifs de mentorat et d’être accompagnés par un adulte dans leur parcours.

Les missions de ce bureau sont les suivantes :

  • Mette en place et suivre les partenariats avec les acteurs du territoire ;
  • Organiser les temps de stage et d’alternance ;
  • Intégrer la relation école / entreprise dans les parcours de formation des jeunes ;
  • Participer à la préparation des évolutions de l’offre de formation.

 

 Pour en savoir plus : Dossier de presse réforme des lycées pro

Autres documents dans la même catégorie :

Revalorisation des salaires minima au 1er mai 2026

Elections des représentants du personnel : mise en place du CSE

Reconduction de l’aide exceptionnelle à l’embauche des apprentis en 2026 !

Nouveau dispositif de « période de reconversion » professionnelle 2026 !

La saisine du Conseil de Prud’hommes (ou du tribunal judiciaire) devient payante : 50 euros !

Fin de l’aide de l’Etat au financement du permis de conduire des apprentis

Compte personnel de formation (CPF) – 2026

Embauche et transparence salariale en juin 2026

Le congé supplémentaire de naissance

Convention collective des services de l’automobile – Janvier 2026

Charges sociales année 2026

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2026

SMIC au 1er Janvier 2026

L’accompagnement du salarié pendant son arrêt de travail : l’essai encadré

Cour de cassation 13 novembre 2025 : repos hebdomadaire

L’entretien de parcours professionnel remplace l’entretien professionnel

Le plan de partage de la valorisation de l’entreprise

Les codes APE seront modifiés à compter du 1er janvier 2027 !

Le service de prévention et de santé au travail interentreprise

Congés payés : jurisprudence de la Cour de cassation du 10 septembre 2025 !

Revalorisation des salaires minima au 1er octobre 2025

Nouvelle procédure de saisie des rémunérations

L’âge d’entrée dans le dispositif de retraite progressive est abaissé de 62 à 60 ans au 1er septembre 2025

Le droit des salariés engagés dans un projet parental par PMA ou adoption est renforcé

Convention collective des services de l’automobile – Juillet 2025

La visite conseil de l’URSSAF

La protection des salariés lors des périodes de chaleur intense : nouvelles obligations pour l’employeur au 1er juillet 2025

Les frais de transport des salariés

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2025

IJSS maladie non professionnelle : baisse de l’indemnisation des arrêts au 1er avril 2025

Les aides à l’embauche des apprentis jusqu’au 31 décembre 2025 et dès 2026

Le départ volontaire à la retraite à l’initiative du salarié

Jurisprudence : le licenciement du salarié qui n’a pas reçu sa convocation à l’entretien est il régulier ?

L’entretien d’évaluation

Charges sociales année 2025

Avenant contrat de travail

Convention collective des services de l’automobile – Janvier 2025

Fin de la tolérance « week end » pour les IJSS maladie

Mesures de soutien économique et social prises par le gouvernement en aide à Mayotte

Revalorisation des salaires minima au 1er avril 2024

Fin du régime de faveur au 31 décembre 2024, pour la mise à disposition gratuite d’une borne de recharge par l’employeur et d’un véhicule électrique

Régimes de protection sociale complémentaire : vous avez jusqu’au 31 décembre 2024 pour mettre à jour les catégories objectives

Les réductions tarifaires en faveur des salariés sur les biens et services vendus par l’entreprise

La préparation opérationnelle à l’emploi individuelle – POEI

SMIC au 1er novembre 2024

Les chèques vacances

La rupture conventionnelle individuelle – RCI

Modèle avertissement retards et ou absence injustifiée

La contre visite médicale

Convention collective des services de l’automobile – Juillet 2024

Risques chimiques : de nouvelles obligations pour les employeurs

Congés payés et maladie : conséquences de la loi DDADUE

Convention collective des services de l’automobile – Avril 2024

Modèle de notification de licenciement pour faute grave

L’engagement de la procédure de licenciement pour faute grave : jurisprudence du 20 mars 2024

Revalorisation des salaires minima au 1er janvier 2025

Subventions prévention pour les petites entreprises

Comment choisir le bon intitulé de poste

Le licenciement pour inaptitude professionnelle (AT ou maladie pro) – sans reclassement

Le forfait annuel en jours

Les aides à l’embauche

Charges sociales année 2024

Convention collective des services de l’automobile – Janvier 2024

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2024

Le refus par un salarié d’une proposition de CDI à l’issue d’un CDD ou d’une mission d’intérim

SMIC au 1er Janvier 2024

La PPV et la loi partage de la valeur

Le licenciement pour inaptitude d’origine non professionnelle avec reclassement

Le registre unique du personnel

Activation du plan « catastrophes et intempéries » et du dispositif d’activité partielle pour les entreprises sinistrées

La déclaration préalable à l’embauche – DPAE

La fiche de données de sécurité

Le règlement intérieur (RI) dans l’entreprise

Convention collective des services de l’automobile – Août 2023

Jurisprudence : la forme de la preuve du paiement du salaire ?

La surveillance post exposition des salariés – soyez vigilants

Guide URSSAF du déclarant 2023

Tout savoir sur l’obligation de loyauté et de fidélité du salarié 

Renforcement de la protection des salariés ayant un enfant malade

Revalorisation des salaires minima au 1er août 2023

Embaucher un salarié étranger : quelles démarches ?

Convention collective des services de l’automobile – Juillet 2023

SMIC au 1er mai 2023

La présomption de démission en cas d’abandon de poste

Réforme des retraites au 1er septembre 2023

Revalorisation des salaires minima au 1er mai 2023

Revalorisation des salaires minima au 1er janvier 2022

Loi DDADUE : les mesures en droit social

Notification de licenciement absences répétées et désorganisation de l’entreprise

Jurisprudence : informer oralement le salarié de l’envoi de la notification de licenciement : bonne ou mauvaise idée ?

Le passeport de prévention

Le bulletin de paie version 2024 – 2027

Modèle mise à pied à titre disciplinaire

RGPD et recrutement – Guide CNIL

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2023

Charges sociales année 2023

Les titres restaurant

Convention collective des services de l’automobile – Janvier 2023

SMIC au 1er janvier 2023

Revalorisation des salaires minima au 1er janvier 2023

La démission du salarié

Organisez les fêtes de fin d’année en toute sérénité

Loi Rixain : depuis le 26 décembre 2022, interdiction de verser le salaire d’un salarié sur le compte d’un tiers

La majoration tarification de la cotisation accidents du travail abrogée par le décret du 28 décembre 2023

Protocole de rupture amiable d’un CDD

Jurisprudence : attention à la possible requalification de l’astreinte en temps de travail effectif

Le compte AT / MP : nouveau délai pour inscription jusqu’au 11/12/2023

Comment gérer les ponts en entreprise

Gérer le décès d’un salarié

Le service « suivi DSN »

Réponse suite démission

Jurisprudence : absence prolongée pour maladie et désorganisation de l’entreprise – Cassation 6 juillet 2022

La clause de dédit formation

Jurisprudence : la procédure de précision des motifs de licenciement est-elle obligatoire ?

Convention collective des services de l’automobile – 30 Août 2022

La prime de partage de la valeur (ex PEPA)

Le contrat de travail à durée déterminée – CDD

Le paquet législatif pouvoir d’achat

SMIC au 1er aout 2022

CCNSA Juillet 2022

L’ANFA lance Innovauto.org

Le reçu pour solde de tout compte

Risques professionnels : découvrez les subventions de l’Assurance Maladie

Accords d’entreprise et / ou décision unilatérale employeur

La réforme du statut du conjoint collaborateur au 1er janvier 2022 : fin du statut au 1er janvier 2027 rappel

Le calcul du salaire des vendeurs

La maternité

L’accès temporaire au capital de fin de carrière pour les salariés prenant une retraite anticipée pour carrière longue

La mise en conformité de l’acte de mise en place du régime de protection sociale complémentaire

Le certificat de travail

Contrat de travail à durée déterminée (à terme précis) – Temps partiel

SMIC au 1er mai 2022

La journée de solidarité

La période d’essai

Convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement, avec mise à pied conservatoire

Contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance

Contrat de travail à durée indéterminée – CDI

Synthèse des visites médicales

Fusion des documents Avis arrêt de travail, Certificat médical spécifique AT- MP

Convocation à entretien préalable à une éventuelle mesure pouvant aller jusqu’au licenciement

Nouvelle présentation du bulletin de paie version 2022

Tarification des accidents du travail / maladies professionnelles 2022

Mise en œuvre du titre mobilité à partir du 1er janvier 2022

Charges sociales année 2022

Revalorisation des salaires minima au 23 juillet 2022

SMIC au 1er janvier 2022

Déclaration du statut de conjoint collaborateur

Convocation entretien préalable à sanction

Egalité professionnelle – femmes – hommes

Chèques cadeaux – bons d’achat

La retraite progressive des salariés et des indépendants au 1er septembre 2023

La mise à la retraite du salarié et la mise à la retraite d’office

Départ à la retraite anticipée pour carrière longue

Guide pratique de l’aide à l’embauche des alternants – 2026

Modèle document unilatéral – APLD

Activité partielle de longue durée – APLD

L’indemnité inflation

Convocation entretien préparatoire en vue d’une rupture conventionnelle

Le pouvoir disciplinaire de l’employeur

Le précis de l’apprentissage

Mise à disposition de cabinets d’aisance

Chauffage des locaux -ambiance thermique

Faut il installer des lavabos et des douches dans l’entreprise ?

Les lavabos en entreprise

Les vestiaires dans l’entreprise

Durée légale et durée maximale du travail

Le temps de trajet

Le temps d’habillage

La clause de non concurrence

Epargne salariale, intéressement, participation

Résiliation des contrats de complémentaires santé (mutuelle)

Avenant dans le cadre d’un temps partiel thérapeutique

Le licenciement pour inaptitude d’origine non professionnelle – sans obligation de reclassement

Le cumul emploi retraite (salariés – indépendants) au 1er septembre 2023

Le SMIC au 1er octobre 2021

Déclaration et reconnaissance d’un accident du travail – accident du travail mortel

Contribution à la formation professionnelle : acompte à régler avant le 15/09/2021

Le Capital de fin de carrière

Soyez prudent dans la gestion d’un abandon de poste

Le bulletin officiel de la sécurité sociale – BOSS

Le solde de tout compte

Temps partiel thérapeutique – reconnaissance – mise en place

Trame entretien professionnel

Trame entretien annuel d’évaluation

La modification du contrat de travail

Les conséquences de la sous – qualification d’un salarié

La visite médicale de reprise et de pré reprise, et le rendez vous de liaison

Le compte épargne temps

Travaux interdits et réglementés pour l’emploi des jeunes de 15 à 18 ans

Procédure de licenciement pour inaptitude non professionnelle sans reclassement

Modèle notification de licenciement pour faute grave dans le cas d’un abandon de poste

Gérer les addictions en entreprise

Charges sociales au 1er janvier 2021

Convention collective – janvier 2022

Conditions légales de départ à la retraite jusqu’au 1er septembre 2023

Le licenciement pour absences répétées et ou prolongées

Le dispositif de prime exceptionnelle de pouvoir d’achat – PEPA – « Prime Macron »

Les opérateurs de compétence (OPCO) – L’OPCO Mobilités

L’entretien professionnel – L’entretien d’état des lieux récapitulatif

Les heures supplémentaires relatives au travail des vendeurs

L’astreinte

Les heures supplémentaires

Réduction du temps de travail et contrat de travail

Repos quotidien et repos hebdomadaire

Indemnisation du salarié cadre suite indisponibilité maladie ordinaire ou professionnelle, accident du travail

Arrêt maladie, accident de travail – ouvriers – employés – agents de maîtrise

Usage d’entreprise – engagement unilatéral de l’employeur

La gestion sanitaire des vagues de chaleur

Congés payés et maladie

Congés payés synthèse

Minima garantis 2021

Le temps de pause et de restauration

Travail de nuit

Travail le dimanche

Modèle de mise en demeure de présomption de démission en cas d’abandon de poste

Modèle convocation entretien préalable à sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement

La médaille d’honneur du travail

Convention collective services de l’automobile – CCNSA – Avril 2021

L’interdiction de vapoter – Cigarette électronique

L’interdiction de fumer/vapoter

Affichage consigne incendie

Tarification accidents du travail / maladie professionnelles 2021

Les nouveaux critères de prise en charge du FAFCEA pour 2021

Contributions à la formation professionnelle et la taxe d’apprentissage 2020-2021

Les attestations Pôle Emploi évoluent

Le report des visites médicales et examens médicaux des salariés

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant

FNE formation

Offre de contrat de travail ou promesse unilatérale de contrat de travail

La vidéosurveillance / la géolocalisation

SMIC AU 1ER JANVIER 2018

Salaires minima conventionnels 2018 au 1er Janvier 2018

Revalorisation du SMIC au 1er janvier 2021

Reçu pour solde de tout compte

Licenciement pour motif économique

Le licenciement pour inaptitude d’origine professionnelle (suite AT ou maladie pro) – avec reclassement

Calendrier électoral CSE

Les Sanctions disciplinaires

Discrimination sur l’apparence physique au travail

Questionnaire Accords d’entreprise et actions spécifiques

Lettre fédérale n° 10-19 Questionnaire accord d’entreprise et actions spécifiques

L’année 2020 et le casse-tête des entretiens professionnels

Jobs d’été

Embauche d’un salarié majeur : les formalités à effectuer

Modèle Accord annualisation du temps de travail

Voiture de service ou véhicule de fonction – Avantage en nature

Modèle convention forfait jours

Modèle compte-rendu entretien professionnel bilan 6 ans

Modèle de clause de confidentialité

Indemnité de congés payés

Fermeture de l’entreprise pour congés

Congé parental d’éducation

Congé Maternité et indemnités journalières pour les travailleuses indépendantes

RPCS dispenses d’affiliation

Modèle DUE frais santé

Rupture du contrat d’apprentissage

Rémunération du contrat de professionnalisation

Rémunération du contrat d’apprentissage

Rupture de la période d’essai de l’apprenti par l’employeur

Emploi des jeunes de 15 à moins de 18 ans

Congé pour examen accordé aux apprentis

Les registres obligatoires et conseillés en entreprise

Affichages ou diffusions obligatoires

Affichage obligatoire à l’attention du personnel

Affichage harcèlement

Affichage Egalité professionnelle hommes femmes

Le compte professionnel de prévention – C2P

Les vêtements de travail et le temps d’habillage

Charges sociales janvier 2018

Bulletin de paie simplifié janv 2018

SMIC au 1er janvier 2017

Salaires minima au 1er janvier 2017

SMIC au 1er janvier 2016

Salaires minima au 1er janvier 2016

SMIC au 1er janvier 2015

Salaires minima au 1er janvier 2015

Information des salariés traitement des données personnelles

RGPD Note d’information aux salariés

RGPD Lettre confidentialité du salarié amené à manipuler des données à caractère personnel

La gestion des jours fériés

Le contrat d’apprentissage

Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Affichage égalité de rémunération hommes femmes

retour à l’accueil de la base documentaire

Taxe sur les surfaces commerciales – TaSCom

Les entreprises qui exploitent une surface de vente de plus de 400 m2 et les entreprises liées à une même enseigne commerciale dont la surface dépasse 4000 m2 sont redevables de la Taxe sur les Surfaces Commerciales (TaSCom). La déclaration et le paiement doivent être réalisés avant le 15 juin 2023.

Cette note vous présente les grandes lignes de la TaSCom. Nous vous invitons à prendre connaissance du Bulletin Officiel des Finances Publiques BOI-TFP-TSC-27/10/2021 pour toute précision concernant la TaSCom (précision sur les établissements imposables / assiette de la taxe / fait générateur et exigibilité / taux et calcul de la TaSCom).

Entreprises redevables de la TaSCom

Sont imposables à la TaSCom, les magasins de commerce de détail quelle que soit la forme juridique de l’entreprise qui les exploite.

Il existe cependant des conditions tenant à leur surface, à leur date de création et à leur chiffre d’affaires, pour être effectivement soumis à la taxe.

– l’établissement a été ouvert après le 1er janvier 1960 ;

– la surface de vente au détail des espaces clos et couverts est supérieure à 400 m2 ou, quelle que soit sa surface, établissement contrôlé, directement ou indirectement, par une même personne et exploité sous une même enseigne commerciale appartenant à une tête de réseau dont la surface cumulée des établissements est supérieure à 4 000 m

-chiffre d’affaires hors taxes (HT) supérieur ou égal à 460 000 € par établissement

La TaSCom est applicable aux établissements situés en France métropolitaine ou dans les DOM.

La taxe est due par la personne qui exploite l’établissement au jour du fait générateur de la taxe.

Activité de commerce de détail

La TaSCom est due uniquement par les entreprises de commerce de détail quels que soient les produits vendus.

Le commerce de détail consiste à vendre des marchandises dans l’état où elles sont achetées (ou après transformations mineures ou manipulations usuelles tel que le reconditionnement) à des consommateurs finals, généralement des particuliers, quelles que soient les quantités vendues.

Cas du dépôt-vente : L’activité de dépôt-vente consistant à exposer dans un magasin de commerce de détail des marchandises dont le dépositaire n’acquiert pas la propriété mais qui lui sont remises par des particuliers déposants qui lui ont donné mandat de les vendre pour leur compte et de leur restituer le produit de cette vente minoré d’une commission doit être regardé comme une activité de vente au détail entrant dans le champ d’application de la TaSCom (CE, décision du 24 octobre 2018, n° 419362).

Ne sont pas soumis à la TaSCom :

– les établissements dont l’activité consiste à vendre des marchandises à des personnes dont la profession est la revente de ces mêmes produits et ce, quelles que soient les quantités vendues (ex : centrales d’achats, grossistes, intermédiaires) ;

– les établissements dont l’activité consiste en des prestations de service (ex : garages, salons de coiffure etc.) ;

– les locaux de l’établissement affectés à des ventes de produits transformés, y compris par découpe ou par cuisson dans la mesure où elles ne constituent pas des ventes de biens en l’état.

La vente de véhicules automobiles constitue une activité de vente de commerce de détail soumise à la taxe sur les surfaces commerciales, sans qu’aient d’incidence les circonstances que les biens vendus soient adaptés aux exigences des clients, que les véhicules soient pour partie précommandés sur internet ou qu’ils ne soient généralement ni exposés dans la surface de vente, ni en stock (CE, décision du 22 juin 2020, n° 414517).

Conditions tenant à la surface de vente

Seuls les magasins de commerce de détail dont la surface de vente dépasse 400 mètres carrés (m²) sont soumis à la taxe. La surface est appréciée au regard des seules surfaces de vente.

Exemple : Un établissement de vente de produits est composé d’une surface de vente de 300 m² et d’une surface de stockage de 150 m². Seuls les 300 m² de surface de vente inclus dans l’assiette de la taxe sont pris en compte pour apprécier le seuil de 400 m². Cet établissement n’est par conséquent pas soumis à la TaSCom.

Un établissement est imposable à la TaSCom dès lors que sa surface de vente au détail a dépassé 400 m² au dernier jour de la période de référence.

Cas des établissements exploités sous une même enseigne commerciale

Le seuil de superficie de 400 m² ne s’applique pas aux établissements contrôlés directement ou indirectement par une même personne et exploités sous une même enseigne commerciale lorsque la surface de vente cumulée de l’ensemble de ces établissements excède 4 000 m².

Le seuil de 4 000 m² est apprécié au regard de la somme des surfaces des établissements qui sont contrôlés directement ou indirectement par une même personne (tête de réseau) et sont exploités sous une même enseigne dans le cadre d’une même activité.

Pour l’appréciation du seuil de 4 000 m², tous les établissements de vente sont pris en compte à hauteur de leur surface de vente au détail, quels que soient leur date d’ouverture ou leur chiffre d’affaires.

Conditions tenant à la date d’ouverture

Les établissements ouverts avant le 1er janvier 1960 ne sont pas soumis à la TaSCom.

Le changement d’exploitant, notamment par transmission à titre onéreux ou gratuit ou par apport, même après fermeture pour travaux d’amélioration ou de transformation, n’est pas considéré comme étant une ouverture d’un nouvel établissement, à condition que l’activité professionnelle demeure une activité de vente au détail.

Dans ces conditions, une surface de vente ouverte avant le 1er janvier 1960, qui ferait l’objet d’une transmission en 2021, et fermerait 6 mois pour travaux, ne serait pas, lors de sa réouverture, considérée comme une surface commerciale nouvelle entrant dans le champ de la TaSCom.

En revanche, lorsqu’un établissement initialement ouvert avant 1960 est transféré à une autre adresse où aucune vente au détail n’était exercée antérieurement au 1er janvier 1960, la taxe est due (Cass. soc., décision du 25 mai 2000, n° 98-14510).

Condition tenant au chiffre d’affaires de l’établissement

La taxe ne s’applique pas aux établissements dont le chiffre d’affaires annuel des ventes au détail est inférieur à 460 000 €. Il s’agit du montant du chiffre d’affaires global des ventes au détail issu des ventes de l’établissement, calculé pour son montant hors taxes sur le chiffre d’affaires et taxes assimilées.

Lorsqu’une entreprise exerce une activité de dépôt-vente, le chiffre d’affaires à prendre en compte pour le calcul de la taxe est celui tiré des commissions rémunérant l’activité d’intermédiaire (CE, décision du 19 décembre 2019, n° 428945).

Calcul de la TaSCom

La TaSCom est assise sur la surface de vente de commerce de détail existante au dernier jour de la période de référence c’est-à-dire:

  • soit sur la surface de vente de commerce de détail existante au 31 décembre de l’année précédant l’année d’imposition (ainsi, la TaSCom 2023 pour les établissements existant au 1er janvier 2023 est calculée sur la base des éléments de l’année 2022) ;
  • soit sur la surface de vente existante au jour de la cessation définitive d’exploitation.

Surface retenue pour le calcul de la TaSCom

La surface de vente des magasins de commerce de détail, prise en compte pour le calcul de la taxe, s’entend :

  • des espaces affectés à la circulation de la clientèle pour effectuer ses achats,
  • des espaces affectés à l’exposition des marchandises proposées à la vente et à leur paiement,
  • des espaces affectés à la circulation du personnel pour présenter les marchandises à la vente,
  • Cette définition inclut aussi les espaces affectés au retrait des marchandises dès lors que le public peut y circuler librement.

La surface de vente des magasins de commerce de détail prise en compte pour le calcul de la taxe ne comprend que la partie close et couverte de ces magasins.

Par conséquent, les surfaces de vente situées à l’extérieur des locaux d’un établissement (ex : Showroom de véhicules, magasins d’outillage, de jardinage ou de matériaux de construction) ne sont pas comprises dans l’assiette de la TaSCom.

Les tribunaux ont eu à se prononcer concernant l’assujettissement à la TaSCom des établissement exploités dans le secteur automobile. En voici quelques exemples:

Hall d’exposition des véhicules et bureaux fermés par des cloisons et créés au sein de ces halls utilisés par les vendeurs pour réaliser les ventes avec les clients invités à s’y installer : TaSCom applicable (CAA Lyon 15 décembre 2016, n° 14LY01070 ; CE 21 décembre 2018, n° 419483 ; CE 30 janvier 2018, n° 412251 ; CE 14 octobre 2019, n° 414682)

⇒  Zone espace détente non réservée au personnel pour y prendre ses repas, mais ouverte sur le hall d’exposition et accessible aux clients, non isolée de la surface affectée à la vente : TaSCom applicable (CE 14 octobre 2019, n° 415623)

Zone d’exposition des véhicules proposés à la vente accessible au public et située à l’extérieur du bâtiment principal, présentant les caractéristiques d’un vaste préau (espace non couvert) : TaSCom non applicable (CAA Paris 21 septembre 2017, n° 16PA02063)

Éléments de structure empêchant l’exposition des marchandises et la libre circulation de la clientèle : TaSCom non applicable (CE 24 avril 2019, n° 420348)

Aire de livraison des véhicules accessible par la clientèle et séparée de l’espace de vente par des bornes amovibles : TaSCom applicable (CE 30 janvier 2018, n° 412251 ; CE 10 mars 2021, n° 435095)

Cumul des surfaces pour une entreprise exerçant son activité de vente et de réparation dans des bâtiments contigus situés à des adresses postales distinctes : TaSCom applicable (CE 11 juillet 2018, n° 415756 ; CE 14 octobre 2019, n° 415623)

⇒ Vente de véhicules par un concessionnaire automobile à des sociétés de crédit automobile (et non à des particuliers) : TaSCom applicable (CE 2 juin 2022, n° 456919)

Taux applicable pour le calcul de la TaSCom

Détermination du chiffre d’affaire par carré 

Le taux de la TaSCom applicable au cours d’une année (N) est fonction du chiffre d’affaires de la période de référence éventuellement annualisé rapporté à la surface de vente constituant l’assiette de la taxe (chiffre d’affaires par mètre carré). Pour connaître le taux applicable, il faut donc définir le chiffre d’affaires de l’établissement concerné, sachant que seul le chiffre d’affaires des ventes au détail de biens en l’état est pris en compte pour le calcul de la taxe.

Lorsqu’un établissement réalise à la fois des ventes au détail de marchandises et une autre activité (prestations de services, ventes de biens non revendus en l’état, vente en gros, etc), le chiffre d’affaires à prendre en considération au titre de la TaSCom est celui des seules ventes au détail, dès lors que les différentes activités font l’objet de comptes distincts.

Rescrit 

RES n° 2012/34 (IDL) du 15 mai 2012 : Taxe sur les surfaces commerciales – réduction de 30 % du taux de la taxe en faveur des professions dont l’exercice requiert des superficies de vente anormalement élevées – Détermination du chiffre d’affaires par mètre carré

Question : Les ventes d’accessoires et de pièces détachées par un concessionnaire de vente de véhicules automobiles doivent-elles être comprises dans la surface de vente taxable et dans le chiffre d’affaires au mètre carré pour la détermination du taux applicable ?

Réponse : Les ventes d’accessoires et de pièces détachées par un concessionnaire de vente de véhicules automobiles doivent être comprises dans la surface de vente taxable et dans le chiffre d’affaires au mètre carré pour la détermination du taux applicable. Toutefois, les ventes de pièces détachées effectuées dans le cadre d’une prestation de services (réparation, révision, service après-vente) ne sont pas à inclure dans le chiffre d’affaires au mètre carré dès lors qu’elles ne constituent pas des ventes au détail de biens en l’état conformément aux dispositions du troisième alinéa de l’article 1 du décret n° 95-85 du 26 janvier 1995 relatif à la taxe sur les surfaces commerciales.

Cas de l’exploitation incomplète d’un établissement

Il faut considérer qu’il y a exploitation incomplète d’un établissement de vente au détail en cours d’année dans les cas suivants :

– ouverture d’un établissement en cours d’année, par exemple création d’une nouvelle surface par l’exploitant ou reprise par un nouvel exploitant d’un établissement de vente au détail déjà existant ;

– fermeture provisoire sans changement d’exploitant quel qu’en soit le motif (travaux, fermeture administrative, etc.) ;

– cessation définitive de l’exploitation en cours d’année ;

– fusion d’entreprise ou absorption.

En cas de création d’établissement, de changement d’exploitant ou de fermeture temporaire dépendante ou non de la volonté du redevable au cours de l’année précédant celle de l’imposition, le chiffre d’affaires réalisé est annualisé pour apprécier si la taxe s’applique. Corrélativement, le montant de la taxe est calculé au prorata temporis de la durée d’exploitation effective. Ces deux corrections (annualisation du chiffre d’affaires et proratisation de la taxe) s’appliquent cumulativement.

Taux applicable 

CA annuel HT / m2 Etablissements ayant également une activité de vente au détail de carburants c.f 1/2/3 Autres établissements
Inférieur à 3000 € 8,32 € 5,74 €
De 3000 à 12000 € 8,32 + [0,00304 x(CA/S – 3000)] 5,74 + [0,00315 x(CA/S – 3000)]
Supérieur à 12000 € 35,70 € 34,12 €
CA = Chiffre d’affaires annuel hors taxe de l’établissement

S = Surface de vente au détail

1 A l’exception des établissements ayant pour activité principale la vente ou la réparation de véhicules, par exemple une concession ou un garage qui aurait quatre positions de distribution de carburant.

2 Les établissements concernés sont non seulement ceux qui exploitent une installation de vente au détail de carburant située sur le même site, mais aussi ceux qui contrôlent une telle installation ou qui sont placés avec celle-ci sous le contrôle de la même personne

3 La surface de vente à prendre en compte pour le calcul de la taxe est majorée de 70 m2 par position de ravitaillement, sauf si ces positions sont exploitées par un établissement distinct, y compris si ce dernier est contrôlé par l’établissement de vente au détail ou si les 2 établissements sont contrôlés par une même personne

Réduction de taux 

Il est prévu plusieurs situations permettant de bénéficier d’une réduction du taux de la TaSCom.

⇒ Réduction de 30 % pour les professions dont l’exercice requiert des superficies de vente anormalement élevées

La réduction est fixée à 30 % en ce qui concerne les établissements qui se livrent à titre principal, c’est-à-dire pour plus de la moitié de leur chiffre d’affaires total, à la vente des catégories de marchandises suivantes :

– meubles meublants, à savoir les biens meubles destinés à l’usage de l’habitation comme les biens d’ameublement et les appareils d’utilisation quotidienne.

– véhicules automobiles ;

– machinisme agricole ;

– matériaux de construction ;

– fleurs, plantes, graines, engrais, produits phytosanitaires, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux.

Rescrit 

RES n° 2012/34 (IDL) du 15 mai 2012 : Taxe sur les surfaces commerciales – réduction de 30 % du taux de la taxe en faveur des professions dont l’exercice requiert des superficies de vente anormalement élevées – Détermination du chiffre d’affaires par mètre carré

Question : Les ventes d’accessoires et de pièces détachées effectuées par un concessionnaire de vente de véhicules automobiles remettent-elles en cause la réduction de 30 % du taux de la taxe dont il bénéficie en tant que profession qui requiert des superficies de vente anormalement élevées ?

Réponse : Les ventes d’accessoires et de pièces détachées ne remettent pas en cause la réduction de 30 % du taux de la taxe dont bénéficient ces concessionnaires en tant que profession mentionnée à larticle 3 du décret n° 95-85 du 26 janvier 1995 relatif à la taxe sur les surfaces commerciales qui requiert des superficies de vente anormalement élevées, dans la mesure où ces ventes sont liées à l’activité principale de vente de véhicules automobiles.

⇒ Réduction de 20 % pour les établissements dont la surface de vente est inférieure à 600 mètres carrés

La réduction de taux prévue en faveur des établissements dont la surface de vente est inférieure à 600 m2 est fixée à 20 % lorsque le chiffre d’affaires annuel par m2 est au plus égal à 3 800 euros.

Lorsqu’une activité de vente de carburant est exercée dans les conditions spécifiques (voir tableau dans la rubrique « Taux applicables »), la surface forfaitaire représentative de chaque position de ravitaillement, qui doit être ajoutée à l’assiette de la TaSCom pour le calcul du montant de la taxe due, n’est pas prise en compte pour l’appréciation du seuil de 600 m2.

⇒ Cumul des réductions de taux : lorsqu’un établissement relève à la fois des deux situations ci-dessus, les réductions de taux se cumulent.

Majoration de taux 

Des majorations de taux de la taxe sont prévues dans les cas suivants :

⇒ Majoration de 30 % pour les établissements dont la superficie est supérieure à 5000 m2 et dont le CA annuel HT est supérieur à 3000 € / m2

⇒ Majoration de 50 % pour les établissements dont la surface de vente est supérieure à 2500 m2.

Déclaration et paiement de la TaSCom

La TaSCom est déclarée et versée tous les ans par l’exploitant avant le 15 juin au moyen de la déclaration spécifique 3350-D (CERFA n° 14001). La taxe est payable auprès du centre des impôts du lieu où se situe l’établissement. Les déclarations souscrites par les personnes redevables de la TaSCom doivent mentionner le nom de « l’enseigne commerciale » sous laquelle les établissements sont exploités.

La déclaration spécifique 3350-D mentionne le montant du chiffre d’affaires hors taxes réalisé lors de la période de référence, le nombre de jours d’exploitation, la surface des locaux destinés à la vente au détail au dernier jour de cette période, la date à laquelle l’établissement a été ouvert, le nombre de positions de ravitaillement de carburant, le taux appliqué, le montant de la taxe due ainsi que, le cas échéant, celui de l’acompte déjà versé et celui de l’acompte de la taxe due.

La déclaration est accompagnée obligatoirement du paiement de la TaSCom. Les personnes redevables de la TaSCom due à raison de la cessation définitive d’activité doivent déposer la déclaration de « TaSCom » avant le 15 du sixième mois suivant la cessation d’activité.

En cas de cessation d’exploitation définitive en cours d’année, les personnes redevables de la TaSCom devront déposer la déclaration n° 3350-C-SD (CERFA n° 15697), accompagnée de son paiement avant le 15 du sixième mois suivant la cessation définitive d’exploitation.

Les formulaires n° 3350-SD et 3350-C-SD sont disponibles en ligne sur le site www.impots.gouv.fr.

L’Etat effectue un prélèvement de 1,5 % sur le montant de la taxe sur les surfaces commerciales pour les frais d’assiette et de recouvrement.

Comme en matière de TVA, le droit de reprise de l’administration s’exerce jusqu’à la fin de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible.

Autres documents dans la même catégorie :

Loi de finances pour 2026 : principales mesures pour les entreprises

Aide aux TPE pour les travaux de raccordement complexes à la fibre optique

TPE-PME : tout savoir sur la gestion de votre trésorerie

Le taux de la TVA applicable aux livres pédagogiques vendus par une auto-école

La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2026 (ex-TVS)

Le régime de TVA applicable à l’usage privé d’un véhicule mis à la disposition du salarié

Conditions de circulation des véhicules sous déclaration d’achat

Liste des termes relatifs au vocabulaire automobile

Loi de finances pour 2025 : principales mesures pour les entreprises

L’assurance obligatoire dans le secteur automobile et les modalités de résiliation à l’initiative de l’assureur

Résiliation d’assurance : répondez à notre sondage !

Aide aux entreprises touchées par les conséquences économiques résultant du cyclone Chido à Mayotte

L’extension d’activité du locataire commercial

L’installation de bornes de recharge pour les professionnels de l’automobile

La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2025 (ex-TVS)

Les aides de l’URSSAF pour les entreprises et les indépendants touchés par les intempéries

Alerte mails frauduleux SIV

L’indemnité d’éviction

Les réseaux sociaux et la E-réputation de l’entreprise

Alerte sur les arnaques à la DGCCRF

Gestion financière de l’entreprise, des outils pédagogiques pour les jeunes apprentis et entrepreneurs

Cession du bail commercial en cas de départ à la retraite du locataire

Le droit de préférence du locataire commercial

Accompagnement gratuit « MonAideCyber »

Fraude aux KBIS : soyez vigilants

Véhicule en Déclaration d’Achat (DA) et assurance

Guide CNIL – Sécurité des données personnelles

Suppression de la carte verte d’assurance à compter du 1er avril 2024

Etat de catastrophe naturelle et assurance

Loi de finances pour 2024 : principales mesures pour les entreprises

La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2024 (ex-TVS)

Arnaques concernant vos véhicules et ceux de vos clients : Soyez vigilants

Comment se termine un bail commercial

Accompagnement fiscal des PME

Loi d’adaptation au droit européen (loi DADUE) : dispositions intéressant les entreprises

La FNA vous propose une check-list de vos obligations

Taxe Foncière : Mécanisme de la revalorisation de la valeur locative des locaux professionnels

Loi de finances pour 2023 : principales mesures pour les entreprises

Délestage électrique pour les entreprises : comment l’anticiper ?

La FNA propose à ses adhérents une protection juridique adaptée

Disparition des tickets de caisse : application reportée au 1er août 2023

A qui incombent les dépenses de travaux ?

Limitation de la hausse des loyers commerciaux

La taxe annuelle sur les véhicules de tourisme 2023 (ex-TVS)

Règles de plafonnement et de déplafonnement du loyer

Arnaques et pratiques frauduleuses : Guide de prévention

Signalement des anomalies dans la formation des prix – DGCCRF

Dispositifs d’accompagnement individualisé pour les indépendants

Aides au financement de la transition écologique des entreprises

Causes de révision du loyer d’un bail commercial

Négocier son bail commercial

Renouvellement du bail commercial

Déclaration Européenne de Services (DES)

Que faire en cas de cyberattaque ?

Simplification des démarches des entreprises

La taxe annuelle à l’essieu pour les véhicules de plus de 12 tonnes

Tutoriel pour partager des articles sur les reseaux sociaux facebook / twitter / linkedin

Tutoriel pour s’inscrire les reseaux sociaux facebook / twitter / linkedin

Restriction de l’eclairage nocturne des commerces

Conditions d’utilisation du w garage et démarches pour l’obtenir

Contravention pour non designation du conducteur : seules les personnes morales sont concernees

Equipement obligatoire d’un ethylotest

Fichier des Véhicules Assurés (FVA) : Quels véhicules doivent-être déclarés par les professionnels de l’automobile ?

Infractions au Code de la route : Le chef d’entreprise doit désigner le conducteur auteur de l’infraction commise avec un véhicule de l’entreprise

Le véhicule de démonstration

Contribution sociale de solidarite

Cotisation fonciere des entreprises

Cotisation sur la valeur ajoutee des entreprises

Droit a l’erreur Loi pour un Etat au Service d’une Société de Confiance

Loi de finances pour 2019

Prestations de services hors de France : quelle TVA appliquer ?

Taxe sur les véhicules de société (TVS 2021)

Protection des données personnelles (RGPD) : le registre des traitements des données

Alerte vigilance arnaque RGPD

LE RGPD Règlement Européen sur la Protection des Données Personnelles

Obligation de déclarer les bénéficiaires effectifs des sociétés

Obligation d’utiliser un logiciel de caisse conforme

Durée de conservation des documents d’entreprise

Confidentialité des comptes des micro-entreprises et des petites entreprises

Alerte sur les e-mail frauduleux

Les aides pour l’entreprise

Le nantissement du fonds de commerce

La caution personnelle du chef d’entreprise

Mise en garde contre les registres, annuaires et sites de référencement professionnels

Accessibilité, Démarchage ABUSIF

COVID 19 : Plan de règlement des dettes fiscales

retour à l’accueil de la base documentaire

Risques chimiques en carrosserie (diisocyanates) : Formation obligatoire avant le 24 août 2023

À partir du 24 août 2023, il sera interdit d’utiliser des produits composés de diisocyanates, sauf si le professionnel qui les manipule a été formé. En carrosserie, vous pouvez être concernés, vous et vos équipes devez alors être formés !

Contexte : 

Le règlement (UE) 2020/1149 de la Commission du 3 août 2020 introduit dans le règlement (UE) REACH une restriction rendant obligatoire une formation avant l’utilisation et la manipulation de produits contenant 0,1% ou plus de diisocyanates.

Cette restriction s’adresse aux industriels et professionnels dans un périmètre large incluant fabricants, utilisateurs et applicateurs.

Différents métiers sont ainsi concernés dont les opérateurs, le personnel R&D et service qualité, les distributeurs et réparateurs.

Formation obligatoire pour les carrossiers : 

Il vous revient en tant qu’employeur, de vous assurer (auprès de vos fournisseurs notamment) que les produits que vous utilisez ne contiennent pas de Diisocyanates. S’ils en contiennent (plus de 0.1% en poids), les personnes chargées de manipuler ces produits dans votre entreprise devront réaliser, avant le 24 août 2023, une formation délivrant une attestation de réussite. Cette formation est renouvelable tous les 5 ans. 

La formation vise à sensibiliser aux précautions à prendre lors de la manipulation de ces substances et des produits les contenant. Elle rappelle les bonnes pratiques de travail, les mesures appropriées de gestion des risques, dont l’utilisation des équipements de protection individuelle.

Attention, vous avez une obligation de sécurité vis à vis de vos salariés et vous devez être très rigoureux sur le respect de cette règlementation. 

Important : Certains fournisseurs délivrent un document attestant que les produits que vous utilisez représentent moins de 1% diisocyanates, justifiant ainsi que vous et vos salariés êtes exemptés de cette formation. Conservez bien cette attestation dans vos dossiers de sécurité (DUER, etc.).

.

Comment se former ?

 

2 options pour former vos équipes :

Plusieurs possibilités s’offrent au dirigeant pour mettre ses équipes en conformité. Selon les postes de chacun, couvrir l’ensemble des utilisations en tenant compte du niveau d’exposition peut nécessiter plusieurs modules. Certains couvrent un large spectre et parfois un seul peut suffire.

 

1/ Former chacun des salariés en ligne (formation individuelle) via une plateforme de formation, dont Safe Use of diisocyanates : Site dédié et mis en place par les représentants européens des fabricants de diisocyanates (ISOPA et ALIPA), en collaboration avec  des associations européennes des fabricants de peinture (CEPE), des colles et adhésives (FEICA).

Nous vous conseillons de vous rapprocher de votre/vos fournisseur(s) de produits peintures, colles, adhésifs, produits d’étanchéité … pour savoir quel module de formation suivre en effet, beaucoup de modules sont disponibles. Vous retrouvez notamment pour la réparation-carrosserie (liste non exhaustive) :

 

 

2/ Faire former les équipes par un expert qui doit justifier de compétences en santé et sécurité au travail (formation professionnelle pertinente). L’entreprise peut former son propre expert.

 

 

Pour en savoir plus, téléchargez ci-dessous, dans « documents complémentaires » la fiche pratique réalisée par la plateforme de la carrosserie durable dont la FNA est partenaire. 

Les instructions techniques pour les véhicules PL applicables de l’UTAC-OTC

L’UTAC-OTC est un organisme de contrôle technique français qui établit des instructions techniques, approuvée par le ministre chargé des transports pour les professionnels qui effectuent des contrôles techniques sur les véhicules Poids lourds (PL).

Les instructions techniques fournissent des directives précises pour les différentes étapes de l’inspection, y compris les procédures de contrôle et les critères d’évaluation. Ces instructions précisent les normes et les exigences réglementaires qui s’appliquent aux véhicules légers, ainsi que les méthodes de mesure et les équipements nécessaires pour les contrôles.

Les instructions techniques peuvent inclure des informations sur les points de contrôle tels que les émissions polluantes, les freins, les pneumatiques, les phares et les feux de signalisation, ainsi que d’autres éléments de sécurité et de performance des véhicules.

Ces instructions techniques sont destinées aux professionnels du contrôle technique, tels que les centres de contrôle technique, et ont pour objectif d’assurer des contrôles uniformes et cohérents, ainsi que de garantir la sécurité routière pour les conducteurs et les passagers de véhicules poids lourds.

Veuillez trouver l’ensemble des instructions techniques pour les véhicules VL applicables lors contrôle technique :

IT PL F0G-IDENTIFICATION

IT PL F1J-FREINAGE

IT PL F2D-DIRECTION

IT PL F3E-VISIBILITE

IT PL F4E-ECLAIRAGE

IT PL F5F-LIAISON AU SOL et TABLEAU MIXABILITE RECHAPAGE PL TNPF

IT PL F6G-CHASSIS ET ACC DU CHASSIS

IT PL F7F-AUTRE MATERIEL

IT PL F8G-NUISANCES

IT PL F9F-TCP

IT PL F10A-DEPANNAGE

IT PL F11B-SANITAIRE

IT PL F12B-ECOLE

IT PL F14C-TMD

Les instructions techniques pour les véhicules VL applicables de l’UTAC-OTC

L’UTAC-OTC est un organisme de contrôle technique français qui établit des instructions techniques, approuvée par le ministre chargé des transports pour les professionnels qui effectuent des contrôles techniques sur les véhicules légers (VL).

Les instructions techniques fournissent des directives précises pour les différentes étapes de l’inspection, y compris les procédures de contrôle et les critères d’évaluation. Ces instructions précisent les normes et les exigences réglementaires qui s’appliquent aux véhicules légers, ainsi que les méthodes de mesure et les équipements nécessaires pour les contrôles.

Les instructions techniques peuvent inclure des informations sur les points de contrôle tels que les émissions polluantes, les freins, les pneumatiques, les phares et les feux de signalisation, ainsi que d’autres éléments de sécurité et de performance des véhicules.

Ces instructions techniques sont destinées aux professionnels du contrôle technique, tels que les centres de contrôle technique, et ont pour objectif d’assurer des contrôles uniformes et cohérents, ainsi que de garantir la sécurité routière pour les conducteurs et les passagers de véhicules légers.

Veuillez trouver l’ensemble des instructions techniques pour les véhicules VL applicables lors contrôle technique :

 

Réparations bris de glace : Attention aux pratiques de certaines assurances

La branche carrosserie de la FNA s’inquiète des pratiques anormales de certaines compagnies d’assurances visant à imposer un taux de main d’œuvre unique sur tout le territoire national, lors de réparations bris de glace. Afin de diligenter les actions nécessaires, nous avons besoin de vos dossiers.

Procédures mises en place par les assurances

Lorsqu’un assuré AXA (dont direct assurance) et ALLIANZ déclare son sinistre bris de glace et fait le choix d’un réparateur non agréé, il reçoit un mail ou un courrier lui indiquant un montant maximal de prise en charge. Le courrier se termine toujours par une invitation à se rendre chez un réparateur membre du réseau de l’assurance afin de « ne pas avoir de difficulté de prise en charge ».

Dans la majorité des cas, le montant de cette évaluation ne correspond pas au devis du réparateur.

Nous avons pu obtenir un détail de l’évaluation de l’assurance et nous constatons qu’AXA (dont Direct Assurance) appliquait un taux horaire de main d’œuvre unique de 54€ HT pour l’année 2022 et 57€ HT pour l’année 2023. Du côté d’ALLIANZ, le montant était de 59€ HT. Ce montant est appliqué systématiquement, sur tous sinistres bris de glace, sans prendre en compte la zone de chalandise du réparateur, ni ses moyens humains et matériels.

Nous avons besoin de vous

Lorsque vous êtes confrontés à cette situation et que votre client a reçu un courrier ou un mail comportant un montant maximal de prise en charge, demandez lui systématiquement de réclamer le détail de l’évaluation à l’assurance. Vous constaterez que la différence avec votre devis concerne le taux de main d’œuvre.

Si vous êtes dans ce cas, envoyez nous à contact@fna.fr (c’est très important) : 

  • Le mail/courrier qu’a reçu le client
  • Votre chiffrage de remise en état du véhicule
  • Le détail de l’évaluation de l’assurance
  • Les éventuels échanges entre vous, le client, l’assurance …
  • Si le client décide de se rendre chez un réparateur agréé : si possible essayez d’obtenir  du client la facture finale de ce réparateur
  • Si vous connaissez bien le client et qu’il accepte : son contrat d’assurance

Que faire si l’assurance ne prend pas en charge le montant global de mon évaluation ?

La jurisprudence autorise le fait pour une assurance ou un expert automobile d’évaluer le coût d’un sinistre selon un marché moyen local (voir fiche pratique numéro 6 : facturation et liberté des prix) et de revoir une évaluation si celle-ci est jugée trop élevée par rapport à la zone de chalandise du professionnel et ses concurrents directs.

Cependant, la pratique que nous dénonçons ici est d’imposer un tarif unique sur tout le territoire national sans prendre en compte l’entreprise qui effectue les réparations et son lieu d’implantation.  L’assurance ne prend pas du tout en compte le marché local ni la dimension de l’entreprise choisie librement par l’assuré.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous (avec plus ou moins de chances d’aboutir) :

 

1. Vous appliquez votre propre tarif et vous indiquez au client que la différence entre votre facture et l’évaluation de l’assurance sera à sa charge (attention à bien lui faire signer un ordre de réparation et un devis avec son accord avant le début des travaux). Dans certains cas, le client se rendra compte qu’il n’a peut être pas choisi la bonne assurance ! Si votre client n’est pas d’accord et qu’il va chez un professionnel du vitrage agréé, essayez d’obtenir la facture des réparations et de comparer le montant final avec le plafond imposé par l’assurance … Joignez nous tous vos échanges avec le client. 

 

2. Vous et votre client demandez le missionnement d’un expert pour évaluer le montant de la remise en état, étant donné votre désaccord avec le chiffrage de l’assurance. Joignez nous tous les échanges.

 

Modèle client : 

« Références du sinistre.

Bonjour,

Je fais suite à votre message du ….. m’informant que l’évaluation des dommages de mon sinistre s’élève à un montant maximal de ….. avant déduction de mon éventuelle franchise. Cependant, mon réparateur, qui je le rappelle a été librement choisi par mes soins (article L. 211-5-1 du code des assurances) m’informe que son évaluation est plus élevée et cela est notamment dû au fait que vous ne respectez pas ses tarifs publics.

J’ai le libre choix de mon réparateur et il est hors de question qu’un montant reste à ma charge (hormis la franchise). Vous appliquez un plafond de prise en charge uniquement parce que mon garage n’est pas un « réparateur partenaire ». Ce montant maximal ne s’applique pas lorsque le réparateur est un partenaire de [assurance] !

Je suis surpris et septique concernant votre décision, je vous demande de bien vouloir diligenter au plus vite une expertise sur mon véhicule (chez mon réparateur) afin de chiffrer le remplacement de mon pare-brise, avec la prise en compte de tous les éléments nécessaires pour que cela soit réalisé dans les règles de l’art (calibrage de mon système ADAS, gel capteur de pluie etc….).

Vous remerciant pour la prise en compte de ma demande et restant à votre disposition,

Bien cordialement,

Signature »

 

 

Modèle réparateur : 

« Références du sinistre

Bonjour,

Je fais suite au message de notre client(e) commun, Monsieur/Madame …….

Nous ne sommes pas d’accords avec le montant global retenu pour la remise en état de son véhicule (remplacement de pare-brise). En effet, vous n’avez semble-t-il pas appliqué mes tarifs publics lorsque vous avez réalisé votre propre évaluation (surement basée sur des tarifs main d’œuvre négociés lors de convention, or, je ne suis pas conventionné).

Par expérience, cette pratique a pour but de nous faire baisser nos prix et surtout compliquer les dossiers pour détourner nos clients.

Afin d’éviter toute discussion inutile, nous vous demandons de missionner un expert pour une expertise contradictoire afin d’évaluer ce sinistre.

Je vous remercie pour votre retour rapide, dans l’intérêt de notre client commun.

J’ajoute en copie de ce mail, notre organisation professionnelle, la FNA, pour mémoire.

Bien cordialement,

Signature »

 

 

Il arrive que l’assurance missionne un expert mais parfois elle maintient sa position et indique au client que c’est un expert qui a déjà évalué le montant des réparations de son sinistre. Dans ce cas, vous êtes libre de lui appliquer la différence (voir cas numéro 1 ci-dessus).

 

 

Peu importe l’issue de vos dossiers, envoyez nous l’ensemble des éléments par mail (si possible en un seul mail avec les pièces jointes lisibles) à contact@fna.fr. Nous vous remercions de ne pas cacher l’identité de votre entreprise afin que nous puissions prouver à la DGCCRF que ces pratiques sont appliquées sur l’ensemble du territoire et non sur une seule région de France.

Autres documents dans la même catégorie :

Carrossiers: Saisissez la commission de conciliation nationale charte expert/réparateur

(Réunion AXIAL dates en région) Charte Experts en automobile et réparateurs : Rappel des règles interprofessionnelles

L’échange standard et la TVA sur les consignes

Fiche pratique SIPEV sur le tri des déchets pour une carrosserie plus durable

Les normes ISO pour les professionnels de l’automobile : Un gage de qualité et de confiance

Pleine libéralisation du marché des pièces de rechange visibles : Une décision majeure rendue par la Cour de cassation

Communication France Titres – Carte grise numérique

Arrêté du 29 juillet 2025 : de nouvelles mesures restrictives concernant les véhicules équipés d’airbags Takata

L’intégration des pièces alternatives (PIEC et PQE) dans le cadre des réparations de véhicules

Webinaire sur la nouvelle charte FFEA – organisations professionnelles des réparateurs

Utilisation des extranets réparateurs en expertise sinistre

Position des fabricants de peinture sur les procédés de réparation choisis par les carrossiers

Relations experts / carrossiers : la Cour d’Appel de Lyon rend un arrêt objectif et favorable

La plateforme de la carrosserie durable

Libéralisation de la pièce de carrosserie au 1er janvier 2023

Interdiction d’utilisation de la marque AVIVA

Carrossiers : Les affiches à votre disposition

Expertise : Gestion d’un désaccord sur les tarifs publics du réparateur

Accords de relations professionnelles avec BCA expertise

Chartes et fiches pratiques réparateurs / experts

Conventions d’agréments – Assureurs et Assisteurs tenus de s’engager sur un volume d’affaire

Le recours direct

La cession de créance

Libre choix du réparateur

Procédure de rappel de 2500 véhicules potentiellement dangereux

Négociation des conventions d’agrément avec les sociétés d’assurance

Charte relation réparateur / Assureur note explicative

Gestion des sinistres suite à un épisode de grêle

Norme afnor nf x 50-845 dediée à l’activité de carrosserie

Obligation de proposer une Pièce Issue de l’Economie Circulaire (PIEC) (anciennement appelées pièces de réemploi)

retour à l’accueil de la base documentaire

Relations experts / carrossiers : la Cour d’Appel de Lyon rend un arrêt objectif et favorable

Les relations entre les experts et les carrossiers ne sont pas un long fleuve tranquille. Dans un arrêt du 17 novembre 2022, la Cour d’Appel de Lyon s’est livrée à une analyse objective conduisant à la reconnaissance de la responsabilité de l’expert en automobile. Cette décision est suffisamment importante pour qu’on vous en livre le résumé.

De l’importance des chartes de bonnes pratiques

La FNA a signé depuis plusieurs années des chartes de bonnes pratiques avec l’ANEA (aujourd’hui FFEA) et le BCA. Ces chartes fixent des règles professionnelles claires pour que le suivi d’un sinistre se passe le mieux possible. Nous rappellerons pour cela les principes fondateurs de ces chartes :

  • Le respect mutuel des deux professions, dans un rapport impartial et cordial ;
  • Le soucis de bien accompagner le client par de bonnes informations et des conseils adaptés ;
  • Le principe du contradictoire dans les éléments chiffrés du sinistre (coût global de la réparation, …), méthodologie de réparation ;
  • La liberté pour le réparateur de fixer ses prix ;
  • La liberté pour l’expert de réaliser sa mission, en toute indépendance

 

Au quotidien, force est de constater que de nombreuses expertises se déroulent à distance (EAD) fragilisant le contradictoire, avec une digitalisation croissante des relations entre les deux professionnels. Beaucoup de non-réponses, ou tardives, ou encore une systématisation de la remise en cause des tarifs du réparateur (temps, taux de main d’œuvre, prix des pièces ,…).

La Cour d’appel a constaté tout cela grâce à la ténacité du carrossier qui a su à travers de nombreux dossiers sinistres, démontrer un comportement fautif de l’expert. Fait marquant, elle s’est appuyée sur la charte pour rendre sa décision, en plus de la législation. Il est fondamental de connaître ces chartes car elles vous protègent et de vous former via le CFPA France, pour faire valoir vos droits.

Les éléments essentiels de l’arrêt

Principe de base : celui qui cause à autrui un dommage doit le réparer

 

Si vous souhaitez engager la responsabilité d’une personne, vous êtes obligé de démontrer qu’elle a commis une faute et que cette faute a un lien direct (en droit lien de causalité) avec votre dommage.

 

La Cour salue le travail des Organisations professionnelles :

« La charte a mis en œuvre entre experts automobiles et réparateurs une organisation claire concernant la mise en œuvre des expertises, les délais à respecter mais aussi les modes de communication et d’interarctions entre ces deux parties, notamment en cas de désaccord ».

 

Le carrossier dans cette affaire a dénoncé le comportement fautif du cabinet qui:

  • adoptait de manière systématique une attitude visant à diminuer les sommes qui lui étaient dues en ne tenant pas compte de ses tarifs et de ses demandes de prise en charge des travaux complémentaires
  • mais aussi en appliquant de manière systématique des remises sur pieds de facture sans aucun motif

 

Le juge a recherché si dans les éléments fournis par le réparateur, ses allégations étaient fondées :

  • Les factures fournies ont montré l’application de cette remise de manière régulière sans obligation contractuelle en ce sens, le réseau auquel le réparateur faisait partie était simplement référencé.
  • L’expert a cherché à se dédouaner en invoquant une directive de l’assureur sans en apporter la preuve.

La Cour en a profité pour critiquer cette réponse de l’expert: « puisqu’elle remet en cause le principe d’indépendance de l’expert par rapport à l’assureur ».

Elle retient la faute de l’expert et reconnait que le carrossier a subi une perte de revenus !

Sur la liberté du réparateur de fixer ses prix 

 

En application de l’article L410-2 du code de commerce, les prix des biens, produits et services sont librement déterminés par le jeu de la concurrence sauf pour le cas où la loi en dispose autrement.

 

Le carrossier s’est beaucoup appuyé sur la non prise en compte de ses tarifs. A la lecture de la décision, il faut être prudent.

Le juge rend une décision favorable au réparateur car ce dernier a très bien constitué son dossier à l’inverse de l’expert.

 

Les points forts du carrossier :

  • A justifié de ses tarifs appliqués dans le cadre de la réparation, il a dû fournir tous les éléments permettant de comprendre ses prix

 

Les points faibles de l’expert :

  • Il ne rapporte pas la preuve d’un accord entre le réparateur et l’assureur justifiant contractuellement des prix plus bas convenus,
  • Les assureurs n’ont pas critiqué par le passé ses tarifs, autrement dit, ils les ont déjà été acceptés tels quels sur les autres dossiers,
  • Les tarifs de la géométrie ne sont pas plafonnés.

 

En principe, l’expert doit objectiver, justifier sa méthodologie. Faire preuve de rigueur dans sa démarche. Dans un autre dossier, construit avec un peu plus de rigueur, le jugement aurait pu pencher en faveur de l’expert.

En tout cas ici, le manque d’explication objective permet de valider une fois encore la faute de l’expert qui a clairement « une attitude volontaire ne pouvant que mener à une diminution de la rémunération du carrossier« .

Notre conseil : 

  • S’appuyer sur les fiches carrossiers experts de la FNA 
  • Toujours tracer ses demandes de travaux complémentaires, ses désaccords
  • Garder les dossiers pour pouvoir également justifier de l’acceptation de ses tarifs par d’autres …. 

 

Sur le prix des pièces et le coût de main d’œuvre 

 

Le juge s’appuie une fois encore sur les chartes ! Le réparateur est tout à fait en droit de revenir sur le rapport d’expertise et demander à l’expert, par le biais d’une nouvelle estimation, la prise en compte de nouveaux éléments.

 

Dans les dossiers, l’expert a commis plusieurs fautes:

  • il n’a jamais répondu au réparateur,
  • il n’a pas apporté des explications à ses demandes

 

Au final, la Cour d’Appel condamne le cabinet d’expertise.

Autres documents dans la même catégorie :

Carrossiers: Saisissez la commission de conciliation nationale charte expert/réparateur

(Réunion AXIAL dates en région) Charte Experts en automobile et réparateurs : Rappel des règles interprofessionnelles

L’échange standard et la TVA sur les consignes

Fiche pratique SIPEV sur le tri des déchets pour une carrosserie plus durable

Les normes ISO pour les professionnels de l’automobile : Un gage de qualité et de confiance

Pleine libéralisation du marché des pièces de rechange visibles : Une décision majeure rendue par la Cour de cassation

Communication France Titres – Carte grise numérique

Arrêté du 29 juillet 2025 : de nouvelles mesures restrictives concernant les véhicules équipés d’airbags Takata

L’intégration des pièces alternatives (PIEC et PQE) dans le cadre des réparations de véhicules

Webinaire sur la nouvelle charte FFEA – organisations professionnelles des réparateurs

Utilisation des extranets réparateurs en expertise sinistre

Position des fabricants de peinture sur les procédés de réparation choisis par les carrossiers

Réparations bris de glace : Attention aux pratiques de certaines assurances

La plateforme de la carrosserie durable

Libéralisation de la pièce de carrosserie au 1er janvier 2023

Interdiction d’utilisation de la marque AVIVA

Carrossiers : Les affiches à votre disposition

Expertise : Gestion d’un désaccord sur les tarifs publics du réparateur

Accords de relations professionnelles avec BCA expertise

Chartes et fiches pratiques réparateurs / experts

Conventions d’agréments – Assureurs et Assisteurs tenus de s’engager sur un volume d’affaire

Le recours direct

La cession de créance

Libre choix du réparateur

Procédure de rappel de 2500 véhicules potentiellement dangereux

Négociation des conventions d’agrément avec les sociétés d’assurance

Charte relation réparateur / Assureur note explicative

Gestion des sinistres suite à un épisode de grêle

Norme afnor nf x 50-845 dediée à l’activité de carrosserie

Obligation de proposer une Pièce Issue de l’Economie Circulaire (PIEC) (anciennement appelées pièces de réemploi)

retour à l’accueil de la base documentaire

SMIC au 1er mai 2023

Suite à une nouvelle augmentation de l’inflation, le SMIC subit une nouvelle revalorisation automatique de 2,22 % à compter du 1er mai 2023.

Pour rappel, le SMIC a été réévalué trois fois en 2022, et une première fois au 1er janvier 2023.

Par conséquent, depuis le 1er mai 2023, suite à l’Arrêté du 26 avril 2023 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, le montant du salaire minimum de croissance est porté de 11,27 € à 11,52 € de l’heure (+2,22%, + 25 centimes) en métropole, Guadeloupe, Guyane, Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon, soit 1 747,20 €.

A Mayotte, il passe de 8,51 € à 8,70 €, soit 1.319,50 € bruts mensuels pour 35 heures hebdomadaires.

Le SMIC mensuel brut pour 35 heures de travail par semaine est égal à 11,52 € x 151,667 H = 1 747,20 € au 1er mai 2023.

Le montant du minimum garanti (MG) passe de 4,01 € à 4,10 €.

Le minimum garanti est la valeur de référence pour le calcul de l’avantage en nature qui consiste dans la fourniture ou la mise à disposition d’un bien ou service (repas, logement…) permettant au salarié de faire l’économie de frais. Un tel avantage doit être soumis à cotisations, selon un barème forfaitaire avec le MG comme référence.

INCIDENCE SUR LES SALAIRES DES CONTRATS EN ALTERNANCE

Les rémunérations des bénéficiaires de contrats en alternance, basées sur le SMIC, devront être revalorisées : contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage et CPF de transition.

INCIDENCE DU SMIC SUR LES SALAIRES MINIMA CONVENTIONNELS

Selon le principe de faveur, si le minimum conventionnel est inférieur au SMIC, il faudra appliquer le SMIC ; si le minimum conventionnel est supérieur au SMIC, c’est le minimum conventionnel qu’il faut retenir.

Au regard de l’avenant N°103 relatif aux minima garantis, applicable au 1er mai 2023, les échelons 1 (1 726 €) et 2 (1 743 €) sont en deçà du SMIC. Par conséquent, il faut impérativement les rémunérer à hauteur de 1 747,20 € au 1er mai 2023. 

PLAFOND DE LA SECURITE SOCIALE 2023

Pour les rémunérations ou gains versés à compter du 1er janvier et jusqu’au 31 décembre 2023, le plafond mensuel de la sécurité sociale est fixé à 3 666 € (3.428 € en 2022), soit une augmentation de 6,9%  :  Arrêté du 9 décembre 2022 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2023

Plafond annuel SS : 43 992

Plafond mensuel SS : 3 666

Valeur journalière : 202

Réduction générale des cotisations patronales (loi FILLON)

Le seuil à partir duquel les rémunérations n’ouvrent plus droit à la réduction FILLON est fixé à 1,6 * Smic mensuel.

Réduction du taux patronal maladie 

Par principe, le taux est fixé à 13 % mais pour les salariés dont la rémunération brute est inférieure à 2,5 SMIC, ce taux est diminué de 6 points soit 7%.

Le seuil à partir duquel les rémunérations n’ouvrent plus droit à l’application du taux réduit maladie est fixé à 2,5 Smic mensuel.

Par conséquent, au 1er mai 2023, pour un salarié exerçant son activité sur la base de la durée légale, présent tout le mois :

La rémunération est supérieure à 2,5 SMIC : 

    • rémunération mensuelle > 2,5 *[(35*52)/12]* 11,52 € soit > 4 368 € (valeur mensuelle) ou 52.416 € (valeur annuelle)
  • Taux applicable = 13 %

La rémunération est inférieure ou égale à 2,5 SMIC : 

    • rémunération mensuelle ≤ 2,5 *[(35*52)/12]* 11,52 € soit ≤ 4 368 € (valeur mensuelle) ou 52.416 € (valeur annuelle)
  • Taux applicable = 7%